ÄGYPTEN: MASSENPROTEST (Part I) GEGEN MUBARAK-REGIME – EL BARADEI DABEI – Egypte (I): ElBaradei avec mouvement de masse anti-Moubarak, repression dure

Des manifestants déchirent un poster du président Moubarak dans la ville d'Alexandrie, le 26 janvie
Foto (c) AFP: Des manifestants déchirent un poster du président Moubarak dans la ville d’Alexandrie, le 26 janvier
Alexandrien, Ägypten: Demonstranten zerreissen ein Plakat von Mubarak, 26.01.2011

=> PART II: ÄGYPTEN, MASSENREVOLTE (Part II): ANARCHIE, (nette) ARMEE, AUSGANGSSPERRE, NEUE REGIERUNG; REFORMVERSPRECHEN – Egypte (II): la contestation s’amplifie, L’anarchie règne, couvre-feu, nouveau gouvernement, reformes

=> Mit 11 Anti-Mubarak- Karikaturen: PART V, 06.02. – .. REBELLION ÄGYPTEN (Part V) – NICHT-RÜCKTRITT MUBARAKs – VOLK KOCHT, FREITAG MONSTERDEMONSTRATION – Egypte,(Part V) rebellion, le cauchemar d’Al-Qaïda – PORTRAIT Omar Souleimane

1. Tausende Ägypter auf der Straße, fordern Abfahrt von Mubarak
KAIRO (AFP) – 25/01/2011 17.45
Tausende Ägypter haben gefordert, Dienstag, den Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak, in Kraft seit drei Jahrzehnten, bei Veranstaltungen im ganzen Land, durch den Volksaufstand in Tunesien inspiriert.
“Mubarak hau ab”, “Tunesien ist die Lösung”, skandierten die Demonstranten in Kairo und in Alexandria (Norden), vor einer massiven Präsenz der Polizei.

2. Gewalttätige Demonstrationen gegen das Regime in Ägypten: Zwei Tote, 70 Verletzte
KAIRO (AFP) – 2011.01.26 23.22
Demonstrationen gegen das Regime haben sich gewalttätig ereignet Mittwoch in Ägypten, mit dem Tod von zwei Menschen bei Zusammenstößen mit der Polizei, und haben angegriffen und mit Brandbomben Gebäude am 2. Tag einer beispiellosen Protestbewegung seit fast 30 Jahren Regierungszeit von Hosni Mubarak.
3. Mit Internet, umgeht die Protestbewegung sowohl Macht und Opposition in Ägypten
KAIRO (AFP) – 26/01/2011 07.26
Die Protestbewegung in Ägypten hat stark unter den Jungen und den mittleren Klassen über das Internet und Social Networks mobilisiert, was eine Herausforderung an die Behörden und die traditionelle Opposition darstellt.

4. ANALYSE INTERVIEW– Weniger als zwei Wochen nach der von Tunesien, Ägypten wiederum wird von einer Protestbewegung gerockt, in diesem Land beispiellos seit den Unruhen von 1977. Was sind die Gemeinsamkeiten und Unterschiede zwischen den Forderungen der Demonstranten, zwischen den Arten von politischen Umbruch?
Antworten von Marc Lavergne, Direktor des Zentrum für Ökonomische und Rechtliche Studien und Dokumentation (CEDEJ), Kairo.

5. Ägypten: der Regimegegner El Baradei nimmt an Demonstrationen teil
KAIRO (AFP) – 27/01/2011 15.01
Der Gegner Mohamed ElBaradei ist zurück Donnerstagabend in Ägypten, nach Wochen im Ausland verbracht, um in beispiellosen Demonstrationen gegen das Regime von Präsident Hosni Mubarak teilzunehmen.
6. Ägypten, Freitagsdemonstration: Ein Ansturm von Demonstranten kollidierte mit der Polizei
KAIRO (AFP) – 28.01.2011 13.25 Uhr
“Freitag der Wut”: Die massiv eingesetzte Polizei feuerte Tränengas und Gummigeschosse, um zu zerstreuen Zehntausende Demonstranten, die fordern den Sturz von Präsident Hosni Mubarak am Freitag in Ägypten, dem vierten Tag einer beispiellosen Protestbewegung.
7. Mubarak schweigt zur Straße, die seinen Abgang fordert
KAIRO (AFP) – 28.01.2011 13.23 Uhr
Präsident Hosni Mubarak hat durch sein Schweigen geglänzt, seit die Proteste begannen in Ägypten, wo militante Gegner des Regimes, wenig politisch organisiert, haben jetzt eine größere Sichtbarkeit mit Mohamed ElBaradei und der Stärkung der Muslimbruderschaft.

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO (TRÄNENGAS)

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1er ARTICLE SUR SEPT: Des milliers d’Egyptiens dans les rues pour réclamer le départ de Moubarak
LE CAIRE (AFP) – 25.01.2011 17:45
Des milliers d’Egyptiens ont réclamé mardi le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis trois décennies, lors de manifestations à travers le pays inspirées par la révolte populaire tunisienne.
“Moubarak dégage”, “la Tunisie est la solution”, ont scandé les manifestants au Caire comme à Alexandrie (nord), face à un dispositif policier massif.

Des Egyptiens manifestent le 25 janvier 2011 au Caire pour réclamer le départ de Hosni Moubarak
Foto (c) AFP: Des Egyptiens manifestent le 25 janvier 2011 au Caire pour réclamer le départ de Hosni Moubarak
Ägypter demonstrieren 25. Januar 2011 in Kairo für den Weggang von Hosni Mubarak

Ces manifestations anti-gouvernementales sont les plus importantes depuis les émeutes de 1977 provoquées par une hausse du prix du pain, estiment des spécialistes.
Le secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a toutefois assuré depuis Washington que le gouvernement égyptien, ferme allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, était “stable”.
Environ 15.000 personnes ont manifesté dans plusieurs quartiers du Caire, notamment aux abords des bâtiments officiels du centre-ville, ont indiqué les services de sécurité.
La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour tenter de disperser plusieurs milliers de personnes, en grande partie des jeunes, rassemblées sur la grande place Tahrir et ses environs.
En début de soirée, ils étaient toutefois encore des milliers sur cette place à scander “le peuple veut le départ du régime”.
Au total, 20 à 30.000 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés dans la capitale, selon la police.
Des manifestations ont également eu lieu dans de nombreuses villes du pays, de la Haute-Egypte au delta du Nil, en passant par le Sinaï.
Partout, les manifestants ont fait référence à la révolte populaire qui a fait tomber mi-janvier le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de pouvoir.
“Pain, Liberté, Dignité”, scandaient certains, reprenant des slogans des manifestants tunisiens.
“Moubarak dégage, tu es injuste, tu nous affames, tu nous tortures dans tes commissariats, tu es un agent des Américains”, lançait une mère de famille venue manifester au Caire.
“Ces manifestations sont les plus importantes depuis 1977 non seulement par le nombre des participants et le fait qu’elles ont lieu dans tout le pays, mais aussi parce qu’elles touchent l’ensemble de la population”, estime le politologue Amr al-Chobaki, de l’institut al-Ahram.
Le ministre de l’Intérieur, Habib al-Adli, a déclaré que les organisateurs des manifestations étaient “inconscients” et que les forces de l’ordre étaient “capables de faire face à toute menace”.
En plusieurs endroits, la police égyptienne, qui réprime habituellement avec brutalité ce genre de rassemblements, a toutefois donné le sentiment de faire preuve de retenue.
Ces manifestations répondaient à l’appel de groupes de militants pour la démocratie à descendre dans la rue pour faire de mardi -officiellement “Journée de la police”- une “journée de révolte contre la torture, la pauvreté, la corruption et le chômage”.
L’idée a été fortement relayée, en particulier auprès des jeunes, sur internet à travers les réseaux sociaux. Sur Facebook, plus de 90.000 personnes s’étaient déclarées prêtes à manifester.
Les Frères musulmans, à la forte capacité de mobilisation, et le Wafd, premier parti d’opposition laïque, ne se sont pas officiellement associés, mais ont laissé leurs jeunes militants libres de s’y joindre.
Avec plus de 80 millions d’habitants, l’Egypte est le pays le plus peuplé du monde arabe, et plus de 40% de sa population vit avec moins de deux dollars par jour et par personne.
Plusieurs immolations par le feu ont eu lieu ces derniers jours en Egypte, rappelant celle d’un jeune Tunisien mi-décembre, qui avait déclenché le révolte dans son pays.
Le président Moubarak, 82 ans, est au pouvoir depuis 1981, et sa santé est incertaine. Une élection présidentielle est prévue en septembre, à laquelle il n’a pas dit s’il se présenterait. Son fils Gamal, 47 ans, est donné comme un possible successeur.
© 2011 AFP

Des Egyptiens prient dans la rue au Caire, le 25 janvier 2011, pour demander le départ de Hosni Moub
Foto (c) AFP: Des Egyptiens prient dans la rue au Caire, le 25 janvier 2011, pour demander le départ de Hosni Moubarak
Ägypter beten in der Straße in Kairo, 25. Januar 2011, für den Abgang von Hosni Mubarak

