ÄGYPTEN, ANTI-MORSI (3): MILITÄRPUTSCH – MORSI HAUSARREST – JUBEL IM VOLK — Egypte: coup d’Etat militaire contre Mohamed Morsi, joie chez le peuple

Des dizaines de milliers d'Egyptiens célèbrent le renversement du président Mohamed Morsi le 3 juil
Zehntausende Ägypter feierten den Sturz von Präsident Mohammed Mursi am 3. Juli 2013 in Kairo
Des dizaines de milliers d’Egyptiens célèbrent le renversement du président Mohamed Morsi le 3 juillet 2013 au Caire
afp.com

1. Ägypten: hundert sexuelle Übergriffe auf dem Tahrir-Platz
Kairo (AFP) – 03.07.2013 08.10 Uhr (von mir verbesserte google-Übersetzung)
Fast hundert sexuelle Übergriffe auf dem Tahrir-Platz in Kairo und seiner Umgebung sind in ein paar Tagen nur am Rande der Proteste gegen Präsident Mohammed Mursi aufgetreten, berichtete am Mittwoch Human Rights Watch (HRW).
2. Ägypten: Die Armee “bereit zu sterben”, um das Volk zu verteidigen
Kairo (AFP) – 03.07.2013 09.29 Uhr (von mir verbesserte google-Übersetzung)
Der Chef der ägyptischen Streitkräfte sagte am Mittwoch, dass das Militär bereit sei zu sterben, um die Menschen gegen die “Terroristen” und Extremisten zu verteidigen, nach der Weigerung des islamistischen Präsidenten Mohammed Mursi, vorzeitig aus dem Amt auszuscheiden.
3. Machtkampf in Ägypten: Bis zu 23 Tote bei Auseinandersetzungen
3. Juli 2013, 05:12 http://derstandard.at/r652/Afrika
Mehr als 200 Verletzte – Mursi lehnt in Fernsehansprache Rücktritt ab und fordert die Rücknahme des Ultimatums der Armee, das um 17 Uhr endet
5. Putsch in Ägypten: Armee stürzt Muslimbruder-Präsidenten Mursi
3. Juli 2013, 23:49 http://derstandard.at/r652/Afrika
Die ägyptische Armee hat ihre Drohung wahrgemacht und Mohammed Mursi am Mittwochabend seines Amtes enthoben – Die Macht geht interimistisch an den Verfassungsgerichtshof – Jubel bei Mursi-Gegnern

6. Ägyptens Armee lässt neuen Präsidenten Mansur vereidigen
4. Juli 2013, 16:01 http://derstandard.at/r652/Afrika
Mursi und weitere Muslimbrüder wurden von der Armee festgesetzt – Westliche Regierungen fordern rasche Wiederherstellung der Demokratie – Mindestens zwölf Tote bei Krawallen.
7. Adli Mansur: Unbekannter Richter soll Ägypten einen
4. Juli 2013, 13:15 http://derstandard.at/r652/Afrika
Kairo – Der Präsident des obersten ägyptischen Verfassungsgerichts, Adli Mansur, war gerade einmal zwei Tage im Amt, als er vom Militär zu noch größeren Aufgaben berufen wurde. Am Donnerstag wurde er zum Interimspräsidenten des Landes vereidigt.
DIE DEUTSCHEN TEXTE WEITER UNTER DEN VIELEN FOTOS IN DER MITTE

=> PART IV => ÄGYPTEN: MORSI-STURZ (PART 4), TRANSITION — L’Egypte a un nouveau gouvernement sans islamiste
=> SIEHE AUCH DAVOR – VOIR AUSSI 2 JUILLET ÄGYPTEN ANTI-MORSI PROTESTE (2): 48h ULTIMATUM VON BEWEGUNG “REBELLION” und von ARMEE- MORSI WIDERSTEHT NOCH – Egypte: l’armée et Tamarod posent ultimatum – Morsi résiste encore

1. SUR SIX: Egypte: une centaine d’agressions sexuelles place Tahrir
Le Caire (AFP) – 03.07.2013 08:10
Près d’une centaine d’agressions sexuelles ont été commises sur la place Tahrir et ses environs au Caire en quelques jours, en marge des manifestations contre le président Mohamed Morsi, a rapporté mercredi Human Rights Watch (HRW).

Des manifestants appellent au départ du président Morsi, au Caire le 3 juillet 2013Manifestation place Tahrir au Caire le 2 juillet 2013
Demonstration auf dem Tahrir-Platz in Kairo 2. Juli 2013
Die Demonstranten fordern den Rücktritt von Präsident Mursi, in Kairo am 3. Juli 2013
Des manifestants appellent au départ du président Morsi, au Caire le 3 juillet 2013
afp.com – Mahmud Khaled
Manifestation place Tahrir au Caire le 2 juillet 2013
afp.com – Khaled Desouki

L’organisation, basée à New York, fait état de 91 cas d’agressions au moins, certaines tournant au viol, depuis le 28 juin, sur la base d’informations recueillies par des associations locales luttant contre ce phénomène, devenu récurrent en marge des manifestations en Egypte.
Le communiqué de HRW fait état de 5 attaques contre des femmes le 28 juin, 46 le dimanche 30 juin -journée des plus fortes manifestations-, 17 le 1er juillet et 23 le 2 juillet.
Le scénario le plus souvent décrit par les victimes est celui d’un groupe de jeunes hommes “qui repère une femme, l’encercle, la sépare de ses amis”, avant de l’agresser, de lui arracher ses vêtements ou de la violer. Dans certains cas, la victime est traînée au sol pour continuer d’être agressée dans un autre endroit.
Dans plusieurs cas, ces attaques, dont certaines ont duré près d’une heure, ont conduit à des hospitalisations. HRW rapporte que des femmes ont été “battues avec des chaînes métalliques, des bâtons, des chaises, et attaquées avec des couteaux”.
Le communiqué déplore que “le désintérêt du gouvernement” pour ce problème se traduise par une culture “d’impunité”.
Devant l’ampleur du phénomène, des groupes se sont mis en place au Caire depuis plusieurs mois pour recenser les agressions sexuelles et protéger les femmes lors des manifestations. Ces attaques ont dans plusieurs cas visé des journalistes étrangères.
Faute d’arrestations, les responsables de ces actes sont mal identifiés.
Certains mettent en cause des groupes de voyous profitant du fait que la police a renoncé à être présente sur Tahrir pour commettre des agressions.
Des groupes militant contre la violence estiment que ces actes visent à dissuader les femmes de participer aux rassemblements contre le pouvoir, et à ternir l’image des manifestations sur ce site emblématique pour le mouvement pro-démocratie.
© 2013 AFP

