ÄGYPTEN: MORSI-STURZ (PART 4), TRANSITION — L’Egypte a un nouveau gouvernement sans islamiste

DIE EREIGNISSE 11.07. – 28.07.2013 – LES ÉVÈNEMENTS
DIE FÜNF DEUTSCHEN ARTIKEL SIND UNTER DEN FÜNF FRANZÖSISCHEN, unter dem 2. Foto

=> VORHER, AVANT => ÄGYPTEN, ANTI-MORSI (3): MILITÄRPUTSCH – MORSI HAUSARREST – JUBEL IM VOLK — Egypte: coup d’Etat militaire contre Mohamed Morsi, joie chez le peuple

1er ARTICLE SUR CINQ — Egypte: Beblawi pas opposé aux Frères musulmans au gouvernement
Le Caire (AFP) – 11.07.2013 07:22
Le nouveau Premier ministre égyptien, Hazem Beblawi, a déclaré jeudi à l’AFP qu’il n’exclurait pas une participation de certains Frères musulmans dans le gouvernement de transition qu’il est en train de former, à certaines conditions.

Un manifestant porte un masque représentant le président déchu Mohamed Morsi, devant le palais pr
Demonstrant mit Morsimaske
Un manifestant porte un masque représentant le président déchu Mohamed Morsi, devant le palais présidentiel au Caire le 19 juillet 2013
afp.com – Khaled Desouki

M. Beblawi, nommé mardi, a indiqué qu’il réfléchissait toujours à la composition du gouvernement, une semaine après l’éviction du président déchu Mohamed Morsi, lui même issu de la confrérie.
“Je ne me préoccupe pas de l’appartenance politique”, a-t-il déclaré à l’AFP par téléphone.
Si “quelqu’un est proposé par le Parti de la liberté et de la justice (PLJ, bras politique de la confrérie) et que cette personne est qualifiée pour le poste”, sa nomination pourra être envisagée, a-t-il ajouté.
“J’ai deux critères pour le prochain gouvernement. L’efficacité et la crédibilité”, a-t-il poursuivi.
“Jusque là je n’ai approché personne, a-t-il ajouté, expliquant vouloir identifier les meilleurs candidats avant de leur demander de rejoindre le gouvernement.
Les Frères musulmans avaient rejeté mercredi une offre de participer au gouvernement, faisant valoir qu’ils ne “pactisent pas avec des putschistes”, en référence à l’armée qui a déposé le 3 juillet le président islamiste Mohamed Morsi, élu en juin 2012.
Mardi, un porte-parole de la présidence, Ahmed al-Muslimani, cité par l’agence officielle Mena, avait indiqué que M. Beblawi allait offrir “quelques postes” au sein du gouvernement de transition au PLJ.
© 2013 AFP

2. Egypte: l’Arabie et les Emirats promettent 8 mds USD d’aide
Ryad (AFP) – 09.07.2013 20:23
L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, deux monarchies pétrolières du Golfe, ont annoncé mardi des aides de 8 milliards de dollars, dont deux mds USD en dons, à l’Egypte pour soutenir l’économie de ce pays, six jours après la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi.
Selon l’agence officielle saoudienne Spa, Ryad a décidé l’octroi d’une aide de 5 milliards USD qui se compose ainsi: un dépôt, sans intérêt, de deux milliards de dollars à la Banque centrale d’Egypte, un don d’un milliard de dollars et l’équivalent de deux milliards en produits pétroliers et gazier.
Le ministre saoudien des Finances, Ibrahim al-Assaf, cité par l’agence Spa, a précisé que cette aide, décidée par le roi Abdallah, était destinée à “soutenir l’économie de l’Egypte face aux défis que rencontre ce pays”, confronté à des difficultés économiques et à une instabilité politique depuis la chute du régime de Hosni Moubarak en 2011.
L’Arabie saoudite a bien accueilli la destitution la semaine dernière de M. Morsi et le roi Abdallah a été le premier chef d’Etat étranger à féliciter le président par intérim Adly Mansour quelques heures après sa nomination.
Pour leur part, les Emirats arabes unis ont annoncé plus tôt dans l’après-midi une assistance à l’Egypte de 3 milliards de dollars, dont un don d’un milliard de dollars et d’un dépôt, sans intérêt, de deux milliards de dollars à la Banque centrale égyptienne.
(…)
© 2013 AFP

