ÄGYPTEN – Mohamed El Baradei – PORTRAITS – Muslimbrüder – Frères musulmans -Egypte

1. ElBaradei, ein entschiedener Gegner des Regimes von Präsident Mubarak
KAIRO (AFP) – 27/01/2011 15.00
Der Friedensnobelpreis Mohamed ElBaradei, erwartet Donnerstagabend in Ägypten, wo er sagt, er sei bereit, einen politischen Wandel zu führen, hat sich innerhalb eines Jahres als entschiedener Gegner des Regimes von Präsident Hosni Mubarak profiliert.
Der ehemalige Diplomat, 68, der sein Amt als Chef der Internationalen Atomenergiebehörde (IAEO) Ende 2009 verließ, machte eine triumphale Rückkehr in das Land im Februar 2010, begrüßt von Hunderte von Anhängern am Flughafen von Kairo.

2. Die Muslimbruderschaft, die größte Oppositionspartei in Ägypten
KAIRO (AFP) – 2011.01.28 10.41
Die Muslimbruderschaft, die Donnerstag mitteilte ihre Teilnahme an Demonstrationen gegen das Regime von Hosni Mubarak, sind die führende oppositionelle Kraft in Ägypten, obwohl offiziell verboten.
Nach dieser Ankündigung wurden mindestens zwanzig von ihnen in der Nacht von Donnerstag auf Freitag verhaftet, laut Anwalt der Partei.

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ElBaradei, un opposant résolu au régime du président Moubarak
CAIRO (AFP) – 27.01.2011 15:00
Le prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, attendu jeudi soir en Egypte où il se dit prêt à conduire une transition politique, s’est imposé en un an comme un opposant résolu au régime du président Hosni Moubarak.
L’ancien diplomate de 68 ans, qui a quitté fin 2009 ses fonctions de chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avait fait un retour triomphal au pays en février 2010, accueilli par des centaines de sympathisants à l’aéroport du Caire.

Mohamed ElBaradei à Téhéran, le 13 avril 2006Foto (c) AFP: Mohamed ElBaradei à Téhéran, le 13 avril 2006

Très vite, il tente de fédérer l’opposition égyptienne autour d’un projet de réformes démocratiques et d’une révision de la Constitution qui permettrait à un indépendant comme lui de participer à la présidentielle de septembre 2011.
Cet homme austère, piètre orateur mais réputé intègre et ferme dans ses convictions, suscite rapidement la sympathie dans une grande partie de l’opinion, en particulier chez les jeunes et les classes moyennes.
Le pouvoir sent le danger. Une virulente campagne est lancée contre lui, le présentant comme déconnecté de la réalité égyptienne, voire comme un agent de l’étranger.
Des photos de sa fille Laïla en maillot de bain, et lors de son mariage où du vin est servi, de nature à choquer la société musulmane conservatrice, apparaissent dans la presse.
Ses longs et très fréquents séjours privés à l’étranger et des difficultés à faire régner la discipline chez ses partisans lui valent également des critiques jusque dans son entourage.
Faute d’appartenir à un parti d’opposition reconnu, il fonde un mouvement, l’Association nationale pour le changement, lié avec d’autres organisations pro-démocratie, que l’on trouve aujourd’hui à la pointe de la contestation anti-Moubarak.
Il se rapproche aussi des Frères musulmans, qui soutiennent ses projets de révision constitutionnelle.
A l’automne 2010, il durcit le ton contre le régime, appelant au boycott des législatives de novembre/décembre.
Mohamed ElBaradei appelle aussi au boycott de la présidentielle de septembre si la Constitution n’est pas remaniée, et réclame de sérieuses garanties pour la régularité du vote.
Né le 17 juin 1942 au Caire d’un père avocat et chef du barreau national, cet ancien diplomate a la réputation de parler sans langue de bois.
“Mon père m’a appris qu’il fallait s’accrocher à ses principes. Il (…) prônait les libertés civiques et les droits de l’Homme pendant certaines des années les plus répressives de l’ère Nasser”, a-t-il écrit.
Après son diplôme en droit obtenu à l’Université du Caire, M. ElBaradei entre en 1964 dans la diplomatie et est dépêché à Genève et New York, où il obtient un doctorat en droit international avant d’enseigner. Il participe à l’équipe de négociations ayant abouti, à Camp David, au traité de paix avec Israël.
En 1980, il commence sa carrière à l’ONU et est dépêché en Irak après la première guerre du Golfe pour démanteler le programme nucléaire irakien.
En 1997, il prend la tête de l’AIEA, un poste qui lui confère une notoriété internationale en même temps qu’un statut d’adversaire à Washington, à propos de l’Irak, puis de l’Iran.
Avant l’invasion américaine de 2003 en Irak, il met en doute le fait que Saddam Hussein mène un programme nucléaire secret, ce qui exaspère les Etats-Unis mais lui confère une certaine aura dans d’autres pays. Les faits lui ont ensuite donné raison.
En 2005, M. ElBaradei a obtenu, avec l’AIEA, le prix de Nobel de la paix.
Marié à Aïda Elkachef, enseignante de maternelle, et père de deux enfants, Laïla et Mostafa, il a également reçu en 2006 la “médaille du Nil”, la plus haute distinction en Egypte.
© 2011 AFP