2. Egypte: l’armée “prête à mourir” pour défendre le peuple
Le Caire (AFP) – 03.07.2013 09:29
Le chef des forces armées égyptiennes a affirmé mercredi que les militaires étaient prêts à mourir pour défendre le peuple contre les “terroristes” et les extrémistes, après le refus du président islamiste Mohamed Morsi de quitter le pouvoir de façon anticipée. 
“Le commandant général des forces armées a indiqué qu’il était plus honorable pour nous de mourir que de voir le peuple égyptien terrorisé et menacé”, a affirmé une page Facebook associée au Conseil suprême des forces armées dirigé par le général Abdel Fattah al-Sissi.
“Nous jurons devant Dieu que nous sacrifierons notre sang pour l’Egypte et son peuple, contre tous les (groupes) terroristes, extrémistes et ignorants”, ajoute le texte intitulé “Les dernières heures”, en citant le chef de l’armée.
Ce communiqué a été publié quelques heures après que M. Morsi a rejeté un ultimatum de 48 heures lancé lundi à 16H30 (14H30 GMT) par l’armée qui l’a appelé à répondre “aux revendications du peuple” mobilisé contre lui depuis dimanche.
En cas d’échec, l’armée a indiqué qu’elle établirait elle-même une “feuille de route” pour résoudre la crise.
© 2013 AFP

3. Egypte: les chefs militaires en réunion de crise

Le Caire (AFP) – 03.07.2013 11:41
Les chefs de l’armée égyptienne tenaient mercredi une réunion d’urgence, quelques heures après que le président islamiste Mohamed Morsi a rejeté tout départ anticipé, comme réclamé par des foules de manifestants, a indiqué à l’AFP une source proche de l’armée.
Cette réunion intervient alors que dans une déclaration diffusée lundi à 16H30 (14H30 GMT), l’armée a donné 48H00 au président Morsi pour “satisfaire les revendications du peuple”, faute de quoi elle présenterait une “feuille de route” visant à sortir de la crise.
Elle doit publier un communiqué après l’expiration de l’ultimatum à 14H30 GMT.
“Ils sont en discussions sur les détails de la feuille de route”, a précisé cette source à l’AFP.
Au début de la réunion, les chefs militaires ont juré de défendre l’Egypte au prix de leurs vies.
“Nous jurons devant Dieu que nous sacrifierons notre sang pour l’Egypte et son peuple, contre tous les (groupes) terroristes, extrémistes et ignorants”, ont-ils affirmé dans une prestation de serment conduite par le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, selon la même source.
L’armée devrait publier un communiqué après l’expiration de l’ultimatum, a précisé cette source.
Des éléments de la “feuille de route” envisagée par l’armée ont été publiés mercredi par le quotidien gouvernemental al-Ahram, laissant entrevoir une période de transition sous étroite supervision de l’armée.
Le projet, selon le journal, prévoit notamment la nomination d’un conseil présidentiel de trois personnes dirigé par le président de la Haute cour constitutionnelle, et une suspension de la Constitution pouvant durer jusqu’à un an.
Un gouvernement de technocrates apolitiques serait formé pour la période de transition sous “la direction d’un des chefs de l’armée”, écrit le journal.
© 2013 AFP

4. Egypte: le camp Morsi accuse l’armée de mener un “coup d’Etat”
Le Caire (AFP) – 03.07.2013 18:04
Le camp du président Mohamed Morsi a accusé mercredi l’armée de mener un coup d’Etat, après l’expiration d’un ultimatum sommant le chef de l’Etat de mettre fin à la grave crise secouant l’Egypte et l’interdiction qui lui a été faite de quitter le territoire.
M. Morsi avait peu avant appelé, sur sa page Facebook officielle, à “former un gouvernement de coalition et de consensus afin d’organiser des législatives à venir”.
“Dans l’intérêt de l’Egypte et pour la précision historique, appelons ce qui se passe par son vrai nom: un coup d’Etat militaire”, a déclaré le conseiller pour la sécurité nationale du président Mohamed Morsi, Essam al-Haddad, dans un communiqué publié sur Facebook.
“Alors que j’écris ces lignes, je suis parfaitement conscient qu’elles sont peut-être les dernières que je vais publier sur cette page”, a ajouté M. Haddad.
Juste avant cette annonce, des sources de sécurité ont affirmé que M. Morsi et plusieurs dirigeants des Frères musulmans avaient été interdits de quitter l’Egypte dans le cadre d’une enquête sur une affaire d’évasion de prison en 2011.
© 2013 AFP

