ÄGYPTEN: BAUERN FÜRCHTEN ÄTHIOPISCHEN STAUDAMM IM NIL – Egypte: les agriculteurs redoutent le barrage éthiopien sur le Nil

Ägypten : Landwirte fürchten den äthiopischen Staudamm am Nil
Ezbet Rabie (Ägypten) ( AFP) – 12.11.2013 10.02 Von Mostafa Abulezz
Die ägyptischen Bauern, bereits von einer ruinierten Wirtschaft geschwächt, fürchten den Bau eines Nilstaudamms in Äthiopien, der sie mit der Absenkung des Flusswasserstandes daran hindern könnte, ihre Felder zu bebauen, und so ihr Einkommen stark reduzieren könnte.
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Egypte: les agriculteurs redoutent le barrage éthiopien sur le Nil
Ezbet Rabie (Egypte) (AFP) – 12.11.2013 10:02 – Par Mostafa ABULEZZ
Les agriculteurs égyptiens, déjà affaiblis par une économie en ruine, redoutent la construction par l’Ethiopie d’un barrage sur le Nil qui pourrait, en diminuant le niveau du fleuve, les empêcher de cultiver leurs terres et réduire ainsi à néant leurs revenus.

Déviation du Nil bleu à Guba, le 28 mai 2013 en Ethiopie
Umleitung des Blauen Nils in Guba , am 28. Mai 2013, Äthiopien
Déviation du Nil bleu à Guba, le 28 mai 2013 en Ethiopie
afp.com – William Lloyd-George

“Nous ne voulons pas de ce barrage”, lance Saïd al-Simari depuis sa modeste parcelle de terrain dans le Delta du Nil, fertile région du nord égyptien. “Nous sommes très inquiets pour nos cultures”, lâche-t-il à l’AFP.
“Nous voulons cultiver nos terres et pour cela, il nous faut de l’eau. C’est déjà assez difficile avec l’eau que nous avons, alors je ne peux pas imaginer comment nous ferions sans”, poursuit-il.
L’Ethiopie a entamé fin mai une déviation du Nil Bleu –qui rejoint le Nil Blanc au Soudan pour former le Nil– en vue de la construction d’un barrage hydro-électrique d’un coût de 3,2 milliards d’euros.
Ce colossal ouvrage, appelé “Grande Renaissance”, devrait avoir à terme une capacité de 6.000 mégawatts. Il a déclenché la fureur de l’Egypte qui redoute qu’il ne réduise le débit du fleuve.
Dans ce pays, où les experts dénoncent une pénurie d’eau à cause de la forte croissance de la population, la question est très sensible.
“En moyenne, un Egyptien consomme de 620 à 640 mètres cubes par an. Sachant que le seuil de pauvreté en eau se situe à 1.000 mètres cubes, nous sommes déjà en-dessous”, souligne Alaa al-Zawahry, membre d’une commission gouvernementale chargée d’étudier l’impact du barrage éthiopien.
L’Egypte considère que ses “droits historiques” sur le Nil sont garantis par les traités de 1929 et 1959, lui accordant un droit de veto sur tout projet en amont qu’elle jugerait contraire à ses intérêts.