2. Violentes manifestations en Egypte contre le régime: deux morts, 70 blessés
LE CAIRE (AFP) – 26.01.2011 23:22
Les manifestations contre le régime ont tourné à la violence mercredi en Egypte, avec la mort de deux personnes lors de heurts avec la police et l’attaque de bâtiments aux cocktails molotov, au 2e jour d’une contestation sans précédent en près de 30 ans de règne de Hosni Moubarak.
En outre, 70 personnes, 55 manifestants et 15 policiers, ont été blessées lors d’affrontements avec la police dans la ville portuaire de Suez, à 100 km à l’est du Caire, selon des sources médicales.
La police a également procédé à l’arrestation de 500 personnes, portant à au moins 700 le nombre de personnes interpellées en deux jours de mobilisation populaire, à l’appel du “Mouvement du 6 avril”, un groupe pour la démocratie qui réclame des réformes politiques, économiques et sociales dans le pays.
La communauté internationale, dont les Etat-Unis, l’Union européenne et l’ONU, ont appelé le gouvernement égyptien à écouter les demandes du peuple.
Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue dans plusieurs villes du pays malgré une interdiction stricte des autorités.
Au Caire, un policier et un manifestant ont été tués lors de heurts, selon des sources médicales.
“Nous voulons faire tomber le régime”, ont scandé les protestataires en lançant des pierres sur les policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées, ont indiqué les témoins.
Le deux décès portent à six le nombre de personnes tuées en deux jours de protestations.
Dans un autre quartier du Caire, des dizaines de manifestants ont affronté les forces de sécurité devant le ministère des Affaires étrangères, dont ils ont forcé l’une des entrées avant d’être dispersés par des tirs de gaz lacrymogènes, selon un correspondant de l’AFP sur place.
A Suez, les affrontements ont éclaté après le refus de la police de remettre le corps d’un des trois manifestants morts la veille aux protestataires.
Ceux-ci ont ensuite lancé des bouteilles incendiaires contre un bâtiment relevant de la municipalité, dont une partie a pris feu, selon des témoins. Ils ont aussi lancé des cocktails molotov contre le siège du parti de M. Moubarak et attaqué un poste de police à coups de pierres.
La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles caoutchoutées pour les disperser.
Fer de lance du mouvement de protestation, le “Mouvement du 6 avril”, très actif sur internet, a appelé dans un message diffusé par SMS et sur le réseau de socialisation Facebook, à de nouvelles manifestations vendredi après la prière “pour demander le droit de vivre dans la liberté et la dignité”.
Il a demandé à ses sympathisants de transmettre rapidement le message en rappelant que le site de micro-blogs Twitter, très utilisé par les manifestants, était bloqué depuis mardi.
Outre Twitter, le site internet suédois Bambuser, qui permet de visionner directement “en flux” sur l’internet des vidéos filmées par téléphone mobile ou webcam, est bloqué. Concernant Facebook, des utilisateurs ont fait état de problèmes ponctuels d’accès.
Les Etats-Unis ont appelé l’Egypte, un de leurs proches alliés, à lever l’interdiction de manifester, et à ne pas perturber le fonctionnement des réseaux sociaux sur internet.
Les manifestations sont les plus importantes depuis l’arrivée au pouvoir en 1981 de M. Moubarak, 82 ans, objet de critiques pour n’avoir notamment jamais levé l’état d’urgence en place depuis près de 30 ans.
Dominés par des slogans demandant son départ, la contestation s’est inspirée de la révolte tunisienne qui a poussé à la fuite le président Zine El Abidine Ben Ali.
Avec plus de 80 millions d’habitants, l’Egypte est le pays le plus peuplé du monde arabe et plus de 40% de sa population vit avec moins de deux dollars par jour et par personne. Plusieurs immolations par le feu y ont eu lieu, rappelant celle d’un jeune Tunisien qui avait déclenché la révolte dans son pays.
© 2011 AFP

Des manifestants au centre du Caire le 25 janvier 2011
Foto (c) AFP: Des manifestants au centre du Caire le 25 janvier 2011
Die Demonstranten in der Innenstadt von Kairo 25. Januar 2011

3. Avec internet, la contestation court-circuite pouvoir et opposition en Egypte
LE CAIRE (AFP) – 26.01.2011 19:26
Le mouvement de protestation égyptien a fortement mobilisé parmi les jeunes et les classes moyennes au travers d’internet et des réseaux sociaux, posant un défi aux autorités tout comme à l’opposition traditionnelle.
Comme en Tunisie, Facebook et Twitter ont fourni des outils de première importance pour sensibiliser, faire passer des slogans, indiquer des points de ralliement.
“Ce qui s’est passé en Egypte à été quasiment entièrement organisé sur Facebook”, souligne le politologue et blogueur Iskander al-Amrani.
Fer de lance de la contestation, le groupe d’opposition “Mouvement du 6 avril” a lancé quelques jours avant les manifestations une forme de sondage sur Facebook avec cette question: “allez-vous manifester le 25 janvier?”
Près de 90.000 personnes ont répondu “oui” sur la toile. Et quelques jours plus tard, dans la rue, les plus grandes manifestations anti-régime en 30 ans de pouvoir du président Hosni Moubarak avaient lieu.
Une grande partie de l’opposition traditionnelle, laïque ou islamiste, qui avait boudé l’initiative ou ne s’y était ralliée que du bout des lèvres, multiplie aujourd’hui les communiqués de soutien.
Les autorités, quant à elles, n’ont pas commenté publiquement cette irruption des réseaux sociaux et des nouvelles techniques de communication dans le champ politico-sécuritaire.
Le site de micro-blogs Twitter a toutefois confirmé depuis les Etats-Unis avoir été bloqué mardi en Egypte.
Blocage également pour le site internet suédois Bambuser, qui permet de visionner directement “en flux” (“streaming”) sur l’internet des vidéos filmées par téléphone mobile ou webcam.
Le site spécialisé dans la surveillance d’internet Herdict.org a dit qu’il était impossible mercredi de se connecter en Egypte au site de socialisation Facebook, mais sur place de nombreux utilisateurs ont seulement fait état de difficultés ponctuelles d’accès au site.
Mardi, les téléphones portables ne recevaient plus de signal dans le secteur de la place Tahrir, au centre du Caire, point de ralliement de milliers de manifestants.
Des militants pro-démocratie ont contre-attaqué en diffusant des conseils techniques pour contourner ces blocages “afin de permettre la pousruite de la mobilisation”.
A Washington, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a demandé au gouvernement égyptien “à ne pas empêcher les manifestations pacifiques et à ne pas bloquer les communications, particulièrement celles des réseaux sociaux”, appelant toutes les parties à la “retenue”.
Fondé en 2008, le “Mouvement du 6 avril” est un groupe de militants pro-démocratie qui fonctionne essentiellement sur internet. Il revendique des dizaines de milliers de membres, principalement des jeunes ayant un bon niveau d’éducation, qui y trouvent un lieu d’expression moderne et ouvert.
Internet a fait une percée en Egypte, avec fin 2010 quelque 23 millions d’usagers réguliers ou occasionnels, en augmentation de 45% sur un an, pour une population de plus de 80 millions d’habitants.
La téléphonie mobile est aussi en plein essor, avec 65 millions d’abonnés, en hausse de 23% sur un an selon les statistiques officielles.
L’exemple égyptien montre néanmoins que la maîtrise technologique ne permet pas d’assurer seule le succès d’un mouvement contestataire, même si elle peut lui donner un élan spectaculaire.
“Les jeunes qui manifestaient ont décidé de leurs demandes durant les manifestations”, montrant un manque de préparation, relève M. Amrani.
Pour Amr al-Chobaki, politologue de l’institut al-Ahram, l’ampleur du mouvement tient à son écho bien au delà des jeunes internautes. “L’étendue inattendue des protestations est due à plusieurs facteurs, surtout le blocage politique d’un régime en place depuis 30 ans. Et il y a bien entendu la révolte tunisienne, qui est l’inspiratrice”.
© 2011 AFP

Manifestation au Caire pour le départ du président Hosni Moubarak, le 25 janvier 2011
Foto (c) AFP: Manifestation au Caire pour le départ du président Hosni Moubarak, le 25 janvier 2011
Demonstration in Kairo für den Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak, 25. Januar 2011

4. ANALYSE – Moins de deux semaines après le renversement du régime tunisien, l’Égypte est à son tour secouée par un mouvement protestataire, sans précédent dans ce pays depuis les émeutes de la faim de 1977. Quels sont les points communs et les différences entre les revendications des manifestants, entre les natures politiques des soulèvements ?
Les réponses de Marc Lavergne, directeur du Centre d’Etudes et de Documentation Economiques, Juridiques et Sociales (CEDEJ), au Caire.

