ÄGYPTEN: DER SPORT ZAHLT DIE ZECHE der POLITISCHEN POLARISIERUNG – Egypte: le sport fait les frais des divisions politiques

Ägypten : Der Sport zahlt die Zeche für die politische Polarisierung
Kairo (AFP) – 18.11.2013 16.01 Von Jay Deshmukh
Nicht zu Weltmeisterschaften entsandt, gesperrt oder ausgeschlossen von ihren Teams, zahlen mehrere ägyptische Sportler auch den Preis für ihre Unterstützung der Islamisten, Zielscheibe einer Repression der durch das Militär installierten Macht, seit es Präsident Mohammed Mursi absetzte.
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Egypte: le sport fait les frais des divisions politiques
Le Caire (AFP) – 18.11.2013 16:01 – Par Jay DESHMUKH
Interdits de mondiaux, suspendus ou exclus de leurs équipes, plusieurs sportifs égyptiens payent aussi le prix de leur soutien aux islamistes, cibles d’une répression menée par le pouvoir installé par l’armée depuis qu’elle a destitué le président Mohamed Morsi.

L'attaquant égyptien d'Al-Ahly, Ahmed Abdel Zaher, lève quatre doigts en l'air, un signe de rallieme
Der ägyptische Stürmer von Al-Ahly, Ahmed Abdel Zaher, streckt vier Finger in die Luft, ein Zeichen der Morsi-Anhänger, und feiert damit ein Tor während des Finalrückspiels der Champions League von Afrika gegen die Südafrikaner von Orlando Pirates in Kairo am 10. November 2013
L’attaquant égyptien d’Al-Ahly, Ahmed Abdel Zaher, lève quatre doigts en l’air, un signe de ralliement des pro-Morsi alors qu’il célèbre un but inscrit lors de la finale retour de la Ligue des champions d’Afrique contre les Sud-Africains d’Orlando Pirates au Caire le 10 novembre 2013
afp.com – Mohamed Hisham

Le club de foot d’Al-Ahly, adulé au Caire, a suspendu Ahmed Abdel Zaher du Mondial des clubs et annoncé vouloir vendre son attaquant qui, après avoir marqué un but en finale de la Ligue des champions africaine le 10 novembre, a levé quatre doigts en l’air, le signe de ralliement des pro-Morsi. Il avait pourtant assuré la victoire ce soir-là contre les Orlando Pirates sud-africains.
Puis Al-Ahly n’a pas hésité à s’en prendre à sa vedette, Mohamed Aboutrika. Connu pour son soutien aux islamistes, le joueur chouchou des Egyptiens a écopé d’une amende pour ne pas s’être présenté à la remise des médailles après le match.
Les arts martiaux ont eux aussi fait les frais du mélange des genres: Mohammed Youssef a été suspendu deux ans pour avoir arboré un T-shirt orné des quatre doigts en l’air lorsqu’il recevait sa médaille d’or dans un tournoi international en Russie.
“Rabaa (quatrième en arabe)” évoque la place Rabaa où, le 14 août, soldats et policiers ont tué plusieurs centaines de manifestants pro-Morsi au coeur du Caire. Un massacre qui a marqué le début d’une implacable répression ayant fait, à ce jour, plus d’un millier de morts et envoyé derrière les barreaux plus de 2.000 Frères musulmans, la confrérie de M. Morsi lui-même détenu et poursuivi en justice.
Premier président élu démocratiquement en Egypte, M. Morsi a été destitué et arrêté le 3 juillet, l’armée invoquant les millions de manifestants descendus dans la rue trois jours plus tôt pour exiger le départ de celui qu’ils accusaient de vouloir islamiser à marche forcée la société.
Depuis, la grande majorité de l’opinion publique soutient les nouvelles autorités dans leur “guerre contre le terrorisme” visant les Frères musulmans.
– Relation ‘inextricable’ entre sport et politique –
Pour James Dorsey, de l’Ecole d’études internationales S. Rajaratnam à Singapour, les suspensions de sportifs s’inscrivent dans le cadre “des efforts d’un régime autocratique pour contrôler la totalité de l’espace public”.
La suspension de Zaher en particulier, explique à l’AFP cet expert du football arabe, “montre au grand jour la relation inextricable entre le sport et la politique” en Egypte.
“Les idées islamistes n’ont absolument pas droit de cité dans les médias (…) et si quelqu’un sort du discours officiel, il devient une menace potentielle”, renchérit Shadi Hamid, spécialiste de l’Egypte au Brookings Doha Center.
“L’exclusion de ces joueurs est clairement politique. Si un joueur brandissait un portrait du général Abdel Fattah al-Sissi, serait-il inquiété par les autorités ? Cela serait vu comme un acte patriotique”, poursuit-il, en référence au commandant en chef de l’armée, ministre de la Défense et véritable homme fort du pays.
Mais, soulignent les experts, la politique ne s’est pas invitée sur les terrains de sport avec la dernière crise.
Déjà sous les trois décennies de présidence de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir début 2011 par une révolte populaire, “la majorité des joueurs le soutenaient car il les couvrait de cadeaux à chaque victoire”, rappelle M. Dorsey. “Pour Moubarak, c’était une façon de s’associer à la culture populaire la plus partagée dans l’espoir de bénéficier des retombées positives du jeu pour redorer son image ternie”.
Mais alors qu’il cherchait à bénéficier du foot, c’est aussi du foot qu’est venue sa chute. Les ultras, ces supporters friands d’affrontements notamment avec la police, ont joué un rôle crucial dans la révolte qui a gagné l’Egypte dans le tumulte du Printemps arabe.
Moins d’un an plus tard, les ultras étaient de nouveau en première ligne dans les manifestations, cette fois contre l’armée qui a assuré l’intérim du pouvoir entre le départ de M. Moubarak et l’élection de M. Morsi en juin 2012.
Puis, en février 2012, des heurts entre fans des clubs d’Al-Ahly et d’Al-Masry avaient fait plus de 70 morts, en majorité des ultras, à Port Saïd dans le plus grand drame de l’histoire du football égyptien.
La politique a également fait irruption dans le foot quand l’équipe nationale a essuyé une lourde défaite (6-1) contre le Ghana le 15 octobre lors du match aller des barrages pour la Coupe du monde. Dans de furieux échanges de tweets, des pro-Morsi sont allés jusqu’à parler d’une punition contre le nouveau pouvoir.
© 2013 AFP

