ÄGYPTEN, AL-DSCHASIRA PROZESS: REPORTER BLEIBEN IN HAFT – Procès Al-Jazeera en Egypte: la liberté sous caution rejetée

Prozess in Ägypten: Al-Dschasira-Reporter bleiben in Haft
31.03.2014 http://www.spiegel.de/thema/aegypten/
Die Farce geht weiter: Im Prozess gegen Mitarbeiter des TV-Senders al-Dschasira hat der Richter die Freilassung der Angeklagten verweigert. Auch am vierten Verhandlungstag legte die Staatsanwaltschaft keine Beweise für den Vorwurf vor, die Journalisten seien Anhänger der Muslimbruderschaft.
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Procès Al-Jazeera en Egypte: la liberté sous caution rejetée
Le Caire (AFP) – 31.03.2014 16:51 – Par Haitham EL-TABEI
Un tribunal égyptien a refusé lundi la libération sous caution de journalistes d’Al-Jazeera dont trois, notamment l’Australien Peter Greste, ont passé près de 100 jours en détention pour soutien présumé aux islamistes dans une affaire qui provoque un tollé international.

Le journaliste australien d'Al-Jazeera Peter Greste lors de son procès, dans le box grillagé des acc
Der australische Al-Dschasira-Korrespondent Greste im Gerichtssaal: Terrorprozess ohne Beweise
Le journaliste australien d’Al-Jazeera Peter Greste lors de son procès, dans le box grillagé des accusés, devant un tribunal égyptien le 5 mars 2014
afp.com – Khaled Desouki

Au cours d’une nouvelle audience dans ce procès vu par les défenseurs des droits de l’Homme comme une illustration du retour à un pouvoir autoritaire, les trois journalistes ont pu plaider leur cause hors du box grillagé des accusés, “un acte sans précédent dans l’histoire des tribunaux criminels égyptiens”, a noté un de leurs avocats.
“Je vous en prie, sortez-nous de prison, nous sommes fatigués. Nous n’en pouvons plus de la prison”, a lancé le directeur du bureau d’Al-Jazeera English au Caire, l’Egypto-Canadien Mohamed Fadel Fahmy.
Avec sept autres hommes vêtus de la tenue blanche des prisonniers, il comparaissait une nouvelle fois, accusé d’avoir soutenu les Frères musulmans, la confrérie du président destitué Mohamed Morsi classée “organisation terroriste” par les autorités.
“Notre seul désir est de continuer à nous battre pour laver nos noms, hors de prison (…). Nous sommes prêts à accepter toutes les conditions que vous nous imposerez”, a renchéri M. Greste, arrêté fin décembre au Caire en compagnie de M. Fahmy et de l’Egyptien Baher Mohamed.
Ce dernier a également lancé un appel désespéré: “Ma femme est enceinte et elle vient me visiter en prison avec nos enfants. C’est extrêmement fatiguant. Je demande ma libération sous caution pour être à ses côtés”.
Au total, 20 personnes sont poursuivies dans ce dossier, dont plusieurs par contumace. Seize Egyptiens sont accusés d’appartenance à une “organisation terroriste” et quatre étrangers de leur avoir fourni “argent, équipements et informations” pour “diffuser de fausses nouvelles” et faire croire à une “guerre civile”.
La demande de liberté sous caution a été refusée et la prochaine audience fixée au 10 avril.
“L’idée que je puisse avoir une connexion avec les Frères musulmans est vraiment grotesque”, a insisté M. Greste. “Je voudrais insister sur le fait que nous ne représentons pas un risque, que ce soit pour l’Etat égyptien ou pour n’importe quel individu. Nous n’avons pas été accusés de crime ou de violence. Nous n’avons pas été arrêtés en possession d’armes”.
– ‘Aucune charge valable’ –
Mokhless El Salhy, avocat d’Al-Jazeera, a affirmé à l’AFP que ses clients travaillaient “de façon professionnelle et objective”. “Ils couvraient des affrontements entre manifestants et forces de sécurité, comme toutes les autres télévisions. Ils n’ont rien inventé ni fabriqué”.
“Après trois audiences, il est clair qu’il n’y a aucune charge valable contre nous. Aucun témoignage ne nous incrimine”, a affirmé à l’AFP M. Fahmy. A l’adresse du tribunal, il a ajouté qu’il était un “libéral” et qu’il lui arrivait de boire de l’alcool, preuve selon lui qu’il ne peut appartenir aux Frères musulmans.
Avant le début de l’audience, Mike Greste, frère du journaliste australien, a assuré que “100 jours de prison avaient dû laisser des marques” mais que son frère était toujours “fort”. Alors que deux accusés se sont plaints de torture, les juges ont ordonné leur examen par des “médecins légistes indépendants”.
A la fin de l’audience, M. Mohamed a affirmé à l’AFP qu’il représentait avec ses co-détenus “la liberté d’expression”. “Cela ne nous concerne pas seulement, nous”. De fait, pour beaucoup, ce procès est un test pour les nouvelles autorités mises en place par l’armée après l’éviction il y a neuf mois de M. Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte.
Reporters sans frontières (RSF), dénonçant une “parodie de procès”, a estimé que “les autorités (égyptiennes) devaient cesser d’invoquer la lutte contre le terrorisme pour persécuter les voix dissidentes”.
Depuis le coup de force des militaires, au moins 1.400 manifestants pro-Morsi ont péri dans une répression dont l’Egypte n’a pas apprécié la couverture par Al-Jazeera. Les autorités ont fermé l’antenne égyptienne, et depuis Le Caire et Doha sont à couteaux tirés.
M. Morsi est lui-même poursuivi dans quatre affaires, dont une pour “espionnage”. Evoquant ce procès, le ministre de l’Intérieur, Mohammed Ibrahim, a accusé un rédacteur en chef d’Al-Jazeera, Ibrahim Mohammed Hilal, d’avoir aidé les Frères musulmans à communiquer à un pays étranger des informations sur la sûreté de l’Etat et sur l’armée.
Une source au sein d’Al-Jazeera a estimé que “personne” ne prendrait ces accusations au sérieux, dénonçant “une nouvelle théorie stupide du complot”.
© 2014 AFP