“Les événements de Tunisie n’ont pas déclenché le mouvement, ils ont servi de coagulant du mécontentement”

L’analyse de Marc Lavergne, directeur du Cedej
Propos recueillis par Sylvie Braibant

Le mouvement égyptien a-t-il été déclenché par les événements tunisiens ?
L’Égypte vit depuis cinq ans maintenant sous un régime de semi liberté, avec une réelle liberté d’expression, une presse d’opinion, des journaux indépendants et un vrai débat politique entre les partis et les organisations de la société civile. Par ailleurs, le mouvement social a lui aussi pris beaucoup d’ampleur. Il y a eu en 2009, plus de mille mouvements de grève, pas seulement chez les ouvriers, mais dans toutes les professions, y compris les libérales.
Nous vivons ici dans une société en ébullition, même si bien sûr il y a des sujets tabous, tels que le président ou l’armée. Les réseaux sociaux jouent dans cette effervescence un grand rôle, ils maintiennent les jeunes Égyptiens en liaison constante avec le reste du monde.

Les événements de Tunisie n’ont donc pas déclenché le mouvement, ils ont plutôt servi de coagulant du mécontentement, du désarroi dans de larges couches de la population, qui ne comprennent pas ce qu’ils ressentent comme un désengagement de l’État de plus en plus fort. Par ailleurs, les échelles ne sont pas les mêmes non plus qu’en Tunisie. La société est ici plus diversifiée, les classes moyennes jouent un rôle moins important qu’en Tunisie, la pauvreté et la misère touchent de très grands pans de la société. L’économie égyptienne est bonne, mais elle repose surtout sur le tourisme ou sur les envois des émigrés, le canal de Suez et les hydrocarbures qui laissent à l’écart la plupart des Égyptiens et emploient peu de monde.
Les produits de base viennent de connaître une hausse des prix considérable. L’avenir semble bouché à toute une jeunesse que l’Égypte n’a absolument pas la capacité d’absorber. La Tunisie est amarrée à l’Europe, tandis que l’Égypte subit de plein fouet la concurrence asiatique.

Quelle est la nature politique de ce mouvement ?
En 2005, Le Caire a vécu une sorte de printemps, avec la naissance de mouvements de jeunes et d’intellectuels, tels Kefaya – cela veut dire « Ça suffit », qui étaient soutenus par nombre d’organisations politiques, jusqu’aux Frères musulmans. Donc le terreau est là, même si ce mouvement est retombé depuis. La société civile égyptienne est très composite et on y trouve toutes sortes d’organisations de défense des droits des citoyens. Ce qui me frappe aujourd’hui, dans la contestation, c’est son côté mai 68. On discute à tout rompre. On voit débarquer des politiciens qui se mettent à discuter avec les manifestants, Des tribuns se succèdent, dans une atmosphère de libération de la parole, avec des hommes, des femmes, voilées ou pas, etc. Cela bien sûr dans la journée. Le soir, c’est beaucoup plus violent. Mais le pouvoir ne prendra aucun risque. Il fera tirer sur la foule si nécessaire, même si la famille Moubarak n’est pas prédatrice comme celle de Ben Ali.

La question des chômeurs diplômés est-elle autant cruciale en Égypte qu’en Tunisie ?
Comme en Tunisie, il y a en Égypte une grande démonétisation des diplômes qui ne correspondent pas, en raison du système complètement ossifié de l’éducation, à la demande professionnelle ou économique. Les Égyptiens misent sur l’éducation supérieure, mais au lieu d’ouvrir des perspectives, celle-là les formate vers des carrières obsolètes. Mais c’est le seul point commun avec la Tunisie. Ici, la grande question est aussi celle des salaires. La plupart des Égyptiens doivent faire deux journées de travail.

Où sont les femmes ?
Si les femmes sont peu visibles dans les manifestations, c’est sans doute dû à la campagne d’intimidation contre les manifestants, encore plus sévère à leur encontre. Les commissariats sont connus comme des lieux de violence et même de viols. Mais on peut dire aussi que leur visibilité dans les protestations reflète la part qu’elles occupent dans les partis politiques ou les associations de la société civile.

Où sont les Frères musulmans ?
Il est intéressant et même troublant de regarder l’implication faible des Frères musulmans dans la contestation actuelle. C’est qu’ils ont perdu beaucoup de terrain dans l’initiative politique et la réflexion idéologique. Certes ils sont bridés, harcelés par le pouvoir qui les pourchassent et les emprisonnent par centaines, afin de les briser, et cela juste pour préparer un terrain libéré de la confrérie, à Gamal, le fils de Moubarak, et successeur désigné présumé du père. Mais il faut dire aussi que la société égyptienne s’est réislamisée toute seule – on voit de plus en plus de voiles, par exemple -, et que les Frères musulmans n’ont plus grand chose à proposer. La société égyptienne les a devancés. Ils tournent un peu en rond autour d’un social réduit à la charité et d’une économie libérale, sans intervention de l’État. C’est un peu court comme proposition idéologique. Ce qui fait qu’ils sont absents aussi bien des grands débats de société que des grèves. Les syndicats se mobilisent loin d’eux. Ce qui ne veut pas dire que s’ils pouvaient vraiment se présenter aux élections, les gens ne voteraient pas pour eux, mais ils le feraient sans grande conviction.

Où est la gauche ?
Des intellectuels de gauche qui ont connu leur heure de gloire voilà trente ans, réapparaissent dans les manifestations. Mais les leaders d’opinion sont surtout des écrivains qui ancrent leur œuvre dans le social et le politique, comme Alaa el-Aswani, auteur des romans Chicago, l’Immeuble Yacoubian, J’aurais aimé être Egyptien, ou Khaled el Khamissi, auteur de Taxi ou L’Arche de Noé, et qui s’inscrivent dans une longue tradition de littérature réaliste, en lieu et place des partis politiques. Mais on ne peut pas dire que l’Egypte soit à la veille d’une option socialiste, marxiste ou nassérienne, même si la nostalgie de cette époque est toujours vivante, celle d’un État protecteur et fort. La gauche ne représente certes pas une alternative aujourd’hui.

Les Moubarak partiront-ils ?
On dit que la femme du président, Suzanne, serait déjà partie, hier, le 25 janvier, vers Londres. On dit même que onze avions seraient partis. Mais on ne sait pas avec qui à bord. Cela dit, je ne crois pas du tout que la fuite et l’abandon du pouvoir soient dans la stratégie de Moubarak, qui en plus, vit loin du Caire, à Sharm El Cheikh, dans une autre Égypte. La seule question, c’est de savoir s’il se représentera en 2011, ou pas.

Jusqu’où ira le loyalisme de l’armée et la police ?
La police ici, c’est juste une armée de mendiants composée en majorité de fonctionnaires sous-payés qui doivent recourir à la corruption pour survivre. Et qui donc n’est animée par aucune allégeance particulière au pouvoir. Le vrai pouvoir est entre les mains des services de sécurité de l’État de la présidence, sorte de Securitate roumaine ou de Stasi allemande. Mais ses membres sont prêts finalement à servir n’importe qui. Alors on ne sait jamais. A priori soudés au pouvoir, ils peuvent aussi basculer sans état d’âme… L’armée quant à elle, vit dans un monde parallèle, avec ses propres hôpitaux, ses écoles, ses quartiers, et il est sûr qu’elle aurait beaucoup à perdre avec un renversement de régime.

Quelle position adopteront les États-Unis ?
J’imagine que les Américains souhaitent avec ambivalence la stabilité ne bloque pas une évolution du régime, ils sont partagés entre le cœur et la raison. Pour l’instant, ils sont peu présents, et tournés vers l’Irak et surtout l’Afghanistan aujourd’hui. Ils payent… Mais il est vrai aussi que l’avènement de la démocratie pourrait devenir un cauchemar pour Israël, leur principal allié dans la région. Alors ils oscillent certainement.

Des manifestants égyptiens lancent des pierres contre la police à Suez, le 27 janvier 2011
Foto (c) AFP: Ägyptische Demonstranten warfen Steine gegen die Polizei in Suez, 27. Januar 2011
Des manifestants égyptiens lancent des pierres contre la police à Suez, le 27 janvier 2011

