ÄGYPTEN, MASSENPROTEST (Part IV): GEWALT GEGEN JOURNALISTEN, RÜCKTRITT PARTEIFÜHRUNG MUBARAKs – Egypte, contestations (Part IV): violence contre journalistes, le bureau du parti au pouvoir démissionne

Des journalistes se protègent lors d'affrontements place Tahrir au Caire, le 3 février 2011
Foto (c) AFP: Journalisten suchen Schutz bei Zusammenstößen Tahrir-Platz in Kairo, 3. Februar 2011
Des journalistes se protègent lors d’affrontements place Tahrir au Caire, le 3 février 2011

=> PART III, 30.01. – 01.02. : ÄGYPTEN; MASSENPROTEST (Part III): STREIK – DIENSTAG MILLIONENMÄRSCHE – EL BARADEI: “NEUE ÄRA” – Egypte, contestations (Part III): grève générale mardi, El Baradei: “une ère nouvelle”

=> Mit 11 Anti-Mubarak- Karikaturen: PART V, 06.02. – .. REBELLION ÄGYPTEN (Part V) – NICHT-RÜCKTRITT MUBARAKs – VOLK KOCHT, FREITAG MONSTERDEMONSTRATION – Egypte,(Part V) rebellion, le cauchemar d’Al-Qaïda – PORTRAIT Omar Souleimane

1. Die Jagd auf Journalisten auf den Straßen von Kairo ist offen
KAIRO (AFP) – 2011.02.03 20.22
Geschlagen, festgenommen, eingeschüchtert – viele Journalisten beschwerten sich über die zunehmende Gewalt gegen sie bei den tödlichen Zusammenstößen in Kairo zwischen Befürwortern und Gegnern von Präsident Hosni Mubarak.
Être dictateur nuit à la santé!
Diktator sein
schadet der Gesundheit!

Euer, votre, andreas_fecke.
Mubarak ein Jahr zuviel
Click = Zoom!
2. Ägypten: Mubarak befürchtet Chaos nach Rücktritt, am Vorabend einer gigantischen Parade, “Departure Day”
KAIRO (AFP) – 2011.02.03 08.55
Der ägyptische Präsident Hosni Mubarak, sagte am Donnerstag, am Vorabend des neuen Massenprotests, er wolle zurücktreten, aber er befürchte Chaos.
3. Ägypten: massive Menschenmenge in der Innenstadt von Kairo, für den “Tag des Abgangs” Mubarak’s
KAIRO (AFP) – 2011.02.04 11.55
Zehntausende Ägypter waren wieder massiert am Freitag am Tahrir-Platz, ein Symbol des populären Protests in Kairo, mit der Forderung nach sofortigem Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak.
4. Sonderberichterstatter, Ziele der Unterstützer Mubarak’s
PARIS (AFP) – 2011.02.04 08.20
Während die Sonderberichterstatter der französischen Medien beim Sturz Ben Alis in Tunesien wenig belästigt wurden, sind sie dagegen in Ägypten Zielscheiben geworden, Opfer von Gewalt, sogar von “Lynchjustiz ” von Anhängern von Präsident Mubarak, die ihnen vorwerfen, sie destabilisierten das Regime.
5. Kairo: Eiserne Garde um das Ägyptische Museum
KAIRO (AFP) – 2011.05.02 09.47
Der Abrams-Panzer der ägyptischen Armee richtet seine Waffe auf die Menge der Demonstranten in Tahrir-Platz versammelt. Hinter ihm, das Kairoer Museum und seine Schätze.
6. Ägypten: das Exekutivbüro der regierenden Partei ist zurückgetreten und Mubarak wird noch isolierter
KAIRO (AFP) – 2011.05.02 16.33
Der Vorstand der ägyptischen Regierungspartei ist zurückgetreten Samstag: weiter steigender Druck auf Präsident Hosni Mubarak am 12. Tag der Demonstrationen für seine sofortige Abreise.
7. Tahrir-Platz, Christen und Muslime vereint gegen Mubarak
KAIRO (AFP) – 2011.05.02 18.52
Seite an Seite mit den Muslimen protestieren viele Kopten, die ägyptischen Christen, auf dem Tahrir-Platz, dem Epizentrum des Protestes in Kairo für den Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak.
8. Ägypten: neuer Dialog zwischen der Muslimbruderschaft und der Macht, Straße mobilisiert weiter
KAIRO (AFP) – 2011.02.06 20.54
Die kraftvolle Oppositionspartei Muslimbruderschaft, bisher von der Regierung verschmäht, ist am Sonntag in einen neuartigen Dialog mit den Behörden getreten, unter Anklage “unzureichender Reformvorschläge” seitens der Macht.
ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER IM UNTEREN DRITTEL; UNTER DEM MUBARAK-EBAY-BILD

1er ARTICLE SUR HUIT: La chasse aux journalistes est ouverte dans les rues du Caire
LE CAIRE (AFP) – 03.02.2011 20:22
Battus, interpellés, intimidés, de nombreux journalistes couvrant les affrontements meurtriers au Caire entre partisans et opposants du président égyptien Hosni Moubarak se plaignent de violences croissantes contre eux. Dans les rues de la capitale, la chasse à la presse a commencé. Qui se promène avec une caméra ou un appareil photo est rapidement pris à partie par des hommes en civil favorables au président Moubarak, et aussi, mais dans une moindre mesure, par des manifestants anti-gouvernementaux, de plus en plus nerveux.

Deux femmes devant des chars de l'armée près du musée du Caire le 3 février 2011
Foto (c) AFP: Zwei Frauen vor Armee Panzer in der Nähe des Museum Kairo 3. Februar 2011
Deux femmes devant des chars de l’armée près du musée du Caire le 3 février 2011

“Qui êtes-vous? Je peux avoir vos papiers?”, lance violemment jeudi un manifestant anti-Moubarak place Abdelmoneim Ryad, théâtre pendant la nuit de combats meurtriers.
“Les journalistes n’ont rien à faire ici ! Vous avez dévoilé des informations stratégiques en révélant le nombre d’opposants barricadés sur la place”, accuse-t-il, à l’adresse d’un reporter de l’AFP. L’incident ne vas pas plus loin.
Mais autour de la place emblématique de la révolte, des policiers en civil et une foule loyale au président ciblent directement depuis mercredi les journalistes.
Un journaliste étranger a confié à l’AFP avoir été interpellé par des hommes en civil et deux soldats, puis emmené dans une ruelle où se trouvait un homme ligoté, torse nu, couvert d’hématomes, avec du sang sur tout le corps.
“Un jeune militaire m’a dit en arabe: +Est-ce que toi aussi tu veux mourir+?”, a rapporté ce reporter.
Des journalistes étrangers ont affirmé avoir été empêchés jeudi de filmer à partir de l’hôtel Hilton, qui offre une vue quasi synoptique des violences.
Trois journalistes de la télévision publique polonaise TVP ont été interpellés par la police jeudi au Caire, puis relâchés en fin de journée.
Une équipe du journaliste vedette de la chaîne américaine CNN, Anderson Cooper, a été molestée par des partisans du président Moubarak qui l’ont battue sans que des soldats, postés à proximité, n’interviennent, a indiqué la chaîne.
Un journaliste grec a été battu mercredi par des manifestants avec des clubs de golf aux abords de place Tahrir. Le correspondant de la chaîne danoise TV2, Steffen Jensen, a aussi été pris à partie le même jour par des manifestants portant des pancartes pro-Moubarak.
“J’étais entouré d’un groupe de partisans de Moubarak qui voulaient me prendre mon portable, ma caméra et mon passeport, ce que j’ai refusé. Ils m’ont alors frappé à coups de poing et de bâton”, a-t-il raconté à l’agence danoise Ritzau.
Des journalistes néerlandais ont été menacés par des pro-Moubarak, ont signalé leurs rédactions respectives sur leurs sites.
Tarek el-Chami, correspondant de la chaîne arabophone américaine al-Hourra, a affirmé jeudi en direct: “Nous sommes toujours menacés, des +baltaguis+ (voyous) et des criminels fichés sont toujours au bas de l’immeuble”. Le régime “veut que les journalistes paniquent pour qu’ils n’assument pas leur mission”.
Deux journalistes de la chaîne russe Zvezda, arrêtés pour infraction au couvre-feu mercredi, “ont été retrouvés (par les diplomates russes) dans un service du contre-espionnage militaire,” ont indiqué les Affaires étrangères russes.
Al-Jazira, Al-Arabiya, ABC news, CNN, France 2, France 24, Radio-Canada, Le soir…. la liste des médias ayant des reporters battus ou interpellés ne cessent de s’allonger.
Reporters sans frontières (RSF) a estimé dans un communiqué que les exactions contre les journalistes avaient “un caractère systématique et concerté”.
“Le régime a décidé de s’en prendre physiquement aux représentants de la presse en lançant ses partisans dans une campagne de haine et de violence que nous n’avons jamais vue auparavant. Nous sommes au-delà de la censure. Il s’agit de vider Le Caire de la presse étrangère”, a déploré le secrétaire général de RSF Jean-François Julliard.
© 2011 AFP

Le ministre de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui, place Tahrir, le 4 février 2011 au Caire
Foto (c) AFP: Der Verteidigungsminister Mohamed Hussein Tantawi, Tahrir-Platz, 4. Februar 2011 in Kairo
Le ministre de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui, place Tahrir, le 4 février 2011 au Caire

