ÄGYPTEN: Al-SISI, DER KOMMENDE PRÄSIDENT – PORTRAIT – Egypte: al-Sissi, candidat et favori à la présidentielle

Abdel Fattah al-Sisi Der Mann, der Ägyptens Retter sein soll
27.03.14 http://www.welt.de/politik/ausland/
Chronologie montrant l'importance du rôle de l'armée en EgypteAbdel Fattah al-Sisi ist die Art Mann, die Ägypten jahrzehntelang regiert hat: fromm, aber säkular, volkstümlich, aber ein knallharter Militär. Nichts kann ihn auf dem Weg zur Macht noch aufhalten. Von Amira El-Ahl, Kairo
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Egypte: al-Sissi, candidat et favori à la présidentielle
Le Caire (AFP) – 27.03.2014 19:18 – Par Sarah BENHAIDA
Abdel Fattah al-Sissi, l’homme fort d’Egypte qui a destitué l’islamiste Mohamed Morsi, a démissionné jeudi de son poste de ministre de la Défense au lendemain de l’annonce de sa candidature à la présidentielle pour laquelle il est donné grand favori. “Enfin… Sissi annonce officiellement sa candidature à la présidentielle” prévue au plus tard en juin, titrait le quotidien indépendant Al-Masry al-Youm, au-dessus d’une photo d’Egyptiens en liesse brandissant le portrait de l’ex-chef de l’armée qui a troqué mercredi son uniforme de maréchal contre l’habit civil.

Des passants devant une affiche du général al-Sissi, au Caire, le 27 mars 2014
Pharaonische Züge: Um Militärchef Abdel Fattah al-Sisi ist ein bizarrer Personenkult entstanden. Wie hier in der Innenstadt von Kairo hängt sein Konterfei im ganzen Land. Jetzt will er Präsident werden
Des passants devant une affiche du général al-Sissi, au Caire, le 27 mars 2014
afp.com – Khaled Desouki

Plus sobrement, le quotidien gouvernemental Al-Akhbar affirmait: “Sissi a entamé sa marche vers le palais présidentiel”.
Ce dernier a remis au Conseil des ministres sa démission de ses postes de ministre de la Défense et de vice-Premier ministre, selon l’agence officielle Mena.
Dans un pays auquel l’armée a fourni tous les présidents -à l’exception de M. Morsi-, M. Sissi incarne l’homme fort capable de faire revenir la stabilité en Egypte secouée par des crises à répétition et désertée par les touristes depuis la révolte de 2011 qui chassa du pouvoir Hosni Moubarak.
Et c’est sur ce tableau qu’il entend jouer. Dans son allocution télévisée mercredi soir, il a promis de “continuer à combattre tous les jours pour une Egypte débarrassée du terrorisme”.
– ‘Ni stabilité ni sécurité’ –
Le chef d’état-major, le général Sedki Sobhi, a été nommé pour le remplacer comme ministre de la Défense et chef de l’armée. Et le général Mahmoud Higazy, dont la fille a épousé le fils de M. Sissi, a été désigné chef d’état-major.
Washington a réagi à l’annonce de M. Sissi en affirmant ne soutenir aucun candidat et en “exhortant” les autorités intérimaires installées par l’armée à organiser des “élections libres, justes et transparentes”.
Depuis l’éviction le 3 juillet de M. Morsi, seul président jamais élu démocratiquement du pays, policiers et soldats répriment implacablement toute opposition. Cette répression a fait, selon Amnesty International, au moins 1.400 morts.
Parallèlement, des groupes jihadistes multiplient les attaques contre les forces de l’ordre, qui ont fait plus de 200 morts, et un attentat meurtrier a même visé des touristes.
Ces violences ont été attribuées par les autorités aux Frères musulmans, la confrérie de M. Morsi, qu’elles ont déclarée “terroriste”. Mais celle-ci a démenti.
Il n’y aura ni “stabilité ni sécurité sous une présidence Sissi”, a prévenu Ibrahim Mounir, membre du bureau politique des Frères musulmans, joint par téléphone à Londres.