3. L’Egypte a un nouveau gouvernement sans islamiste
Le Caire (AFP) – 16.07.2013 19:36
Un nouveau gouvernement égyptien, dont sont absents les partis islamistes, a prêté serment mardi au Caire, moins de deux semaines après le renversement par l’armée du président Mohamed Morsi, alors que l’Égypte reste secouée par des violences
La nouvelle équipe gouvernementale comprenant plus d’une trentaine de membres issus d’horizons divers, a immédiatement été rejetée par les Frères musulmans, le mouvement dont est issu M. Morsi.
“Nous ne reconnaissons pas sa légitimité ni son autorité”, a réagi auprès de l’AFP un porte-parole de la confrérie, Gehad El-Haddad.
Une personnalité émerge de ce nouveau cabinet: le général Abdel Fattah al-Sissi, chef de l’armée et homme-clé dans le renversement le 3 juillet de M. Morsi, après des manifestations monstres réclamant son départ.
Le général Sissi demeure non seulement ministre de la Défense mais hérite en plus d’un poste de vice-Premier ministre, au même titre que l’avocat d’affaires et économiste, Ziad Bahaa Eldin (ministre de la Coopération internationale), et l’universitaire Hossam Eissa (Enseignement supérieur).
Le Premier ministre Hazem Beblawi, un économiste de 76 ans, avait déjà été chargé le 9 juillet dernier de former le cabinet par le président intérimaire choisi par l’armée, Adly Mansour.
Le prix Nobel de la paix et figure de l’opposition, Mohamed ElBaradei, avait déjà prêté serment dimanche comme vice-président chargé des relations internationales.
Nabil Fahmy, un diplomate chevronné, ancien ambassadeur à Washington, prend la tête des Affaires étrangères, tandis qu’Ahmad Galal, un ancien de la Banque mondiale, devient ministre des Finances.
Le nouveau gouvernement compte par ailleurs trois femmes ainsi que trois coptes, une communauté chrétienne très hostile à l’ancien président islamiste.
“C’est plutôt un gouvernement de rassemblement” de toutes les composantes de l’opposition à M. Morsi, “et je pense qu’il y aura ensuite une tentative pour attirer quelques salafistes” -souvent en rivalité avec les Frères musulmans- pour l’élargir au delà des formations laïques, a déclaré à l’AFP Hassan Nafaa, professeur de Sciences politiques à l’Université du Caire.
Diffusée par la télévision d’État, la prestation de serment du cabinet devant le président intérimaire représente une étape supplémentaire dans la transition politique.
Celle-ci doit mener à l’adoption d’une nouvelle Constitution, puis à des législatives d’ici début 2014, avant la tenue d’une nouvelle présidentielle. Le nouveau gouvernement devra également faire face à une grave crise économique.
Mardi, la présidence a exhorté toutes les forces politiques à participer à ses “efforts” de “réconciliation nationale”.
Mais les nouvelles autorités ont aussi récemment engagé des poursuites contre plusieurs hauts responsables de la confrérie, dont son Guide suprême, Mohamed Badie.
Les violences ont fait plus d’une centaine de morts depuis le 3 juillet.
Dans la nuit de lundi à mardi, sept personnes ont été tuées et plus de 260 blessées en marge de nouvelles manifestations de plusieurs dizaines de milliers de partisans de Mohamed Morsi, qui occupent les abords de la mosquée Rabaa al-Adawiya, au Caire.
Plus de 400 personnes ont été interpellées lors de ces affrontements, les premiers dans la capitale depuis ceux qui avaient fait 53 morts le 8 juillet devant la Garde républicaine.
Les partisans de M. Morsi, qui dénoncent un “coup d’État militaire” contre le premier président démocratiquement élu, affirment qu’ils ne cesseront leur mobilisation qu’à son retour.
Les anti-Morsi, qui reprochent au président déchu d’avoir gouverné au seul profit de sa confrérie et de ne pas avoir fait face à la crise économique, appellent eux aussi à des rassemblements réguliers, même si leur mobilisation semble avoir baissé.
Lundi, le secrétaire d’État adjoint William Burns, premier haut responsable américain à se rendre au Caire depuis la chute de Mohamed Morsi, a appelé à l’apaisement et au dialogue “entre toutes les parties”.
Les États-Unis, dont l’Égypte est un important allié régional, ont demandé la libération de M. Morsi, détenu par l’armée. Mais le nouveau pouvoir n’a pas donné écho à cette requête, assurant que l’ex-chef d’État se trouvait “en lieu sûr” et était “traité dignement”.
Mardi, les nouvelles autorités égyptiennes ont par ailleurs vivement réagi à des déclarations du chef du gouvernement turc, l’islamiste Recep Tayyip Erdogan, exprimant leur “fort ressentiment”.
M. Erdogan a récemment affirmé que M. Morsi restait le seul chef de l’État égyptien légitime.
© 2013 AFP