2. Egypte: Moubarak dit craindre le chaos s’il part, à la veille d’un défilé géant
LE CAIRE (AFP) – 03.02.2011 20:55
Le président d’Egypte Hosni Moubarak, confronté à un mouvement de contestation sans précédent et violent depuis dix jours, a dit jeudi qu’il souhaitait démissionner mais redoutait le chaos, à la veille de nouvelles manifestations de masse pour réclamer son départ immédiat.
Dans le même temps, les autorités optaient pour la manière forte en arrêtant sept jeunes leaders du mouvement de contestation après leur rencontre avec une figure de proue de l’opposition, Mohamed ElBaradei, selon leurs proches, au 10e jour d’une révolte qui risque de plonger l’Egypte dans le chaos.
Sur la place Tahrir, épicentre des protestations au Caire, des heurts ont eu lieu par intermittence entre partisans et opposants au régime, au moment où plus un média ne diffusait en soirée des images en direct depuis là-bas, probablement en raison des mesures d’intimidation du pouvoir.
Mais tard le soir, un calme tendu y prévalait. Des milliers de manifestants écoutaient des discours hostiles au président et campaient dans des tentes ou se réchauffaient autour de feux, se préparant à une nouvelle nuit à la belle étoile, selon un journaliste de l’AFP.
Les Frères musulmans, principale force d’opposition, ont pour leur part rejeté l’appel du vice-président Omar Souleimane au dialogue, qualifiant le régime “d’illégitime”. “Ces appels n’influeront pas sur les rassemblements de masse prévus vendredi pour faire tomber le régime”, a dit leur porte-parole.
Ces manifestations pour le “Jour du Départ” vendredi doivent se tenir à travers le pays après la prière musulmane hebdomadaire en début d’après-midi, pour appeler une nouvelle fois à la chute du régime de Moubarak, une majeur partie de l’opposition refusant l’arrêt de leur mouvement tant qu’il reste au pouvoir.
M. Moubarak a assuré qu’il en avait “assez d’être président et aimerait abandonner le pouvoir maintenant, mais qu’il ne pouvait le faire de peur que le pays ne sombre dans le chaos”, a déclaré la journaliste de la chaîne américaine ABC Christiane Amanpour après l’avoir rencontré pendant 20 minutes au Caire.
Le président égyptien, dont l’annonce mardi qu’il ne briguerait pas un 6e mandat à la présidentielle de septembre n’a pas satisfait les protestataires, a aussi dit qu’il ne voulait pas voir “les Egyptiens se battre entre eux”, selon Mme Amanpour, dont les propos étaient rapportés par ABC sur son site internet.
Il s’exprimait en présence de son fils Gamal, en affirmant que ce dernier n’avait jamais eu l’intention de se porter candidat à la présidentielle.
De violents heurts entre partisans et opposants au régime place Tahrir ont eu lieu mercredi et jeudi avant l’aube faisant au moins huit morts et plus de 830 blessés, selon un dernier bilan officiel. L’ONU a fait état de 300 morts lors de la première semaine de la contestation lancée le 25 janvier.
Le pouvoir a rejeté les accusations selon lesquelles il a orchestré la manifestation de ses partisans qui se sont affrontés avec les opposants, en montrant du doigt les Frères musulmans.
Dans l’après-midi, près de la place Tahrir, un étranger a été battu à mort selon des témoins et des services de secours.
Tout au long de la journée et malgré le couvre-feu nocturne, des centaines de partisans du régime armés de matraques, de couteaux et certains de pistolets, empêchaient l’entrée sur la place de renforts ou ravitaillement aux opposants qui y sont retranchés.
Quiconque tente de franchir leur barrage est accueilli par des insultes. “C’est interdit ! On coupe la tête de celui qui va par là”, hurle l’un d’eux. Il brandit un couteau de cuisine.
L’armée, épine dorsale du régime, surveille sans intervenir. Elle n’est intervenue que rarement pour disperser les protagonistes ou tenter de sauver les personnes agressées.
D’autres partisans du régime, postés sur le pont 6 octobre, ont lancé des pierres et des bouteilles incendiaires sur les protestataires anti-Moubarak au milieu de coups de feu sporadiques.
Des pavés et des bordures en pierre ont été utilisés comme projectiles et des barricades ont été érigées.
Entretemps, la liste des reporters arabes, européens et américains notamment, victimes ces derniers jours au Caire d’exactions, surtout de la part de personnes qui les accusent de déstabiliser le régime, ne cesse de s’allonger. L’Occident a dénoncé les attaques contre les médias.
Face à la situation alarmante, les dirigeants occidentaux maintiennent la pression sur M. Moubarak en appelant à une transition immédiate du pouvoir, alors que le président américain Barack Obama a dit prier pour “des jours meilleurs” en Egypte.
Le pouvoir égyptien a rejeté ces “ingérences”.
La communauté internationale continue en outre d’aider ses ressortissants à quitter le pays.
© 2011 AFP

Des dizaines de milliers de manifestants prient place Tahrir, le 4 février 2011 au Caire
Foto (c) AFP: Zehntausende Demonstranten beten Tahrir-Platz, 4. Februar 2011 in Kairo
Des dizaines de milliers de manifestants prient place Tahrir, le 4 février 2011 au Caire

3. Egypte: foule compacte dans le centre du Caire pour réclamer le départ de Moubarak
LE CAIRE (AFP) – 04.02.2011 11:55
Des dizaines de milliers d’Egyptiens étaient massés vendredi place Tahrir, symbole de la contestation populaire au Caire, pour réclamer le départ immédiat du président Hosni Moubarak qui a dit redouter le chaos s’il démissionnait.
La manifestation se déroulait dans le calme, et les partisans du président, à l’origine des violents affrontements ces deux derniers jours n’étaient pas visibles vendredi, l’armée ayant déployé des dizaines de véhicules pour créer une zone tampon autour de la place.
Le mouvement de contestation a appelé à une mobilisation générale après la prière en début d’après-midi, pour ce qu’il a baptisé “le vendredi du départ”, et espère réunir un million de personnes dans le pays, au 11e jour d’une révolte qui a fait au moins 300 morts et des milliers de blessés selon l’ONU.
Sur la place Tahrir, des dizaines de milliers de manifestants ont participé à la prière hebdomadaire, tandis que d’autres restaient assis à côté.
“Nous sommes nés libres et allons vivre libres. Je vous demande de patienter jusqu’à la victoire”, a déclaré l’imam, identifié par les fidèles comme Khaled al-Marakbi, qui a pleuré, comme beaucoup d’autres, pendant la prière aux morts.
Dès la fin de la prière, les manifestants ont commencé à scander “Irhal, irhal” (Dégage, dégage) à l’adresse de M. Moubarak, qui a affirmé mardi qu’il ne briguerait pas un sixième mandat à la présidentielle de septembre après avoir passé près de 30 ans au pouvoir.
Mais le mouvement de contestation réclame son départ sans délai.
Pour rejoindre la place, où des milliers de personnes ont encore passé la nuit malgré le couvre-feu nocturne, les manifestants devaient franchir un point de contrôle de l’armée, qui a réaffirmé qu’elle n’ouvrirait pas le feu sur les manifestants, puis une demi-douzaine d’autres barrages civils.
Deux files s’étiraient sur plus de 500 mètres devant les points de contrôle.
Le ministre de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui, s’est rendu dans la matinée place Tahrir, la première visite d’un haut responsable du régime depuis le début de la contestation.
“L’homme vous a dit qu’il n’allait pas se représenter”, a-t-il lancé à la foule à propos de M. Moubarak.
“Si nous arrêtons (le mouvement), la vengeance va être terrifiante”, a réagi un manifestant, Khaled Abdallah.
© 2011 AFP

Un photographe de l'agence AP, Khalil Hanna, frappé durant les manifestations entre pro et anti-Mou
Foto (c) AFP: Ein AP-Fotograf, Khalil Hanna, während der Proteste zwischen pro-und anti-Mubarak geschlagen, 3. Februar 2011 in Kairo
Un photographe de l’agence AP, Khalil Hanna, frappé durant les manifestations entre pro et anti-Moubarak, le 3 février 2011 au Caire

4. Les envoyés spéciaux, cibles des partisans de Moubarak
PARIS (AFP) – 04.02.2011 08:20
Peu inquiétés lors de la chute de Ben Ali en Tunisie, les envoyés spéciaux des médias français sont a contrario devenus des cibles en Egypte, victimes de violences, voire de “lynchages”, de la part des partisans du président Moubarak qui les accusent de déstabiliser le régime.
Autre problème, l’arrestation de reporters par l’armée ou par des civils armés. Une équipe de trois journalistes de TF1 a été arrêtée jeudi matin par des civils armés et conduite vers un lieu indéterminé.
Les trois journalistes ont été libérés dans la nuit de jeudi à vendredi a annoncé à l’AFP la chaîne privée.
Par ailleurs, trois journalistes de France 24 qui avaient été interpellés mercredi ont été libérés jeudi en fin de journée, a annoncé la chaîne d’infos. Un journaliste d’Arte, arrêté jeudi à un barrage militaire, a également été relâché quelques heures plus tard, a indiqué la chaîne franco-allemande.
De son côté, la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a condamné “fermement les incidents inacceptables” au cours desquels des journalistes ont été pris à partie, agressés et arrêtés en Egypte, dans une déclaration publiée jeudi soir.
Mercredi, alors que la situation commençait à devenir extrêmement tendue au Caire, des équipes de France 2 et de BFM TV, notamment, ont été violemment prises à partie. Depuis, toutes les rédactions ont demandé à leurs équipes de redoubler de vigilance et de ne sortir de leur hôtel qu’en cas de nécessité.
“La télévision publique égyptienne a désigné les journalistes étrangers comme responsables de ce qui se passe, c’est une sorte d’appel au lynchage, non déguisé”, a expliqué Thierry Thuillier, directeur des rédactions de France Télévisions.
“Ils sont des témoins gênants, on assiste à un tabassage systématique des journalistes étrangers”, a-t-il insisté, ajoutant: “La consigne c’est l’extrême prudence tout en souhaitant qu’on puisse faire notre boulot”.
A BFM TV, trois journalistes qui tournaient dans un marché “ont été tabassés pendant un quart d’heure, à coups de bâton, de poings, de pieds”, a expliqué Guillaume Dubois, directeur général de la chaîne info.
“Ils ont été exfiltrés par un convoi de l’armée qui passait par là, puis ils ont passé neuf heures dans une caserne avant d’être reconduits à leur hôtel. Ils ont été vraiment choqués”, a-t-il poursuivi. Ces trois journalistes devaient rentrer en France jeudi, une autre équipe de BFM demeurant sur place. “On réfléchit, en fonction de l’évolution de la situation, à renvoyer une nouvelle équipe”, a précisé Guillaume Dubois.
A i-Télé, les envoyés spéciaux ont été “menacés, insultés, mais il n’y pas eu d’acte de violence physique”, selon Albert Ripamonti, directeur de la rédaction. “Un de nos journalistes a raconté que, même sans caméra, le seul fait d’être occidental suffisait pour être pris à partie”.
“J’ai été attaqué par des citoyens normaux qui faisaient la queue devant un distributeur de billets, j’ai dû me débarrasser de deux cartes pour sauver ma peau et celle du chauffeur. Un policier présent sur les lieux a réussi à calmer les gens”, a témoigné en écho un photographe de l’AFP.
© 2011 AFP