5. Egypte: coup d’Etat militaire contre Mohamed Morsi
Le Caire (AFP) – 03.07.2013 22:03
L’armée a renversé mercredi l’islamiste Mohamed Morsi, premier président civil démocratiquement élu d’Egypte, après une année tumultueuse au pouvoir marquée par des crises à répétition parfois meurtrières.
Les consultations pour la formation du prochain gouvernement débutent “maintenant”, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi l’opposant et ex-candidat à la présidentielle Amr Moussa.
Dans une première réaction, M. Morsi, confronté durant sa présidence à une contestation populaire qui a atteint son apogée ces derniers jours, a affirmé que ce “coup d’Etat est rejeté par tous les hommes libres du pays”, faisant planer le risque de la poursuite du bras de fer.
L’annonce de l’armée a été accueillie par une explosion de joie par les dizaines de milliers de ses opposants qui manifestaient en masse à travers le pays.
Ce développement dramatique rappelle la chute du régime de Hosni Moubarak qui a été chassé du pouvoir en février 2011 après 18 jours de manifestations massives appelant à son départ.
A la différence que M. Moubarak, lui-même issu de l’armée, avait remis le pouvoir à l’institution militaire, alors que cette fois-ci l’armée a affirmé qu’elle mettait le pouvoir politique dans les mains du président du Conseil constitutionnel, Adly Mansour, jusqu’à la tenue d’une présidentielle anticipée, sans toutefois préciser la durée de cette période transitoire.
La Constitution est en outre suspendue, a annoncé le chef de l’armée et le ministre de la Défense, le général Abdel Fattah al-Sissi, dans une allocution télévisée, entouré des principaux chefs religieux du pays et du représentant de l’opposition Mohammed Elbaradei.
“Un comité chargé d’examiner les propositions d’amendements constitutionnels sera formé”, a poursuivi le général Sissi. De même, un gouvernement regroupant “toutes les forces nationales” et “doté des pleins pouvoirs” sera chargé de “gérer la période actuelle”.
Un proche de M. Morsi a affirmé que le président appelait “les Egyptiens à résister pacifiquement à ce coup d’Etat, comme il le fera lui-même”. “Ce qu’ils ont fait est illégal, ils n’ont pas autorité pour le faire”.
Les services de sécurité égyptiens ont interrompu mercredi la diffusion d’une chaîne de télévision appartenant aux Frères musulmans, la formation dont est issu Mohamed Morsi, a indiqué un collaborateur de ce dernier à l’AFP.
La feuille de route a été annoncée après l’expiration à 14H30 GMT de l’ultimatum de l’armée qui avait sommé M. Morsi de “satisfaire les revendications du peuple”, dont une partie l’accusait de vouloir instaurer un régime autoritaire au profit des Frères musulmans dont il est issu.
Ce plan a été discuté durant la journée entre l’armée, les responsables de l’opposition et les chefs religieux.
Blindés au Caire
Des dizaines de milliers d’anti-Morsi étaient toujours massés au Caire et dans d’autres provinces, de même que des partisans du président, alors que les violences ont déjà fait 47 morts et des centaines de blessés depuis le 26 juin.
Des blindés ont été déployés au Caire, bloquant les voies menant aux rassemblements pro-Morsi.
Avant l’annonce de l’armée, des sources de sécurité ont affirmé que M. Morsi et plusieurs dirigeants des Frères musulmans avaient été interdits de quitter l’Egypte. Parmi eux, le Guide suprême de la puissante confrérie Mohammed Badie et son “numéro 2” Khairat al-Chater.
Après avoir rejeté l’ultimatum mardi et mis en avant la “légitimité” que lui confère son élection démocratique, M. Morsi a jusqu’au dernier moment tenté de régler la crise en proposant “un gouvernement de coalition et de consensus afin d’organiser des législatives à venir”.
Les Etats-Unis s’étaient dits “très inquiets” de la situation en Egypte et avaient appelé M. Morsi à “en faire plus” pour répondre aux inquiétudes des manifestants.
Alors que le ministère de l’Intérieur a affirmé qu’il répondrait “fermement” à toute violence, l’armée a renforcé la sécurité autour des établissements officiels et a demandé au personnel administratif de la télévision d’Etat de quitter les lieux.
Morsi “trahi”
Des milliers de personnes, rassemblées devant le ministère et scandant “Egypte, Egypte!”, ont crié leur joie après l’annonce de l’armée.
“Je n’attendais qu’une chose, c’est que Morsi parte”, affirmait Abdel Khalek Abdo, un agriculteur de 56 ans.
Des foules de partisans et d’opposants au président se sont massées dès l’après-midi à travers l’Egypte, notamment sur la l’emblématique place Tahrir, où les anti-Moubarak avaient manifesté.
“Il a répété au moins mille fois le mot +légitimité+ comme si nous n’existions pas. Sa légitimité, il la tient du peuple qui aujourd’hui manifeste partout contre lui”, a dit Rouaya, 19 ans, une manifestante voilée.
Ailleurs au Caire, des milliers de pro-Morsi étaient toujours massés sur la place Rabaa al-Adaouiya, dans le faubourg de Nasr City. “Morsi a été trahi, c’est un coup d’Etat contre un président élu”, a lancé l’un d’eux.
Quatre partisans du président égyptien Mohamed Morsi ont été tués dans des affrontements avec militaires et policiers dans la ville de Marsa Matrouh (nord-ouest), selon les services de sécurité.
Dix autres personnes ont été blessées lors de cette attaque par un groupe de partisans armés de M. Morsi contre le siège des services de sécurité de cette ville sur la côte méditerranéenne, proche de la frontière libyenne.
© 2013 AFP