4. Egypte: début du travail sur la Constitution, nouveaux appels à manifester
Le Caire (AFP) – 21.07.2013 10:50 – Par Tom LITTLE
La commission d’experts nommée par le président par intérim Adly Mansour devait commencer dimanche à travailler sur des amendements à la Constitution, suspendue après l’éviction du président Mohamed Morsi, dont les partisans ont lancé de nouveaux appels à manifester.
Alors que les nouvelles autorités s’efforcent de tourner la page de l’ère Morsi, les partisans du président renversé réclament toujours son retour au pouvoir, appelant à de nouvelles manifestations de masse après la mort vendredi de trois manifestantes pro-Morsi, tuées dans la ville de Mansoura.
Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement transitoire, Nabil Fahmy, a affirmé que la priorité de son action irait à “expliquer clairement et honnêtement” la situation qui prévaut en Egypte, où les heurts ont fait plus de 100 morts depuis que l’armée a écarté M. Morsi le 3 juillet, à la suite de manifestations monstres réclamant son départ.
Le pouvoir est également confronté à une nette détérioration de la sécurité dans la péninsule du Sinaï (est), où sont implantés des groupes armés.
Depuis le 3 juillet, 13 policiers et deux soldats y ont été tués, ainsi que sept civils, selon un décompte de l’AFP. L’armée a lancé une opération dans cette région, tuant dix jihadistes en deux jours a rapporté selon l’agence officielle Mena rapporté jeudi.
30 jours pour fixer les échéances électorales
Composée de quatre professeurs d’université et six magistrats nommés samedi, la commission d’experts était prévue dans la “déclaration constitutionnelle” publiée le 9 juillet dernier par M. Mansour pour fixer le cadre de la transition politique et des échéances électorales.
Elle aura 30 jours pour élaborer des amendements à la Constitution, qui seront ensuite présentés à une commission de 50 personnalités représentant les diverses composantes de la société égyptienne (partis, syndicats, dignitaires religieux, armée…).
Cette seconde commission disposera à son tour de 60 jours pour remettre la version finale de la Constitution au président par intérim. Ce dernier a alors 30 jours pour annoncer la date d’un référendum.
La précédente Constitution avait été adoptée par référendum en décembre 2012, sous la présidence de M. Morsi, par 64% des voix mais avec seulement 33% de participation.
Ses travaux préparatoires avaient été houleux. L’opposition et les représentants de l’Église s’étaient retirés de la commission constituante, invoquant la domination des délégués islamistes.
Les arrestations de nombreux dirigeants des Frères musulmans, la mise au secret par l’armée de M. Morsi, la mort de manifestants et les incertitudes du calendrier politique à venir provoquent de nombreuses inquiétudes à l’étranger.
L’Union africaine a notamment suspendu l’Égypte de ses travaux alors que le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a insisté samedi sur “la nécessité de la reprise du processus démocratique en Egypte”, lors d’un entretien téléphonique avec M. Fahmy.
Le Royaume-Uni est revenu sur des autorisations d’exportation d’équipements militaires vers l’Égypte, de crainte qu’ils ne puissent être utilisés contre les manifestants.
Mais d’autres pays ont clairement exprimé leur soutien aux nouvelles autorités dès la destitution de M. Morsi.
Trois pays du Golfe -l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït- ont ainsi annoncé des aides au Caire s’élevant à 12 milliards de dollars.
Et le roi Abdallah II de Jordanie a été samedi le premier chef d’État étranger à se rendre en Egypte depuis la chute de M. Morsi.
La Jordanie avait été parmi les tout premiers pays à saluer les nouvelles autorités égyptiennes.
Les Frères musulmans jordaniens, principal groupe d’opposition dans le royaume hachémite, avaient en revanche dénoncé la déposition du président Morsi, issu des Frères musulmans d’Egypte.
Les nouvelles autorités égyptiennes ont déjà reçu la visite du secrétaire d’Etat adjoint américain William Burns, de la représentante diplomatique de l’Union européenne Catherine Ashton, et d’une importante délégation gouvernementale des Emirats arabes unis.
© 2013 AFP

