ÄGYPTEN ERKLÄRT MUSLIMBRÜDER ZU "TERRORISTEN" – L’Egypte déclare les Frères musulmans "organisation terroriste"

Ägypten – Muslimbrüder werden zu Terroristen erklärt
26.12.2013 http://www.welt.de/politik/ausland/
Die ägyptischen Behörden wollen härter gegen die Muslimbruderschaft vorgehen und stufen sie als Terrororganisation ein. Zu dem Anschlag im Norden des Landes bekannte sich jetzt eine Islamistengruppe.
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L’Egypte déclare les Frères musulmans “organisation terroriste”
Le Caire (AFP) – 25.12.2013 21:49 – Par Samer AL-ATRUSH, Mona SALEM
L’Egypte a déclaré “organisation terroriste” les Frères musulmans du président destitué Mohamed Morsi après leur avoir fait porter la responsabilité de l’attentat meurtrier contre la police mardi pourtant revendiqué par un mouvement jihadiste.

Un partisan des Frères musulmans tient le portrait du président égyptien destitué Mohamed Morsi, lor
Anhänger der Muslimbrüder mit Morsi-Portrait in Kairo
Un partisan des Frères musulmans tient le portrait du président égyptien destitué Mohamed Morsi, lors d’un rassemblement le 7 juillet 2013 au Caire
afp.com – Mahmoud Khaled

Bannis mais tolérés sous le régime de Hosni Moubarak et véritablement sortis de la clandestinité à son départ en 2011, les Frères musulmans traversent ainsi une des épreuves les plus dures depuis leur création en 1928.
Cette annonce officielle place désormais sous le coup d’une sévère loi anti-terrorisme la confrérie qui était déjà la cible d’une sanglante répression depuis l’éviction il y a six mois du chef de l’Etat issu de ses rangs par l’armée qui dirige désormais de facto les nouvelles autorités.
Le gouvernement a en outre interdit aux membres du mouvement islamiste, né en Egypte mais qui a essaimé ailleurs dans le monde, de manifester, alors que les partisans de M. Morsi se mobilisent quasi-quotidiennement en Egypte pour réclamer le retour au pouvoir du seul président jamais élu démocratiquement du pays.
Ces décisions, qui interviennent trois semaines avant un référendum constitutionnel que les Frères musulmans ont appelé à boycotter, ont été prises au lendemain d’un attentat qui a choqué en Egypte.
Perpétrée par un kamikaze qui a jeté sa voiture sur les barrières protégeant le quartier général de la police de Mansoura, à une centaine de kilomètres au nord du Caire, l’attaque a tué 14 policiers et un civil. Les résidents s’en étaient aussitôt pris aux Frères musulmans, que le gouvernement intérimaire accuse régulièrement d’aider et de financer les auteurs d’attaques contre les forces de l’ordre.
L’attaque de mardi a toutefois été revendiquée par Ansar Beit el-Maqdess, un mouvement jihadiste qui dit s’inspirer d’Al-Qaïda, alors que la confrérie a rapidement condamné l’attentat de Mansoura.
Mais peu après cette revendication, postée sur les forums jihadistes, un communiqué du gouvernement affirmait que “l’Egypte toute entière (avait) été terrorisée par l’horrible crime commis par les Frères musulmans”.
Détaillant les décisions gouvernementales, le vice-Premier ministre Hossam Eissa a annoncé que les Frères musulmans avaient été déclarés “organisation terroriste”, ajoutant que le gouvernement avait décidé de “punir conformément à la loi quiconque continuerait à appartenir à ce groupe après cette annonce”.
En 1992, alors que des attentats islamistes ensanglantaient le pays, l’Egypte avait adopté une loi anti-terrorisme prévoyant des sanctions renforcées, allant jusqu’à la peine capitale.
Manifestations interdites
Le ministre de la Solidarité sociale Ahmad el-Boraie a ensuite indiqué que “toutes les activités” des Frères musulmans étaient désormais interdites, notamment “les manifestations”.
La confrérie a toutefois appelé à poursuivre la mobilisation.
“Les manifestations vont continuer, c’est certain”, a déclaré à l’AFP Ibrahim Mounir, membre du bureau de la Guidance de la confrérie en exil à Londres.
“C’est une façon d’incriminer les Frères musulmans”, a-t-il estimé, en référence à l’attentat de Mansoura.
Les nouvelles autorités dirigées de facto par l’armée qui a destitué M. Morsi le 3 juillet se sont lancées depuis août dans une sanglante répression des manifestants pro-Morsi, faisant plus d’un millier de morts.
M. Morsi et plusieurs responsables de son administration ou de son mouvement sont actuellement jugés et doivent notamment répondre d'”espionnage” au profit d’organisations étrangères, notamment du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, en vue de commettre des “actes terroristes”
Alors que l’armée a promis une “transition démocratique” qui doit être lancée avec le référendum constitutionnel les 14 et 15 janvier et se clore par des élections législatives et présidentielle mi-2014, M. Boraie a expliqué que l’interdiction des activités des Frères musulmans visait également son parti Liberté et Justice (PLJ), qui avait remporté toutes les élections depuis la révolte populaire qui a chassé du pouvoir Hosni Moubarak.
La confrérie, qui avait rejoint le jeu démocratique avant la révolte de 2011, se distançant ainsi des groupes radicaux à l’image d’Al-Qaïda qui considèrent les élections comme contraires à l’islam, pourraient désormais revoir ses positions après avoir été dépossédés d’une présidence acquise via les urnes.
Lors de leur coup de force contre M. Morsi, les militaires avaient affirmé répondre au souhait de millions de manifestants qui accusaient le président islamiste d’avoir échoué à redresser une économie en ruine et de chercher à accaparer le pouvoir au profit de sa confrérie.
© 2013 AFP

