ÄGYPTEN: DIE HÄLFTE DER REGISTRIERTEN WÄHLER STIMMTE FÜR DEN NEUEN PRÄSIDENTEN AL-SISI – Egypte: Sissi proclamé officiellement président, avec 96,9% des voix

Ägypten : Sissi offiziell mit 96,9% der Stimmen zum Präsidenten proklamiert
Kairo ( AFP) – 2014.03.06 21:03
Der ehemalige Armeechef Abdel Fattah al-Sissi wurde am Dienstag offiziell zum Präsidenten proklamiert, mit 96,9% der Stimmen, 11 Monate nach der Absetzung des Islamisten Mohammed Mursi und der Zugrunderichtung jeglicher Opposition.
Herr Sissi sammelte 23,780 Millionen Stimmen (von etwa 54 Millionen registrierten Wählern) gegen 757.511 für seinen einzigen Rivalen, den Führer der Linken, Hamdeen Sabbahi.

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Egypte: Sissi proclamé officiellement président, avec 96,9% des voix
Le Caire (AFP) – 03.06.2014 21:03

Des partisans d'Abdel Fattah al-Sissi sur la place Tahrir, au Caire, fêtent son élection
Anhänger von Abdel Fattah al-Sissi feiern auf dem Tahrir-Platz seine Wahl an die Spitze von Ägypten, am 3. Juni 2014
Des partisans d’Abdel Fattah al-Sissi sur la place Tahrir, au Caire, fêtent son élection à la tête de l’Egypte, le 3 juin 2014
afp.com – Mohamed El-Shahed


L’ex-chef de l’armée Abdel Fattah al-Sissi a été proclamé officiellement président mardi, avec 96,9% des suffrages, onze mois après avoir destitué l’islamiste Mohamed Morsi et réduit à néant toute opposition.
M. Sissi a recueilli 23,780 millions de suffrages (sur quelque 54 millions d’électeurs inscrits) contre 757.511 pour son unique rival, le leader de la gauche Hamdeen Sabbahi, selon la commission qui a fait état d’un taux de participation de 47,45%.
C’est ainsi près d’un électeur inscrit sur deux qui a voté pour lui lors du scrutin des 26, 27 et 28 mai. Un décompte non officiel l’avait jusqu’alors donné vainqueur avec 93,3% des suffrages.
Dans un discours télévisé après l’annonce de sa victoire, le maréchal Sissi, qui a pris sa retraite de l’armée pour pouvoir se présenter à la présidentielle, a appelé les Egyptiens à oeuvrer pour restaurer “la liberté” et la “justice sociale”.
Le roi Abdallah d’Arabie saoudite, dont le pays est l’un des principaux soutiens de M. Sissi, a été le premier chef d’Etat étranger à saluer la victoire “historique” de l’ex chef de l’armée, et proposé la tenue d’une conférence des donateurs pour aider l’économie de ce pays, très affectée par trois années d’instabilité politique.
Le roi du Maroc Mohammed VI a également adressé un message à M. Sissi pour exprimer ses “vœux les plus sincères de plein succès”.
Le gouvernement intérimaire installé par M. Sissi avait pris soin d’éliminer de la scène politique le principal mouvement d’opposition, la confrérie islamistes des Frères musulmans, interdite et déclarée “organisation terroriste”, qui boycottait l’élection.
M. Sissi a recueilli quelque 10,5 millions de voix de plus que M. Morsi en juillet 2012, dans un scrutin qui avait enregistré une participation légèrement supérieure, mais où tous les partis avaient pu participer.
M. Morsi était le premier chef de l’Etat élu démocratiquement en Egypte. Mais le 3 juillet 2013, après que des millions d’Egyptiens eurent manifesté pour réclamer son départ, le général Sissi le destituait et le faisait arrêter.
Policiers et soldats s’étaient ensuite lancés dans une implacable répression de ses partisans, notamment ses Frères musulmans, qui avaient remporté toutes les élections depuis la chute de Hosni Moubarak à l’issue d’une révolte populaire début 2011.
Depuis un an, plus de 1.400 manifestants pro-Sissi ont été tués, plus de 15.000 Frères musulmans ont été emprisonnés, dont la quasi-totalité de leurs leaders, qui encourent, à l’instar de M. Morsi, la peine de mort dans divers procès. Et des centaines d’islamistes ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes.
– ‘Guerre contre le terrorisme’ –
Pour justifier la répression, le gouvernement a invoqué la “guerre contre le terrorisme”, alors que des dizaines d’attentats ont visé les forces de l’ordre depuis l’éviction de M. Morsi.
Plus de 500 policiers et soldats ont ainsi été tués selon le gouvernement, la plupart de ces attaques ayant été revendiquées par des groupes d’insurgés jihadistes disant s’inspirer d’Al-Qaïda.
M. Sissi n’a pas eu besoin de battre la campagne tant il jouit d’un véritable culte de la personnalité depuis son coup de force contre les islamistes.
Une large frange de l’opinion publique, aiguillonnée par des médias publics comme privés devenus les grands promoteurs de la Sissi-mania, était excédée au bout d’un an de pouvoir par un président qui tentait d’accaparer tous les pouvoirs au profit des Frères musulmans et d’islamiser à marche forcée la société.
A l’énoncé de son score digne de ceux recueillis par les plus fameux autocrates, la quasi-totalité des journalistes égyptiens réunis à la commission électorale ont hurlé de joie, selon des journalistes de l’AFP.
Et sur l’emblématique place Tahrir, au coeur du Caire où les jeunes avaient manifesté début 2011 pour mettre fin à 30 ans de règne absolu de Moubarak, des milliers de supporteurs agitaient des drapeaux de l’Egypte, chantaient et dansaient aussi à la gloire de leur “héros”.
Les quelques dizaines d’observateurs étrangers venus assister au scrutin ont jugé que l’élection n’avait pas été marquée par des fraudes mais ont émis quelques réserves sur son caractère “équitable” en l’absence de facto de toute opposition crédible.
En revanche, les ONG internationales des droits de l’Homme, qui dénoncent les “massacres” de manifestants pro-Morsi, les emprisonnements massifs et les procès iniques, avaient d’emblée estimé que cette élection était “une farce”. Beaucoup estiment dores et déjà que le pouvoir de Sissi est encore plus autoritaire que celui de Moubarak.
© 2014 AFP