5. Egypte: l’opposant ElBaradei rentre pour participer aux manifestations
LE CAIRE (AFP) – 27.01.2011 15:01
L’opposant Mohamed ElBaradei rentre jeudi soir en Egypte, après des semaines passées à l’étranger, pour participer aux manifestations sans précédent contre le régime du président Hosni Moubarak qui ont fait six morts et provoqué un millier d’arrestations depuis mardi.
“(…) Si la population veut que je mène la transition, alors je ne la décevrai pas”, a déclaré M. ElBaradei devant des journalistes à l’aéroport de Vienne, avant de prendre un avion qui doit le ramener en Egypte dans la soirée.
Les jeunes militants pro-démocratie, inspirés par la révolte tunisienne qui a chassé du pouvoir le président Zine El Abidine Ben Ali, ont appelé à de nouvelles manifestations jeudi et après les prières hebdomadaires de vendredi.
La Bourse du Caire a accusé une forte chute jeudi, contraignant à une suspension provisoire qui n’a pas permis d’enrayer la baisse.
L’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) devenu une figure de l’opposition “rentre ce soir (jeudi) en provenance de Vienne”, a déclaré à l’AFP son frère Ali ElBaradei.
“Il a décidé de rentrer spécialement pour participer aux manifestations de vendredi”, a-t-il ajouté.
Dans un message sur Twitter, Mohamed ElBaradei déclare que “nous allons continuer à exercer notre droit à manifester pacifiquement pour retrouver notre liberté et notre dignité. La violence du régime va se retourner contre lui”.
M. ElBaradei ne dispose pas d’un parti reconnu, mais il a formé un mouvement, l’Association nationale pour le changement, qui plaide pour des réformes démocratiques et sociales et soutient les manifestations.
M. ElBaradei est la plus connue des personnalités d’opposition à soutenir publiquement le mouvement de protestation.
Les échanges à la Bourse du Caire, suspendus en milieu de matinée après une baisse de 6,2%, ont repris vers 11H30 (09H30 GMT), mais accusaient une baisse de plus de 9%, peu avant midi. La veille, le principal indice EGX 30 avait accusé une chute de 6%.
Jeudi Paris a appelé Le Caire à respecter la liberté d’expression et le Canada a dit souhaiter le développement de la démocratie en Egypte, mais “d’une façon pacifique et non violente”. Les Etat-Unis, l’Union européenne et l’ONU avaient appelé le gouvernement égyptien à écouter les demandes du peuple.
“Jeudi ne sera pas un jour de vacances, les actions dans la rue vont se poursuivre”, affirme le “Mouvement du 6 Avril”, un mouvement de jeunes, fer de lance de la protestation, sur sa page Facebook. Il appelle également à des manifestations après les prières hebdomadaires du vendredi.
“Nous avons commencé et nous n’arrêterons pas”, a déclaré jeudi un manifestant à l’AFP.
© 2011 AFP

Mohamed El Baradei au milieu des manifestants anti-gouvernementaux au Caire, le 28 janvier 2011
Foto (c) AFP: Mohamed El Baradei au milieu des manifestants anti-gouvernementaux au Caire, le 28 janvier 2011
Mohamed El Baradei in der Mitte der Anti-Regierungs-Demonstranten in Kairo, 28. Januar 2011

6. Egypte: une déferlante de manifestants se heurte à la police
LE CAIRE (AFP) – 28.01.2011 13:25
Les policiers déployés en force ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées pour disperser des dizaines de milliers de manifestants réclamant la chute du président Hosni Moubarak vendredi en Egypte, au quatrième jour d’une contestation sans précédent.
Malgré un déploiement massif des forces de sécurité, les manifestations, marquées par les cris “A bas Hosni Moubarak” et “le peuple veut la chute du régime”, se sont étendues à tout le Caire, une métropole de 20 millions d’habitants, selon les journalistes de l’AFP sur place.
L’internet, qui a joué un rôle-clé dans la mobilisation populaire, était inaccessible dans le pays, une première par son ampleur, selon des experts.
M. Moubarak, 82 ans, un allié de l’Occident qui s’est appuyé pendant près de 30 ans sur un redoutable appareil policier et un système dominé par un parti qui lui est entièrement dévoué, s’est illustré par son silence depuis le début mardi de la contestation, la plus importante depuis son arrivée au pouvoir en 1981.
L’opposant égyptien le plus en vue, Mohamed ElBaradei, qui s’était dit prêt à mener une éventuelle transition au pouvoir, a participé aux manifestations dans le centre de la capitale.
Les protestataires sont descendus dans les rues du Caire après les prières hebdomadaires musulmanes pour ce “vendredi de la colère”.
Des accrochages ont éclaté avec les policiers devant une mosquée et M. ElBaradei, qui présent à la prière, s’y est réfugié, selon un photographe de l’AFP.
Plus au nord, à Alexandrie, la deuxième ville d’Egypte, la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées pour disperser plusieurs milliers de manifestants qui criaient “On ne veut pas de lui”, en allusion au président égyptien.
A Mansoura, dans le delta du Nil, les forces de sécurité dont le nombre dépassait celui des manifestants ont tiré des gaz lacrymogènes pour faire fuir les manifestants et certains imams de la ville ont appelé dans leurs prêches à “sortir dans la rue et demander le changement”. Des affiches du parti de M. Moubarak ont été arrachées.
La police a fait usage de gaz lacrymogènes, de balles caoutchoutées tirées en l’air ainsi que des canons à eau pour disperser les manifestants dont le mouvement semble s’amplifier après avoir fait en trois jours sept morts et des dizaines de blessés et entraîné plus d’un millier d’arrestations.
Les manifestants réclament de meilleures conditions de vie dans un pays où l’état d’urgence est imposé depuis près de 30 ans et où plus des 40% des 80 millions d’habitants vivent avec moins de 2 dollars par jour et par personne.
Parallèlement, les chaînes de télévision arabes Al-Jazira et Al-Arabiya ont fait état de brutalités de la police contre certains de leurs journalistes au Caire, alors que les Affaires étrangères françaises ont annoncé l’arrestation de quatre journalistes français.
Les Frères musulmans, principale force d’opposition, ont annoncé leur participation aux rassemblements lancés à l’appel du Mouvement du 6 avril, un groupe de jeunes pro-démocratie inspirés par la “révolution du jasmin” ayant chassé le président Zine El Abidine Ben Ali de Tunisie.
L’internet et le téléphone mobile ont été largement utilisés pour appeler à ces rassemblements. Mais le réseau internet était coupé depuis le matin dans le pays, selon des hôtels et de nombreux usagers contactés par l’AFP.
Les services de messagerie téléphonique ne fonctionnaient plus non plus et le réseau des mobiles était fortement perturbé.
M. ElBaradei, l’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a demandé au pouvoir l’arrêt “de la violence, des détentions et de la torture”. Et l’organisation des droits de l’Homme Human Rights Watch a dénoncé un usage de la force “totalement disproportionnée” de la police.
Le président américain Barack Obama a affirmé que la violence n’était “pas une solution aux problèmes en Egypte”. Tout en qualifiant M. Moubarak de “partenaire important”, la Maison Blanche a dit ne pas vouloir prendre parti.
Conséquence des troubles, les matchs du championnat de football prévus vendredi et samedi ont été reportés.
© 2011 AFP

Un manifestant antigouvernemental déploie un drapeau égyptien, au Caire, le 28 janvier 2011
Foto (c) AFP: Un manifestant antigouvernemental déploie un drapeau égyptien, au Caire, le 28 janvier 2011
Ein Anti-Regierungs-Demonstranten zeigt eine Flagge von Ägypten, Kairo, 28. Januar 2011

7. Moubarak silencieux face à la rue qui réclame son départ
LE CAIRE (AFP) – 28.01.2011 13:23
Le président Hosni Moubarak s’est illustré par son silence depuis le début des manifestations en Egypte, où les militants hostiles au régime, peu organisés politiquement, disposent désormais d’une visibilité accrue avec Mohamed ElBaradei, et du renfort des Frères musulmans.
La presse gouvernementale assurait simplement vendredi que le président “suivait la situation” et avait téléphoné au gouverneur de Suez (nord-est), où ont eu lieu de très violents accrochages, sans plus de détails.
Elle faisait aussi état d’un appel téléphonique du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui lui a exprimé sa “confiance dans la stabilité de l’Egypte”.
M. Moubarak est attendu samedi pour la traditionnelle ouverture du salon annuel du livre du Caire. Selon le ministère de la Culture, il ne prononcera pas de discours, mais pourrait répondre à des questions.
Le Premier ministre Ahmed Nazif, très discret lui aussi, ne doit s’adresser que dimanche devant le Parlement.
Brocardé depuis mardi par des manifestants qui réclament son départ à cor et à cris, le chef de l’Etat, 82 ans, en fonction depuis trois décennies et à la santé incertaine, a laissé à des seconds rôles le soin de souffler le chaud et le froid.

Le président égyptien Hosni Moubarak le 24 mars 2008Foto (c) AFP: Der ägyptische Präsident Hosni Mubarak 24. März 2008

Le ministre de l’Intérieur, Habib al-Adli, dont la foule réclame la tête, s’est fait discret après avoir déclaré mardi que les manifestants étaient des “inconscients” dont l’action ne serait pas suivie.
Son ministère a depuis averti qu’il prendrait “des mesures décisives” contre les manifestants.
Le Parti national démocrate (PND) du président Moubarak a quant à lui cherché à se montrer bienveillant à l’égard de la “belle jeunesse”, nombreuse dans la rue, mais sans rien céder de concret et en estimant que leur mouvement était récupéré par les islamistes des Frères musulmans.
Les manifestations “ont été pacifiques dès le début, la belle jeunesse, brandissant des drapeaux égyptiens, s’est exprimée avec respect et de façon civilisée”, a déclaré jeudi lors d’une conférence de presse Safwat al-Chérif, secrétaire général du PND.
Mais il a mis en cause “des personnes avec des intérêts politiques appelant au chaos”, une allusion aux Frères musulmans, première force d’opposition, qui ont décidé de se joindre aux manifestations.
Le politologue Amr Hamzawi estime toutefois que cette stratégie du pouvoir est dépassée par les faits.
“Le 25 janvier (début des manifestations), on a assisté à l’effondrement de l’illusion du gouvernement et de ses services de sécurité, qui pensaient que quelques centaines de personnes seulement descendraient dans la rue”.
En fait, “la participation des jeunes à des manifestations de masse a brisé la barrière de la peur” sur laquelle comptait le régime pour endiguer le mouvement, souligne-t-il dans le journal indépendant Al-Chorouq.
© 2011 AFP