Ces textes sont toutefois contestés par la majorité des autres pays du bassin du Nil, dont l’Ethiopie, qui ont conclu un accord distinct en 2010 leur permettant de réaliser des projets sur le fleuve sans avoir à solliciter l’approbation du Caire.
Une étude d’experts internationaux sur l’impact du barrage a été remise à l’Egypte et au Soudan. Le Caire a rejeté ces conclusions, qui relativisent cet impact, demandant des analyses supplémentaires.
L’Egypte, qui compte près de 85 millions d’habitants, tire du Nil 90% de son eau. Même en conservant les accords actuels, le fleuve ne suffira plus à ses besoins à partir de 2017.
– L’eau des puits moins fertile que le limon –
“Le niveau d’eau est déjà très bas, cela va causer un énorme problème aux agriculteurs”, affirme Chaaban Sayed, qui cultive une parcelle de terre dans le village d’Ezbet Rabia proche du Caire.
Comme d’autres cultivateurs, il redoute de devoir aller puiser son eau dans des puits profonds dont l’eau est bien moins riche en nutriments et en minéraux que le limon du Nil, précieux pour les cultures.
La première phase de “Grande Renaissance” devrait s’achever en 2016 et générer 700 mégawatts. Remplir le barrage éthiopien devrait prendre environ cinq années au cours desquelles la réserve stratégique du barrage égyptien d’Assouan sera réduite drastiquement.
A l’issue des cinq années, “des pénuries d’électricité vont commencer et l’Egypte aura perdu sa réserve stratégique”, privant les agriculteurs d’une protection supplémentaire, estime M. Zawahry.
L’Ethiopie, qui espère s’assurer avec ce barrage une source d’énergie vitale, a promis de continuer à dialoguer avec l’Egypte.
Mais pour M. Zawahri, “il y aura toujours un conflit entre l’Ethiopie qui voudra produire plus d’électricité et l’Egypte qui demandera à recevoir l’eau dont elle a besoin”.
Et ce conflit pourrait être avivé si l’Ethiopie décide d’utiliser le barrage pour son agriculture. “A chaque hectare irrigué en Ethiopie, un hectare sera laissé en friche en Egypte”, dit-il.
Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a récemment promis de tenir compte des besoins en eau de l’Egypte, une déclaration saluée par Le Caire. Et les ministres égyptien, soudanais et éthiopien de l’Eau doivent se réunir prochainement pour discuter de l’avancée du projet de barrage, ont annoncé les autorités égyptiennes.
Mais les agriculteurs, eux, ne partagent pas cet optimisme diplomatique. “Ce ne sera pas bon pour nos cultures”, dit M. Sayed, qui cultive le maïs sur ses deux hectares. “Comment est-ce qu'(un autre pays) pourrait décider de tout contrôler comme ça?”.
© 2013 AFP

