ÄGYPTEN: DIPLOMATISCHE OFFENSIVE GEGEN UNTERSTÜTZER DER MUSLIMBRÜDER – Egypte: offensive diplomatique contre les soutiens des Frères musulmans

Ägypten: diplomatische Offensive gegen die Anhänger der Muslimbruderschaft
Kairo ( AFP) – 2013.11.25 16.04 – Von Sarah BENHAIDA
Ägypten, das die Muslimbruderschaft vom von der Armee abgesetzten Präsidenten Mohammed Mursi blutig unterdrückt , multipliziert diplomatische Coups gegen Länder, die sie unterstützen, wie die Türkei, und erntet die finanzielle Unterstützung von Personen in der Golfregion, die ihnen misstrauen.
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Egypte: offensive diplomatique contre les soutiens des Frères musulmans
Le Caire (AFP) – 25.11.2013 16:04 – Par Sarah BENHAIDA
L’Egypte, qui réprime dans le sang les Frères musulmans du président Mohamed Morsi destitué par l’armée, multiplie les coups d’éclat diplomatiques contre les pays qui les soutiennent comme la Turquie et engrange le soutien financier de ceux qui s’en méfient dans le Golfe.
Dès que le premier président élu démocratiquement en Egypte a été déposé et arrêté par les militaires le 3 juillet, le gouvernement installé par l’armée s’en prenait au Qatar, seule monarchie du Golfe soutenant les Frères musulmans, en fermant l’antenne de sa chaîne Al-Jazeera en Egypte, dont des journalistes étaient même arrêtés.
En outre, plusieurs responsables gouvernementaux ont affirmé être prêts à rendre au Qatar les fonds alloués durant la présidence Morsi.
Mi-août, quand le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayip Erdogan dénonçait un “très grave massacre” après la mort de centaines de pro-Morsi tués par policiers et soldats au centre de la capitale, Le Caire rappelait son ambassadeur à Ankara. Avant de finalement expulser samedi l’ambassadeur turc en Egypte et de réduire sa représentation diplomatique au niveau des chargés d’affaires. Aussitôt, Ankara appliquait la “réciprocité”.
Pour Karim Bitar, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), basé à Paris, l’expulsion de l’ambassadeur de Turquie est la conséquence de la “collision entre un nationalisme égyptien de plus en plus sourcilleux et une Turquie rendue amère (…) après avoir subi plusieurs revers régionaux depuis un an, notamment en Syrie, qui lui ont fait perdre de l’influence”.
“Les dirigeants militaires disent clairement qu’ils ne tolèreront aucun soutien aux Frères musulmans, que ce soit à l’intérieur du pays ou à l’extérieur”, note Shadi Hamid, directeur de recherche au Brookings Center à Doha.
Mais, explique-t-il, si Le Caire se permet ce genre de mesure de rétorsion, c’est parce qu’il a gagné, en chassant les Frères musulmans du pouvoir, des appuis économiques de poids. “Des Etats du Golfe comme l’Arabie saoudite, le Koweït et les Emirats arabes unis ont fourni des milliards d’aide à l’Egypte, ce qui lui confère une certaine marge de manoeuvre”, dit-il.
Ne pas aller à la confrontation
L’Arabie saoudite et le Koweït avaient annoncé des aides cumulées de neuf milliards de dollars à l’Egypte dans les jours qui ont suivi le 3 juillet, promettant même de combler chaque dollar manquant de l’aide financière massive et essentiellement militaire des Etats-Unis qui lançaient des menaces après les massacres du 14 août mais refusaient de qualifier de “coup d’Etat” la destitution de M. Morsi.
De leur côté, les Emirats arabes unis –où 24 islamistes émiratis et égyptiens sont actuellement jugés pour constitution d’une cellule liée aux Frères musulmans- ont annoncé un soutien financier de 4,9 milliards de dollars.
De toute façon, pour M. Hamid, au delà des rodomontades de façade, ni l’Egypte ni les Etats-Unis, pas plus que les Européens n’ont “la volonté politique d’aller à la confrontation”.
En effet, “en dehors de la Turquie et du Qatar, soutiens traditionnels des Frères Musulmans, la plupart des autres pays ont pris acte de la nouvelle situation égyptienne et ont préféré fermer les yeux sur le coup d’Etat, au nom du réalisme et par hostilité de principe envers l’islamisme”, affirme M. Bitar.
Ainsi, les Etats-Unis, qui appelaient régulièrement à la libération de M. Morsi et ont ensuite gelé partiellement leur substantielle aide à l’armée égyptienne, multiplient désormais les déclarations hostiles au chef de l’Etat destitué. Récemment, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a accusé les Frères d’avoir “volé la révolution” de 2011 contre Hosni Moubarak.
Pour M. Bitar, le réel danger qui menace l’Egypte n’est pas l’isolement diplomatique mais la disparition progressive de la manne étrangère car “certains pays du Golfe ont déjà prévenu que leur aide économique à l’Egypte résultait d’un soutien en situation d’urgence et n’avait pas forcément vocation à se pérenniser”.
“Les difficultés à venir de l’Egypte viendront donc probablement plus du terrain économique que de celui de la légitimité internationale des nouvelles autorités”, conclut-il.
C’est d’ailleurs pour ces raisons économiques que Mustapha Kamal al-Sayyed, professeur à l’Université du Caire, estime que les tensions diplomatiques avec Ankara notamment pourraient n’être que “temporaires”. Quant au Qatar, où “des centaines de milliers de travailleurs Egyptiens sont expatriés”, l’Egypte ne peut s’en couper totalement, “car ce sont ces travailleurs qui en paieraient le prix”, dit-il.
© 2013 AFP