Des chars de l'armée égyptienne à l'entrée de la place Tahrir au Caire le 4 février 2011
Foto (c) AFP: Ägyptische Armeepanzer am Eingang zum Tahrir-Platz in Kairo, 4. Februar 2011
Des chars de l’armée égyptienne à l’entrée de la place Tahrir au Caire le 4 février 2011

5. Le Caire: garde de fer autour du musée égyptien
LE CAIRE (AFP) – 05.02.2011 09:47
Le char Abrams de l’armée égyptienne pointe son canon vers la foule des manifestants assemblée sur la place Tahrir. Derrière lui, le musée du Caire et ses inestimables trésors.
Depuis que la semaine dernière des intrus sont parvenus à pénétrer dans les salles du musée et, cherchant l’or, ont cassé des vitrines et endommagé 70 objets, un important dispositif militaire a été déployé autour du fameux bâtiment de pierre rose.
Des soldats en tenue de combat, casque lourd, gilet pare-balles et kalachnikov, sont en faction tous les vingt mètres derrière les grilles. A leurs côtés, des pompiers en casque jaune. Dans la cour, des blindés sont en faction. D’autres sont sur la place.
Fermé depuis plus de huit jours, le musée est bordé par une avenue qui constitue l’une des lignes de front entre manifestants pro et anti-Moubarak, qui s’affrontent sporadiquement à coups de pierres. Ils ont monté des barricades avec des voitures calcinées, des camions aux pneus crevés, des panneaux, des poteaux, des pierres.
Vendredi après-midi, alors que des dizaines de milliers de personnes crient leur colère contre le raïs égyptien, personne n’était autorisée à approcher à moins de vingt mètres des grilles.
“Il est sécurisé, très sécurisé, nous n’avons pas d’inquiétudes”, a assuré à l’AFP Zahi Hawass, Secrétaire d’Etat aux Antiquités.
Il a expliqué que, lors de la tentative de pillage le 28 janvier, les voleurs avaient eu le temps de briser des vitrines, casser des objets, mais avaient été capturés par de simples citoyens qui s’étaient rués à l’intérieur pour protéger les trésors, avaient interpellé les pillards et les avaient remis aux soldats envoyés d’urgence.
Ensuite la population avait formé une chaîne humaine, se tenant la main par centaines autour des grilles pour empêcher toute incursion dans la centaine de salles où quelque 100.000 pièces sont exposées. 50.000 autres sont dans les réserves.
“Ce qui s’est passé en Egypte est très rare, de voir une solidarité populaire et sécuritaire, entre le peuple et l’armée, pour protéger le Musée”, s’est réjoui M. Hawass.
Tous les objets endommagés, dont deux sculptures de Toutankhamon, pourront être réparées et rien n’a été volé, selon lui.
Mercredi, alors que faisaient rage des affrontements à coups de pierres et de projectiles divers entre partisans et opposants du président Moubarak, des cocktails molotov volaient de part et d’autres aux abords du musée.
Soudain, deux sont tombés à l’intérieur de l’enceinte, enflammant un arbre. La police a attaqué les flammes avec un canon à eau, puis les pompiers sont intervenus.
Le bâtiment n’a pas été touché mais les images, retransmises en direct, ont inquiété le monde entier.
“Le Musée égyptien du Caire abrite des objets uniques pour le patrimoine mondial”, a déclaré le British Museum, vite suivi par l’Unesco. “Il est de la plus haute importance que ces objets irremplaçables soient totalement protégés afin de garantir leur sécurité”.
Près des grilles du musée, Mahmoud El Wekeel, 37 ans, montre sa carte de guide touristique professionnel. Il regarde l’édifice, bâti en 1902 par l’architecte français Marcel Dourgnon.
“Oui, je ne travaille plus depuis deux semaines… Il n’y a plus aucun visiteur au Caire, ils ont tous fui dans leurs pays” dit-il. “Mais ils reviendront. Vous voyez ce musée là: l’an prochain, ou celui d’après, c’est pour lui qu’ils reviendront”.
© 2011 AFP

Manifestants sur la place Tahrir, au centre du Caire, au soir du 1er février 2011
Foto (c) AFP: Manifestants sur la place Tahrir, au centre du Caire, au soir du 1er février 2011
Demonstranten Tahrirplatz, Kairo, 1. Februar 2011


6. Egypte: le bureau du parti au pouvoir démissionne, Moubarak est encore plus isolé

LE CAIRE (AFP) – 05.02.2011 16:33
Le bureau exécutif du parti au pouvoir en Egypte a démissionné samedi, renforçant encore la pression sur le président Hosni Moubarak, au 12e jour de manifestations réclamant son départ immédiat.
“Les membres du comité exécutif (du Parti national démocrate, PND) ont démissionné de leurs postes. Il a été décidé de nommer Hossam Badrawi secrétaire général du parti”, a annoncé la télévision d’Etat égyptienne.
Autre désaveu pour Hosni Moubarak, son fils Gamal a été évincé du poste de président du comité politique du PND, au profit également de M. Badrawi, connu pour avoir de bons rapports avec l’opposition égyptienne.
Dans la rue, par ailleurs, la mobilisation ne faiblissait pas. Sur la place Tahrir, emblème de la contestation dans le centre du Caire, des milliers de manifestants scandaient “va-t’en, va-t’en” à l’adresse de M. Moubarak, 82 ans, qui gouverne l’Egypte d’une main de fer depuis 29 ans.
Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé à une évolution rapide: “Nous avons besoin de changement, de réformes et de transition pour parvenir à davantage de stabilité” en Egypte, a-t-il dit.
Son homologue irakien Nouri al-Maliki a également jugé le changement “nécessaire”.
Appelé la veille par Washington à s’effacer le plus rapidement possible, M. Moubarak n’a néanmoins montré dans la journée aucun signe d’une volonté de démissionner.
Il a ainsi réuni le Premier ministre Ahmad Chafic, qui avait exclu la veille une transition entre M. Moubarak et le vice-président Omar Souleimane, le ministre du Pétrole Sameh Fahmy, le chef de la Banque centrale Farouk Oqda et le ministre des Finances Samir Radwane.
C’est la première fois qu’il le faisait depuis le limogeage le 29 janvier du précédent cabinet sous la pression de la rue.
Pour le chef du mouvement d’opposition Kefaya, Georges Ishaq, cette réunion “est une preuve qu’il (M. Moubarak) s’accroche à sa position et veut montrer au peuple qu’il est toujours là”.
Pour autant, à l’étranger, la presse faisait état de plusieurs scénarios pour assurer une sortie digne à M. Moubarak, après que le président américain Barack Obama a déclaré que “des discussions” s’étaient engagées sur la transition politique.
Selon le New York Times, M. Souleimane et les chefs de l’armée examinent des hypothèses visant à limiter l’autorité de M. Moubarak.
Parmi elles, il pourrait être suggéré au raïs d’aller dans sa résidence de Charm el-Cheikh sur la mer Rouge, ou de partir pour l’une de ces habituelles cures médicales annuelles en Allemagne, qui serait cette fois prolongée. M. Souleimane formerait alors un gouvernement de transition et lancerait un dialogue avec l’opposition en vue de réformes.
Dans une interview à Der Spiegel, un porte-parole du mouvement d’opposition influent des Frères musulmans, Rachad Bayoumi, a affirmé que son groupe ne voulait pas que la contestation “soit présentée comme une révolution islamique”.
“C’est un soulèvement du peuple égyptien”, a-t-il dit après un appel du numéro un iranien, Ali Khamenei, à un régime islamique en Egypte.
De son côté, l’opposant égyptien le plus en vue, Mohamed ElBaradei, qui comme le chef de la Ligue arabe Amr Moussa n’a pas exclu de se présenter à la succession de M. Moubarak, a dit souhaiter discuter avec l’état-major afin d’organiser “une transition sans effusion de sang”.
La Russie a demandé, via son ambassade au Caire, à M. ElBaradei de chercher “une sortie de crise”, selon une source diplomatique russe.
Sur la place Tahrir, les manifestants exposaient leurs revendications sur une banderole géante: départ du président, mise en place d’un gouvernement de transition et levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 1981.
Des milliers d’entre eux avaient passé une nouvelle nuit sur place, bravant le couvre-feu, au lendemain de manifestations ayant réuni des centaines de milliers de personnes à travers le pays.
Au petit matin, des dizaines d’entre eux ont cherché à empêcher des chars de l’armée de quitter la place, de crainte que des militants pro-Moubarak ne s’en prennent à eux.
Depuis jeudi, les manifestations se déroulent dans le calme. Des affrontements entre policiers et manifestants antigouvernementaux durant les premiers jours de la contestation, puis entre militants pro- et anti-Moubarak mercredi, ont fait environ 300 morts et des milliers de blessés, selon l’ONU, un bilan non confirmé par d’autres sources.
Depuis l’Allemagne, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a salué la “retenue” des autorités égyptiennes vendredi.
Mais elle a aussi prévenu que la marche vers la démocratie au Moyen-Orient, qu’elle a soutenue, présentait des “risques de chaos”, et que la conjoncture y était “parfaite” pour une “tempête”.
Face à la situation instable, la Bourse du Caire, fermée depuis le 30 janvier, ne rouvrira pas lundi comme prévu, mais d’après les médias officiels, les tribunaux reprennent dimanche leurs activités.
Parallèlement, un terminal gazier, approvisionnant la Jordanie, et Israël sur une section, a été la cible d’une attaque à l’explosif dans le Sinaï égyptien, mais il n’était pas clair dans l’immédiat si ce sabotage était lié à la révolte populaire.
Une église de Rafah, dans le Sinaï égyptien, était en flammes samedi après-midi, selon des témoins, mais l’origine du sinistre restait floue.
© 2011 AFP

Capture d'écran de la télévision d'Etat montrant la table des discussions entre le pouvoir et des
Foto (c) AFP: Screenshot des staatlichen Fernsehens zeigt Table-Gespräche zwischen der Regierung und Opposition, 6. Februar 2011 in Kairo
Capture d’écran de la télévision d’Etat montrant la table des discussions entre le pouvoir et des forces de l’opposition, le 6 février 2011 au Caire