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Prozess in Ägypten: Al-Dschasira-Reporter bleiben in Haft
31.03.2014 http://www.spiegel.de/thema/aegypten/
Die Farce geht weiter: Im Prozess gegen Mitarbeiter des TV-Senders al-Dschasira hat der Richter die Freilassung der Angeklagten verweigert. Auch am vierten Verhandlungstag legte die Staatsanwaltschaft keine Beweise für den Vorwurf vor, die Journalisten seien Anhänger der Muslimbruderschaft.
Kairo – Immerhin durften die Angeklagten am Montag den Käfig im Gerichtssaal erstmals verlassen. Der Australier Peter Greste und die anderen beschuldigten Mitarbeiter des TV-Senders al-Dschasira nutzten den Verhandlungstag in Kairo zu einem Plädoyer in eigener Sache:
“Ich bin ein Journalist mit 30 Jahren Berufserfahrung und erst zwei Wochen vor meiner Festnahme in Ägypten gelandet”, sagte Greste, der in Handschellen vor Richter Mohammed Nagi Schahata trat. “Die Idee, ich würde mit der Muslimbruderschaft verbunden sein, ist grotesk.”
Greste war im vergangenen Dezember in Kairo festgenommen worden. Die ägyptische Staatsanwaltschaft wirft ihm und 19 weiteren Angeklagten vor, die Muslimbruderschaft unterstützt zu haben, die inzwischen als Terrororganisation eingestuft worden ist. Außerdem hätten sie Berichte gefälscht, um Ägypten zu schaden.
Foltervorwürfe gegen die Justiz
Beweise dafür haben die Ankläger bislang jedoch nicht präsentiert. Ein Polizeibeamter sollte am Montag ein Video vorlegen, das belegen soll, dass al-Dschasira Nachrichten gefälscht hat. Der Polizeibeamte erschien auch am vierten Prozesstag in Folge nicht. Der Richter hat nun ein Ermittlungsverfahren gegen den Polizisten angeordnet.
Der Angeklagte Mohammed Fahmi, der sowohl die ägyptische als auch die kanadische Staatsbürgerschaft besitzt, forderte seine sofortige Freilassung. Er sei ein Liberaler, der westlich lebe und lange im Ausland gewesen sei, sagte der Journalist. “Haben Sie jemals von einem muslimischen Terroristen gehört, der Alkohol trinkt”, fragte Fahmi den Richter.
Das Gericht lehnte die Freilassung der Angeklagten gegen die Zahlung einer Kaution jedoch ab. Der Prozess wurde auf den 10. April vertagt.
Bis dahin sollen auch die Foltervorwürfe geklärt werden, die einige Angeklagte erhoben haben. Schadi Abd al-Hamid sagte, die Beschuldigten seien drei Tage lang verprügelt worden, “um Sachen zu gestehen, die wir überhaupt nicht begangen haben”. Richter Schahata ordnete eine Untersuchung der Männer an. Drei Angeklagte sind nach eigenen Angaben aus Protest gegen ihre Inhaftierung in den Hungerstreik getreten.
syd/AP/dpa

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