Gaz lacrymogène au Caire le 25 janvier 2011
Foto (c) AFP: Gaz lacrymogène au Caire le 25 janvier 2011
Tränengas in Kairo 25. Januar 2011

1. Tausende Ägypter auf der Straße, fordern Abfahrt von Mubarak
KAIRO (AFP) – 25/01/2011 17.45
Tausende Ägypter haben gefordert, Dienstag, den Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak, in Kraft seit drei Jahrzehnten, bei Veranstaltungen im ganzen Land, durch den Volksaufstand in Tunesien inspiriert.
“Mubarak hau ab”, “Tunesien ist die Lösung”, skandierten die Demonstranten in Kairo und in Alexandria (Norden), vor einer massiven Präsenz der Polizei.
Diese Anti-Regierungs-Proteste waren die größten seit den Unruhen von 1977, damals durch einen Anstieg der Brotpreise verursacht, sagen Experten.
Außenministerin Hillary Clinton in Washington versicherte jedoch, dass die ägyptische Regierung, fester Verbündeter der USA im Nahen Osten, “stabil” sei.
Rund 15.000 Menschen marschierten in mehreren Vierteln von Kairo, insbesondere vor öffentlichen Gebäuden im Stadtzentrum, sagten Sicherheitsdienste.
Die Polizei setzte Tränengas und Wasserwerfer ein, zu versuchen, mehrere tausend Menschen, meist junge, an der Hauptstraße Tahrir-Platz und seine Umgebung, zu zerstreuen.
Am frühen Abend, aber sie waren immer noch Tausende auf dem Platz skandierten “die Leute wollen die Abreise des Regimes.”
Insgesamt 20 bis 30.000 Mitglieder der Sicherheitskräfte wurden in der Hauptstadt mobilisiert, sagte die Polizei.
Demonstrationen wurden auch in vielen Städten von Oberägypten bisNil-Delta stattgehalten, auch im Sinai.
Überall haben die Demonstranten auf den Volksaufstand hingwiesen, der Mitte Januar den tunesischen Präsident Zine El Abidine Ben Ali nach 23 Jahren an der Macht verdrängt hat.
“Brot, Freiheit, Würde,” einige skandierten Parolen der Wiederholung der Demonstranten in Tunesien.
“Mubarak hau ab, du bist ungerecht, Du verhungerst uns, Gibst uns in Polizeistationen Folter, bist du ein Agent der Amerikaner”, startete eine Mutter, die kam in Kairo manifestieren.
“Diese Demonstrationen sind die größten seit 1977, nicht nur durch die Anzahl der Teilnehmer und die Tatsache, dass sie im ganzen Land stattfinden, sondern auch, weil sie die gesamte Bevölkerung einbeziehen”, sagte der Politologe Amr al- Chobaki, Institut al-Ahram.
Der Innenminister Habib al-Adli, sagte, die Veranstalter waren “unbewusst” und die Polizei sei “in der Lage, jeder Bedrohung zu begegnen.”
An vielen Orten, die ägyptische Polizei, die brutal unterdrückt normalerweise diese Art von Versammlungen, jedoch gab ein Bild der Zurückhaltung.
Diese Erscheinungen waren der Einladung gefolgt von militanten Gruppen für Demokratie auf die Straße zu gehen, um aus Dienstag – offiziell “Police Day” – einen “Tag der Revolte gegen Folter, Armut, Korruption und Arbeitslosigkeit” zu machen.
Die Idee wurde stark, insbesondere unter jungen Menschen, im Internet über soziale Netzwerke unterstützt. Auf Facebook erklärten mehr als 90.000 Menschen sich bereit zu demonstrieren.
Die Muslimbruderschaft, die starke MobilisierungsKapazität hat, und die Wafd, die erste weltliche Oppositionspartei, sind formell nicht beigetreten, sondern ließen ihre jungen Aktivisten frei zu verbinden.
Mit über 80 Millionen Einwohnern ist Ägypten das bevölkerungsreichste Land in der arabischen Welt und über 40% der Bevölkerung lebt von weniger als zwei Dollar pro Tag pro Person.
Mehrere Selbstopferungen durch Feuer fanden in Ägypten in den letzten Tagen statt, was erinnert an einen jungen Tunesier Mitte Dezember, der mit seiner Selbstverbrennung den Aufstand in seinem Land ausgelöst hatte.
Präsident Mubarak, 82, ist an der Macht seit 1981, und seine Gesundheit ist ungewiss. Eine Präsidentenwahl ist für September geplant, wo er nicht gesagt hat, ob er kandidieren wird. Sein Sohn Gamal, 47, ist als möglicher Nachfolger gegeben.
© 2011 AFP

2. Gewalttätige Demonstrationen gegen das Regime in Ägypten: Zwei Tote, 70 Verletzte
KAIRO (AFP) – 2011.01.26 23.22
Demonstrationen gegen das Regime haben sich gewalttätig ereignet Mittwoch in Ägypten, mit dem Tod von zwei Menschen bei Zusammenstößen mit der Polizei, und haben angegriffen und mit Brandbomben Gebäude am 2. Tag einer beispiellosen Protestbewegung seit fast 30 Jahren Regierungszeit von Hosni Mubarak.
Darüber hinaus wurden 70 Personen, 55 Demonstranten und 15 Polizisten, bei Zusammenstößen mit der Polizei in der Hafenstadt Suez verletzt, 100 km östlich von Kairo, nach medizinischen Quellen.
Polizei hat auch 500 Personen verhaftet, womit auf mindestens 700 steigt die Zahl der inhaftierten Menschen in zwei Tagen zur Mobilisierung der Bevölkerung nach dem Aufruf der “Bewegung vom 6. April,” eine Gruppe für die Demokratie, die fordert politischen, wirtschaftlichen und sozialen Reformen des Landes.
Die internationale Gemeinschaft, einschließlich der Vereinigten Staaten, der Europäischen Union und den Vereinten Nationen, haben die ägyptische Regierung aufgefordert, den Forderungen des Volkes zuzuhören.
Tausende von Demonstranten auf die Straße gingen in anderen Städten des Landes trotz ein striktes Verbot der Behörden.
In Kairo, ein Polizist und ein Demonstrant bei Zusammenstößen getötet wurden, sagte Mediziner.
“Wir wollen das Regime stürzen”, skandierten die Demonstranten, warfen Steine auf Polizisten, die Tränengas und Gummigeschosse abgefeuert hatten, wie Augenzeugen berichteten.
Die beiden Todesfälle bringen auf sechs die Zahl der Menschen in zwei Tagen von Protesten getötet.
In einem anderen Stadtteil von Kairo, Dutzende von Demonstranten, die mit den Sicherheitskräften außerhalb des Ministeriums für Auswärtige Angelegenheiten kollidierten, zwangen sie in einen der Eingänge, bevor sie zerstreut wurden durch Tränengas, nach einem Korrespondenten der AFP vor Ort.
Bei Suez explodierten die Auseinandersetzungen, nachdem die Polizei sich weigerte, den Körper eines getöteten Demonstranten herauszugeben.
Dann warfen sie Molotow-Cocktails gegen ein Gebäude innerhalb der Gemeinde, die zum Teil Feuer gefangen, wie Augenzeugen berichteten. Außerdem warf man Molotow-Cocktails gegen das Hauptquartier der Partei von Mubarak und griffen eine Polizeiwache mit Steinen an.
Die Polizei setzte Tränengas und Gummigeschossen ein, um zu zerstreuen.
Anführer der Protestbewegung, die “Bewegung des 6. April,” sehr aktiv im Internet, hatte in einer Nachricht per SMS und über das soziale Netzwerk Facebook aufgerufen zu mehr Demonstrationen nach dem Freitagsgebet, um ” in Freiheit und Würde zu leben. ”
Er hat seine Anhänger aufgefordert, die Nachricht schnell zu verbreiten, mit Hinweis darauf, dass die Mikro-Blogging-Site Twitter, weit von Demonstranten eingesetzt, seit Dienstag blockiert wurde.
Neben Twitter, ist die schwedische Bambuser Website, die direkte Betrachtung “Streaming” im Internet Videos per Handy oder Webcam gefilmt erlaubt, blockiert. Auf Facebook haben Nutzer gelegentlich Probleme beim Zugang gemeldet.
Die Vereinigten Staaten haben Ägypten, einer ihrer engsten Verbündeten, aufgerufen, das Verbot von Demonstrationen zu heben, und nicht stören das Funktionieren von sozialen Netzwerken im Internet.
….
© 2011 AFP