7. Place Tahrir, chrétiens et musulmans unis contre Moubarak
LE CAIRE (AFP) – 05.02.2011 18:52
Côte à côte avec les musulmans, de nombreux Coptes, ou chrétiens d’Egypte, sont venus manifester pour le départ du président Hosni Moubarak place Tahrir, épicentre de la contestation au Caire.
“Trop de chrétiens sont morts sous Moubarak. Va-t’en d’Egypte”, peut-on lire sur la pancarte de Nader, un jeune Copte de 23 ans qui manifeste place Tahrir (Libération).
“Les persécutions contre les chrétiens ont augmenté ces dix dernières années en Egypte”, déplore Nader, en rappelant les derniers attentats contre les chrétiens, notamment celui qui a fait 23 morts dans une église d’Alexandrie, la grande ville du nord de l’Egypte, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
“La seule chose qu’a faite Moubarak, c’est tenter de cacher ce qui s’est passé. Ce n’est pas la solution”, ajoute le jeune homme dont la communauté, la plus importante minorité chrétienne au Moyen-Orient, représente selon les estimations de 6 à 10% des 80 millions d’Egyptiens. Mais elle s’estime tenue à l’écart de nombreux postes de la justice, des universités ou encore de la police.
Le patriarche de l’Eglise copte, Chenouda III, a appelé vendredi soir les manifestants à tenir en compte des “concessions” faites par le gouvernement après plusieurs jours d’un mouvement de contestation d’une ampleur sans précédent contre le régime.
Selon Ihab, 41 ans, “il nous a dit de ne pas participer aux manifestations” contre le président Hosni Moubarak, lancées le 25 janvier et qui se sont soldées par au moins 300 morts et plusieurs milliers de blessés, selon une estimation de l’ONU non confirmée par d’autres sources.
“Mais nous sommes venus quand même parce que nous voulons montrer que nous sommes là”, explique Ihab, qui fait le tour de la place avec une pancarte disant “Jésus nous donnera une vie meilleure. Va-t’en Moubarak, pour qu’on puisse en profiter”.
Nader et Ihab font partie d’une foule hétéroclite de manifestants, qui vont de militants laïques à des islamistes.
Ihab dit craindre une prise du pouvoir par les islamistes au cas où le président Moubarak partirait.
“Un gouvernement des Frères musulmans serait un désastre. Mais en Egypte il y a d’autres options que Moubarak ou les islamistes”, affirme-t-il.
Un autre manifestant arbore une pancarte s’adressant au fils de M. Moubarak, Gamal, longtemps considéré comme son dauphin: “Gamal, dis à ton père que les Coptes le détestent”, entendant ainsi proclamer que tous les Coptes ne sont pas du côté du président comme ils sont souvent présentés.
L’une des principales figures de la communauté copte, le magnat des télécoms Naguib Sawiris, a récemment affirmé que les réformes promises en réponse au mouvement de contestation étaient “une bonne nouvelle”, ajoutant que “la démocratie est voulue par tous”.
A Tahrir, plusieurs manifestants musulmans tiennent à afficher leur soutien aux Coptes, comme Ahmed Chimi, 47 ans, qui arbore une pancarte proclamant: “Musulmans + chrétiens = Egypte”, décorée du croissant et de la croix, symboles des deux religions.
“Nous ne voulons pas qu’il y ait de différenciation” entre les deux communautés, explique-t-il.
Le président Moubarak “veut vendre l’idée aux Etats-Unis et à l’Europe que nous avons un problème ici avec les chrétiens et qu’il est la personne adéquate pour empêcher cela. Mais ce n’est pas vrai”, assure-t-il.
Plusieurs pays occidentaux se sont dits préoccupés par la situation des Coptes après les dernières attaques contre leur communauté.
© 2011 AFP

Des manifestants anti-gouvernementaux brandissent le drapeau égyptien sur la place Tahrir du Caire, Foto (c) AFP: Anti-Mubarak Demonstranten am Tahrir-Platz in Kairo am 5. fzvrier 2011

8. Egypte: dialogue inédit entre Frères musulmans et pouvoir, la rue mobilisée
LE CAIRE (AFP) – 06.02.2011 20:54
Le puissant mouvement d’opposition des Frères musulmans, jusqu’ici honni par le pouvoir, a engagé dimanche un dialogue inédit avec les autorités, tout en jugeant insuffisantes les réformes proposées par le régime contesté par des manifestations incessantes depuis 13 jours.
Place Tahrir, devenue une place-forte de la contestation du pouvoir au Caire, des milliers de manifestants ont continué à exiger le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, agitant des drapeaux égyptiens et brandissant des banderoles.
Les groupes de jeunes à l’origine du soulèvement ont formé une coalition et assuré qu’ils ne quitteraient pas les lieux tant que le président n’aurait pas démissionné.
Le pouvoir et les Frères musulmans -principale force d’opposition officiellement interdite- ont pour la première fois en un demi-siècle discuté publiquement, en présence d’autres groupes d’opposition.
Les participants à cette séance de “dialogue national” se sont mis d’accord sur “une transition pacifique du pouvoir basée sur la Constitution”, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Magdi Radi, dans un communiqué.
Mais les Frères musulmans ont aussitôt dénoncé l’insuffisance des réformes proposées.
“Ce communiqué est insuffisant”, a déclaré Mohamed Mursi, haut responsable des Frères musulmans, lors d’une conférence de presse. “Les demandes sont toujours les mêmes. Ils (le gouvernement) n’ont pas répondu à la majorité des demandes, ils n’ont répondu qu’à certaines, et de manière superficielle”, a précisé Essam al-Aryane, un autre haut responsable de la confrérie.
Il y a eu “consensus” sur “la formation d’un comité qui comptera le pouvoir judiciaire et un certain nombre de personnalités politiques, pour étudier et proposer des amendements constitutionnels (…) avant la première semaine de mars”, a expliqué M. Radi.
Parmi les propositions figurent l’ouverture d’un bureau destiné à recevoir les plaintes concernant les prisonniers politiques, la levée des restrictions imposées aux médias et le rejet de “toute ingérence étrangère dans les affaires égyptiennes, a-t-il ajouté.
Le texte appelle aussi à la levée de l’état d’urgence, “selon la situation sécuritaire”. L’état d’urgence en vigueur en Egypte a été décrété après l’assassinat du président Anouar al-Sadate en 1981 par des islamistes, et constamment reconduit.
Ces décisions ont été prises au cours de discussions réunissant le régime, les Frères musulmans, le parti Wafd (libéral), le Tagammou (gauche), des groupes de jeunes pro-démocratie ayant lancé le mouvement de contestation ainsi que des figures politiques indépendantes et des hommes d’affaires, selon l’agence officielle Mena.
Dimanche matin, sur la place Tahrir, toujours cernée par les chars, chrétiens et musulmans avaient prié ensemble.
Dans la capitale qui compte 20 millions d’habitants, la vie a repris doucement, de nombreux commerces et banques ouvrant à nouveau leurs portes, et la circulation sur les routes et ponts étant rétablie.
En réponse aux appels répétés de plusieurs pays occidentaux à une transition politique ordonnée et rapide, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a indiqué que son pays refusait les “diktats” de l’étranger.
Dans un communiqué, son ministère a accusé par ailleurs, sans les nommer, des diplomates étrangers d’avoir “tenté de faire entrer des armes et des appareils de télécommunications dans des valises diplomatiques”.
© 2011 AFP

MUBARAK BILLIG AUF EBAY!
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Bild aus der Ägyptenserie meines Blogfreundes hermanitou, aus dem Artikel “Pharao on ebay”

1. Die Jagd auf Journalisten auf den Straßen von Kairo ist offen
KAIRO (AFP) – 2011.02.03 20.22
Geschlagen, festgenommen, eingeschüchtert – viele Journalisten beschwerten sich über die zunehmende Gewalt gegen sie bei den tödlichen Zusammenstößen in Kairo zwischen Befürwortern und Gegnern von Präsident Hosni Mubarak.
In den Straßen der Hauptstadt begann die Jagd auf die Presse. Wer Spaziergänge mit einer Kamera oder einem Fotoapparat macht, wird schnell von Männern in Zivilkleidung (zu Gunsten von Präsident Mubarak) zur Seite genommen, und auch, wenn auch in geringerem Maße, durch mehr und mehr nervöse Anti-Regierungs-Demonstranten.
“Wer bist du? Kann ich Ihre Papiere sehen?”, lancierte heftig ein Anti-Mubarak Demonstrant beim Abdelmoneim Riyadh Platz, Schauplatz in der Nacht von tödlichen Kämpfen.
“Journalisten haben hier nichts zu suchen, Sie haben strategische Informationen durch die Enthüllung der Anzahl der Demonstranten angekündigt, die den Ort verbarrikadierten”, erklärt er einem Reporter von AFP. Der Vorfall nicht weiter gehen.
Aber rund um den legendären Ort der Revolte, Polizisten in Zivil und ein Mob loyal zum Präsidenten geht direkt auf die Zielgruppe Journalisten seit Mittwoch.
Ein ausländischer Journalist sagte AFP, er wurde von Männern in Zivil und zwei Soldaten festgenommen und verschleppt in einer Gasse, wo ein Mann war gefesselt, ohne Hemd, mit Prellungen und Blut am ganzen Körper.
“Ein junger Soldat erzählte mir in Arabisch: + Wollen auch Sie sterben +?”, berichtete der Reporter.
Ausländische Journalisten sagten, sie wurden Donnerstag am Filmen aus dem Hilton gehindert, das ein Panorama über die Plätze bietet.
Drei Journalisten vom polnischen öffentlichen Fernsehen TVP wurden von der Polizei Donnerstag in Kairo verhaftet, dann im Laufe des Tages freigelassen.
Ein Team vom Star-Reporter von CNN, Anderson Cooper, wurde von Anhängern von Präsident Mubarak misshandelt, ohne dass die stationierten Soldaten in der Nähe intervenierten, sagte die Kette.
Ein griechischer Journalist wurde Mittwoch von Demonstranten mit Golfschlägern in der Nähe des Tahrir-Platz geschlagen. Der Korrespondent der dänischen TV2, Steffen Jensen, wurde auch am selben Tag von Demonstranten mit Transparenten Pro-Mubarak zur Seite genommen.
“Ich war von einer Gruppe von Anhängern des Mubarak umgeben, die meinen Laptop, meine Kamera und mein Pass nehmen wollten, was ich ablehnte. Ich wurde dann mit Fäusten und Stöcken geschlagen”, erzählte er der dänischen Agentur Ritzau.
Niederländische Journalisten sind durch pro-Mubarak bedroht worden, berichteten ihre Redaktionen über ihre jeweiligen Webseiten.
Tarek El-Chami, Korrespondent des amerikanisch-arabischen Senders al-Hurra, sagte am Donnerstag Live: “Wir sind noch bedroht, baltaguis (Schläger) und Gesindel sind immer noch auf im Erdgeschoss des Gebäudes.” Das Regime “wiil, dass Journalisten in Panik geraten, ihre Mission nicht ausfüllen.”
Zwei Journalisten vom russischen Swesda-Kanal, wegen Verletzung der Ausgangssperre am Mittwoch verhaftet, “wurden (von den russischen Diplomaten) in einem Servicebüro der militärischen Spionage gefunden”, sagte der russische Außenminister.
Al-Jazeera, Al Arabiya, ABC News, CNN, France 2, France 24, Radio Canada, Le Soir …. die Liste der Medien mit geschlagenen oder verhafteten Reportern wächst.
Reporter ohne Grenzen (RSF) sagte in einer Erklärung, dass Gewalt gegen Journalisten sei “eine systematische und aufeinander abgestimmte.”
“Das Regime hat beschlossen, bei der Einführung seiner Anhänger in eine Kampagne von Hass und Gewalt, die wir nie vorher gesehen haben, Vertreter der Presse körperlich anzugreifen. Wir sind über Zensur hinaus. Es geht darum, Kairo von ausländischer Presse zu leeren”, klagte RSF-Generalsekretär Jean-Francois Julliard.
© 2011 AFP