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L'Egyptien Mohamed Aboutreika, joueur-vedette d'Al-Ahly connu pour son soutien aux islamistes, salue
Der Ägypter Mohamed Aboutreika, Star-Spieler von Al-Ahly, bekannt für seine Unterstützung der Islamisten, grüßt die Fans mit der Hand während des Finalrückspiels der Champions League von Afrika gegen die Südafrikaner von Orlando Pirates in Kairo am 10. November 2013
L’Egyptien Mohamed Aboutreika, joueur-vedette d’Al-Ahly connu pour son soutien aux islamistes, salue les supporters de la main lors de la finale retour de la Ligue des champions d’Afrique contre les Sud-Africains d’Orlando Pirates au Caire le 10 novembre 2013
afp.com – Khaled Desouki

Ägypten : Der Sport zahlt die Zeche für die politische Polarisierung
Kairo (AFP) – 18.11.2013 16.01 Von Jay Deshmukh
Nicht zu Weltmeisterschaften entsandt, gesperrt oder ausgeschlossen von ihren Teams, zahlen mehrere ägyptische Sportler auch den Preis für ihre Unterstützung der Islamisten, Zielscheibe einer Repression der durch das Militär installierten Macht, seit es Präsident Mohammed Mursi absetzte.
Der Fußballverein Al-Ahly, in Kairo stark verehrt, sperrte Ahmed Abdel Zaher für den Weltcup der Clubs und kündigte an, seinen Stürmer zu verkaufen, der nach einem Tor im Finale der afrikanischen Champions League am 10. November vier Finger in die Luft gestreckt hatte, ein Zeichen der Mursi-Anhänger. Immerhin hatte er an diesem Abend den Sieg gesichert gegen die südafrikanischen Orlando Pirates.
Danach zögerte Al-Ahly nicht, seinen Star-Spieler Mohamed Aboutrika anzugreifen. Bekannt für seine Unterstützung der Islamisten, hat der Liebling der Ägypter eine Strafe aufgebrummt bekommen, weil er nicht an der Medaillenverleihung nach dem Spiel teilgenommen hatte.
Auch der Kampfsport hat die Last der Mischung der Kategorien getragen : Mohammed Youssef wurde für zwei Jahre gesperrt, weil er ein T- Shirt, geschmückt mit vier Fingern in der Luft, geschwenkt hatte, als er seine Goldmedaille in einem internationalen Turnier in Russland entgegennahm.
” Rabaa (vierter in Arabisch) ” bezieht sich auf den Platz Rabaa, wo am 14. August Soldaten und Polizisten im Herzen von Kairo Hunderte von pro-Mursi Demonstranten getötet hatten. Ein Massaker, das den Beginn einer gnadenlosen Unterdrückung geprägt hat, die bis heute mehr als tausend Tote forderte und mehr als 2.000 Muslim-Brüder hinter Gitter geschickt hat, der Bruderschaft von Mursi, er selbst inhaftiert und von der Justiz verfolgt.
Erster demokratisch gewählter Präsident von Ägypten, wurde Mursi am 3. Juli abgesetzt und verhaftet, wobei die Armee die Millionen von Demonstranten anführte, die drei Tage zuvor auf die Straße gingen, um den Rücktritt desjenigen zu fordern, dem sie vorwarfen, die Gesellschaft im Eilmarsch islamisieren zu wollen.