3. Mit Internet, umgeht die Protestbewegung sowohl Macht und Opposition in Ägypten
KAIRO (AFP) – 26/01/2011 07.26
Die Protestbewegung in Ägypten hat stark unter den Jungen und den mittleren Klassen über das Internet und Social Networks mobilisiert, was eine Herausforderung an die Behörden und die traditionelle Opposition darstellt.
Wie in Tunesien, Facebook und Twitter haben wichtige Instrumente zu zur Verfügung gestellt zur Sensibilisierung, Verbreitung von Slogans und Bekanntgabe der Treffpunkte zu Demonstrationen.
“Was passiert in Ägypten war fast ausschließlich auf Facebook organisiert”, sagte der Politikwissenschaftler und Blogger Iskander al-Amrani.
Die Speerspitze des Protestes, die Oppositionsgruppe “6. April Movement” ins Leben gerufen wenige Tage vor der Veranstaltung, machte eine Form der Umfrage auf Facebook mit dieser Frage: “Gehen Sie am 25. Januar demonstrieren?”
Fast 90.000 Menschen reagierten mit “Ja” auf die Leinwand. Und ein paar Tage später auf der Straße, fanden die größten Protesten gegen das Regime in 30 Jahren an der Macht von Präsident Hosni Mubarak statt.
Ein Großteil der traditionellen Opposition, säkular oder Islamist, welche hatte die Initiative gemieden oder per Lippe gebilligt, multipliziert heute Unterstützungserklärungen.
Die Behörden haben unterdessen nicht öffentlich kommentiert die Entstehung von sozialen Netzwerken und neuen Kommunikationstechniken in der politisch-Security-Bereich.
Der Mikro-Blogging-Site Twitter hat jedoch bestätigt am Dienstag gesperrt worden zu sein in Ägypten.
Sperrung auch für die schwedische Bambuser Website, die direkte Betrachtung “Streaming” erlaubt (Streaming) auf der Internet-Video per Handy oder Webcam gefilmt.
Die Seite spezialisiert auf die Überwachung des Internet Herdict.org sagte am Mittwoch, dass es unmöglich war, nach Ägypten, um Social Networking Site Facebook in Verbindung zu treten, aber viele Nutzer haben nur Schwierigkeiten zum Zugang gemeldet.
Dienstag, Handys hatten kein Signal mehr im Bereich der Tahrir-Platz in der Innenstadt von Kairo, ein Sammelpunkt für Tausende von Demonstranten empfangen.
Pro-Demokratie-Aktivisten haben gegen-attackiert mit Verbreitung technischer Beratung zur Überwindung dieser Hindernisse “um weiterhin Mobilisierung zu ermöglichen”.
In Washington forderte US-Außenministerin Hillary Clinton die ägyptische Regierung auf, “nicht friedliche Demonstrationen zu verhindern und nicht für Mitteilungen blockieren, insbesondere Social Networks”, ruft alle Parteien auf zur “Zurückhaltung”.
Gegründet im Jahr 2008 “6. April Movement” ist eine Gruppe von Pro-Demokratie-Aktivisten, die hauptsächlich im Internet agieren. Sie behauptet Zehntausende von Mitgliedern, vor allem junge mit einem guten Maß an Bildung, die hier einen Ort zum Ausdruck zu bringen moderne und offene Ansichten finden.
Das Internet hat Einzug in Ägypten, mit Ende 2010 rund 23 Millionen regelmäßige Nutzer, was einem Anstieg von 45% in einem Jahr bei einer Bevölkerung von über 80 Millionen Menschen darstellt.
Mobilfunk boomt, mit 65 Millionen Abonnenten, gestiegen um 23% gegenüber dem Vorjahr nach der amtlichen Statistik.
Die ägyptische Beispiel zeigt jedoch, dass technologisches Know-how alleine kann nicht den Erfolg einer Protestbewegung schaffen, auch wenn sie geben können es eine dramatische Dynamik.
“Die Jugendlichen haben ihre Anträge entschieden während der Demonstrationen,” Anzeichen für eine fehlende Vorbereitung, sagt Amrani.
Amr al-Chobaki, Politikwissenschaftler an der Al-Ahram, “die Größe der Bewegung ist das Echo weit über die jungen Surfer hinaus”. “Der unerwartete Ausmaß der Proteste ist auf mehrere Faktoren zurückzuführen, insbesondere des politischen Stillstands eines Regimes seit 30 Jahre. Und natürlich gibt es die Revolte von Tunesien, die inspirierend ist.”
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4. ANALYSE – Weniger als zwei Wochen nach der von Tunesien, Ägypten wiederum wird von einer Protestbewegung gerockt, in diesem Land beispiellos seit den Unruhen von 1977. Was sind die Gemeinsamkeiten und Unterschiede zwischen den Forderungen der Demonstranten, zwischen den Arten von politischen Umbruch?
Antworten Marc Lavergne, Direktor des Center for Economic und Social Studies und Dokumentation (CEDEJ), Kairo.

“Die Ereignisse von Tunesien haben nicht ausgelöst die Bewegung, sie haben die Unzufriedenheit koaguliert”

Analyse von Marc Lavergne, Direktor des Cedej
Das Interview führte Sylvie Braibant, frz Original

Die ägyptische Bewegung ist durch die tunesischen Ereignisse ausgelöst worden?

Ägypten lebt seit fünf Jahren im Rahmen einer Semi-Freiheit, mit echten Freiheit der Meinungsäußerung, Meinungs-Presse, unabhängige Zeitungen und eine echte politische Debatte zwischen den Parteien und Organisationen der Zivilgesellschaft. Darüber hinaus istt die soziale Bewegung auch deutlich gewachsen. Im Jahr 2009 gab es mehr als tausend Streiks, nicht nur bei Arbeitnehmern, sondern in allen Berufen, darunter liberale.
Wir leben hier in einer Gesellschaft im Umbruch, aber natürlich gibt es Tabuthemen, wie Präsident oder Armee. Soziale Netzwerke im Sprudeln eine wichtige Rolle spielen, weil halten sie junge Ägypter in ständigem Kontakt mit der Außenwelt.

Die Ereignisse in Tunesien sind nicht der Auslöser gewesen, sondern sie machten Unzufriedenheit lauter über die Not in weiten Teilen der Bevölkerung, die nicht verstehen, was sie als Rückzug des Staates wahrnehmen. Außerdem sind die Skalen nicht identisch mit in Tunesien. Die Unternehmen sind stärker diversifiziert, hier spielen die Mittelschichten eine geringere Rolle als in Tunesien, die Armut und Elend erreichen sehr große Teile der Gesellschaft. Die ägyptische Wirtschaft ist gut, aber es stützt sich hauptsächlich auf den Tourismus und die Überweisungen aus Suezkanal und Öl, welche beiseite lassen die meisten Ägypter und beschäftigen nur wenige Menschen.
Baisprodukte erleben eine deutliche Preiserhöhung. Die Zukunft scheint blockiert für eine ganze Jugend, für die Ägypten absolut keine Aufnahmefähigkeit hat. Tunesien ist in Europa vor Anker, während Ägypten erlitt die Hauptlast der asiatischen Konkurrenz.

Was ist der politische Charakter dieser Bewegung?

Im Jahr 2005 hat Kairo eine Art Frühling erfahren, mit der Entstehung der Jugendbewegungen und Intellektuelle, wie Kefaya – es bedeutet “Genug”, die von vielen politischen Organisationen unterstützt wurden, wie auch der Muslimbruderschaft . So ist der Boden dort vorhanden, auch wenn diese Bewegung seit abgeklungen ist. Die Ägyptische Zivilgesellschaft ist sehr gemischt und es gibt alle Arten von Organisationen zur Verteidigung der Rechte der Bürger. Was mir heute am Protest auffällt, es ist seine Seite Mai 68. Es wird wild diskutiert, in Richtung völliger Bruch. Wir sehen Politiker, die anfangen, mit den Demonstranten diskutieren, in einer Atmosphäre der freien Rede, mit Männern, Frauen, verschleiert oder nicht, usw.. Dieser Kurs ist am Tag. Der Abend ist viel gewalttätiger. Aber die Macht übernimmt keine Chancen. Es wird auf die Menge gegebenenfalls Feuer gegeben, auch wenn die Familie Mubarak nicht räuberisch ist wie Ben Ali.

Die Frage der arbeitslose Akademiker ist so entscheidend in Ägypten wie in Tunesien?

Wie in Tunesien gibt es eine große Demonetisierung der Diplome, die nicht übereinstimmen mit berufliche oder wirtschaftliche Nachfrage da das System vollständig in den Bereichen Bildung verknöchert. Ägypten setzen auf höhere Bildung, aber ohne Öffnung von Perspektiven. Aber es ist der einzige gemeinsame Punkt mit Tunesien. Hier ist die große Frage, die der Löhne. Die meisten Ägypter müssen zwei Jobs am Tag ausüben.

Wo sind die Frauen?

Wenn Frauen nicht sichtbar sind an den Demonstrationen, ist es wahrscheinlich wegen die Einschüchterungskampagne gegen die Demonstranten, noch strenger gegen sie. Die Polizeistation ist als Ort der Gewalt und sogar Vergewaltigung bekannt. Aber man kann auch sagen, dass ihre Sichtbarkeit in den Protesten ihre Rolle in politischen Parteien oder Vereinigungen der Zivilgesellschaft widerspiegelt.