Mohammed Habib, l'un des chefs des Frères musulmans  le 30 juin 2005 au Caire
Foto (c) AFP: Mohammed Habib, ein Führer der Muslimbruderschaft 30. Juni 2005 in Kairo
Mohammed Habib, l’un des chefs des Frères musulmans le 30 juin 2005 au Caire

Les Frères musulmans, principale force d’opposition en Egypte
LE CAIRE (AFP) – 28.01.2011 10:41
Les Frères musulmans, qui ont annoncé jeudi soir leur participation aux manifestations contre le régime de Hosni Moubarak, sont la première force d’opposition en Egypte, même s’ils sont officiellement interdits.
Après cette annonce, au moins vingt d’entre eux ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi, selon l’avocat de cette formation.
=> NOUVEAU PORTRAIT DEC 2011 : http://afri-russ-archiv.blog.de/2011/12/02/aegypten-parlamentswahlen-wahlergebnis-sieg-der-muslimbrueder-und-der-islamistisch-fundamentalistischen-salafisten-egypte-elections-i-resultats-p-12246205/
Officiellement bannis de la sphère politique, et faisant périodiquement l’objet d’arrestations, les Frères musulmans sont tolérés dans les faits en Egypte, où ils disposent d’influents réseaux d’aide sociale.
Alors qu’ils disposaient de 88 sièges dans l’Assemblée sortante, après une percée lors des législatives de 2005, ils ont décidé de boycotter le deuxième tour des élections de décembre dernier, dénonçant des fraudes massives et des violences au profit du parti au pouvoir.
La confrérie, qui présentait ses candidats comme “indépendants”, n’avait eu aucun élu au premier tour, le 28 novembre, et ne se trouvait en ballottage que pour 26 sièges.
Le pouvoir n’avait pas caché sa volonté d’affaiblir leur représentation avant la présidentielle de 2011.
En novembre, un rapport du département d’Etat américain avait souligné que les Frères musulmans étaient “sujets à des détentions arbitraires et à des pressions de la part du pouvoir”.
La confrérie est particulièrement active dans les mosquées, où elle mène des actions d’aide aux défavorisés, dans les universités et au sein des syndicats.
Il s’agit du mouvement le plus ancien de l’islamisme sunnite. Elle a été fondée en Egypte en 1928 par Hassan al-Banna, et sa doctrine s’organise autour du dogme du “tawhid” (unicité de Dieu), la fusion du religieux et du politique.
Au cours de son histoire, la confrérie a oscillé entre l’opposition violente au pouvoir et la collaboration, entre plaidoyers pour un Etat islamique et assurances de respecter le jeu démocratique.
Dans les années 1940, les Frères ont perpétré des actes sanglants, notamment l’assassinat du Premier ministre égyptien Mahmoud Fahmi al-Noqrachi en 1948. Ils deviennent alors l’objet d’une répression brutale.
Le président égyptien Gamal Abdel Nasser leur porte ensuite des coups très durs entre 1954 et 1970, après une tentative d’assassinat contre sa personne, imputée à ce mouvement. Les Frères sont arrêtés par milliers.
Dès 1956, ils bénéficient d’une aide financière et militaire de la CIA, prête à tout pour affaiblir un pouvoir soutenu par l’URSS.
En 1971, Anouar el-Sadate, qui vient de succéder à Nasser, fait libérer les Frères et proclame une amnistie générale. Mais ils vivent très mal le revirement de Sadate et les accords de paix avec Israël. En 1981, Sadate sera ainsi assassiné par d’anciens Frères, passés à l’extrémisme.
© 2011 AFP

