ÄGYPTEN: JUSTIZ GEHT AUCH GEGEN DEMOKRATIEBEWEGUNG VOR – Egypte: la justice poursuit également les militants laïques

Ägypten -Auch weltliche Revolutionäre kommen ins Gefängnis
22.12.2013 http://www.welt.de/politik/ausland/
Nach den Islamisten nimmt Ägyptens Justiz die weltliche Opposition aufs Korn. Drei Symbolfiguren des Umsturzes von 2011 müssen hinter Gitter. Sie sollen gegen das Versammlungsgesetz verstoßen haben.
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Egypte: trois militants laïques en vue condamnés à trois ans de prison

Le Caire (AFP) – 22.12.2013 15:06
Trois militants laïques actifs lors de la révolte qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir en 2011 ont été condamnés dimanche à trois ans de prison pour avoir défilé contre une nouvelle loi controversée limitant le droit de manifester en Egypte.

Ahmed Douma (g) et Ahmed Maher (d) ont été condamnés à trois ans de prison au Caire le 22 décembre 2Mohamed Adel dans le box des accusés lors de son procès au Caire le 22 décembre 2013
vlnr: Ahmed Douma, Ahmed Maher,Mohamed Adel
Ahmed Douma (g) et Ahmed Maher (d) ont été condamnés à trois ans de prison au Caire le 22 décembre 2013
Mohamed Adel dans le box des accusés lors de son procès au Caire le 22 décembre 2013
afp.com –

C’est la première fois qu’un tribunal condamne des manifestants non islamistes depuis que l’armée a destitué et arrêté le président islamiste Mohamed Morsi le 3 juillet et que le nouveau pouvoir dirigé de facto par les militaires réprime implacablement tout rassemblement des pro-Morsi.
Parallèlement à cette sanglante répression –plus de 1.000 morts– dans les rangs islamistes, les nouvelles autorités se sont lancées dans un bras de fer avec les militants laïques en promulguant fin novembre une loi controversée sur le droit de manifester.
Ahmed Maher, Ahmed Douma et Mohamed Adel ont été jugés coupables d’avoir organisé et participé fin novembre à une manifestation visant à protester notamment contre cette nouvelle loi.
La manifestation a été jugé “illégale” car non autorisée en vertu du nouveau texte interdisant tout rassemblement qui n’aurait pas été annoncé trois jours avant au ministère de l’Intérieur, lequel se réserve le droit de l’autoriser ou l’interdire.
Les trois hommes ont également été jugés coupables d’avoir attaqué les forces de l’ordre durant la manifestation et condamnés à une amende de 5.200 euros chacun, ont indiqué des sources judiciaires.
La nouvelle loi a déclenché la fureur des mouvements libéraux et laïques qui s’étaient, jusqu’à présent, abstenus de critiquer la répression des manifestations pro-Morsi, voire soutenaient le nouveau gouvernement dans ces actions.
MM. Maher, Douma et Adel étaient parmi les militants les plus actifs ayant organisé les manifestations populaires qui ont poussé en février 2011 Hosni Moubarak, chef de l’Etat depuis trois décennies, à abandonner le pouvoir, au profit d’un conseil militaire.
Ils avaient également supporté la destitution de Mohamed Morsi qu’ils accusent d’avoir “trahi” la révolution de 2011.
Un verdict ‘digne de l’époque Moubarak’
Ahmed Douma, un des militants laïques les plus connus du pays, avait été arrêté le 3 décembre, tandis qu’Ahmed Maher, fondateur du mouvement du 6-Avril fer de lance de la révolte de 2011, s’était rendu à la justice au Caire le 30 novembre.
Mohamed Adel, un autre militant en vue en 2011, était absent de la première audience du procès le 8 décembre et a été arrêté jeudi au siège d’une ONG au Caire après plusieurs semaines de fuite.
Un autre militant laïque, Alaa Abdel Fattah, doit également être jugé pour participation à une manifestation interdite fin novembre mais la date de son procès n’a pas encore été fixée.
La loi que dénoncent ces militants a été jugée liberticide par les organisations de défense des droits de l’Homme et a suscité des réserves de la part de Washington.
Ce texte oblige les organisateurs à informer les autorités de toute manifestation au moins trois jours ouvrables avant sa tenue. Le ministère de l’Intérieur peut ensuite décider de l’interdire si elle représente une “menace pour la sécurité”.
La loi interdit aussi la tenue de rassemblements dans les lieux de culte et le départ de manifestations depuis de tels lieux.
Pour Heba Morayef, responsable de l’ONG Human Rights Watch en Egypte, la condamnation de dimanche donne une idée de ce qui pourrait se produire à l’avenir.
“Ce verdict est significatif parce qu’il s’inscrit dans le modèle de ce que nous avons vu, particulièrement lors des trois dernières semaines”, a-t-elle expliqué à l’AFP ajoutant que le fait de cibler les organisateurs de manifestations est “une tactique digne de l’époque Moubarak”.
Dans la foulée de la révolte de 2011, les Frères musulmans avaient remporté les législatives et M. Morsi la présidentielle en 2012. Le seul chef de l’Etat jamais élu démocratiquement en Egypte a ensuite été déposé par l’armée le 3 juillet.
Depuis mi-août, plus d’un millier de manifestants islamistes pro-Morsi ont été tués par les soldats et les policiers, essentiellement au Caire, et des milliers de Frères musulmans ont été arrêtés, dont la quasi-totalité de leurs leaders. Ces derniers, comme M. Morsi en personne, sont actuellement jugés pour plusieurs chefs d’accusation, dont “incitation au meurtre de manifestants”.
© 2013 AFP