6. Egypte: Morsi détenu par l’armée, son successeur prête serment
Le Caire (AFP) – 04.07.2013 10:10
Un magistrat peu connu a prêté jeudi serment comme président par intérim de l’Egypte, au lendemain de la déposition par l’armée de l’islamiste Mohamed Morsi, détenu par les militaires.
Adly Mansour, président de la Haute cour constitutionnelle désigné par l’armée pour remplacer M. Morsi, a promis de “protéger le système républicain” et d’être le “garant des intérêts du peuple” lors d’une brève allocution.
La chute de Mohamed Morsi, premier président démocratiquement élu d’Egypte, met un terme à un an de pouvoir islamiste marqué par des crises à répétition et une forte contestation populaire et ouvre la voie à une délicate transition dans un pays profondément divisé entre pro et anti-Morsi.
Ce coup d’Etat dans le plus peuplé des pays arabes a suscité l’inquiétude à l’étranger, le président américain Barack Obama appelant à examiner l’implication de ces événements pour l’importante aide militaire à l’Egypte, la Russie à la retenue et l’Union européenne à une présidentielle rapide.
Sur la place Tahrir au Caire qui a fêté toute la nuit avec des feux d’artifice le renversement de M. Morsi, moins de trois ans après avoir célébré la chute de son prédécesseur Hosni Moubarak en février 2011, il restait quelques petits groupes de manifestants alors que des haut-parleurs diffusaient de la musique patriotique.
“Victoire pour la légitimité populaire”, “Le président chassé par la légitimité populaire”, “l’Egypte est de retour”, titrait la presse gouvernementale et indépendante. En revanche, le journal Horreya al-Adala des Frères musulmans ignorait son renversement et titrait sur les manifestations pro-Morsi.
Les événements se sont précipités depuis lundi au lendemain de manifestations sans précédent, émaillées de violences meurtrières, contre M. Morsi , élu il y a un an et accusé par ses détracteurs de vouloir instaurer un régime autoritaire au profit des Frères musulmans dont il est issu.
Après l’expiration d’un ultimatum de 48 heures lancé par l’armée et face à la persistance de M. Morsi à rester au pouvoir, c’est son ministre de la Défense et chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, le nouvel homme fort du pays, qui a annoncé mercredi soir sa mise à l’écart.
Les forces de sécurité l’ont ensuite arrêté et l’ont emmené au siège du ministère de la Défense, après la diffusion d’un enregistrement vidéo dans lequel M. Morsi s’est redit “le président élu d’Egypte” et a dénoncé un “coup d’Etat complet rejeté par les hommes libres du pays”.
MESURES CONTRE LES FRERES MUSULMANS
Ce coup de force fait craindre de nouvelles violences, alors que les heurts depuis le 26 juin ont coûté la vie à 57 personnes, dont dix morts mercredi soir lors de heurts avec les forces de l’ordre et d’accrochages entre pro et anti-Morsi.
Le ministère de l’Intérieur a averti qu’il répondrait “fermement” aux troubles et des blindés ont été déployés la veille au Caire.
Dans le cadre des mesures prises contre les Frères musulmans, qui étaient arrivés au pouvoir après avoir été honnis durant les 30 ans de dictature de Moubarak, l’équipe présidentielle a été aussi placée en résidence surveillée alors que 300 mandats d’arrêt ont été lancés contre ses membres et deux de ses dirigeants ont été interpellés Saad al-Katatni et Rached Bayoumi.
Un haut responsable de l’armée a confirmé la détention “de façon préventive” de M. Morsi, laissant entendre qu’il pourrait être poursuivi, alors qu’il est sous le coup -avec plusieurs dirigeants de la confrérie, dont le Guide suprême Mohammed Badie- d’une interdiction de quitter le territoire.
La feuille de route sur la transition politique a été annoncée par le général Sissi, après des discussions avec le représentant de l’opposition Mohammed ElBaradei et les principaux dignitaires religieux musulmans et chrétiens du pays.
“Outre la suspension provisoire de la Constitution”, la feuille de route prévoit que “le président par intérim Adly Mansour prenne en charge les affaires du pays durant la période de transition jusqu’à l’élection d’un nouveau président”, a-t-il annoncé, en soulignant que l’armée “resterait éloignée de la politique”
ACCUSE DE TOUS LES MAUX
L’institution militaire, qui avait pris les rênes de l’exécutif durant 16 mois entre la chute de Hosni Moubarak et l’élection de M. Morsi en juin 2012, n’a pas précisé la durée de la transition.
Les consultations pour la formation du prochain gouvernement qui sera “doté des pleins pouvoirs” ont commencé, selon l’opposant Amr Moussa.
Confronté durant sa présidence à une contestation populaire qui a atteint son apogée ces derniers jours, M. Morsi était accusé de tous les maux du pays -administrations corrompues, dysfonctionnements économiques, tensions confessionnelles- par ses adversaires.
Ces derniers voyaient en lui un apparatchik islamiste à la fois avide de pouvoir et inexpérimenté, cherchant à placer ses partisans dans tous les rouages du pays et à restaurer, sous un habillage idéologique différent, le système autoritaire d’autrefois.
Ses partisans, eux soulignent qu’il puise sa légitimité dans la première présidentielle libre de l’histoire du pays, et que les problèmes auxquels il doit faire face ne datent pas de son arrivée. Ils ont manifesté eux aussi massivement ces derniers jours.
© 2013 AFP

BBC-Video: Egypt in 90 seconds: From Mubarak to Morsi http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-23155829

AFP-Video: Der Tag 03. Juli 2013 – La journée
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/egypte-2013/p-25821-Egypte-Morsi-destitue-les-temps-forts-de-la-journee.htm

PHOTOSERIE: Nach dem Après le Putsch – Jubel der Menschen, Joie du peuple http://derstandard.at/1371171505785/Fotos-aus-Kairo

Le ministre de la Défense égyptien et chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, au Caire lMursi-Gegner während der Rede des Präsidenten am DienstagabendEin Rettungsfahrzeug zwischen den Demonstranten am Tahrir-Platz in Kairo
Verteidigungsminister und Armeechef , General Abdel Fattah al-Sissi, Kairo, Mai 2013
Le ministre de la Défense égyptien et chef de l’armée, le général, au Caire le 22 mai 2013
afp.com – Khaled Desouki
foto: reuters/mohamed abd el ghany
Mursi-Gegner während der Rede des Präsidenten am Dienstagabend
foto: epa/andre pain
Ein Rettungsfahrzeug zwischen den Demonstranten am Tahrir-Platz in Kairo
foto: reuters/khaled abdullah/files
Unterstützer von Präsident Mursi bereiteten sich Dienstagnachmittag auf Auseinandersetzungen vorDemonstration der Mursi-Gegner in Kairo
Unterstützer von Präsident Mursi bereiteten sich Dienstagnachmittag auf Auseinandersetzungen vor
foto: epa/mohammed saber
Demonstration der Mursi-Gegner in Kairo
Scène de liesse le 3 juillet 2013 au CaireUn soldat acclamé par la foule en liesse le 3 juillet 2013 au CaireLe portrait d'Abdel Fattah al-Sisi brandi par la foule en liesse le 3 juillet 2013 au CaireAdli Mansur (Mitte) bei seiner Angelobung
Szene des Jubels am 3. Juli 2013 in Kairo
Scène de liesse le 3 juillet 2013 au Caire
afp.com – Khaled Desouki

Ein Soldat in der Menge, die am 3. Juli 2013 in Kairo jubelte
Un soldat acclamé par la foule en liesse le 3 juillet 2013 au Caire
afp.com – Mahmoud Khaled

Abdel Fattah al-Sisi Porträt in der jubelnden Menge 3. Juli 2013 in Kairo
Le portrait d’Abdel Fattah al-Sisi brandi par la foule en liesse le 3 juillet 2013 au Caire
afp.com – Khaled Desouki

Adli Mansur (Mitte) bei seiner Angelobung

HINTERGRÜNDE, MEHR: (AUS „DER STANDARD“ – WIEN)
Liveticker 3. Juli http://derstandard.at/1371171502673/Aegypten-Heeres-Ultimatum-abgelaufen—Militaer-verhaengt-Ausreiseverbot-gegen-Praesident-Mursi

Gestürzter Präsident Mursi steht unter Hausarrest http://derstandard.at/1371171510083/Ranghohe-Muslimbrueder-von-Sicherheitskraeften-festgenommen

“Mursi ist die Situation bereits entglitten”
Interview | Florian Niederndorfer, 2. Juli 2013, 14:31
Henner Fürtig vom Hamburger Giga-Institut sieht keine Gefahr einer dauerhaften Machtergreifung der Armee in Ägypten
http://derstandard.at/1371171286774/Aegypten-Mursi-ist-die-Situation-bereits-entglitten