Pour Karim Bitar, spécialiste du Moyen-Orient, la déclaration de M. Sissi “faite en treillis militaire et axée sur la ‘guerre contre le terrorisme’ vient confirmer que l’institution militaire entend assumer à nouveau directement le pouvoir en Egypte, comme elle l’a fait depuis 1952, après le bref intermède Morsi”.
“Sissi souhaite profiter de cette grande vague de popularité avant qu’elle ne s’érode du fait des crises économiques et sociales”.
– ‘Mesures douloureuses’ –
Dans les rues, les avis étaient partagés. Pour Ahmed Ali, 52 ans, “le pays a besoin d’un homme comme lui, une forte personnalité”. Ali Amine, 30 ans, semblait plus résigné: “il n’y a pas d’autre alternative: Sissi est trop puissant”.
Mais, selon lui, cette candidature pourrait porter préjudice à l’Egypte car “l’Occident le voit déjà comme un putschiste”. Le Caire avait lancé une offensive diplomatique pour convaincre que l’éviction de Morsi était une “révolution populaire” et non un “coup d’Etat”.
Fin juin 2013, des millions d’Egyptiens, dénonçant notamment la crise économique, avaient manifesté pour réclamer le départ de M. Morsi, obtenu trois jours plus tard des mains de l’armée.
Dans son discours, M. Sissi, qui n’a pour le moment qu’un seul rival dans la course à la présidentielle, le leader de gauche Hamdeen Sabbahi, a ainsi évoqué les dossiers “économiques et sociaux”, citant “les millions de jeunes chômeurs”.
“Pour remettre l’économie d’aplomb, il va falloir restructurer en profondeur et prendre des mesures douloureuses”, souligne James Dorsey, spécialiste de l’Egypte.
En destituant M. Morsi, M. Sissi avait promis une “transition démocratique”. Jeudi, le gouvernement s’est engagé à se tenir à cette feuille de route qui “vise à construire un Etat moderne fondé sur les institutions démocratiques”.
Mais la condamnation à mort lundi lors d’un procès expéditif de 529 pro-Morsi a déclenché un tollé international.
Le gouvernement a aussi décidé la destruction prochaine du QG de l’ancien parti de M. Moubarak, un immeuble proche de la place Tahrir incendié par les manifestants en 2011.
© 2014 AFP

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Abdel Fattah al-Sisi Der Mann, der Ägyptens Retter sein soll
27.03.14 http://www.welt.de/politik/ausland/
Abdel Fattah al-Sisi ist die Art Mann, die Ägypten jahrzehntelang regiert hat: fromm, aber säkular, volkstümlich, aber ein knallharter Militär. Nichts kann ihn auf dem Weg zur Macht noch aufhalten. Von Amira El-Ahl, Kairo
Wer durch das Ägypten dieser Tage fährt, kann sich ein Bild von der Verehrung machen, die viele Ägypter dem neuen starken Mann am Nil entgegenbringen: An Häuserfassaden und über Straßen im ganzen Land hängen meterhohe Transparente mit dem Konterfei von Abdel Fattah al-Sisi, mal mit, mal ohne seine große, schwarze Sonnenbrille. Poster zeigen die Porträts der früheren Präsidenten Gamal Abdel Nasser und Anwar al-Sadat und in ihrer Mitte Sisi, bis vor Kurzem Militäroffizier wie die beiden anderen. Doch der Luftwaffenmarschall Husni Mubarak, der das Land fast drei Jahrzehnte lang regierte, fehlt auf diesen Abbildungen. Er wurde 2011 gestürzt. Und dass der anschließende Regierungsversuch der Muslimbrüder gescheitert ist, auch dafür steht der Aufstieg Sisis.
Sein Porträt wird gerne von einem Adler oder einem Löwen flankiert, Symbolen der Stärke. Er ist der Heilsbringer, Retter der Nation, der Sicherheit und Stabilität zurückbringen soll. Die Verehrung für den Militär treibt seltsame Blüten. Nichts, was es nicht mit dem Konterfei von Sisi gäbe: Feuerzeuge, Spielzeug, Teetassen, Pralinen, Flaggen natürlich.