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afp.com – Gianluigi Guercia

Ägypten : Landwirte fürchten den äthiopischen Staudamm am Nil
Ezbet Rabie (Ägypten) ( AFP) – 12.11.2013 10.02
Von Mostafa Abulezz
Die ägyptischen Bauern, bereits von einer ruinierten Wirtschaft geschwächt, fürchten den Bau eines Nilstaudamms in Äthiopien, der sie mit der Absenkung des Flusswasserstandes daran hindern könnte, ihre Felder zu bebauen, und so ihr Einkommen stark reduzieren könnte.
Wir wollen diesen Staudamm nicht”, schimpft Said al-Simari auf seinem bescheidenen Grundstück im Nil-Delta, dem fruchtbaren Gebiet im Norden Ägyptens . “Wir sind sehr besorgt um unsere Felder”, sagt er zu AFP.
“Wir wollen unser Land bebauen, und dafür brauchen wir Wasser. Das ist schon schwer genug mit dem Wasser, das wir jetzt haben, so kann ich mir nicht vorstellen, wie es ohne Wasser geht”, sagt er weiter.
Äthiopien begann Ende Mai eine Umleitung des Blauen Nils – der mit dem Weißen Nil in Sudan zusamenfließt und so den Nil bildet – für den Bau eines Wasserkraftwerks mit Kosten von 3,2 Mrd. Euro.
Dieses kolossale Bauwerk, genannt “Große Renaissance”, sollte am Ende eine Kapazität von 6.000 Megawatt aufweisen. Es löste den Zorn Ägyptens aus, das eine Reduzierung der Wasserdurchflussmenge befürchtet.
In diesem Land, wo die Experten Wassermangel infolge hohen Bevölkerungswachstums vorhersagen, ist das Thema sehr delikat.
“Im Durchschnitt verbraucht ein Ägypter 620-640 Kubikmeter pro Jahr. Da die Armutsgrenze bei 1.000 Kubikmeter Wasser liegt, sind wir schon darunter”, sagt Alaa al-Zawahry, ein Mitglied des Regierungsausschusses zur Untersuchung der Auswirkungen des äthiopischen Staudamms.
Ägypten sieht seine “historischen Rechte” bezüglich des Nils durch die Verträge von 1929 und 1959 als gesichert an, die ihm ein Vetorecht bei jedem Projekt flussaufwärts zusprechen, das es für seinen Interessen zuwiderlaufend hält.
Diese Texte werden jedoch von den meisten anderen Ländern des Nil-Beckens, darunter von Äthiopien, angefochten, die im Jahr 2010 eine gesonderte Vereinbarung getroffen haben, so dass sie Projekten auf dem Fluss ohne die Zustimmung von Kairo durchführen können.
Eine Studie von internationalen Experten über die Auswirkungen des Staudamms wurde Ägypten und Sudan übergeben. Kairo hat diese Schlussfolgerungen, die diese Auswirkungen relativieren, zurückgewiesen und fordert zusätzliche Analysen.
Ägypten mit seinen fast 85 Millionen Einwohnern bezieht 90 % seines Wassers aus dem Nil. Selbst unter Beibehaltung der derzeitigen Regelung wird der Fluss ab 2017 nicht mehr ausreichen, seine Bedürfnisse zu befriedigen.
– Brunnenwasser weniger fruchtbar als der Schlick –
“Der Wasserstand ist bereits sehr niedrig, dies wird zu einem riesigen Problem für die Landwirte führen”, sagt Sayed Shaaban, der sein Grundstück im Dorf Ezbet Rabia der Nähe von Kairo bebaut.
Wie andere Landwirte fürchtet er, sein Wasser aus Tiefbrunnen holen zu müssen, deren Wasser weniger reich an Nährstoffen und Mineralien als der für den Anbau wertvolle Nilschlamm ist.
Die erste Phase der “Großen Renaissance” soll bis 2016 abgeschlossen sein und 700 Megawatt erzeugen. Das Füllen der äthiopischen Talsperre würde etwa fünf Jahre in Anspruch nehmen, in denen die strategische Reserve des ägyptischen Assuan-Staudamms drastisch reduziert werden wird.
Am Ende der fünf Jahre “wird die Energieknappheit beginnen und Ägypten wird seine strategische Reserve verloren haben”, die die Bauern eines zusätzlichen Schutzes beraubt, sagt Herr Zawahry.
Äthiopien hat in der Hoffnung, sich mit diesem Damm eine vitale Energiequelle zu erschließen, versprochen, den Dialog mit Ägypten weiterzuführen.
Aber für Herrn Zawahri “wird es immer einen Konflikt geben zwischen Äthiopien, das mehr Strom produzieren will, und Ägypten, das das benötigte Wasser verlangt.”
Und dieser Konflikt könnte aufflammen, wenn Äthiopien beschließt, den Damm für seine Landwirtschaft zu nutzen. “Jeder bewässerte Hektar in Äthiopien bedeutet einen Hektar in Ägypten, der zu Brachland wird”, sagt er .
Der äthiopische Premierminister Hailemariam Desalegn hat vor kurzem versprochen, das von Ägypten benötigte Wasser zu berücksichtigen, eine Erklärung, die von Kairo begrüßt wurde. Und die Wasserminister von Ägypten, Sudan und Äthiopien sollen sich bald treffen, um den Fortschritt des Staudamm-Projekts zu diskutieren, kündigten die ägyptischen Behörden an.
Aber die Landwirte teilen diesen diplomatischen Optimismus nicht. “Es wird nicht gut für unsere Pflanzen”, sagt Herr Sayed, der Mais auf seinen zwei Hektar anbaut. “Wie kann ein anderes Land darüber entscheiden, alles zu kontrollieren?”
© 2013 AFP

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