Der Präsident mit der kürzesten Amtszeit http://derstandard.at/1371171509222/Der-Praesident-mit-der-kuerzesten-Amtszeit

http://derstandard.at/1371170391136/Ein-Jahr-Morsi-Viele-Aegypter-sehen-keinen-Grund-zum-Feiern

Präsident Morsi: Frei gewählt und höchst umstritten http://derstandard.at/1371171507793/Praesident-Mursi-Frei-gewaehlt-und-hoechst-umstritten

Abdulfattah al-Sisi: Ägyptens Armeechef mit Verständnis für Jungferntests http://derstandard.at/1371171356859/Abdulfattah-al-Sisi-Aegyptens-Armeechef-mit-Verstaendnis-fuer-Jungferntests

Die “Sofa-Partei” setzt sich erstmals in Bewegung -Astrid Frefel aus Kairo, 3. Juli 2013, 19:39 http://derstandard.at/1371171503957/Die-Sofa-Partei-setzt-sich-erstmals-in-Bewegung

1. Ägypten: hundert sexuelle Übergriffe auf dem Tahrir-Platz
Kairo (AFP) – 03.07.2013 08.10 Uhr (von mir verbesserte google-Übersetzung)
Fast hundert sexuelle Übergriffe auf dem Tahrir-Platz in Kairo und seiner Umgebung sind in ein paar Tagen nur am Rande der Proteste gegen Präsident Mohammed Mursi aufgetreten, berichtete am Mittwoch Human Rights Watch (HRW).
Die Organisation mit Sitz in New York spricht auf der Grundlage von Informationen, die von lokalen Vereinen im Kampf gegen dieses bei Demonstrationen in Ägypten immer wiederkehrende Phänomen gesammelt wurden, von mindestens 91 Fällen von Körperverletzung seit dem 28. Juni, von denen einige wiederum mit Vergewaltigungen endeten.
HRW listet fünf Angriffe gegen Frauen am 28. Juni, 46 am Sonntag 30. Juni, 17 und 23 am 1. Juli und am 2. Juli.
Das Szenario, das am häufigsten von den Opfern beschrieben wird, ist das von einer Gruppe junger Männer, “die eine Frau umgeben, sie von ihren Freunden trennen”, bevor sie sie aggressieren, ihr ihre Kleider zerreißen oder sie verletzen. In einigen Fällen wurde das Opfer auf dem Boden weggezogen, um an anderer Stelle weiterhin angegriffen zu werden.
In vielen Fällen führten diese Aggressionen, von denen einige fast eine Stunde dauerten, zu einem Krankenhausaufenthalt. HRW berichtet, dass Frauen “mit Metall-Ketten, Stöcken, Stühlen geschlagen und mit Messern angegriffen wurden.”
Die Presseerklärung bedauerte “das Desinteresse der Regierung” für dieses Problem, das zu einer Folge wird in einer Kultur der “Straflosigkeit”.
Angesichts des Ausmaßes des Phänomens aktivieren sich seit mehreren Monaten Gruppen in Kairo, um sexuellen Missbrauch zu rezensieren und Frauen während der Proteste zu schützen. Diese Angriffe haben in vielen Fällen auch auf ausländische Journalistinnen gezielt.
Aus Mangel an Verhaftungen sind die Verantwortlichen für diese Taten schlecht identifiziert.
Einige helfer denunzieren Gruppen von Schlägern, die, unter Ausnutzung der Tatsache, dass die Polizei sich in Tahrir abseits hält, diese Aggressionen begehen.
Aktivisten aus Gruppen gegen Gewalt glauben, dass diese Taten dazu bestimmt sind, Frauen von der Teilnahme an Kundgebungen gegen die Regierung abzuhalten und das Bild der ikonischen Veranstaltungen für die Pro-Demokratie-Bewegung zu trüben.
© 2013 AFP

2. Ägypten: Die Armee “bereit zu sterben”, um das Volk zu verteidigen
Kairo (AFP) – 03.07.2013 09.29 Uhr (von mir verbesserte google-Übersetzung)
Der Chef der ägyptischen Streitkräfte sagte am Mittwoch, dass das Militär bereit sei zu sterben, um die Menschen gegen die “Terroristen” und Extremisten zu verteidigen, nach der Weigerung des islamistischen Präsidenten Mohammed Mursi, vorzeitig aus dem Amt auszuscheiden.
“Der Kommandant der Streitkräfte sagt, es sei ehrenvoller für uns zu sterben, als das ägyptische Volk terrorisiert und bedroht zu sehen”, sagte eine Facebook-Seite, die mit dem Obersten Rat der Streitkräfte von General Abdel Fattah al-Sissi verbunden ist.
“Wir schwören bei Gott, dass wir unser Blut für Ägypten und sein Volk opfern werden, gegen alle (Gruppen) Terroristen, Extremisten und Ignoranten”, so der Text mit dem Titel “Die letzten Stunden” unter Berufung auf die Spitze der Armee.
Diese Pressemitteilung wurde ein paar Stunden ausgestellt, nachdem Mr. Morsi ein 48-Stunden-Ultimatum vom Montag 16.30 (1430 GMT) von der Armee ablehnte, die ihn aufforderte, “auf die Forderungen des Volkes” zu reagieren, das gegen ihn mobilisiert ist seit Sonntag, .
Im anderen Falle, sagte die Armee, würde sie einen “Fahrplan” etablieren, um die Krise zu lösen.
© 2013 AFP