Wo sind die Muslimbrüder?

Es ist interessant und sogar störend auf die geringe Beteiligung der Muslimbruderschaft in der aktuellen Auseinandersetzung zu sehen. Dass sie viel Boden in die politische Initiative und weltanschaulichen Denken verloren haben. Sicherlich sind sie von den Behörden schikaniert und verfolgt, die hunderte einsperren, um sie zu brechen. Aber wir müssen auch sagen, dass die ägyptische Gesellschaft hat réislamisée ohne sie – wir sehen immer mehr Schleier, zum Beispiel – und die Muslimbrüder haben nicht viel zu bieten. Ägyptischen Gesellschaft hat vor verschwunden. Sie drehen sich im Kreis um eine soziale Idee der Nächstenliebe und einer liberalen Wirtschaft ohne staatliche Eingriffe. Es ist ein bisschen kurz als ideologischer Vorschlag. So fehlen sie von den großen Debatten der Gesellschaft und den Streiks, die ohne sie stattfinden. Dies bedeutet nicht, dass die Leute nicht für sie stimmen würden, könnten sie wirklich zur Wahl stehen, aber sie es würden ohne große Überzeugung tun.

Wo ist die Linke?

Linke Intellektuelle, die ihre Blütezeit vor dreißig Jahren hatten, leben in die Proteste wieder auf. Aber Meinungsführer sind meist Schriftsteller, die ihre Arbeit in den sozialen und politischen Bereich verankern, wie Alaa el-Aswani, Autor von Romanen Chicago, Yacoubian Building, und Ich wünschte, ich war Ägypter oder beispielsweise Khaled el Khamissi, Autor von Taxi oder die Arche Noah. Aber wir können nicht sagen, dass Ägypten am Vorabend einer Option sozialistische oder marxistische a la Nasser ist, obwohl die Sehnsucht nach dieser Zeit noch am Leben ist, nach Wohlfahrtsstaat und stark. Die Linke ist sicher nicht eine Alternative heute.

Die Mubaraks – sie verlassen?

Sie sagen, die Ehefrau des Präsidenten, Suzanne, ist bereits gestern, 25. Januar nach London. Es wird gesagt, daß elf Flugzeuge waren verschwunden. Aber wir wissen nicht, wer an Bord. Das heißt, ich will aber gar nicht glauben, dass Flucht und die Aufgabe der Macht sind in der Strategie von Mubarak, der darüber hinaus leben weit weg von Kairo, in Sharm El Sheikh, in einem anderen Ägypten. Die Frage ist nur, ob er im Jahr 2011 kanididiert oder nicht.

Wie weit geht die Loyalität der Armee und der Polizei?

Die Polizei ist hier nur ein Heer von Bettlern, hauptsächlich von unterbezahlten Beamten, die zu Korruption greifen, um zu überleben zusammen. Und daher sie ist durch eine besondere Loyalität zur Macht beseelt. Die wirkliche Macht liegt in den Händen der Sicherheitskräfte des Staates, eine Art rumänischen Securitate oder deutsche Stasi. Aber seine Mitglieder sind endlich bereit, jedermann zu dienen. So weiß man nie. An die Macht a priori geschweißt, können sie auch ohne zu zögern den Schalter umlegen … Die Armee unterdessen, lebt in einer Parallelwelt mit eigenen Krankenhäusern, Schulen, Nachbarschaften und ist sicher, sie hat viel zu verlieren mit einem geänderten Regime.

Welche Haltung wird erlassen die USA?

Ich kann mir vorstellen, dass die Amerikaner wollen Stabilität, aber nicht blockieren einen Regimewechsel, sie sind zwischen Herz und Vernunft geteilt. Sie machen sich rar, wandten sich an den Irak und Afghanistan besonders heute. Sie zahlen … Aber es ist auch wahr, dass die Einführung der Demokratie könnte ein Albtraum für Israel, seine wichtigsten Verbündeten in der Region, werden. Und sie sicherlich variieren.

5. Ägypten: der Regimegegner ElBaradei nimmt an Demonstrationen teil
KAIRO (AFP) – 27/01/2011 15.01
Der Gegner Mohamed ElBaradei ist zurück Donnerstagabend in Ägypten, nach Wochen im Ausland verbracht, um in beispiellosen Demonstrationen gegen das Regime von Präsident Hosni Mubarak teilzunehmen.
“(…) Wenn die Öffentlichkeit von mir will, den Übergang zu führen, so will ich sie nicht enttäuschen”, sagte El Baradei vor Journalisten am Flughafen Wien, bevor er ein Flugzeug zurück nach Ägypten zu bringen in den Abend bestieg.
Junge Pro-Demokratie-Aktivisten haben zu mehr Demonstrationen am Donnerstag und nach wöchentliche Gebete am Freitag aufgerufen.
Die Kairoer Börse: ein deutlicher Rückgang Donnerstag, zwingt eine zeitweilige Aussetzung, die nicht den Rückgang stoppte.
Der ehemalige Chef der Internationalen Atomenergiebehörde (IAEA) El Baradei hat sich zu einem führenden Oppositionellen entwickelt und “kommt heute Abend (Donnerstag) aus Wien”, sagte der AFP sein Bruder Ali.
“Er entschied sich zur Rückkehr, speziell um an die Ereignisse vom Freitag teilzunehmen”, fügte er hinzu.
In einer Nachricht auf Twitter, sagte Mohamed ElBaradei, dass “wir werden weiterhin unser Recht wahrnehmen, friedlich zu protestieren, um unsere Freiheit und unsere Würde zu erhalten. Die Gewalt des Regimes wird sich gegen es selbst wenden.”
ElBaradei hatte keine anerkannte Partei, aber er bildete eine Bewegung, die National Association for Change, die für demokratische Reformen und soziale Unterstützung eintritt.
Herr El Baradei ist der bekannteste Oppositionelle öffentlich zu unterstützen den Protest.
Der Handel an der Kairoer Börse, ausgesetzt Vormittag nach einem Sturz von 6,2%, nahm ca. 11:30 (0930 MEZ) wieder auf, stürzte aber insgesamt über 9%, bis kurz vor Mittag. Am Tag zuvor hatte der Hauptindex EGX 30 ein Minus von 6% gezeigt.
Paris Donnerstag forderte Kairo auf, freie Meinungsäußerung zu respektieren und Kanada sagte er hofft auf die Entwicklung der Demokratie in Ägypten, aber “eine friedliche und gewaltfreie.” Die Vereinigten Staaten, der Europäischen Union und den Vereinten Nationen gefordert hatte die ägyptische Regierung auf die Forderungen des Volkes zu hören.
“Donnerstag wird kein Urlaubstag, die Aktion auf der Straße wird weiterhin laufen”, sagt “6. April Bewegung”, eine Jugendbewegung an der Spitze des Protestes, auf seiner Facebook-Seite. Er fordert außerdem Proteste nach den wöchentlichen Gebete am Freitag.
“Wir begannen, und wir werden nicht aufhören,” ein Demonstrant sagte am Donnerstag gegenüber AFP.
© 2011 AFP

6. Ägypten, Freitagsdemonstration: Ein Ansturm von Demonstranten kollidierte mit der Polizei
KAIRO (AFP) – 28.01.2011 01.25 Uhr
“Freitag der Wut”: Die massiv eingesetzte Polizei feuerte Tränengas und Gummigeschosse, um zu zerstreuen Zehntausende Demonstranten, die fordern den Sturz von Präsident Hosni Mubarak am Freitag in Ägypten, dem vierten Tag einer beispiellosen Protestbewegung.
Trotz eines massiven Einsatzes der Sicherheitskräfte verbreiteten sich die Demonstrationen mit den Rufen: “Nieder mit Mubarak” und mit “die Leute wollen den Sturz des Regimes”, im gesamten Kairo, eine Metropole mit 20 Millionen Einwohnern, nach AFP-Journalisten vor Ort.
Das Internet, das eine Schlüsselrolle bei der Mobilisierung spielte, war in dem Land unzugänglich, erstmals in dieser Tragweite, sagen Experten.
Herr Mubarak, 82, einem westlichen Verbündeten, der seit fast 30 Jahren auf eine beeindruckende Polizeiapparat und ein System von einer Partei, die ganz ihm gewidmet ist,stützt, zeichnete sich durch sein Schweigen seit dem frühen Dienstagmorgen über den Protest, die größte seit seinem Amtsantritt im Jahr 1981, aus.
Der prominenteste ägyptische Gegner, Mohamed ElBaradei, der bereit einen möglichen Übergang zur Macht zu führen war, hat an Demonstrationen im Zentrum der Hauptstadt teilgenommen.
Die Demonstranten gingen auf die Straßen von Kairo nach dem wöchentlichen muslimischen Gebet für den “Freitag des Zorns”.
Zusammenstöße mit der Polizei gab es außerhalb einer Moschee und Herrn El Baradei, der das Gebet teilnahm, flüchtete laut einem AFP-Fotografen.
Weiter nördlich, in Alexandria, Ägyptens zweitgrößter Stadt, Polizei feuerte Tränengas und Gummigeschosse zu zerstreuen tausende Demonstranten die riefen: “Wir wollen ihn nicht”, bezieht sich auf der ägyptische Präsident.
Am Mansoura im Nildelta, Sicherheitskräfte, deren Zahl überschritt die der Demonstranten, schossen mit Tränengas zu verjagen den Demonstranten und einige Imame in der Stadt haben in ihren Predigten aufgerufen “gehen auf die Straße und fordern ändern “. Poster von Mubaraks Partei sind zerrissen worden.
Unterdessen berichteten die arabischen Fernsehsender Al-Jazeera und Al-Arabiya über Polizeibrutalität gegen einige ihrer Journalisten in Kairo, während die Französisch Ministerium für auswärtige Angelegenheiten gab die Verhaftung von vier Journalisten Französisch bekannt.
Die Muslimbruderschaft, die größte Oppositionspartei, haben angekündigt ihre Beteiligung an Kundgebungen der jungen Pro-Demokratie Bewegung
Das Internet und Mobiltelefone sind weit verbreitet, um diese Versammlungen zu organisieren. Aber das Internet war von morgens im Land heruntergefahren, nach Hotels und viele Benutzer von AFP kontaktiert.
Messaging-Dienste Telefon nicht funktionierten und das Mobilfunknetz war schwer gestört.
ElBaradei, ehemaliger Leiter der Internationalen Atomenergiebehörde (IAEA), rief auf Abschalten “der Gewalt, Festnahmen und Folter.” Und Organisation der Menschenrechte Human Rights Watch hat Anwendung von Gewalt “völlig unverhältnismäßig” von der Polizei denunziert.
Präsident Barack Obama hat gesagt, dass Gewalt sei “nicht eine Lösung für die Probleme in Ägypten.” Während Beschreibung von Herrn Mubarak als “wichtiger Partner”, sagte er, das Weiße Haus wolle nicht Partei zu ergreifen.
Folge der Aufstände: die Meisterschaft Fußballspiele Freitag und Samstag geplant, wurden verschoben.
© 2011 AFP