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Ägypten -Auch weltliche Revolutionäre kommen ins Gefängnis
22.12.2013 http://www.welt.de/politik/ausland/
Nach den Islamisten nimmt Ägyptens Justiz die weltliche Opposition aufs Korn. Drei Symbolfiguren des Umsturzes von 2011 müssen hinter Gitter. Sie sollen gegen das Versammlungsgesetz verstoßen haben.
Drei prominente Aktivisten der Revolution von 2011 sind am Sonntag von einem Gericht in Kairo zu jeweils drei Jahren Gefängnis verurteilt worden. Die drei Mitgründer der Jugendbewegung 6. April, Ahmed Maher, Ahmed Duma und Mohammed Adel, müssen hinter Gitter, weil sie nach Ansicht des Gerichts an einer illegalen Demonstration teilgenommen und Polizisten tätlich angegriffen haben.
Die Angeklagten bestritten die Anschuldigungen. Es war dies die erste Verurteilung auf der Grundlage eines neuen, umstrittenen Versammlungsgesetzes. Demnach müssen Demonstrationen von der Polizei ausdrücklich erlaubt werden.
Mit der Verhängung der im Gesetz vorgesehenen Höchststrafe von drei Jahren und einer Geldstrafe von jeweils 50.000 Pfund (umgerechnet 5300 Euro) machte das Gericht deutlich, dass die neue Bestimmung drakonisch durchgesetzt werden soll. Die Urteile sind noch nicht rechtskräftig.
Verurteilte standen hinter Anti-Mursi-Demonstrationen
Maher, Duma und Adel waren neben anderen die treibenden Persönlichkeiten hinter den Demonstrationen, die im Januar 2011 begannen und schließlich nach 18 Tagen den Präsidenten Husni Mubarak zum Rücktritt zwangen.
Die drei Verurteilten hatten Ende November in einer Menge vor dem Gebäude des Schura-Rats demonstriert, in dem die Verfassungskommission tagte. Die Revolutionsaktivisten hatten gegen die Aufnahme eines Artikels in das künftige Grundgesetz protestiert, der weiterhin die Möglichkeit von Militärtribunalen für Zivilisten vorsieht. Die Kundgebung war von der Polizei mit Gewalt aufgelöst worden.
Die Verfassungskommission billigte wenige Tage später einen Verfassungsentwurf, der die von den Demonstranten kritisierte Bestimmung enthält. Über den Entwurf stimmen die ägyptischen Wähler in einem Referendum am 14. und 15. Januar ab.
Mursi-Anklage an Strafgericht verwiesen
Ein Untersuchungsrichter in Kairo verwies indes eine weitere Anklage gegen den im Juli gestürzten Präsidenten Mohammed Mursi ans Strafgericht. Der islamistische Politiker wird sich demnach zusammen mit 132 weiteren Angeklagten wegen eines Gefängnisausbruchs während der Unruhen im Jahr 2011 vor Gericht verantworten müssen, wie Justizkreise am Samstag in Kairo bestätigten.
Gegen Mursi läuft bereits ein Prozess wegen Anstachelung zur Gewalt und zum Mord im Zusammenhang mit gewaltsamen Protesten vor dem Präsidentenpalast in Kairo im vergangenen Dezember. Zudem muss er sich auch wegen Verschwörung vor Gericht verantworten. Der Staatsanwaltschaft zufolge soll er gemeinsam mit militanten islamistischen Organisationen wie der Hamas eine Welle der Gewalt vorbereitet zu haben, um das Land nach seinem Sturz zu destabilisieren. Die Hamas soll auch am Gefängnisausbruch 2011 beteiligt gewesen sein.
dpa/hmh

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