3. Machtkampf in Ägypten: Bis zu 23 Tote bei Auseinandersetzungen
3. Juli 2013, 05:12 http://derstandard.at/r652/Afrika
Mehr als 200 Verletzte – Mursi lehnt in Fernsehansprache Rücktritt ab und fordert die Rücknahme des Ultimatums der Armee, das um 17 Uhr endet
Kairo – Der Machtkampf zwischen dem ägyptischen Präsidenten Mohammed Mursi und der Armee steuert immer stärker auf eine Eskalation zu. Der islamistische Präsident lehnte in einer Fernsehansprache in der Nacht auf Mittwoch seinen Rücktritt strikt ab und verwies darauf, dass er als erster frei gewählter Präsident des Landes legitimer Inhaber des höchsten Staatsamts sei.
Zuvor hatte Mursi die Armeeführung aufgefordert, ihr Ultimatum gegen ihn zurückzunehmen. Das Oberkommando der Streitkräfte zeigte sich unbeeindruckt und erklärte Mittwochfrüh, die Soldaten seien bereit, für das ägyptische Volk zu sterben. 
16 Tote in Kairo
Die Proteste und gewaltsamen Auseinandersetzungen zwischen Anhängern und Gegnern Mursis hielten auch in der Nacht an. Vor der Universität Kairo starben nach Angaben des Gesundheitsministeriums 16 Menschen bei Auseinandersetzungen zwischen islamistischen Unterstützern Mursis und Sicherheitskräften. Mehr als 200 Personen seien verletzt worden. 
Sieben Tote in Giza
Aus der Stadt Giza, rund 20 Kilometer südlich von Kairo, wurden laut dem TV-Sender Al-Jazeera sieben Tote gemeldet. Das Gesundheitsministerium bestätigte dem Bericht zufolge aber nur vier Todesopfer.
Durch Wahlen legitimiert
Mursi betonte in seiner 45-minütigen Fernsehansprache angesichts der Drohung eines Eingreifens der Armee, niemand habe das Recht, die durch Wahlen legitimierte Ordnung durch eine andere zu ersetzen. Zuvor hatte das Präsidialamt wenige Stunden vor Ablauf der Frist am Nachmittag (17 Uhr MESZ) erklärt, Mursi lasse sich weder von innen noch von außen sein Handeln diktieren.
Opposition: “Aufruf zum Bürgerkrieg”
Die Opposition wertete die Rede des Präsidenten als Kriegserklärung. Mursi weigere sich weiter, dem Willen des Volkes zu entsprechen und zurückzutreten, sagte ein Oppositionssprecher. Der Fernsehauftritt sei ein “Aufruf zum Bürgerkrieg” gewesen.
Armee könnte Verfassung außer Kraft setzen
Die Armee hat unterdessen offenbar bereits weitreichende Pläne für den Fall, dass Mursi nicht einlenkt. Wie die Nachrichtenagentur Reuters aus Militärkreisen erfuhr, will sie in diesem Fall die Verfassung außer Kraft setzen und das von Islamisten dominierte Parlament auflösen.
Bis es eine neue Verfassung gebe, solle ein überwiegend aus Zivilisten bestehender Übergangsrat eingesetzt werden, dem Vertreter der politischen Gruppen und Experten angehören sollten. Die Verfassung solle innerhalb einiger Monate geändert werden. Anschließend solle ein neuer Präsident gewählt werden. Die Neuwahl des Parlaments solle erst stattfinden, wenn es strikte Regeln für die Auswahl der Kandidaten gebe. (Reuters/APA, 3.7.2013)

4. Ägypten: Morsi Lager wirft der Armee die Durchführung eines “Staatsstreichs” vor
Kairo (AFP) – 03.07.2013 06.04 Uhr (von mir verbesserte google-Übersetzung)
Das Lager von Präsident Mohammed Mursi beschuldigte am Mittwoch die Armee der Durchführung eines Staatsstreichs, nach Ablauf des Ultimatums an den Präsidenten, dem das Land zu verlassen verboten wurde, der schweren Krise ein Ende zu setzen.
Morsi hatte wenig zuvor auf seiner offiziellen Facebook-Seite aufgerufen, “eine Regierung von Koalition und Konsens zu bilden, um die kommenden Parlamentswahlen zu organisieren.”
“Im Interesse von Ägypten und für historische Genauigkeit benenne ich, was unter seinem wahren Namen geschieht: ein Militärputsch”, sagte seinerseits der nationale Sicherheitsberater von Präsident Mohammed Mursi, Essam al-Haddad, in einem Statement auf Facebook.
“Jetzt, wo ich diese Zeilen schreibe, bin ich voll und ganz bewusst, dass sie vielleicht die letzten sind, die ich auf dieser Seite veröffentlichen kann”, sagte Haddad.
Kurz vor dieser Ankündigung bestätigten Sicherheitskreise, dass Morsi und mehreren Muslimbruderschaft-Führungskräften die Ausreise aus Ägypten verboten wurde, als Teil einer Untersuchung in einem Fall der Flucht aus dem Gefängnis im Jahr 2011.
© 2013 AFP

5. Putsch in Ägypten: Armee stürzt Muslimbruder-Präsidenten Mursi
3. Juli 2013, 23:49 http://derstandard.at/r652/Afrika
Die ägyptische Armee hat ihre Drohung wahrgemacht und Mohammed Mursi am Mittwochabend seines Amtes enthoben – Die Macht geht interimistisch an den Verfassungsgerichtshof – Jubel bei Mursi-Gegnern

Um 21 Uhr am Mittwochabend war es so weit: Armeechef und Verteidigungsminister Abdelfattah al-Sisi trat – umgeben von einer Reihe Persönlichkeiten aus dem öffentlichen Leben – vor die Kameras und gab die Absetzung von Präsident Mohammed Mursi bekannt. Vier Stunden zuvor war das Ultimatum der Armee an Mursi, sich mit der Opposition zu einigen, verstrichen. Danach war die Armee an strategischen Punkten in Kairo aufmarschiert, auch von dem Büro Mursis, dessen Aufenthaltsort Mittwochabend lange unbekannt war. Schon zuvor war die Armee vor dem staatlichen TV-Sender in Stellung gegangen.
Die Menschen auf dem Tahrir-Platz begannen schon vor der Ansprache al-Sisis zu feiern und brachen dann in Jubel aus. Al-Sisi gab den “Fahrplan” der Armee bekannt: Die Verfassung sei aufgehoben, die Macht des Präsidenten gehen bis zur Wahl eines neuen Präsidenten an den Verfassungsgerichtshof und dessen Chef Adly Mansur über. Es werde eine Koalitionsregierung gebildet, ein Komitee solle mit der Verfassungsrevision beauftragt werden. Parlamentswahlen kommen später.
Der Armeechef betonte die Einigkeit des Volkes und rief zum Gewaltverzicht auf. Al-Sisi sagte, dass die Armee das Gespräch mit Morsi gesucht habe, „der nicht den Erwartungen des ägyptischen Volkes entsprochen” habe.
Mursi wehrt sich
Hunderttausende Menschen hatten auf dem Tahrir-Platz in Kairo und anderswo nach Verstreichen des Ultimatums um fünf Uhr gespannt auf eine Entscheidung gewartet. Zuerst geschah nichts – allerdings hieß es, gegen Mursi und andere hochrangige Muslimbrüder sei ein Reiseverbot verhängt worden. Dieses stand allerdings im Zusammenhang mit Ermittlungen über ihren Gefängnisausbruch während der Revolution Ende Jänner 2011.
Im Laufe des Abends wehrte sich Morsi gegen seine Absetzung. Auf der offiziellen Twitterseite des Staatsoberhauptes hieß es Mittwoch, es handle sich hierbei um einen “Putsch”. Dieses Vorgehen werde von allen freien Menschen, die für ein ziviles, demokratisches Ägypten gekämpft hätten, abgelehnt. Zugleich rief er die Ägypter auf, friedlich zu bleiben und Blutvergießen zu vermeiden.
Am Nachmittag hatten die Generäle die Streitparteien zu Gesprächen einbestellt, die Muslimbrüder beteiligten sich jedoch nicht. Die Einladung al-Sisis hatte sich unter anderem an Mohamed ElBaradei gerichtet, der als Sprecher der 30.Juni-Front fungierte, die Mursi nach einem Jahr im Amt zum Rücktritt zwingen wollte. Weiters nahmen noch Vertreter der Protestbewegung Tamarod (Rebellion) sowie der Salafisten  und der muslimischen und koptischen Geistlichkeit teil.
Bei Auseinandersetzungen zwischen Opposition und Präsidentenanhängern gab es zuvor in der Nacht auf Mittwoch nahe der Universität in Kairo und in anderen Teilen der Stadt mindestens 23 Tote und rund 200 Verletzte. (guha, DER STANDARD, 4.7.2013)