2. Ägypten: Mubarak befürchtet Chaos nach Rücktritt, am Vorabend einer gigantischen Parade, “Departure Day”
KAIRO (AFP) – 2011.02.03 08.55
Der ägyptische Präsident Hosni Mubarak, sagte am Donnerstag, am Vorabend des neuen Massenprotests, er wolle zurücktreten, aber er befürchte Chaos.
Zur gleichen Zeit entschieden sich die Behörden für den harten Weg durch die Verhaftung von sieben jungen Führern der Protestbewegung nach ihrem Treffen mit einem Führer der Opposition, Mohamed ElBaradei, laut ihren Angehörigen, am 10. Tag einer Revolte, die könnte Eintauchen Ägypten ins Chaos.
Am Tahrir-Platz, dem Epizentrum der Proteste in Kairo, nahmen Zusammenstößen intermittierend zwischen Befürwortern und Gegnern des Regimes zu, als die meisten Medien nicht ausgestrahlt haben am Abend Live-Bilder von dort, wahrscheinlich wegen der Maßnahmen der Einschüchterung der Macht.
Aber am späten Abend herrschte eine angespannte Ruhe. Tausende von Demonstranten hörten Reden gegen Präsident Mubarak und lagerten in Zelten und wärmten sich am Feuer, in Vorbereitung auf eine weitere Nacht unter den Sternen, nach einem AFP-Journalist.
Die Muslimbruderschaft, die größte Oppositionspartei, ihrerseits wies den Appell des Vize-Präsidenten Omar Suleiman zum Dialog zurück und nannte das Regime “illegitim”. “Diese Gespräche werden die Massenkundgebungen am Freitag zum Sturz des Regimes nicht beeinflussen”, sagte ihr Sprecher.
Diese Veranstaltungen für den “Tag des Abgangs” werden am Freitag im ganzen Land nach dem wöchentlichen muslimischen Gebet zu Beginn des Nachmittags stattfinden und rufen wieder für den Sturz der Regierung Mubarak – der Großteil der Opposition weigert sich, ihre Bewegung zu stoppen, solange er an der Macht bleibt.
Mubarak versicherte, er sei “es leid, Präsident zu sein und würde aufgeben die Macht jetzt, aber er könnte nicht aus Angst, dass das Land ins Chaos stürzen könnte”, sagte TV-Journalistin American ABC Christiane Amanpour nach einem Treffen 20 Minuten lang in Kairo.
Der ägyptische Präsident meldete am Dienstag, dass er nicht versuchen würde eine Sechste Amtszeit als Präsident im September und sagte ABC auch, er wolle nicht sehen “die Ägypter, siich zu bekämpfen”. Aber das erfülle nicht die Forderungen der Demonstranten, laut Frau Amanpour, dessen Ausführungen wurden von ABC auf seiner Internetseite berichtet.
Er sprach in Gegenwart von seinem Sohn Gamal und sagte, dass der nie die Absicht hatte, ein Kandidat für das Präsidentenamt zu werden.
Gewaltsame Zusammenstöße zwischen Anhängern und Gegnern Mubaraks am Tahrir-Platz Mittwoch und Donnerstag vor dem Morgengrauen töteten mindestens acht Personen und haben über 830 verwundet, nach letzten offiziellen Opferzahlen. Die UNO hat 300 Tote in der ersten Woche des Protests, am 25. Januar gestartet, gemeldet.
Die Macht hat Vorwürfe zurückgewiesen, bei seinen Anhängern Kollisionen mit Gegnern orchestriert zu haben und verwies auf die Muslimbruderschaft.
Den ganzen Tag und trotz der nächtlichen Ausgangssperre verhinderten Hunderte von Regime-Loyalisten, mit Knüppeln, Messern und Pistolen bewaffnet, Verstärkungen oder Essens-Lieferungen an die verschanzten Gegner.
Jeder Versuch, die Blockade zu durchbrechen, war mit Beleidigungen empfangen. “Es ist verboten! Wir schneiden den Kopf von jedem, der dort hingeht” schreit einer von ihnen. Er fuchtelte mit einem Küchenmesser.
Die Armee, das Rückgrat des Systems, überwacht ohne einzugreifen.
Weitere Unterstützer des Regimes, auf der Brücke des 6. Oktober warfen Steine und Molotow-Cocktails auf die Anti-Mubarak Demonstranten, unter sporadischen Schüssen.
Pfkaster- und Bordsteinkantensteine dienten als Wurfgeschosse und Barrikaden wurden errichtet.
Angesichts der alarmierenden Situation machen westliche Führer weiterhin Druck auf Herrn Mubarak mit Forderung nach einem sofortigen Übergang der Macht, während Präsident Barack Obama sagte, zu beten für “Better Days” in Ägypten.
Die ägyptische Regierung hat die “Einmischung” zurückgewiesen.
Die internationale Gemeinschaft unterstützt auch weiterhin ihre Bürger, das Land zu verlassen.
© 2011 AFP

3. Ägypten: massive Menschenmenge in der Innenstadt von Kairo, für den “Tag des Abgangs” Mubarak’s
KAIRO (AFP) – 2011.02.04 11.55
Zehntausende Ägypter waren wieder massiert am Freitag am Tahrir-Platz, ein Symbol des populären Protests in Kairo, mit der Forderung nach sofortigem Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak.
Die Demonstration fand in Ruhe statt, und Unterstützer des Präsidenten, die Ursache der gewaltsamen Auseinandersetzungen der letzten zwei Tage, waren nicht sichtbar Freitag – die Armee hat Dutzende von Fahrzeugen eingesetzt, um eine Pufferzone rund um den Ort zu schaffen .
Die Protestbewegung hat zu einer allgemeinen Mobilmachung nach dem Gebet zu Beginn des Nachmittags aufgerufen, dem “Freitag der Abfahrt”, und hofft eine Million Menschen im Land zu sammeln.
Am Tahrir-Platz nahmen zehntausende Demonstranten am wöchentlichen Gebet teil, während andere saßen in der Nähe.
“Wir sind frei geboren und leben frei. Ich bitte Sie, auf den Sieg zu warten”, sagte der Imam, von den Gläubigen als Khaled al-Marakbi identifiziert, der wie viele andere weinte während des Gebetes für die Toten.
Am Ende des Gebets die Demonstranten skandierten “Irhal, irhal (Hau ab)” an die Adresse von Herrn Mubarak, der Dienstag sagte, er werde nicht versuchen eine Sechste Amtszeit als Präsident im September nach fast 30 Jahren an der Macht.
Aber die Protestbewegung fordert seine sofortige Abreise.
Zum Erreichen des Platzes mussten Demonstranten einen Militär-, dann einige zivile Kontrollpunkte passieren. Die Armee wiederholte, nicht auf das Volk zu schiessen.
Zwei Schlangen von über 500 Meter waren vor dem Kontrollpunkt.
Der Verteidigungsminister Mohamed Hussein Tantawi besuchte am Morgen den Tahrir-Platz, der erste Besuch eines hochrangigen Beamten des Regimes seit Beginn des Streits. “Der Mann erzählte, er würde nicht wieder kandidieren”, sagte er der Menschenmenge über Herrn Mubarak.
“Wenn wir aufhören (die Bewegung), die Rache wird fürchterlich sein”, erwiderte ein Demonstrant, Khaled Abdallah.
© 2011 AFP