Maamoun al-Hodeiby, l'un des chefs des Frères musulmans le 10 avril 2003 au Caire
Foto (c) AFP: Mamun al-Hodeiby, ein Führer der Muslimbruderschaft 10. April 2003 in Kairo
Maamoun al-Hodeiby, l’un des chefs des Frères musulmans le 10 avril 2003 au Caire

ElBaradei, ein entschiedener Gegner des Regimes von Präsident Mubarak
KAIRO (AFP) – 27/01/2011 15.00
Der Friedensnobelpreis Mohamed ElBaradei, erwartet Donnerstagabend in Ägypten, wo er sagt, er sei bereit, einen politischen Wandel zu führen, hat sich innerhalb eines Jahres als entschiedener Gegner des Regimes von Präsident Hosni Mubarak profiliert.
Der ehemalige Diplomat, 68, der sein Amt als Chef der Internationalen Atomenergiebehörde (IAEO) Ende 2009 verließ, machte eine triumphale Rückkehr in das Land im Februar 2010, begrüßt von Hunderte von Anhängern am Flughafen von Kairo.
Sehr schnell versucht er, die ägyptische Opposition um ein Projekt der demokratischen Reformen und eine Verfassungsänderung zu vereinen, die einem Unabhängigen, wie er selbst, würde es erlauben, bei den Präsidentschaftswahlen September 2011 teilnehmen.
Dieser strenge Mann, schlechter Lautsprecher, aber als ehrlicher und fest in seinen Überzeugungen bekannt, bekommt schnell die Sympathie in weiten Teilen der öffentlichen Meinung, insbesondere unter jungen und mittleren Klassen.
Die Macht spürt die Gefahr. Startete eine virulente Kampagne gegen ihn, porträtiert ihn als ohne Kontakt mit den ägyptischen Menschen, auch als ausländischer Agent.
Bilder von seiner Tochter Laila in einem Badeanzug, und bei ihrer Hochzeit, wo der Wein serviert wird, erscheinen in der Presse, um die konservative muslimische Gesellschaft zu beleidigen.
Seine sehr langen und häufigen Auslandsreisen und Schwierigkeiten mit der Aufrechterhaltung der Disziplin unter seinen Anhängern brachte ihm auch Kritik selbst in seiner Umgebung ein.
Fehlende Zugehörigkeit zu einer anerkannten Oppositionspartei, gründete er eine Bewegung, die National Association für den Wandel, mit anderen Pro-Demokratie-Organisationen, die finden sich heute an der Spitze der Anti Mubarak Bewegung.
Außerdem näherte er sich der Muslim-Bruderschaft, die seine Pläne für die Verfassungsrevision unterstützen.
Im Herbst 2010 setzt er den Ton gegen das Regime und fordert zu einem Boykott der Parlamentswahlen im November / Dezember auf.
Mohamed ElBaradei forderte auch einen Boykott der Präsidentschaftswahlen im September, wenn die Verfassung nicht geändert wird, und forderte seriöse Garantien für die Gültigkeit der Abstimmung.
Geboren 17. Juni 1942 in Kairo von einem Anwalt Vater und Chef der National Bar Association, hat der ehemalige Diplomat einen Ruf für das Sprechen ohne Geschwätz.
“Mein Vater lehrte mich die Notwendigkeit, an seinen Prinzipien festzuhalten. (…) Er war für bürgerlichen Freiheiten und Menschenrechte für einige der repressivsten Jahren der Nasser-Ära eingetreten”, sagte er.
Nach seinem Jura-Studium an der Universität Kairo, Herrn El Baradei im Jahr 1964 geht in die Diplomatie und wurde nach Genf und New York, wo er promovierte im internationalen Recht, gesendet. Er beteiligte sich an den Verhandlungstisch Team für das Camp-David-Friedensabkommen mit Israel.
Im Jahr 1980 begann er seine Karriere bei den Vereinten Nationen und ist in den Irak nach dem ersten Golfkrieg geschickt, um die irakische Atomprogramm abzubauen.
Im Jahr 1997 wurde er Leiter der Internationalen Atombehörde IAEO, eine Position, die ihm gibt einen internationalen Ruf sowie ein Gegnerstatus in Washington über den Irak und Iran.
Vor der US-Invasion im Irak 2003 bezweifelte er, dass Saddam Hussein ist bei die Durchführung einer geheimen Atomprogramm, das die US wütend machte, sondern verleiht ihm eine gewisse Aura in anderen Ländern. Die Fakten dann gaben ihm Recht.
Im Jahr 2005 wurde Dr. ElBaradei mit der IAEO mit dem Nobelpreis für Frieden ausgezeichnet.
Verheiratet mit Aida Elkachef, Kindergärtnerin, und Vater von zwei Kindern, Laila und Mostafa, bekam er auch im Jahr 2006 die “Medal of the Nile”, die höchste Auszeichnung in Ägypten.
© 2011 AFP