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Ägypten – Muslimbrüder werden zu Terroristen erklärt
26.12.2013 http://www.welt.de/politik/ausland/
Die ägyptischen Behörden wollen härter gegen die Muslimbruderschaft vorgehen und stufen sie als Terrororganisation ein. Zu dem Anschlag im Norden des Landes bekannte sich jetzt eine Islamistengruppe.
Nach einem blutigen Autobombenanschlag auf eine Polizeizentrale greift die ägyptische Übergangsregierung hart gegen die Muslimbruderschaft durch. Sie stufte am Mittwoch die islamistische Bewegung von Ex-Präsident Mohammed Mursi als “Terrororganisation” ein. Obwohl sich eine al-Qaida-nahe Gruppierung zu dem Anschlag bekannt hatte, machte Vizeregierungschef Hossam Eissa die Muslimbrüder dafür verantwortlich.
Mit der Entscheidung können künftig Mitglieder der Muslimbruderschaft, aber auch ihre Unterstützer, strafrechtlich verfolgt werden. Nach den Worten des Ministers für soziale Solidarität, Ahmed al-Borei, sind “alle Aktivitäten” der Muslimbrüder verboten, darunter auch Demonstrationen.
Die Organisation machte jedoch umgehend klar, dass sie weiterhin auf die Straße gehen werde. Ihre Einstufung als Terrororganisation sei “ungültig”, sagte ein Vertreter des Exekutivrats, Ibrahim Munir, in seinem Londoner Exil.
Die Muslimbrüder hatten nach dem Sturz des langjährigen Machthabers Husni Mubarak im Jahr 2011 die ersten demokratischen Parlaments- und Präsidentschaftswahlen gewonnen. Der aus der Bruderschaft stammende Präsident Mursi blieb allerdings nur ein Jahr im Amt: Im vergangenen Juli wurde er nach anhaltenden Massenprotesten vom Militär gestürzt. Seine Anhänger demonstrieren seitdem fast täglich für seine Wiedereinsetzung.

Muslimbrüder distanzieren sich von Anschlägen
Am frühen Dienstagmorgen hatte ein Attentäter einen mit Sprengstoff präparierten Wagen in die Absperrung vor der Polizeizentrale der Stadt Mansura im Nil-Delta gerammt. 14 Polizisten und ein Passant starben, mehr als 100 Menschen wurden verletzt.
Zu dem Anschlag bekannte sich inzwischen die radikal-islamische Gruppe Ansar Beit al-Makdis, die vor allem auf der Sinai-Halbinsel aktiv ist und die von den Muslimbrüdern verfolgte Form des “politischen Islam” ablehnt. Die Muslimbrüder hatten den Anschlag noch am Dienstag “auf das Schärfste” verurteilt.
Regierungschef Hasem Beblawi hatte schon kurz nach dem Attentat die Muslimbruderschaft indirekt verantwortlich gemacht und sie als “Terrororganisation” bezeichnet. Beobachter werteten dies als Hinweis, dass die Behörden vor dem anstehenden Verfassungsreferendum noch härter gegen die Organisation vorgehen könnten. Das Referendum ist für den 14. und 15. Januar geplant. Wird die Verfassung vom Volk angenommen, sollen bis Jahresmitte Parlaments- und Präsidentschaftswahlen folgen.
Am Dienstag nahm die Polizei zudem Mursis Regierungschef Haschim Kandil fest. Kandil war noch zu Amtszeiten im April zu einem Jahr Gefängnis verurteilt worden, weil er ein Gerichtsurteil gegen die Privatisierung eines Staatsunternehmens nicht umgesetzt hatte. Im September bestätigte ein Berufungsgericht das Urteil, Kandil blieb aber zunächst auf freiem Fuß.
Muslimbruderschaft de facto schon seit September verboten
Nach Behördenangaben wurde er nun bei dem Versuch festgenommen, mithilfe eines Schleusers in den Sudan zu flüchten.
Die Muslimbruderschaft ist per Gerichtsurteil de facto bereits seit September verboten. Die Behörden werfen der islamistischen Bewegung auch vor, bewaffnete radikal-islamische Aufständische auf der von andauernden Unruhen erschütterten Sinai-Halbinsel zu finanzieren und auszubilden.
Nahezu die vollständige Führungsriege der Muslimbrüder und Tausende andere Islamisten wurden nach Mursis Sturz verhaftet. Bei der Niederschlagung der Proteste gegen Mursis Entmachtung wurden landesweit mehrere Hundert seiner Anhänger getötet.
AFP/dpa/Reuters/sara/ds

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