7. Mubarak schweigt zur Straße, die seinen Abgang fordert
KAIRO (AFP) – 28.01.2011 13.23 Uhr
Präsident Hosni Mubarak hat durch sein Schweigen geglänzt, seit die Proteste begannen in Ägypten, wo militante Gegner des Regimes, wenig politisch organisiert, haben jetzt eine größere Sichtbarkeit mit Mohamed ElBaradei und der Stärkung der Muslimbruderschaft.
Die Regierungspresse einfach behauptet Freitag, dass der Präsident “die Situation verfolgt” und telefoniert hatte mit dem Gouverneur von Suez (Nordosten), wo die sehr gewalttätigen Auseinandersetzungen waren, keine weiteren Details. Sie beschrieb auch ein Anruf von Libyens Staatschef Muammar Gaddafi, der Mubarak sein “Vertrauen in die Stabilität von Ägypten” ausdrückte.
Herr Mubarak wird am Samstag für die traditionelle Eröffnung der jährlichen Buchmesse in Kairo erwartet. Nach Angaben des Ministeriums für Kultur, er hält keine Rede, könnte aber Fragen beantworten.
Premierminister Ahmed Nazif, auch sehr diskret, muss vor dem Parlament reden am Sonntag.
Geprägt seit Dienstag von Demonstranten die fordern seine Abreise, das Staatsoberhaupt, 82 Jahre, im Amt seit drei Jahrzehnten und in unsicheren Gesundheit, liess Leute aus der zweiten Reihe heisse Luft blasen.
Der Innenminister Habib al-Adli, die Menge fordert seinen Kopf, wurde ruhig nach seiner Meldung am Dienstag, dass die Demonstranten “nicht bewusst” seien.
Sein Ministerium hat seitdem gew

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  1. Nicht so bescheiden! Es sind tolle Fotos, ich hab’s noch mal oben mit hineingenommen. Im Artikel ist noch Platz für 40.000 Zeichen, und so werde ich ihn noch 2-3mal erweitern und aktualisieren können, und es wird ein “Renner” wie meine Tunesienberichte.

    1. Die engagierte Fotografie ist nicht tot! Sie hat nur keine Stars mehr, sondern viele lokale Fotoreporter, und schlechter ist das sicherlich nicht. “Deine” Bilder erzählen genau so viel wie ein Artikel.
    Manche Journalisten mögen keine guten Fotos, sie lenken vom Artikel ab; viele Medien auch nicht, sie lenken von der Werbung ab. So bleibt ein Plätzchen für Verbreiter wie uns, und meine Erfahrung sagt mir: die Quellen (nennen tun wir sie ja) haben nichts dagegen.

    2. Der Protest: In Tunesien und in Ägypten fällt auf: Los geht es spontan von ein paar hundert Jugendlichen, mobilisiert wird über Netz und Handy-SMS, und, schwupps, folgt praktisch das ganze Volk. Die Islamisten und die klassischen Oppositionsparteien, vor allem jene Uralt-Rivalen der Macht, die sie nur gerne selber hätten, stehen staunend daneben und haben nichts zu melden. Wohl ein Grund, warum die Völker folgen.
    Jedenfalls haben die Tunesier und Ägypter uns nordländische Oppositionelle damit innerhalb vier Wochen zu Hinterwäldnern gemacht.

    Freude für mich: ein persönlicher politischer Glaube, mit dem ich natürlich weitgehend alleine da stehe, ist ja, dass die großen sozialen, politischen, humanistisch gesinnten Wenden von Afrika ausgehen werden, wenn überhaupt. Sich dessen sicher sein und es zu glauben, das ist oft schmerzhaft angesichts anderer Ereignisse in Afrika.

    Also, diesmal Freude pur, dass “der Mensch noch weiss, dass er Mensch ist”, verbunden mit der Vermutung, dass die nordafrikanischen Ereignisse zumindest auf die französischen sozialen Bewegungen noch mal positive Auswirkungen haben, und der Hoffnung, dass sich auch bei uns ein paar tausend Leute, “Linke” oder nicht, an den Kopf fassen und sich fragen: Bis wohin mache ich das alles eigentlich mit?

  2. Ich bekomme das meiste zu dem Thema ja über die Tageszeitung mit, die natürlich eher oberflächlich berichtet.

    Die Bevölkerung scheint inzwischen zu so großen Teilen zu protestieren und bereits mit einiger Ausdauer, dass sich da ein enormes Umsturz-Potential ausdrückt.

    Aber dann lese ich auch von der Polizei, den Militärs und Mubareks taktisch-beschwichtigenden Äußerungen des Entegegenkommens, bis hin zur Aussage nicht mehr kandidieren zu wollen. (Er werde im September nicht mehr kandidieren… September ist lange hin. Wer weiß, was er bekundet, wenn Ruhe ein gekehrt sein sollte?)

    Außerdem lese ich davon, dass sich die Oppositionsparteien nicht auf eine weitgehend gemeinsame Linie verständigen können.
    Angenommen Mubarek tritt tatsächlich bald ab, lässt das befürchten, dass sich konstruktive, neue Regierungsverhältnisse nicht so bald bilden werden.

    Was können wir Bürger hier tun, um den positiven, die Diktatur bekämpfenden Prozess zu unterstützen?
    Was können unsere Politiker konkret tun? Wie können wir unsere Politiker “bewegen”?
    Müssen diese noch mehr klare Positionen benennen und Erwartungen formulieren? (Nicht so “halbgar” wie die von Obama…)

    Wichtig ist offensichtlich, dass wir alle den Prozess in Ägypten und ähnliche Prozesse in unser Bewusstsein nehmen / im Bewusstsein halten und im Internet sowie in den Medien diskutieren, weil auch dies inzwischen eine große unterstützende Kraft bedeutet,
    – für die, welche um soziale oder demokratische Neuerungen kämpfen, weil sie sich nicht alleine erleben.
    – “gegen” die, welchen den Neuerungen entgegenstehen, weil sie merken müssen, dass auch auf internationaler Ebene Menschen ihr Handeln und ihre “Botschaften” verurteilen.

    Danke jedenfalls für die ausführlicheren Berichte und Kommentare hier.

  3. Ich danke zurück, für Ihren Artikel.

    Ihre Fragezeichen sind rhetorischer Art, ich kann Ihre Fragen wie jedermann nicht beantworten, das könnte ein jeder nur für sich selbst – so sind sie ja gestellt.

    Ich bin in meiner “Position”, Sie sind in Ihrer. Wäre ich nicht in meiner Position, sondern in Ihrer, hätte Ihr Text auch aus meiner Feder stammen können.

    Kurzum: Ich habe mir erlaubt, Ihren Kommentar in meinem ‘Hauptblog’ “Unser Globales Dorf” komplett abzudrucken, im Rahmen und als “Textgarnitur” einer kleinen Fotoreihe.

    http://andreassozpol.blog.de/2011/02/02/mr-mubarak-doping-may-lead-to-ridiculous-hoping-10490014/

    Darüberhinaus, mich haben Sie überzeugt, biete ich Ihnen freie Gastautorenschaft an, nicht hier, denn hier ist es zweisprachig, sondern im …. siehe weiter oben.

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