Die Muslimbruderschaft, die größte Oppositionspartei in Ägypten
KAIRO (AFP) – 2011.01.28 10.41
Die Muslimbruderschaft, die Donnerstag mitteilte ihre Teilnahme an Demonstrationen gegen das Regime von Hosni Mubarak, sind die führende oppositionelle Kraft in Ägypten, obwohl offiziell verboten.
=> NEUES PORTRAIT DEZ 2011 : http://afri-russ-archiv.blog.de/2011/12/02/aegypten-parlamentswahlen-wahlergebnis-sieg-der-muslimbrueder-und-der-islamistisch-fundamentalistischen-salafisten-egypte-elections-i-resultats-p-12246205/
Nach dieser Ankündigung wurden mindestens zwanzig von ihnen in der Nacht von Donnerstag auf Freitag verhaftet, laut Anwalt der Partei.
Offiziell von der politischen Sphäre verbannt und periodisch zu Verhaftungen ausgesetzt, wird die Bruderschaft in der Praxis in Ägypten, wo sie haben einflussreiche soziale Unterstützungsnetzwerke, toleriert.
So hatten sie 88 Sitze in der ausgehenden Legislaturperiode, nach einem Durchbruch bei den Parlamentswahlen im Jahr 2005, entschlossen sie sich aber zum Boykott der zweiten Runde der Wahlen im vergangenen Dezember, in Folge massiver Betrug und Gewalt zu Gunsten der regierenden Partei .
Die Bruderschaft, die ihre Kandidaten als “Unabhängige” stellte, hatte keine Kreise in der ersten Runde, 28. November, gewonnen, und niemand war in eine Stichwahl für 26 Sitze.
Die Macht hat nicht ihren Wunsch, ihre (Brüder) Vertretung vor den 2011 Präsidentschaftswahlen zu schwächen, versteckt.
Im November, betonte ein Bericht des US State Department, dass die Muslim-Bruderschaft sei “willkürlichen Verhaftungen und dem Druck der Regierung unterworfen.”
Die Bruderschaft ist besonders aktiv in den Moscheen, wo es führt Aktionen den Benachteiligten zu helfen, in Universitäten und in den Gewerkschaften.
Dies ist die Bewegung des ältesten sunnitischen Islamismus. Er wurde 1928 in Ägypten von Hassan al-Banna gegründet und lehrt rund um die Lehre von der “Tauhid” (Einheit Gottes), die Verschmelzung von Religion und Politik organisiert.
Im Laufe seiner Geschichte pendelte die Brüderschaft zwischen gewalttätige Opposition gegen die Macht und die Zusammenarbeit, zwischen Propaganda für einen islamischen Staat und Versicherungen der Achtung der demokratischen Spiel.
In den 1940er Jahren haben die Brüder blutige Handlungen, einschließlich der Ermordung des ägyptischen Ministerpräsidenten Mahmud Fahmi al-Noqrachi im Jahr 1948, begangen. Sie werden dann unter der brutalen Unterdrückung gestellt.
Der ägyptische Präsident Gamal Abdel Nasser wandte dann die harten Schläge an zwischen 1954 und 1970 nach einem Attentat gegen ihn, zurückzuführen auf diese Bewegung. Die Brüder wurden zu Tausenden verhaftet.
Bis 1956 erhalten sie finanzielle Unterstützung und militärische von der CIA, die alles tun, um die Macht (von der UdSSR unterstützt) zu schwächen.
Im Jahr 1971 ist Anwar el-Sadat, der gerade Nasser ablöst, der Bruderschaft gnädig, befreit die Brüder und verkündete eine allgemeine Amnestie. Aber sie leben sehr schlecht die Kehrwende von Sadat und der Friedensabkommen mit Israel. Im Jahr 1981 wird Sadat ermordet von ehemaligen Brothers, die in den Extremismus wechselten.
© 2011 AFP

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