4.Die Sonderberichterstatter, Zielscheiben der Mubarak-Anhänger
PARIS (AFP) – 04.02.2011 08:20
Während die Sonderberichterstatter der französischen Medien beim Sturz Ben Alis in Tunesien wenig belästigt wurden, sind sie dagegen in Ägypten Zielscheiben geworden, Opfer von Gewalt, sogar von “Lynchjustiz ” von Anhängern von Präsident Mubarak, die ihnen vorwerfen, sie destabilisierten das Regime.
Ein weiteres Problem ist die Verhaftung von Journalisten durch das Militär oder durch bewaffnete Zivilisten. Ein Team von drei Journalisten von TF1 wurde Donnerstagmorgen von bewaffneten Zivilisten festgenommen und an einen unbekannten Ort gefahren.
Die drei Journalisten sind in der Nacht von Donnerstag auf Freitag freigelassen worden, hat der private Sender (TF1) gegenüber AFP gemeldet.
Darüber hinaus wurden drei Journalisten von France 24, die Mittwoch verhaftet worden waren, am späten Donnerstagnachmittag freigelassen, meldete der Nachrichten-Kanal. Ein Arte-Journalist, verhaftet am Donnerstag an einem militärischen Kontrollpunkt, war auch mehrere Stunden später wieder freigelassen worden, sagte der deutsch-französische Sender.
Ihrerseits verurteilte Außenministerin Michèle Alliot-Marie “sehr bestimmt die inakzeptablen Vorfälle”, bei denen Journalisten in Ägypten angepöbelt, angegriffen und verhaftet wurden, in einer Donnerstagabend veröffentlichten Erklärung.
Mittwoch, als die Situation in Kairo immer angespannter wurde, sind insbesondere Teams von France 2 und BFM TV gewaltsam angegriffen worden. Seitdem haben alle Redaktionen ihre Teams gebeten, wachsam zu sein und ihr Hotel nur im Falle der Notwendigkeit zu verlassen.
“Das ägyptische öffentlich-rechtliche Fernsehen hat die ausländischen Journalisten als verantwortlich für das, was geschieht, bezeichnet, das ist eine Art offener Appell zur Lynchjustiz “, erklärte Thierry Thuillier, Chefredakteur von France Télévisions.
“Sie sind störende Zeugen, wir erleben wir ein systematisches Verprügeln ausländischer Journalisten”, sagte er und fügte hinzu: ” Die Anweisung ist äußerste Vorsicht mit dem Wunsch, dass wir unsere Arbeit tun können.”
Bei BFM TV sind drei Journalisten, die auf einem Markt gedreht haben, “eine Viertelstunde lang mit Stöcken, Fäusten, Füßen geprügelt worden”, sagte Guillaume Dubois, Direktor des Nachrichtensenders.
“Sie wurden von einem vorbeifahrenden militärischen Konvoi herausgehauen, sie verbrachten dann neun Stunden in einer Kaserne, bevor sie dann in ihr Hotel zurückgefahren wurden. Sie waren wirklich schockiert”, sagte er. Diese drei Journalisten sollten am Donnerstag nach Frankreich zurückkehren, während ein weiteres Team von BFM vor Ort bleiben sollte. “Wir überlegen, je nach der Entwicklung der Lage, ein neues Team zurückzuschicken”, sagte Guillaume Dubois.
Bei i-Téle seien die Sonderberichterstatter “bedroht, beleidigt worden, aber es gab keine physische Gewalt”, sagte Albert Ripamonti, der Redaktionsleiter. “Einer unserer Reporter erzählte, dass, auch ohne Kamera, die bloße Tatsache, westlich zu sein, genüge, um angepöbelt zu werden“.
“Ich wurde angegriffen von ganz gewöhnlichen Bürgern, die an einem Geldautomaten in der Schlange standen, ich musste zwei Karten abgeben, um meine Haut und die des Fahrers zu retten. Einem Polizisten vor Ort gelang es, die Leute zu beruhigen”, knüpfte ein AFP-Fotograf an.
© 2011 AFP

5. Kairo: Eiserne Garde um das Ägyptische Museum
KAIRO (AFP) – 2011.05.02 09.47
Der Abrams-Panzer der ägyptischen Armee richtet seine Waffe auf die Menge der Demonstranten in Tahrir-Platz versammelt. Hinter ihm, das Kairoer Museum und seine Schätze.
Seit es letzter Woche Eindringlingen gelungen war, das Museum zu betreten und Gold zu suchen, Fenster zu zerschlagen und 70 Objekte zu beschädigen, war eine bedeutende militärische Macht rund um das berühmte rosafarbene Gebäude aus Stein eingesetzt.
Soldaten im Kampfanzug, schwerer Helm, kugelsichere Weste und Kalaschnikows, sind im Einsatz alle zwanzig Meter hinter den Toren. Neben ihnen, Feuerwehrleute in gelben Helm. Im Hof wachen Panzer. Andere sind auf dem Platz.
Geschlossen seit mehr als acht Tagen, ist das Museum durch eine Allee flankiert, die eine der Frontlinien zwischen Demonstranten und Pro-Mubaraks ist, die sich sporadisch mit Steinen bewarfen. Sie errichteten Barrikaden mit verkohlten Autos, Lastwagen mit platten Reifen, Bretter, Stangen, Steinen.
Freitag Nachmittag, während Zehntausende von Menschen schreien ihre Wut gegen den ägyptischen Rais, niemand durfte näher als zwanzig Meter vor den Gittern sein.
“Es ist sicher, sehr sicher, wir haben keine Bedenken”, sagte der AFP Zahi Hawass, Staatssekretär für Altertümer.
Er erklärte, dass während der versuchten Plünderung 28 Januar, Diebe aber von den Bürgern, die innerhalb herbeigeeilt waren zum Schutz der Schätze, verhaftet und zu Soldaten geschickt wurden.
Dann die Leute hatten eine Menschenkette gebildet, Händchen haltend zu Hunderten rund um die Tore, um jeden Eingriff in die hundert Räume zu verhindern, in denen rund 100.000 Stück ausgestellt sind. Weitere 50.000 sind in den Reserven.
“Was passiert in Ägypten ist sehr selten: eine sichere und beliebte Solidarität zwischen den Menschen und der Armee zu sehen, das Museum zu schützen”, begrüßte Hawass.
Alle beschädigten Gegenstände, darunter zwei Skulpturen des Tutanchamun, können repariert werden und nichts wurde gestohlen, sagte er.
Mittwoch, während die Zusammenstöße mit Steinen und verschiedenen Geschosse zwischen Befürwortern und Gegnern von Präsident Mubarak am Toben waren, flogen Molotow-Cocktails auf allen Seiten des Museums.
Plötzlich fielen zwei in den Hof, mit Zünden eines Baumes. Die Polizei griff die Flammen mit einem Wasserwerfer an, dann reagierte die Feuerwehr.
Das Gebäude wurde nicht getroffen, aber die Bilder wurden live übertragen und haben die Welt alarmiert.
“Das Ägyptische Museum beherbergt Artefakte einzigartig für das Welt- Erbe”, sagte das British Museum, schnell gefolgt von der Unesco. “Es ist von größter Bedeutung, dass diese vollständig geschützt sind.”
Am Tor des Museums zeigt Mahmoud El Wekeel, 37, seine Karte als professioneller Fremdenführer. Er schaut auf das Gebäude, 1902 von Architekt Marcel Dourgnon gebaut.
“Ja, ich nicht mehr arbeiten seit zwei Wochen … Es kommen keine Besucher mehr nach Kairo, sie alle flohen aus dem Land”, sagte er. “Aber sie werden wiederkommen zu sehen dieses Museum:.. Das nächste Jahr oder übernächstes Jahr kommen sie wieder für es.”
© 2011 AFP

6. Ägypten: das Exekutivbüro der regierenden Partei ist zurückgetreten und Mubarak wird noch isolierter
KAIRO (AFP) – 2011.05.02 16.33
Der Vorstand der ägyptischen Regierungspartei ist zurückgetreten Samstag: weiter steigender Druck auf Präsident Hosni Mubarak am 12. Tag der Demonstrationen für seine sofortige Abreise.
“Der Vorstand (National Democratic Party, NDP) ist von ihren Ämtern zurückgetreten. Es wurde beschlossen, Hossam Badrawi zum Generalsekretär der Partei zu ernennen”, sagte das ägyptische Staatsfernsehen.
Andere Desavouierung: Hosni Mubarak’s Sohn Gamal wurde als Präsident des NDP-Politik Ausschusses verdrängt, zugunsten von Herrn Badrawi, der auch bekannt ist, gute Beziehungen mit der ägyptischen Opposition zu haben.
Auf der Straße war die Mobilisierung auch nicht schwächer. Am Tahrir-Platz, dem Symbol des Protestes in der Innenstadt von Kairo, skandierten tausende Demonstranten: “Geh weg, geh weg” an Herrn Mubarak.
Der britische Premierminister David Cameron hat für eine schnelle Evolution plädiert: “Wir brauchen Veränderungen, Reformen und den Übergang, um zu einer größeren Stabilität zu gelangen” in Ägypten, sagte er.
Sein irakischer Amtskollege Nuri al-Maliki hat auch festgestellt, der Wandel sei “erforderlich.”
Aufgerufen am Tag zuvor von Washington, so schnell wie möglich verschwinden, hat Herr Mubarak dennoch in den Tag keine Anzeichen für eine Bereitschaft zum Rücktritt gezeigt.
Er hat Ministerpräsident Ahmed Shafik, der am Tag zuvor einen Übergang zwischen Herrn Mubarak und Vize-Präsident Omar Suleiman ausschloss, dann den Minister für Erdöl Sameh Fahmy, den Leiter der Zentralbank Farouk Oqda und Finanzminister Samir Radwan versammelt.
Dies ist das erste Mal seit dem 29. Januar, der Entlassung des vorherigen Kabinetts unter dem Druck der Straße.
Für den Führer der Oppositionsbewegung Kefaya, George Ishaq, das Treffen “ist der Beweis, dass er (Mubarak) klammert sich an seine Position und will den Menschen zeigen, dass er noch dort ist.”
Allerdings, im Ausland, berichtete die Presse über mehrere Szenarien für einen würdigen Abgang Herr Mubaraks, nachdem Präsident Barack Obama sagte, dass “Gespräche” über den politischen Übergang liefen.
Laut New York Times, Herr Suleiman und Armeechefs diskutieren Annahmen, die Autorität des Herrn Mubarak zu begrenzen.
Unter ihnen könnte ihm vorgeschlagen werden, an seinen Wohnsitz in Sharm el-Sheikh am Roten Meer zu gehen oder für eine dieser regelmäßigen jährliche medizinische Behandlungen in Deutschland, die dieses Mal verlängert werden würde. Herr Suleiman würde dann eine Übergangsregierung und einen Dialog mit der Opposition für die Reform führen.
In einem Interview mit Der Spiegel, ein Sprecher der Opposition Muslimbruderschaft, Rashad Bayoumi, sagte, seine Fraktion will nicht, dass der Protest “ist als eine islamische Revolution dargestellt.”
“Dies ist ein Aufstand des ägyptischen Volkes”, sagte er nach einem Aufruf eines iranischen Führers, Ali Khamenei, ein islamisches Regime in Ägypten zu installieren.
Für seinen Teil sagte Mohamed ElBaradei, der wie Chef der Arabischen Liga Amr Moussa nicht ausschliesst, für das Erbe von Herrn Mubarak zu kandidieren, hofft, mit dem Staat zu diskutieren um zu organisieren einen “Übergang ohne Blutvergießen.”
Russland hat sich bemüht, über ihre Botschaft in Kairo, ElBaradei aufzufordern, zu suchen “eine Krisenlösung”, so ein russischer Diplomat.
Am Tahrir-Platz zeigten die Demonstranten ihre Forderungen auf einem riesigen Banner: Abreise des Präsidenten, zur Schaffung einer Übergangsregierung und die Aufhebung des Ausnahmezustands in Kraft seit 1981.
Tausende von ihnen hatten noch eine Nacht dort verbracht und trotzen der Ausgangssperre.
Im Morgengrauen haben Dutzende von ihnen versucht, die Panzer aus der Armee zu verhindern den Ort zu verlassen, aus Angst, dass militante Pro-Mubarak Jagd auf sie aufnehmen.
Seit Donnerstag sind die Ereignisse friedlich.
Aus Deutschland lobte die US-Außenministerin Hillary Clinton die “Zurückhaltung” von den ägyptischen Behörden am Freitag.
Aber sie warnte auch, dass Fortschritte in Richtung Demokratie im Nahen Osten zeigten “Risiko des Chaos”, und dass die Lage dort sei “perfekt” für einen Hurrikan.
Angesichts der instabilen Lage, die Kairo Börse, geschlossen seit Jan. 30, wird nicht wieder öffnen Montag wie geplant, aber nach offiziellen Medien arbeiten die Gerichte wieder ab Sonntag.
Inzwischen, ein Gas-Terminal, welches beliefert Jordanien und Israel auf einem Abschnitt, war das Ziel eines Bombenanschlags im ägyptischen Sinai, aber es war nicht sofort klar, ob diese Sabotage in Verbindung war zum Volksaufstand.
Eine Kirche in Rafah, im ägyptischen Sinai, stand in Flammen am Samstag Nachmittag, haben Zeugen gesagt, aber die Ursache des Unfalls blieb unklar.
© 2011 AFP