Seitdem unterstützt die überwiegende Mehrheit der Öffentlichkeit die neuen Behörden in ihrem “Krieg gegen den Terrorismus”, der auf die Muslimbruderschaft zielt.
– ‘Unlösbare’ Verbindung zwischen Sport und Politik
Für James Dorsey, von der S. Rajaratnam School of International Studies in Singapur, fallen Sperrungen von Sportlern unter “Bemühungen von einem autokratischen Regime den gesamten öffentlichen Raum zu kontrollieren.”
Die Sperrung Zahers insbesondere, erklärt dieser Experte des arabischen Fußballs der AFP, “zeigt offen die unlösbare Verbindung zwischen Sport und Politik” in Ägypten.
“Islamistische Ideen haben absolut kein Bürgerrecht in den Medien ( …) und wenn jemand den offiziellen Diskurs verlässt, wird er eine potenzielle Bedrohung”, fügt Shadi Hamid, ein Experte für Ägypten am Brookings Doha-Center, hinzu.
“Der Ausschluss von diesen Spielern eindeutig politisch. Falls ein Spieler ein Porträt von General Abdel Fattah al-Sisi schwingt, würde er dann von den Behörden belästigt? Es würde als ein patriotischer Akt gesehen werden”, sagt er, bezogen auf den Armeechef, Verteidigungsminister und echter starker Mann des Landes.
Aber die Experten sagen, die Politik habe sich nicht erst mit der letzten Krise auf den Sportplätzen eingeladen.
Bereits in den drei Jahrzehnten unter der Präsidentschaft von Hosni Mubarak, im Frühjahr 2011 durch einen Volksaufstand gestürzt, “hat die Mehrheit der Spieler ihn unterstützt, denn er überhäufte sie mit Geschenken für jeden Sieg”, erinnert Dorsey. “Für Mubarak war es ein Weg, sich der meistverbreiteten populären Kultur anzuschließen in der Hoffnung, von den positiven Auswirkungen des Spiels zu profitieren, um sein angeschlagenes Image wieder aufzubessern.”
Aber beim Versuch, Nutzen aus dem Fußball zu ziehen, kam sein Sturz auch vom Fußball. Die Ultras, diese Fans, die begierig auf Zusammenstöße besonders mit der Polizei sind, haben eine entscheidende Rolle in der Revolte Ägyptens im Tumult des Arabischen Frühlings gespielt.
Weniger als ein Jahr später waren die Ultras wieder an der Spitze der Proteste, diesmal gegen die Armee, die die Übergangsregierung zwischen dem Rücktritt von Herrn Mubarak und der Wahl von Herrn Mursi im Juni 2012 wahrnahm.
Dann, im Februar 2012 , hatten Auseinandersetzungen zwischen Fans der Vereine Al-Ahly und Al-Masry mehr als 70 Tote gefordert, meist Ultras, in Port Said beim größten Drama in der Geschichte der ägyptischen Fußballs.
Die Politik brach auch in den Fußball ein, als die Nationalmannschaft am 15. Oktober eine schwere Niederlage (6-1) gegen Ghana erlitt im Hinspiel der Qualifikationsrunde für die WM. In wütenden Tweets gingen pro-Mursi so weit, von einer Strafe gegen die neue Regierung zu sprechen.
© 2013 AFP

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ZEIT vom 21.10
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