ÄGYPTEN: BESCHNEIDUNG DER DEMONSTRATIONSFREIHEIT – L’Egypte adopte une réforme controversée du droit de manifester

Ägypten beschneidet Demonstrationsfreiheit
24. November 2013, 15:54 http://derstandard.at/r652/Afrika
Kairo – Die ägyptische Führung hat ungeachtet der Kritik von Menschenrechtlern die Demonstrationsfreiheit deutlich eingeschränkt.
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L’Egypte adopte une réforme controversée du droit de manifester
Le Caire (AFP) – 24.11.2013 17:54
Le président égyptien par intérim a promulgué dimanche une loi controversée autorisant les autorités installées par l’armée après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi à interdire des réunions ou des manifestations susceptibles de menacer la sécurité publique.
Le texte, qui provoque depuis des semaines l’ire des défenseurs des droits de l’Homme, prévoit des peines d’un à cinq ans de prison ferme pour des délits allant du port de la cagoule à celui d’armes lors de défilés ou de rassemblements, a annoncé en une conférence de presse le porte-parole de la présidence, Ehab Badaoui.
La loi oblige en outre les organisateurs à informer les autorités de leur manifestation au moins trois jours ouvrables avant sa tenue. Ils doivent également fournir leurs coordonnées, le lieu ou le trajet du cortège, leurs revendications et les slogans qui seront scandés. Le ministère de l’Intérieur peut ensuite décider d’interdire le rassemblement s’il représente une “menace pour la sécurité”, a expliqué M. Badaoui.
Interrogé dimanche par l’AFP, le Premier ministre Hazem Beblawi a précisé que l’Etat n’attendait pas des organisateurs qu’ils “demandent l’autorisation” des autorités, mais qu'”ils les informent”.
“Cette loi ne restreint pas le droit de manifester, mais vise à protéger les droits des manifestants”, a-t-il insisté.
Une source gouvernementale a précisé à l’AFP que des modifications avaient été apportées au texte initial: “Il prévoyait que les organisateurs informent les autorités sept jours avant la tenue d’une manifestation, ce délai a été ramené à trois jours”.
Dans le pays où le gouvernement réprime depuis la mi-août de manière extrêmement violente les manifestants islamistes qui réclament le retour au pouvoir de M. Morsi, la loi prévoit, en cas de violences de la part des manifestants, une “utilisation graduée de la force”, allant des “avertissements verbaux au tir de chevrotines en passant par les canons à eau, les matraques et les gaz lacrymogènes”.
Dimanche matin, juste avant la promulgation de la loi, une vingtaine d’organisations de défense des droits de l’Homme ont dénoncé “l’approche oppressive” du gouvernement dirigé de facto par l’armée: cette loi “criminalise les manifestations et les réunions publiques, et donne carte blanche à l’Etat pour disperser par la force des rassemblements pacifiques”, ont-elles affirmé.
Plusieurs ONG, de même que l’ONU, avaient déjà appelé le gouvernement à abandonner cette loi, en l’accusant de vouloir revenir sur les acquis de la révolution populaire ayant provoqué la chute de Hosni Moubarak en 2011 après trois décennies de règne absolu.
La promulgation intervient alors que depuis le 14 août, le nouveau pouvoir a lancé la police et l’armée dans une vague de répression sanglante visant tout manifestant réclamant le retour au pouvoir de M. Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte, ainsi que sa confrérie des Frères musulmans.
Plus d’un millier de manifestants pro-Morsi ont été tués depuis, et plus de 2.000 Frères musulmans arrêtés.
Dimanche, des cortèges pro-Morsi ont défilé dans différentes villes du pays, les islamistes continuant à appeler quasi-quotidiennement à la mobilisation.
© 2013 AFP

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Ägypten beschneidet Demonstrationsfreiheit
24. November 2013, 15:54 http://derstandard.at/r652/Afrika
Kairo – Die ägyptische Führung hat ungeachtet der Kritik von Menschenrechtlern die Demonstrationsfreiheit deutlich eingeschränkt. Übergangspräsident Adli Mansour unterzeichnete am Sonntag einem Bericht des staatlichen Fernsehens zufolge ein entsprechendes Gesetz. Demonstranten müssen sich nun im Vorfeld einer Versammlung die Genehmigung der Polizei einholen.
In einer gemeinsamen Erklärung von 19 ägyptischen Menschenrechtsgruppen hieß es, das Gesetz kriminalisiere friedliche Versammlungen und räume dem Staat das Recht ein, diese mit Gewalt zu zerstreuen.
Zum Zeitpunkt der Gesetzesankündigung demonstrierten Tausende Anhänger der Muslim-Bruderschaft in der Hauptstadt Kairo und anderen Städten. Sie gedachten der zahlreichen Anhänger des gestürzten Präsidenten Mohammed Mursi, die vor genau 100 Tagen bei der gewaltsamen Niederschlagung von Protesten getötet wurden.
Die Kairoer Zeitung “Al-Shorouk” berichtet am Sonntag zudem, ein arabischer Staat habe einem Mitglied der mittlerweile verbotenen islamistischen Muslimbruderschaft einen Millionenbetrag überlassen, um die Befreiung des inhaftierten Ex-Präsidenten Mohammed Mursi zu organisieren. Nach Angaben der Staatsanwaltschaft soll Essat Al-Gharib, der vor einigen Tagen auf der Sinai-Halbinsel festgenommen wurde, zu diesem Zweck sieben Millionen US-Dollar (5,16 Mio. Euro) entgegengenommen haben. Um welchen Staat es sich handelt, wurde nicht erwähnt.
Al-Gharib soll demnach auch Kontakte zu “jihadistischen Gruppen” auf dem Sinai gepflegt haben, mit dem Ziel, Terroranschläge auf staatliche Einrichtungen, Militärs und Minister zu verüben. Die Islamisten hätten die geplante Befreiungsaktion für Mursi, der in dem Gefängnis Burg al-Arab einsitzt, wegen der strengen Sicherheitsvorkehrungen dort vorerst aufgeschoben, hieß es.
Die Militärführung hatte den Islamisten Mursi, der 2012 bei demokratischen Wahlen mit knapper Mehrheit zum Präsidenten gewählt worden war, im vergangenen Juli nach Massenprotesten abgesetzt. Die Muslimbruderschaft, in der Mursi seine politische Heimat hat, fordert seither seine Rückkehr an die Macht. (APA/Reuters, 24.11.2013)

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