7. Tahrir-Platz, Christen und Muslime vereint gegen Mubarak
KAIRO (AFP) – 2011.05.02 18.52
Seite an Seite mit den Muslimen protestieren viele Kopten, die ägyptischen Christen, auf dem Tahrir-Platz, dem Epizentrum des Protestes in Kairo für den Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak.
“Zu viele Christen sind unter Mubarak gestorben. Raus aus Ägypten”, lautet die Schrift auf dem Plakat von auf Nader, ein junger 23-jähriger Kopte, der auftaucht am Tahrir.
“Die Verfolgung von Christen haben in den letzten zehn Jahren in Ägypten zugenommen”, klagt Nader, unter Hinweis auf die jüngsten Angriffe gegen Christen, darunter einen, der 23 Menschen in einer Kirche in Alexandria tötete, in der Nacht vom 31 Dezember – 1 Januar.
“Das einzige, was Mubarak getan hat, ist versuchen zu verbergen, was passiert ist. Das ist nicht die Lösung”, fügte der junge Mann hinzu, dessen Gemeinde, die größte christliche Minderheit im Nahen Osten, stellt schätzungsweise 6 bis 10% der 80 Millionen Ägypter. Aber sie fühlt sich in vielen Positionen in der Justiz, den Universitäten oder der Polizei den Rand gedrängt.
Der Patriarch der koptischen Kirche, Shenouda III, rief Freitagabend die Demonstranten auf, “Zugeständnisse” von der Regierung zu berücksichtigen.
Laut Ihab, 41, “sagte er uns, nicht an den Demonstrationen teilzunehmen” gegen Präsident Hosni Mubarak.
“Aber wir sind trotzdem gekommen, weil wir zeigen wollen, dass wir da sind”, sagt Ihab, der den Ort umrundet mit einem Schild mit der Aufschrift: “Jesus wird uns ein besseres Leben geben. Geh Mubarak, damit wir davon profitieren können.”
Ihab und Nader sind Teil einer bunten Menge von Demonstranten, die von weltlichen bis zu militanten Islamisten reicht.
Ihab befürchtet eine Übernahme durch die Islamisten, wenn Präsident Mubarak die Macht verlassen würde.
“Eine Regierung der Muslimbruderschaft wäre eine Katastrophe. Aber in Ägypten gibt es noch andere Optionen als Mubarak und die Islamisten”, sagt er.
Ein weiterer Demonstrant trägt ein Schild an Mubaraks Sohn Gamal, der lange als sein Thronfolger galt: “Gamal, sage deinem Vater, dass die Kopten ihn hassen”- um zu verkünden, dass alle Kopten nicht auf der Seite des Präsidenten stehen, wie sie oft dargestellt werden.
Eine der Schlüsselfiguren der koptischen Gemeinde, der Telekommunikations-Magnat Naguib Sawiris, hat vor kurzem behauptet, dass die als Reaktion auf die Protestbewegung versprochenen Reformen “gute Nachrichten” waren und fügte hinzu, dass “Demokratie von allen gewünscht wird.”
Am Tahrir zeigen mehrere muslimische Demonstranten ihre Unterstützung für die Kopten, wie Chimi Ahmed, 47, der ein Plakat trägt: “Muslime + Christen = Ägypten”, mit dem Halbmond und dem Kreuz, Symbole beider Religionen.
“Wir wollen nicht, dass differenziert wird” zwischen den beiden Gemeinden, erklärt er. “Präsident Mubarak will die Idee in die Vereinigten Staaten und Europa verkaufen, das wir hier ein Problem mit den Christen haben, und er die richtige Person sei, um das zu verhindern. Aber das ist nicht wahr “, versichert er.
Mehrere westliche Länder hatten ihre Besorgnis über die Situation der Kopten nach den jüngsten Anschlägen gegen ihre Gemeinschaft ausgedrückt.
© 2011 AFP

8. Ägypten: neuer Dialog zwischen der Muslimbruderschaft und der Macht, Straße mobilisiert weiter
KAIRO (AFP) – 2011.02.06 20.54
Die kraftvolle Oppositionspartei Muslimbruderschaft, bisher von der Regierung verschmäht, ist am Sonntag in einen neuartigen Dialog mit den Behörden getreten, unter Anklage “unzureichender Reformvorschläge” seitens der Macht.
Tahrir-Platz, wieder Tausende von Demonstranten.
Jugendgruppen hinter dem Aufstand haben eine Koalition gebildet und versicherten, sie würden den Platz nicht verlassen, bis der Präsident nicht zurücktreten sei.
Die Macht und die Muslim-Bruderschaft haben offiziell zum ersten Mal in einem halben Jahrhundert öffentlich diskutiert in der Gegenwart anderer Oppositionsgruppen.
Die Teilnehmer an dieser Sitzung des “nationalen Dialogs” haben sich auf eine “friedlichen Übergang der Macht auf der Basis des Grundgesetzes” geeinigt, sagte Regierungssprecher Magdi Radi in einer Erklärung.
Aber die Muslimbruderschaft hat sofort das Scheitern der vorgeschlagenen Reformen denunziert.
“Diese Erklärung ist unzureichend”, sagte Mohamed Mursi, ein Verantworlicher der Muslim-Bruderschaft während einer Pressekonferenz. “Die Anfragen

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  1. Hier schonmal einige Kommentare und Berichte auf deutsch, aus der taz:

    “DEN BOTEN ERSCHIESSEN”
    KAIRO dapd/afp/taz 05.02.2011
    Die ägyptischen Sicherheitskräfte und mutmaßlich mit ihnen zusammenarbeitende Schlägertrupps gehen inzwischen gezielt gegen Beobachter der Proteste vor. Dutzende ausländische Journalisten wurden festgenommen. Am Freitag verbot das Militär Journalisten, den Tahrir-Platz von den Balkonen der umliegenden Hotels aus zu fotografieren oder zu filmen. Wer es trotzdem tue, müsse mit der Konfiszierung seiner Ausrüstung rechnen, hieß es.

    Am Freitag wurde offenbar das Büro des Nachrichtensenders al-Dschasira in Kairo angegriffen und verwüstet. Ein Sprecher des Senders, der seit Beginn der Proteste so umfangreich wie niemand sonst aus Ägypten live berichtet und auch die Kundgebung auf dem Tahrir-Platz live übertrug, sprach von einer “Bande von Dieben”, die Feuer gelegt und die Ausrüstung beschädigt hätten. Der Sender sprach von einem Versuch des Regimes oder seiner Anhänger, al-Dschasira an einer Berichterstattung über die Proteste in Ägypten zu hindern.

    Am Donnerstagabend (Ortszeit) gab das Komitee zum Schutz von Journalisten (CPJ) in Washington bekannt, dass mindestens 24 Journalisten in den vorangegangenen 24 Stunden in Ägypten festgenommen worden seien. 21 Reporter seien angegriffen und in fünf Fällen sei die Ausrüstung von Journalisten beschlagnahmt worden. Die Angriffe auf Journalisten hätten sich in einem Maße intensiviert wie nie zuvor in der jüngeren Geschichte Ägyptens, sagte Mohamed Abdel Dayem vom CPJ.

    Auch Menschenrechtsorganisationen sind von der Repression betroffen. So wurde bereits am Donnerstag in Kairo das Büro einer Menschenrechtsorganisation gestürmt. Mindestens 30 Personen wurden dabei festgenommen. Laut James Lynch, dem Amnesty-International-Sprecher für die Region, wurden zwei Mitglieder von Amnesty International in nicht gekennzeichneten Fahrzeugen fortgebracht. Ihr Aufenthaltsort war am Freitagnachmittag noch immer nicht bekannt.
    Während der Polizeiaktion habe eine aggressive Menschenmasse die Festgenommenen geschlagen und getreten.

    Internationale Kritik an den systematischen Angriffen auf Reporter und Menschenrechtsgruppen, wie sie unter anderem US-Vizepräsident Joe Biden und SPD-Fraktionschef Frank-Walter Steinmeier äußerten, ließ die Regierung in Kairo unbeeindruckt. Ein Journalist von al-Dschasira, der trotz allem am Freitag den ganzen Tag live vom Tahrir-Platz berichtete, kommentierte den versuchten Ausschluss der Weltöffentlichkeit von den Massenprotesten mit den Worten: “WENN DIE SCHLACHT VERLOREN IST, ERSCHIESST MAN ZUERST DEN BOTEN.”

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    “SIE JAGEN UNS”
    KAIRO taz 05.02.2011
    | “Was willst du, wer bist du, bist du Journalist?”, fragt mich eine Gruppe von Männern, als ich am Donnerstagvormittag von meinem Büro zum Tahrir-Platz gehen will. Selbst wenn die Messer, Knüppel oder gar Pistolen, die sie vermutlich unter ihren Jacken tragen, nicht sichtbar sind, ist der ärmlichen Kleidung und dem Auftreten zu entnehmen: Es sind “Axtträger” (“Baltagija”), mietbare Schlägertrupps, die seit einigen Tagen ihr Unwesen in Kairo treiben. Und definitiv Leute, mit denen man sich nicht gerne anlegt. Die Situation ist brenzlig. Sie pöbeln etwas, lassen mich aber, nachdem ich ihnen meinen ägyptischen Personalausweis gezeigt habe, weitergehen. Zum Abschied sagt mir einer feixend: “Gerade eben haben wir einen anderen Ausländer erwischt!” Die anderen lachen.