6. Ägyptens Armee lässt neuen Präsidenten Mansur vereidigen

4. Juli 2013, 16:01 http://derstandard.at/r652/Afrika
Mursi und weitere Muslimbrüder wurden von der Armee festgesetzt – Westliche Regierungen fordern rasche Wiederherstellung der Demokratie – Mindestens zwölf Tote bei Krawallen.
Kairo – Nach dem Sturz von Ägyptens Präsident Mohammed Mursi durch das Militär ist der Präsident des Verfassungsgerichts, Adli Mansur, am Donnerstag in Kairo als Übergangspräsident vereidigt worden. Das berichtete die staatliche Nachrichtenagentur MENA. Mansur legte demnach den Eid vor den Richtern des Verfassungsgerichts ab.
Schwur auf die Republik
“Ich schwöre, das System der Republik zu erhalten, die Verfassung und das Gesetz zu achten und die Interessen des Volkes zu schützen”, sagte der Übergangspräsident bei der Vereidigung im Verfassungsgericht. Mansur, zuvor selbst Verfassungsrichter, wurde erst vor drei Tagen Präsident dieses Gremiums.
Mansur soll an der Spitze einer parteiübergreifenden Übergangsregierung stehen, deren Zusammensetzung noch nicht bekannt ist. Dieses Kabinett soll Neuwahlen für die Präsidentschaft und das Parlament vorbereiten. Der Zeitrahmen dafür ist noch nicht bekannt. Die neue Regierung soll außerdem Verfassungsänderungen ausarbeiten.
Armee geht gegen Muslimbrüder vor
Nach dem Sturz Mursis gehen die Sicherheitskräfte gegen die islamistische Muslimbruderschaft vor. Mursi und zwei ranghohe Führer der Muslimbrüder wurden festgenommen, nach weiteren wurde gefahndet. Die ägyptische Armee bestätigte die Festnahme Mursis. Dieser werde “vorsorglich” festgehalten, sagte ein ranghoher Armeevertreter am Donnerstag der Nachrichtenagentur AFP. Das könnte darauf hindeuten, dass eine Strafverfolgung Mursis geplant ist.
Am Donnerstag ist schließlich Haftbefehl gegen den Chef der Muslimbruderschaft erlassen worden. Mohammed Badie und sein Stellvertreter Khairat al-Shater seien zur Fahndung ausgeschrieben worden, erfuhr die Nachrichtenagentur AFP am Donnerstag aus Justizkreisen in Kairo. Beiden werde vorgeworfen, die tödlichen Zusammenstöße zwischen Anhängern und Gegnern Mursis am Sonntag vor dem Hauptsitz der Muslimbrüder in Kairo provoziert zu haben. Die Muslimbruderschaft wiederum hat vor Gewalt gewarnt. Zwar werde die islamische Organisation selbst nicht zu den Waffen greifen, sagte der hochrangige Muslimbruder Mohammed Al-Beltagi am Donnerstag. Andere Gruppen könnten sich jedoch “zurück zur Idee von Veränderung durch Gewalt” gedrängt sehen.
Mindestens zwölf Tote bei Krawallen
Bei nächtlichen Krawallen wurden nach Angaben staatlicher Medien mindestens ein Dutzend Menschen getötet. Wie ägyptische Medien am Donnerstag berichteten, kamen Zusammenstößen zwischen Anhängern und Gegnern Mursis mindestens sechs Menschen in der nördlichen Stadt Marsa Matruh ums Leben. In dem Küstenort sind die Islamisten sehr stark.
Drei Tote habe es in Alexandria sowie im oberägyptischen Minja gegeben. Auch in Fajum südlich von Kairo sei es zu tödlicher Gewalt gekommen.
Die Sicherheitskräfte nahmen nach eigenen Angaben neben Mursi auch den Führer der Partei für Freiheit und Gerechtigkeit – des politischen Arms der Muslimbrüder – Saad al-Katatni, sowie den stellvertretenden Chef der Muslimbrüder, Rashad Bajumi, fest. Laut der staatlichen Zeitung “Al-Ahram” wird nach 300 Mitgliedern und Führern der Muslimbruderschaft gefahndet.
Verfassung soll außer Kraft gesetzt werden
Armeechef Abdel Fatah al-Sissi kündigte die Bildung einer Regierung aus Fachleuten an. Die islamistisch geprägte Verfassung soll außer Kraft gesetzt und überarbeitet werden. Zudem soll es rasch Neuwahlen zum Präsidentenamt geben. Der Oppositionspolitiker Amr Mussa sagte, die Konsultationen zur Regierungsbildung hätten bereits begonnen.
Mursi hielt noch TV-Ansprache
Mursi hatte vor seiner Verhaftung in einer Videoansprache betont, er sei weiterhin “der gewählte Präsident Ägyptens” und das Volk müsse seine “Legitimität verteidigen”. Die Sicherheitskräfte schalteten einen TV-Sender der Islamisten ab und nahmen Mitarbeiter eines weiteren Senders fest, der Mursis Ansprache ausgestrahlt hatte.
Zehntausende Demonstranten in Kairo feierten die Entmachtung Mursis. Mit Hupkonzerten und Feuerwerken zogen sie durch die Straßen der Hauptstadt. In Kairo fuhren Panzer auf und versperrten die Zufahrt zu Versammlungen von Mursi-Unterstützern.
Obama “zutiefst besorgt”
US-Präsident Barack Obama zeigte sich “zutiefst besorgt” angesichts der Entmachtung Mursis. Die Regierung in Washington werde mögliche Auswirkungen auf US-Hilfen für Ägypten prüfen. Obama warnte vor “willkürlichen Festnahmen” Mursis und seiner Anhänger. Die USA ordneten die Evakuierung ihrer Botschaft in Kairo an und rieten US-Bürgern von Reisen nach Ägypten ab.
“Wir sind zutiefst besorgt über die Entscheidung der ägyptischen Streitkräfte, Präsident Mursi zu entfernen und die ägyptische Verfassung auszusetzen”, erklärte Obama am Mittwochabend. Der US-Präsident rief das ägyptische Militär auf, “schnell und verantwortlich” zu handeln und die Staatsgewalt sobald wie möglich wieder einer demokratisch gewählten zivilen Regierung zu übertragen. Dies müsse in einem “transparenten Prozess” geschehen, in den die verschiedenen gesellschaftlichen Gruppen einzubinden seien. 
Frankreich begrüßt Neuwahlen
UN-Generalsekretär Ban Ki-moon zeigte sich besorgt über das Eigenreifen der ägyptischen Armee in die Politik. Die EU-Außenbeauftragte Catherine Ashton forderte rasche Präsidentschafts- und Parlamentswahlen sowie die Verabschiedung einer Verfassung. Die Übergangsregierung in Kairo müsse alle politischen Strömungen mit einschließen und Menschenrechte sowie rechtsstaatliche Prinzipien achten, erklärte Ashton.
Frankreichs Außenminister Laurent Fabius begrüßte die Ankündigung von Neuwahlen durch die Armeeführung. Der saudi-arabische König Abdullah gratulierte dem neuen Interims-Staatschef Mansur und beglückwünschte das Militär für seine “Weisheit” im Bemühen um eine Lösung der Krise in Ägypten. (APA/red, derStandard.at, 4.7.2013)