Sisi war Verteidigungsminister und Armeechef, als er im Juli 2013 Mohammed Mursi entmachtete. Offiziell gab er die Macht an eine Übergangsregierung ab, im Hintergrund wachte er aber wohl weiterhin über alle Entscheidungen. Und er wurde zum Gegenstand eines regelrechten Personenkults. Mit seinen emotionalen bis sentimentalen Ansprachen an das ägyptische Volk – die er meist in der ägyptischen Umgangssprache statt auf Hocharabisch hält – hat sich Sisi gewaltige Sympathien erworben. Auf Facebook wurde eine Kampagne gestartet, um Unterschriften für eine Kandidatur Sisis zu sammeln. Es sollen 20 Millionen Unterschriften zusammengekommen sein. Schon lange bevor Sisi am Mittwochabend sein Ausscheiden aus der Armee und seine Kandidatur für das Staatspräsidentenamt verkündete, hielt man kaum einen anderen ernsthaften Bewerber für möglich.
Gute Kontakte zur US Army
Sisi wurde am 19. November 1954 in Kairo geboren. Der Karriereoffizier gehört zu einer Generation von Militärs, die anders als Mubarak in ihrer aktiven Zeit keinen der Kriege mehr erlebte, in die Ägypten nach 1945 verstrickt war. Sisi schloss 1977 die ägyptische Militärakademie ab und ging zum Heer. Er studierte später noch an einer britischen sowie einer amerikanischen Militärhochschule. Aus dieser Zeit sollen auch seine guten Kontakte zum US-Militär stammen.
Noch unter Mubarak wurde Sisi Militärattaché in Saudi-Arabien, dann Kommandeur des Armeebereichs Nord mit Sitz in Alexandria. Nach dem Sturz Mubaraks rückte er im Range eines Generalobersten an die Spitze des Militärgeheimdienstes. Auch gehörte er als jüngstes Mitglied dem 19-köpfigen Oberkommando der Streitkräfte an, das als Oberster Militärrat nach dem Abgang Mubaraks die Macht im Lande übernahm. In dieser Zeit trat Sisi nur einmal hervor, und das in eher unrühmlicher Weise.
Als im März 2011 Militärpolizisten jugendliche Demonstranten vom Tahrir-Platz in den Keller des Ägyptischen Museums und später in Militärgefängnisse verschleppten und dort misshandelten, unterzogen sie die Mädchen und jungen Frauen unter ihnen einer besonders grausamen und erniedrigenden Behandlung: dem sogenannten Jungfräulichkeitstests. Es war Sisi, der diese Praxis ein paar Wochen später gegenüber westlichen Medien begründen wollte. Die Frauen hätten zusammen mit jungen Männern auf dem Tahrir-Platz campiert, und damit sie nicht nachher sagen würden, sie seien von den Militärpolizisten vergewaltigt worden, habe man ihre Unversehrtheit geprüft, behauptete er.
Im August 2012 ernannte Mursi ihn zum neuen Armeechef, und Sisi übernahm das Amt von Mohammed Tantawi, der 30 Jahre lang unter Mubarak diesen Posten innehatte. Nach seiner Ernennung zum Verteidigungsminister kamen Gerüchte auf, Sisi habe Verbindungen zu den Muslimbrüdern oder stehe ihnen zumindest positiv gegenüber. Darum habe er den Posten bekommen.
Ein Offizier und Muslim – in dieser Reihenfolge
Solche Vermutungen sind aber kaum ernst zu nehmen, vor allem weil es schwer vorstellbar ist, dass ein Militärkarrierist wie Sisi, der es in die höchsten Ränge der Streitkräfte geschafft hat, einer in Ägypten jahrzehntelang verbotenen Organisation angehören oder ihr nahe stehen könnte. Die Sicherheits- und Geheimdienstüberprüfungen, die Sisi bei seinen zahlreichen Beförderungen wie jeder andere bestehen musste, dürften diese Möglichkeit ausgeschlossen haben.