    Am Nachmittag gehe ich für eine Live-Schaltung in das Studio von Video Cairo, das ich ebenso mitbenutze wie viele andere Journalistenkollegen auch. Das Studio liegt drei Häuser von meinem Büro entfernt. Auf der Treppe empfangen mich Kameramänner mit Knüppeln in den Händen. “Sie wollten gerade bei Video Cairo eindringen. Zweimal haben sie versucht, die Treppen hochzukommen”, erzählen mir die Kollegen. Sie hätten dann die Armee gerufen. Drei Soldaten seien gekommen und hätten die Schläger vertreiben. Kein Zweifel: Die Schlägertrupps haben es auf Journalisten abgesehen. Sobald sie eine Kamera sehen, schlagen sie los. Oder sobald sie Ausländer sehen, die sie allesamt für Journalisten halten.

    Dieser Eindruck, den hier alle haben, wird bestätigt von den Nachrichten, die nach und nach eintrudeln: Ein schwedischer Kollege wurde schwer verprügelt und mit einem Messer attackiert. Er liegt jetzt im Krankenhaus. Zwei Amerikaner wurden so schwer verletzt, dass sie ausgeflogen werden mussten.

    Es wird Nacht, und die Schlägertrupps ziehen immer noch durch die Straßen. Sie halten Ausschau nach uns. Auch unter den Fenstern meines Büros ziehen sie vorbei. Meine Mitarbeiter und ich verbarrikadieren uns im Büro. Und wir verdunkeln es, damit niemand sieht, dass wir da sind. Denn die Armee hat zwar bei Video Cairo eingegriffen, sonst aber hält sie diese Trupps nicht auf.

    Wir warten die ganze Nacht. Es ist beängstigend. Immerhin: In dieser Nacht passiert nichts weiter. KARIM EL-GAWHARY

    Fortsetzung s. next comment

  2. Fortsetzung der taz-Berichte

    AUFGEHÄNGT UND GESCHLAGEN
    von NORA MBAGATHI
    KAIRO taz 05.02.2011
    Unsere Autorin, 23, studiert seit drei Jahren in Kairo. Sie berichtet vom Alltag im aktuellen Chaos.

    Ich habe einen Freund. Nennen wir ihn Ahmed. Als die Schlägertrupps auf dem Tahrir-Platz wüten, kämpft er sich mit Lebensmitteln und Medizin zum Platz durch. Einige Stunden später ist er verschwunden. Am nächsten Morgen ruft seine Freundin mich an: “Wir haben ihn gefunden, er wurde entführt, bedroht und der Polizei übergeben. Jetzt ist er wieder frei.” Kurz darauf ist sie in meiner Wohnung und erzählt unter Tränen die Geschichte:

    Ahmed ist mit einem anderen Mann dabei, Verpflegung zum Tahrir-Platz zu bringen, als er von einer Gruppe bewaffneter Männer festgenommen wird. “Wir werden euch töten”, sagen sie. Ahmed sieht ihnen an, dass sie es ernst meinen. Doch sie entscheiden sich anders und übergeben ihn und seinen Begleiter der brutale Staatspolizei.

    Ahmeds Begleiter wird als Erster verhört. Während er vor dem Verhörraum sitzt und wartet, führt man den anderen Mann heraus, hängt ihn an seinen Füßen auf und fängt an, auf ihn einzuschlagen. Dann führt man Ahmed in das Zimmer.

    “Ich verstehe nichts von Politik”, versichert er. Er habe im Fernsehen gesehen, dass Leute verletzt seien, und er habe ihnen helfen wollen. Seine Gründe seien humanitär, nicht politisch. Die Polizisten glauben ihm. Den Leuten da auf dem Platz müsse man nicht helfen, das seien Verräter, sagen sie ihm. Ahmed nickt verständnisvoll. “Du hast Glück gehabt”, sagen die Polizisten. Normalerweise hätten ihn die Männer in Stücke gehackt und einzelne Teile als Souvenir behalten. Mit Witzen und guten Ratschlägen entlässt man Ahmed. Was mit Ahmeds Begleiter geschehen ist, weiß meine Freundin nicht.

    Auf dem Weg nach Hause – auch sie wohnt in Downtown – wird sie von Soldaten angehalten. “Du siehst nach Ärger aus. Bist du einer der Demonstranten?”, fragen sie und entleeren ihre Tasche. Sie versichert, dass sie nach Hause will. “Nach Hause also”, sagt einer der Soldaten. Dahin bringe ich dich. Vorher laufen wir über den Platz. Und wehe, dich erkennt jemand.” Sie hat großes Glück. Niemand erkennt sie, als sie mit gebeugtem Kopf über den Platz geführt wird. Auf der anderen Seite des Platzes lässt der Soldat sie zwischen den Schlägertrupps allein.

    Ich habe einen Freund. Er heißt nicht Ahmed. Und in den nächsten Tagen wird sich entscheiden, ob es nötig war, ihn so zu nennen. Darum gehe ich an diesem Freitag wieder mit meinen Freunden zum Tahrir-Platz. Hoffentlich zum letzten Mal.

    DOWNTOWN KAIRO
    NORA MBAGATHI
    über verschwundene Freunde

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    BLOGGER UND JOURNALISTEN BEDROHT
    Berlin taz 04.02.2011

    Journalisten werden entführt, ihre Arbeit wird zensiert und behindert. Der bekannte Blogger Sandmonkey berichtet, die Polizei habe ihn überfallen und geschlagen. VON DORIS AKRAP

    Sandmonkey ist einer der berühmtesten Blogger Ägyptens, sein letzter Tweet am Donnerstag vormittag lautete: “Gehe jetzt zum Tahrir-Platz und bringe medizinische Hilfe”. Sein letzter Blogeintrag an diesem Vormittag, in dem er seine Erlebnisse in den letzten Tagen auf Kairos Straßen beschrieb, endete mit den Worten: “Das Ende ist nah. Ich habe keine Illusionen über dieses Regime oder seine Führer und dass sie uns rupfen und jagen werden, jeden einzelnen.”

    Um 13.30 Uhr twitterten seine Freunde und Follower, dass er verhaftet worden sei. Sein Blog “Rantings of a Sandmonkey war am Donnerstag ab 14 Uhr nicht mehr zu erreichen. Noch Mittwoch Nacht hatte er dem mit amerikanischen Journalisten Roger L. Simon per Skype gesprochen.

    Bis vor kurzem war in Sandmonkeys Blog als Vorspann zu lesen: “Sei vorgewarnt: Der Schreiber dieses Blogs ist ein extrem zynischer, sarkastischer, pro-amerikanischer, säkularer, libertärer, übellauniger Sandaffe.” Sandmonkey nennt sich der Blogger, weil Sandaffe eine rassistische Bezeichnung für Araber ist und auch alle anderen Bezeichnungen, mit denen er sich hier vorstellt, sind Vorurteile, gegen die er kämpft. Es geht ihm um eine offene Diskussion über Freiheit, Demokratie, Islamismus.

    Um 17 Uhr am Donnerstag twittert Sandmonkey, dass er wieder frei sei. Er sei von der Polizei überfallen und geschlagen worden. Sein Handy sei konfisziert, ebenso sein Auto samt der Medikamente.

    Er ist nicht der einzige Unbequeme, der heute verprügelt und verhaftet wurde. Journalisten und Blogger sind in Ägypten nicht mehr sicher. Sie sind gezielter Gewalt ausgesetzt und werden verhaftet, ihre Kameras werden zerstört, Filmmaterial wird beschlagnahmt.

    Es sei zunehmend schwierig, die Sicherheit der Korrespondenten in Ägypten zu gewährleisten, sagte gestern der ZDF-Chefredakteur Peter Frey. Seine bereits am Mittwoch verhaftete Mitarbeiterin sei gestern freigelassen worden, nachdem sie vom ägyptischen Geheimdienst in einem Hochsicherheitsgefängnis 20 Stunden lang festgehalten worden war.

    Reuters teilte gestern mit, ein Mitglied ihres Kamerateams sei am Donnerstag in der Nähe des Tahrir-Platzes zusammengeschlagen worden. Das Team sei gerade dabei gewesen, Geschäfte und Banken zu filmen, die wegen der Krawalle schließen mussten. Rajesh Bhardway, indischer Videojournalist von CNN-IBN, gab an, er sei am Donnerstag auf dem Tahrir-Platz kurzzeitig in Sicherheitsverwahrung genommen, sein Personalausweis und seine Bänder seien verbrannt worden.

    Swedish TV hat keinen Kontakt mehr zu seinem Korrespondenten Bert Sundström und vermutet, er sei entführt worden. Shahira Amin, Chefreporterin von Nile TV, hat ihren Job mit sofortiger Wirkung gekündigt. Sie wolle nicht mehr Teil der Propagandamaschine sein und sei mehrfach von der Staatssicherheit angerufen und mit dem Tod bedroht worden.

    Bereits am Mittwoch wurden nach Angaben von Reporter ohne Grenzen mindestens vier Journalisten unter anderem von den TV-Sendern al-Dschasira, BBC und CNN und der Nachrichtenagenur AP festgenommen. Der belgische Journalist Serge Dumont soll am Mittwoch verprügelt und einem Militärposten übergeben worden sein. Er wird der Spionage beschuldigt und soll dem Geheimdienst übergeben werden.

    Dass es eine konzertierte Kampagne gebe, um Journalisten in Kairo einzuschüchtern und sie an ihrer Berichterstattung zu hindern, twitterte PJ Crowley, Sprecher des US-Außenministeriums. Nachdem der Mobilfunkkonzern Vodafone von der Regierung am Wochenende gezwungen wurde, sein Netz abzuschalten, erklärte das Unternehmen nun, ägyptische Behörden hätten verfügt, regierungsfreundliche SMS zu verschicken.

    Der Blogeintrag von SANDMONKEY, eine authentische Zusammenfassung der Kairoer Ereignisse (auf englisch), ist hier zu finden: lisagoldman.net/2011/02/03/egypt-right-now-by-sandmonkey/

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