7. Adli Mansur: Unbekannter Richter soll Ägypten einen
4. Juli 2013, 13:15 http://derstandard.at/r652/Afrika
Präsident des Verfassungsgerichts war erst zwei Tage im Amt
Kairo – Der Präsident des obersten ägyptischen Verfassungsgerichts, Adli Mansur, war gerade einmal zwei Tage im Amt, als er vom Militär zu noch größeren Aufgaben berufen wurde. Am Donnerstag wurde er zum Interimspräsidenten des Landes vereidigt
Bis dahin kannte kaum jemand in Ägypten den 67 Jahre alten Juristen, der nun laut der am Mittwoch von Armeechef Abdel Fattah al-Sisi präsentierten Roadmap der Militärs den Rückkehr zur Demokratie einleiten soll. Bis Donnerstagmittag hatten die internationalen Pressagenturen nicht einmal ein Bild des Mursi-Nachfolgers.
In seiner ersten Ansprache nach der Angelobung am Donnerstag kündigte Mansur an, er wolle “niemanden vom Wiederaufbau der Nation ausschließen”. Dies gelte ausdrücklich auch für die Muslimbrüderschaft des am Mittwoch entmachteten Präsidneten Mohammed Mursi.
Verfassung wird ausgesetzt
Entsprechend der Roadmap soll vorerst die Verfassung ausgesetzt werden, ein neu zu bildendes Gremium aus Vertretern der Gesellschaft und Experten soll dann eine Reform des erst im Dezember 2012 in Kraft getretenen Grundgesetzes prüfen. Dann sollen Präsidenten- und Parlamentswahlen abgehalten werden.
“Isolationsgesetz” abgeschafft
Adli Mansur ist seit 1992 am Verfassungsgericht tätig, zuletzt war er dessen Vizepräsident. Der Jurist hat unter anderem die gesetzlichen Rahmenbedingungen für die erste freie Präsidentschaftswahl 2012 in Ägypten miterarbeitet, aus der der Kandidat der Muslimbruderschaft, Mohammed Mursi, als Sieger hervorging.
Unter seinem Vorsitz wurde auch beschlossen, das umstrittene “Gesetz zur politischen Isolation” außer Kraft zu setzen. Damit war es  Anhängern des gestürzten Staatschafs Hosni Mubarak wieder möglich, sich für politische Ämter zu bewerben.
Adli Mansur wurde im Dezember 1945 in Kairo geboren. Er studierte dort Jus, ein Stipendium ermöglichte ihm später weitere Studien in an der École nationale d’administration in Paris. Schon unter Langzeitpräsident Hosni Mubarak arbeitete der Jurist für die ägyptischen Justizbehörden, zwischenzeitlich war er einige Jahre als Berater in Saudi-Arabien. Mansur ist verheiratet, hat zwei Söhne und eine Tochter. (APA/red, derStandard.at, 4.7.2013)

One thought on “ÄGYPTEN, ANTI-MORSI (3): MILITÄRPUTSCH – MORSI HAUSARREST – JUBEL IM VOLK — Egypte: coup d’Etat militaire contre Mohamed Morsi, joie chez le peuple”

  1. vom blogautoren – par l’auteur du blog

    Spätestens das rasante und völlige Scheitern der “friedlichen” (im Unterschied zu den Gotteskriegern) Islamisten an der Macht in Ägypten, Tunesien und Marokko dürfte zeigen, das Religion und Politik absolut unvereinbar sind. Laizismus! Hier zwei Analysen aus Dezember 2011!
    MEINUNG: ARABISCHER FRÜHLING: ISLAMISTEN GEWINNEN, ABER NUR JETZT – Opinion: Printemps arabe: l’islam politique triomphe, pour le moment
    Au plus tard les échecs complets et rapides des islamistes non-armés en Egypte, en Tunisie et au Maroc devraient être la preuve que la religion et la politique ne peuvent pas aller ensemble. Laicidité! Voici 2 analyses datant de décembre 2011:
    http://afri-russ-archiv.blog.de/2011/12/15/arabischer-fruehling-islamisten-gewinnen-aber-nur-jetzt-printemps-arabe-l-islam-politique-triomphe-pour-le-moment-12138381/

Leave a Reply