ÄGYPTEN, KRISE (Part V): USA VERMITTELN – Crise en Egypte: médiation américaine pour éviter le pire

Morsi-Anhänger offen für Gespräche – Allerdings ohne Armeechef
3. August 2013, 18:39 http://derstandard.at/r652/Afrika
US-Vizeaußenminister Burns in Kairo – Neue Demonstrationen geplant
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Crise en Egypte: médiation américaine pour éviter le pire
Le Caire (AFP) – 03.08.2013 19:16
Un important émissaire américain a mené samedi en Egypte une médiation pour tenter de trouver une solution au dangereux bras de fer entre les partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi et le pouvoir mis en place par l’armée.
Dans le même temps, le nouvel homme fort du pays, le général Abdel Fattah al-Sissi, a alterné le langage de l’apaisement et celui de la menace à peine voilée dans un entretien au Washington Post.
Dans ce contexte, la visite surprise du secrétaire d’Etat américain adjoint William Burns apparaît comme l’une des dernières chances d’éviter une confrontation entre la police et les milliers de militants des Frères musulmans qui occupent deux places du Caire depuis un mois pour dénoncer un coup d’Etat militaire.
M. Morsi, issus de leurs rangs, a été destitué et arrêté par l’armée le 3 juillet.
Le ballet diplomatique qui s’est joué ces derniers jours au Caire, mené essentiellement par des responsables européens et africains, n’a cependant pas donné de résultats tangibles.
“Un processus politique ouvert à tous”
La police et l’armée fourbissent leurs armes, et le ministère de l’Intérieur a demandé une nouvelle fois samedi la dispersion des sit-in en faisant valoir qu’une sortie pacifique permettra aux Frères musulmans “de jouer un rôle dans le processus politique démocratique”. Or, ces derniers rejettent toute négociation avant le retour de M. Morsi.
La communauté internationale redoute que l’évacuation par la force des places Rabaa al-Adawiya et Nahda, où des manifestants se sont barricadés avec femmes et enfants, ne tourne au massacre après la mort de plus de 250 personnes en un mois, essentiellement des pro-Morsi, lors de heurts avec la police ou des anti-Morsi.
“Un processus ouvert à tous”
M. Burns a rencontré le ministre des Affaires étrangères Nabil Fahmy et des membres des Frères musulmans, la formation de M. Morsi.
Dans le même temps, le général Sissi a assuré vouloir tout faire pour “organiser les élections à venir (annoncées pour début 2014) sans verser une seule goutte de sang égyptien”.
Mais il n’a pas du tout exclu une dispersion par la force: “Ceux qui mettront un terme à ces sit-in et nettoieront ces places, ce ne sont pas les militaires. Il y a une police civile qui est affectée à ces tâches”.
Le général a même vertement critiqué les Etats-Unis, pourtant le principal bailleur de fonds de son armée avec 1,3 milliard de dollars annuels.
“Nous nous demandons vraiment quel est le rôle des Etats-Unis, de l’Union européenne et de toutes les autres forces internationales qui sont pour la sécurité et le bien-être de l’Egypte (…) ? Vous avez laissé tomber les Egyptiens, vous leur avez tourné le dos, et ils ne l’oublieront pas”, a asséné Sissi.
Il avait justifié la destitution de M. Morsi par le mécontentement qui avait poussé des millions d’Egyptiens à manifester pour réclamer son départ et lui reprochant d’avoir accaparé le pouvoir au seul profit des Frères musulmans et d’avoir achevé de ruiner une économie déjà exsangue.
“Ecrasons-les”
“Si nous n’avions pas agi, cela se serait transformé en guerre civile”, a martelé Sissi au Washington Post.
“Ecrasons-les”
La visite de M. Burns survient après une déclaration tonitruante du chef de la diplomatie américaine John Kerry, qui avait estimé jeudi soir que l’armée avait “rétabli la démocratie” en destituant M. Morsi à la demande de “millions et de millions de manifestants”.
La tonalité de cette déclaration démontre l’embarras de l’administration américaine face à la crise que vit l’un de ses principaux alliés dans la région.
Les Frères musulmans ont enfoncé le clou en accusant les Etats-Unis d’être les “complices” d’un coup d’Etat et le chef d’Al-Qaïda, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, a qualifié la destitution de M. Morsi de résultat d’un “complot américain” avec la “collusion” des intérêts de l’armée et de la minorité chrétienne copte.
Dans la rue, malgré les appels des Frères musulmans à une plus forte mobilisation vendredi soir contre le pouvoir, celle-ci a toutefois paru s’éroder avec des marches et de nouveaux sit-in qui ont tourné court dans la nuit. Samedi, les manifestants n’ont cependant pas bougé des deux places qu’ils occupent.
Le vice-président par intérim et prix Nobel de la Paix Mohamed ElBaradei a prévenu vendredi qu’il ne pourrait pas contenir longtemps les faucons au sein du pouvoir auquel il participe.
“Des gens sont vraiment furieux contre moi parce que je dis: prenons notre temps, parlons avec eux. L’humeur, maintenant, c’est plutôt ‘écrasons-les'”, a-t-il assuré.
© 2013 AFP