Spätestens seit den Todesurteilen gegen Hunderte Muslimbrüder in dieser Woche ist klar, dass Sisi keinerlei Sympathien für die Islamisten hegt. Im Dezember erklärte das Militär die Bruderschaft zur terroristischen Organisation. Seit Mursis Sturz wurden bei gewaltsamen Auseinandersetzungen mehr als 1000 Menschen getötet und fast die gesamte Führungsriege sowie Tausende Anhänger der Muslimbrüder festgenommen.
Doch trotz seines harten Vorgehens gilt Sisi als frommer Muslim, seine Frau soll den Gesichtsschleier tragen. Repräsentative Aufgaben würde sie so, sollte ihr Mann Präsident werden, nicht übernehmen können. Damit steht sie im krassen Gegensatz zu den Ehefrauen der Präsidenten Sadat und Mubarak, die eine sehr aktive öffentliche Rolle einnahmen. Zugleich aber soll Sisi wie viele Offiziere ein überzeugter Verehrer des arabisch-nationalistischen und vor allem säkularen Ex-Präsidenten Gamal Abdel Nasser sein.
Sisi hatte lange im Unklaren gelassen, ob er für das Präsidentenamt kandidieren würde. Vor dem Referendum über die neue Verfassung Anfang des Jahres hatte er seine Kandidatur an das Ergebnis der Volksabstimmung gekoppelt. Sollte das ägyptische Volk den neuen Entwurf mit großer Mehrheit annehmen, würde er das auch als Auftrag des Volkes an ihn verstehen, sich um das Präsidentenamt zu bemühen.
Im Traum sprach der Präsident mit ihm
“Sollte ich antreten, dann muss das auf Wunsch der Menschen geschehen und mit einem Mandat meiner Armee”, sagte Sisi der staatlichen Tageszeitung “al-Ahram” zufolge. “Ich kann Ägypten nicht den Rücken zukehren.” Die Verfassung wurde in einem zweitägigen Referendum von 98,1 Prozent der Wähler angenommen und ist seit dem 18. Januar in Kraft. Die Wahlbeteiligung lag bei 38 Prozent. Vor Kurzem wurde Sisi zum Feldmarschall befördert, ins höchste militärische Amt des Landes. Um Staatschef zu werden, muss er die Uniform laut Verfassung ablegen.
Doch egal, in welchem Gewand und mit welcher Machtfülle der neue Präsident antritt: Vor ihm liegen fast unlösbare Aufgaben. Das Land ist nach dem radikalen Vorgehen gegen die Muslimbrüder zerrissener als je zuvor, Anhänger und Gegner der Islamisten stehen einander unversöhnlich gegenüber, und in den vergangenen Monaten gab es immer wieder Terroranschläge auf Polizeistationen und Militäreinrichtungen im ganzen Land. Bei Unruhen und Attacken starben in den letzten Wochen Dutzende Menschen.
Trotz der fast unlösbaren Aufgaben würde für Sisi mit der Präsidentschaft wohl ein Traum in Erfüllung gehen. Vor einiger Zeit wurden Tonaufnahmen publik, in denen Sisi einem ägyptischen Journalisten privat erzählte, schon vor 30 Jahren sei ihm in Träumen seine präsidiale Zukunft geweissagt worden. In einem ersten Traum habe Anwar al-Sadat ihm erklärt, dass er eines Tages sein Amt übernehmen werde, und in einem weiteren habe eine Stimme ihm zugerufen, dass er etwas gewährt bekomme, dass noch niemand vor ihm hatte.
Der Termin für die Präsidentenwahl ist zwar noch unklar, doch wahrscheinlich wird er vor dem 17. Juli liegen. Doch der Name des neuen Präsidenten steht so gut wie fest. Daran zweifelt wohl niemand mehr in Ägypten – er selbst wohl auch nicht.
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