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Ägypten: diplomatische Offensive gegen die Anhänger der Muslimbruderschaft
Kairo ( AFP) – 2013.11.25 16.04 – Von Sarah BENHAIDA
Ägypten, das die Muslimbruderschaft vom von der Armee abgesetzten Präsidenten Mohammed Mursi blutig unterdrückt , multipliziert diplomatische Coups gegen Länder, die sie unterstützen, wie die Türkei, und erntet die finanzielle Unterstützung von Personen in der Golfregion, die ihnen misstrauen.
Sobald der erste demokratisch gewählte Präsident in Ägypten am 3. Juli abgesetzt und von den Militärs verhaftet worden war, hatte die von der Armee installierte Regierung die Golfmonarchie Katar angegriffen wegen derer Unterstützung der Muslimbruderschaft , schloß ihre Al -Dschasira Antenne in Ägypten , auch Journalisten wurden festgenommen.
Außerdem sagten mehrere Regierungsbeamte, dass sie bereit sind, die während der Präsidentschaft Morsi vergebenen Gelder aus Katar zurückzugeben.
Mitte August , als der islamisch- konservative türkische Ministerpräsident Recep Tayyip Erdogan ” sehr ernste Massaker ” verurteilte, nach dem Tod von Hunderten von der Polizei und Soldaten in der Mitte der Hauptstadt getöteten pro- Morsi , rief Kairo seinen Botschafter aus Ankara zurück. Samstag schließlich vertrieben sie den türkischen Botschafter in Ägypten und reduzierten ihre diplomatische Vertretung auf die Ebene der Geschäftsträger. Sofort wendete Ankara ” Gegenseitigkeit ” an.
Für Karim Bitar , Forschungsdirektor am Institut für Internationale und Strategische Beziehungen ( IRIS ) mit Sitz in Paris , ist die Vertreibung des türkischen Botschafters die Folge der ” Kollision zwischen zunehmendem ägyptischen Nationalismus und einer verbitterten Türkei (…) nach mehreren regionalen Rückschläge im vergangenen Jahr , darunter Syrien, wo sie an Einfluss verliert. ”
“Militärische Führer sagen klar , dass sie keine Unterstützung der Muslimbruderschaft dulden, weder innerhalb oder außerhalb des Landes “, sagte Shadi Hamid , Forschungsdirektor am Brookings Center in Doha.
Aber , sagt er, wenn Kairo diese Art der Vergeltung macht, ist es, weil man mit dem Verjagen der Muslimbruderschaft von der Macht, auch wirtschaftliche Unterstützung von Gewicht gewonnen hat. ” Die Golfstaaten wie Saudi-Arabien , Kuwait und die Vereinigten Arabischen Emirate haben Milliarden an Hilfe für Ägypten zur Verfügung gestellt, die ihm einen gewissen Spielraum ermöglichen” , sagte er.
Nicht auf die Konfrontation gehen
Saudi-Arabien und Kuwait hatten kumulierte neun Milliarden Dollar Hilfe an Ägypten in den dem 3. Juli folgenden Tagen angekündigt , auch versprochen, jeden Dollar der fehlenden und im wesentlichen militärische Hilfe aus den Vereinigten Staaten zu ersetzen, die Bedrohungen nach dem Massaker vom 14. August schleuderten, sich aber weigerten, die Entlassung von Herrn Morsi ” Staatsstreich ” zu nennen.
Für ihren Teil, kündigten die Vereinigten Arabischen Emirate – wo 24 Emirati und ägyptische Islamisten werden für die Gründung einer Zelle der Muslimbruderschaft angeklagt werden – , eine finanzielle Unterstützung in Höhe von 4,9 Milliarden Dollar an.
Wie auch immer, für Hamid haben, jenseits der prahlenden Fassade, weder Ägypten noch die USA , noch die Europäer ” den politischen Willen, auf Konfrontation zu gehen. ”
In der Tat, ” außerhalb der Türkei und Katar , traditionelle Anhänger der Muslimbruderschaft , haben die meisten anderen Länder im Namen des Realismus und aufgrund ihrer fundamentalen Feindschaft gegenüber dem Islam Kenntnis von der neuen ägyptischen Situation genommen und schließen die Augen vor dem Staatsstreich”, sagt Bitar .
So multiplizieren die Vereinigten Staaten , die regelmäßig die Freilassung von Herrn Morsi gefordert und dann teilweise ihre wesentliche Hilfe für die ägyptische Armee eingefroren hatten, jetzt ihre feindlichen Aussagen gegenüber dem gestürzten Staatsoberhaupt. Vor kurzem hat US-Außenminister John Kerry der Bruderschaft den ” Diebstahl der Revolution” von 2011 gegen Hosni Mubarak vorgeworfen.
Für Herrn Bitar ist die wirkliche Gefahr in Ägypten nicht die diplomatische Isolation, sondern das allmähliche Verschwinden der ausländischen Manna , weil ” einige Golfstaaten bereits davor gewarnt haben, dass die Wirtschaftshilfe für Ägypten Nothilfe war und nicht unbedingt aufrecht erhalten werden muss. ”
” Die Herausforderungen für Ägypten werden daher wohl mehr wirtschaftlichen Grund haben als den der internationalen Legitimität der neuen Regierung”, sagt er.
Aus diesen Gründen glaubt auch der Ökonom Mustafa Kamal al- Sayyed , ein Professor an der Universität Kairo, dass die diplomatischen Spannungen, mit Ankara insbesondere, nur “vorübergehend” sein könnten. Von Katar, wo ” Hunderttausende ägyptische Arbeiter leben”, kann Ägypten sich auch nicht vollständig abkapseln , “denn es sind die Arbeiter, die den Preis zu zahlen hätten”, sagte er.
© 2013 AFP

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