Morsi-Anhänger offen für Gespräche – Allerdings ohne Armeechef
3. August 2013, 18:39 http://derstandard.at/r652/Afrika
US-Vizeaußenminister Burns in Kairo – Neue Demonstrationen geplant
Kairo – Die islamistischen Anhänger des gestürzten ägyptischen Präsidenten Mohammed Morsi haben erstmals Kompromissbereitschaft erkennen lassen. Die Pro-Morsi-Allianz respektiere die Forderungen der Massenbewegung, die am 3. Juli in der Absetzung des gewählten Staatschefs mündete, sagte ein Sprecher nach einem Treffen mit Vertretern der USA und der EU am Samstag in Kairo. Er beharrte aber darauf, dass die Armee und ihr Chef Abdel Fattah al-Sisi nicht am politischen Dialog über die Zukunft Ägyptens beteiligt werden dürften. Die Übergangsregierung forderte Morsis Anhänger am Samstag erneut auf, ihren Protest zu beenden, was diese ablehnten.
Wenn die Gegner Morsis darauf beharrten, dass dieser nicht Teil der Regierung sein darf, dann “muss die Standfestigkeit und die Sitzblockaden jener, die in den vergangenen fünf Wochen auf die Straße gingen, auch bedeuten, dass Sisi nicht Teil dieser sein darf”, forderte Tarek El-Malt. Zudem müssten die Gespräche mit der neuen Führung des Landes auf der Grundlage der vom Militär ausgesetzten Verfassung geführt werden. Diese müsse wieder für rechtskräftig erklärt werden.
Ein Ende des Konflikts müsse mit der Nationalen Heilsfront vereinbart werden, in der die weltlichen Parteien zusammengeschlossen sind. Ägypten brauche jetzt eine Phase der Ruhe, erklärte der Sprecher nach einem Treffen mit US-Vizeaußenminister William Burns und dem EU-Gesandten Bernadino Leon.
Burns war am Freitagabend zu Vermittlungsgesprächen nach Kairo gereist. Neben Vertretern der Muslimbruderschaft – aus der auch Morsi stammt – traf er am Samstag gemeinsam mit Leon auch den ägyptischen Außenminister Nabil Fahmy. Dieser erklärte sich erneut bereit, alle politischen Parteien in einen Plan der nationalen Einigung miteinzubeziehen – diese müssten jedoch von Gewalt abstand halten. Und auch wenn ausländische Vermittler willkommen seien, läge die Entscheidung allein bei seiner Regierung, “die den Willen des ägyptischen Volkes umsetzt”.
Zuvor hatte die Übergangsregierung die Muslimbrüder erneut zur Räumung der Protestcamps aufgefordert. Nachdem das Militär die Lager offenbar blockiert hat, versprach das Innenministerium den Anhängern Morsis freien Abzug und “eine politische Integration”. Allerdings müssten sich diejenigen verantworten, die Verbrechen begangen hätten. Nach Angaben der ägyptische Tageszeitung “Al-Masry Al-Youm” (Samstag) sollen die Muslimbrüder das Angebot abgelehnt haben.
Tausende Morsi-Anhänger halten seit Wochen in den Lagern die Stellung, um die Wiedereinsetzung des gestürzten Präsidenten durchzusetzen. Eine Räumung der Lager würde wohl ein Blutbad auslösen. Seit einem Monat sind bei Zusammenstößen von Anhängern und Gegnern Morsis mehrere Hundert Menschen getötet worden. Auch für Samstag wurden neue Demonstrationen erwartet.
Weiteres Öl ins Feuer goss die Terrororganisation Al-Kaida, die per Internetbotschaft die Muslimbrüder aufgefordert, für die Einsetzung der Scharia zu kämpfen. In einer auf mehreren radikal-islamistischen Webseiten veröffentlichten Tonaufnahme drängte Al-Kaida-Chef Ayman al-Zawahiri die Muslimbrüder, sich von der Demokratie abzuwenden und sich für eine Regierung auf Grundlage des islamischen Rechts einzusetzen. Die Legitimität liege nicht in Wahlen und Demokratie sondern in der Scharia. Was in Ägypten geschehen sei, sei der beste Beweis, dass Demokratie als Weg zur islamischen Herrschaft nicht tauge.(APA, 3.8.2013)

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