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Un homme fête l'élection d'Abdel Fattah al-Sissi à la présidence de l'Egypte, le 3 juin Des partisans d'Abdel Fattah al-Sissi convergent vers la place Tahrir, au Caire, pour fêter son élection à la tête de l'Egypte
Ein Mann feiert die Wahl von Abdel Fattah al-Sissi zum Präsidenten von Ägypten, am 3. Juni 2014 in Kairo
Un homme fête l’élection d’Abdel Fattah al-Sissi à la présidence de l’Egypte, le 3 juin 2014 au Caire
Anhänger von Abdel Fattah al-Sissi kommen auf dem Tahrir-Platz in Kairo zusammen, um seine Wahl an die Spitze von Ägypten zu feiern, am 3. Juni 2014
Des partisans d’Abdel Fattah al-Sissi convergent vers la place Tahrir, au Caire, pour fêter son élection à la tête de l’Egypte, le 3 juin 2014 – afp.com – Mohamed El-Shahed
Une femme crie sa joie après la victoire d'Abdel Fattah al-Sissi à la présidentielle égyptienne
Eine Frau schreit vor Freude nach dem Sieg von Abdel Fattah al-Sissi bei der ägyptischen Präsidentschaftswahl, am 3. Juni 2014 in Kairo
Une femme crie sa joie après la victoire d’Abdel Fattah al-Sissi à la présidentielle égyptienne, le 3 juin 2014 au Caire
afp.com – Mahmoud Khaled

Ägypten : Sissi offiziell mit 96,9% der Stimmen zum Präsidenten proklamiert
Kairo ( AFP) – 2014.03.06 21:03
Der ehemalige Armeechef Abdel Fattah al-Sissi wurde am Dienstag offiziell zum Präsidenten proklamiert, mit 96,9% der Stimmen, 11 Monate nach der Absetzung des Islamisten Mohammed Mursi und der Zugrunderichtung jeglicher Opposition.
Herr Sissi sammelte 23,780 Millionen Stimmen (von etwa 54 Millionen registrierten Wählern) gegen 757.511 für seinen einzigen Rivalen, den Führer der Linken, Hamdeen Sabbahi, laut der Kommission, die eine Wahlbeteiligung von 47,45% bestätigte.
So hat fast die Hälfte der registrierten Wähler bei der Wahl vom 26., 27. und 28. Mai für ihn gestimmt. Eine inoffizielle Zählung hatte ihn zuvor als Gewinner mit 93,3 % der Stimmen angegeben.
In einer Fernsehansprache nach der Bekanntgabe seines Sieges rief Marschall Sissi, der sich als Militär hatte pensionieren lassen, um für das Präsidentenamt kandidieren zu können, die Ägypter auf, die “Freiheit” und “soziale Gerechtigkeit” wiederherzustellen.
König Abdallah von Saudi-Arabien, dessen Land ist einer der Hauptunterstützer von Herrn Sissi ist, war der erste ausländische Staatschef, der den “historischen” Sieg des ehemaligen Armeechefs begrüßte. Er schlug die Abhaltung einer Geberkonferenz vor, um der Wirtschaft dieses Landes, von drei Jahren der politischen Instabilität stark betroffen, zu helfen.
Der König von Marokko Mohammed VI. schickte auch eine Botschaft an Herrn Sissi und drückte seine “herzlichsten Wünsche für einen vollen Erfolg” aus.
Die von Herrn Sissi eingerichtete Übergangsregierung hatte darauf geachtet, die Hauptoppositionsbewegung aus der politischen Szene zu entfernen, die islamistische Muslimbruderschaft, verboten und zur “Terrororganisation” erklärt, die die Wahl boykottierte.
Herr Sissi sammelte etwa 10,5 Millionen mehr Stimmen als Herr Mursi im Juli 2012 , in einer Wahl, die eine etwas höhere Beteiligung aufwies, wo aber alle Parteien teilnehmen konnten.
Herr Mursi war der erste demokratisch gewählte Staatschef in Ägypten. Aber am 3. Juli 2013 , nachdem Millionen von Ägyptern für seinen Rücktritt demonstriert hatten, wurde er von General Sissi abgesetzt und verhaftet.
Polizisten und Soldaten starteten dann eine gnadenlose Unterdrückung seiner Anhänger, darunter seiner Muslim-Bruderschaft, die jede Wahl seit dem Sturz von Hosni Mubarak nach einem Volksaufstand im Frühjahr 2011 gewonnen hatte.
Im vergangenen Jahr wurden mehr als 1.400 pro-Sissi-Demonstranten getötet, über 15.000 Muslimbrüder wurden inhaftiert, darunter fast alle ihre Führer, die, wie Herr Mursi, in verschiedenen Prozessen mit der Todesstrafe rechnen müssen. Und Hunderte von Islamisten wurden in in minutenschnellen Massenprozessen zum Tode verurteilt.
– „Krieg gegen den Terrorismus” –
Um die Repression zu rechtfertigen, hatte die Regierung zum “Krieg gegen den Terrorismus ” aufgerufen, wobei seit dem Sturz von Herrn Morsi Dutzende von Angriffen gegen die Sicherheitskräfte gerichtet waren.
Mehr als 500 Polizisten und Soldaten wurden getötet nach Regierungsverlautbarungen, für die meisten dieser Angriffe erklärten sich aufständische dschihadistische Gruppen verantwortlich, die sich auf Al-Qaïda beziehen.
Herr Sissi hatte keine Wahlkampagne nötig, er genoss den Kult seiner Persönlichkeit seit seinem Putsch gegen die Islamisten.
Ein großer Teil der öffentlichen Meinung, von öffentlichen wie auch privaten Medien, den großen Förderern der Sissi-Manie angespornt, war am Rande der Verzweiflung nach einem Jahr unter einem Präsidenten, der versuchte, alle Macht an sich zu reißen, zugunsten der Muslimbrüder und um die Gesellschaft im Gewaltmarsch zu islamisieren.
Als sein Resultat bekannt wurde, das dem der berühmtesten Autokraten entsprach, jubelten fast alle bei der Wahlkommission versammelten ägyptischen Journalisten vor Freude, nach AFP-Reportern.
Und auf dem legendären Tahrir-Platz im Herzen von Kairo, wo die jungen Leute Anfang 2011 demonstriert hatte, um 30 Jahre der absoluten Herrschaft von Mubarak zu beenden, schwenkten Tausende Anhänger ägyptische Fahnen, sangen und tanzten auch zur Ehre ihrer “Helden”.
Die wenigen Dutzend ausländischer Beobachter, die die Wahl begleiteten, meinten, dass die Wahl ohne Betrug ablief, hatten aber einige Bedenken über ihren”fairen” Charakter, da de facto jede glaubwürdige Opposition fehlte.
Dagegen schätzten internationale Menschenrechts-NGOs diese Wahl sofort als “Farce” ein. Sie prangerten die ” Massaker ” von Pro-Mursi-Demonstranten an, die Massenverhaftungen und unfairen Gerichtsverfahren. Viele glauben schon jetzt, dass die Macht von Sissi noch autoritärer ist als die Mubaraks.
© 2014 AFP

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