5. Egypte: des dizaines de pro-Morsi tués, le pouvoir reste ferme
Le Caire (AFP) – 27.07.2013 14:44 – Par Selim SAHEB ETTABA, Hassan EL FEKIH
Des dizaines de partisans du président égyptien destitué Mohamed Morsi ont été tués samedi dans les affrontements les plus meurtriers depuis sa chute, le nouveau pouvoir annonçant sa volonté de mettre un terme à la contestation des islamistes.
Les deux camps se rejetaient la responsabilité de ces violences au Caire, qui ont fait “plus de 100 morts” selon les partisans du président islamiste renversé le 3 juillet par l’armée.
Un journaliste de l’AFP a compté dans un hôpital de campagne des pro-Morsi 37 cadavres, recouverts d’un drap blanc sur lequel leur nom était écrit. Tous ont été touchés par balles, a indiqué une médecin, Amal Ibrahim, précisant qu’un nombre indéterminé d’autres avaient été acheminés vers les hôpitaux.
Le ministère de la Santé a pour sa part fait état de 29 morts dans des hôpitaux d’Etat, ce qui porterait le bilan provisoire de samedi à 66 morts.
Les affrontements ont eu lieu tôt le matin, quelques heures après des manifestations massives rivales des partisans de l’armée et des Frères musulmans, la formation de M. Morsi, aggravant encore la division du pays secoué par une grave crise politique.
Des pro-Morsi partis de leur campement à la mosquée Rabaa al-Adawiya (nord-est du Caire) ont tenté de bloquer la circulation à un pont routier sur la route de l’aéroport et se sont heurtés aux riverains d’un quartier voisin, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, le général Hani Abdellatif.
Les forces de sécurité sont intervenues pour s’interposer et la police n’a “utilisé que du gaz lacrymogène”, a-t-il dit laissant entendre que les dizaines de morts avaient été tués par des habitants des environs.
Les pro-Morsi en revanche ont mis en cause des “policiers en uniforme agissant au côté d’hommes de main”, tirant à balles réelles et avec de la chevrotine.
“Incitation à la violence”
Faisant redouter de nouveaux heurts sanglants, le ministre de l’Intérieur Mohamed Ibrahim a annoncé la dispersion “très prochaine” des deux campements au Caire où se sont installées des milliers de partisans de M. Morsi depuis son renversement.
Il a promis une intervention “dans le cadre de la loi” et “le moins de pertes possibles”, mais a appelé les protestaires à quitter les lieux d’eux-mêmes “pour éviter que le sang ne coule”.
Pour le porte-parole de l’Intérieur, la réponse massive à l’appel du chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, à manifester vendredi pour lui donner “mandat d’en finir avec le terrorisme” démontre que le peuple “souhaite la stabilisation du pays sous la protection de l’armée et la police”.
Mais pour les partisans de M. Morsi, les violences de samedi sont le résultat direct du discours du général Sissi, maître d’œuvre du renversement du premier président d’Egypte élu démocratiquement.
“De telles déclarations de Sissi incitent à la violence et à la haine et servent à couvrir les crimes haineux de l’armée et de la police”, ont-ils accusé. A Rabaa al-Adawiya, des jeunes islamistes portant casque et gourdins scandaient “Sissi assassin”.
“Le général Sissi est l’homme fort du nouveau régime”, souligne Moustafa Kamel el-Sayyed, professeur de science politique à l’Université du Caire, ajoutant qu’il “jouit du soutien d’une grande partie de la population en raison de son action contre les Frères musulmans”.
“Sur tout ce qui touche à la sécurité, il a une influence prépondérante”, ajoute-t-il.
Condamnations internationales
Les Egyptiens se sont mobilisés massivement vendredi dans tout le pays, répondant à l’appel de l’un ou l’autre des deux camps. Huit personnes ont été tuées lors d’affrontements à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays, selon un dernier bilan.
A l’étranger, plusieurs pays européens ont condamné les violences. Londres a “condamné” l’usage de la force contre les manifestants”, et Paris a appelé “toutes les parties, et notamment l’armée, à la plus grande retenue”.
Le représentante diplomatique de l’Union européenne Catherine Ahston a dit “déplorer profondément les pertes humaines” dans les violences, et souligné la nécessité d’une transition rapide vers un pouvoir civil élu.
Les violences liées aux troubles politiques en Egypte ont fait plus de 250 morts en un mois.
Arguant que M. Morsi ne pouvait régler la grave crise politique secouant le pays depuis son élection en juin 2012, l’armée l’a déposé le 3 juillet et a nommé un président civil intérimaire pour conduire la transition avant la tenue de législatives, en principe début 2014, puis d’une présidentielle.
Les Frères musulmans dénoncent un “coup d’Etat” et assurent vouloir défendre la “légitimité” du président élu.
© 2013 AFP

AFP 09.07.13Des partisans du président égyptien déchu Mohamed Morsi manifestent au Caire le 9 juiPro-Morsi Demonstranten
afp.com

1. Regierung soll Anfang nächster Woche stehen
11. Juli 2013, 05:55
Noch kein Finanzminister ernannt
Kairo – Ägyptens Übergangsministerpräsident Hazem al-Beblawi rechnet damit, die Bildung der neuen Regierung Anfang kommender Woche abzuschließen. Mit verschiedenen Kandidaten werde noch gesprochen, sagte Beblawi der Nachrichtenagentur Reuters am Mittwoch. Einen Finanzminister habe er noch nicht ernannt. Der nach dem Sturz von Präsident Mohammed Mursi zum Regierungschef ernannte Beblawi will vom Militär unterstützte Pläne umsetzen, die in rund sechs Monaten Parlamentswahlen vorsehen.
Auch Mitgliedern der Muslimbruderschaft hat Beblawi Ministerposten angeboten. Diese erklärten jedoch, sie wollten nichts mit der Regierung zu tun haben, die durch einen faschistischen Putsch an die Macht gekommen sei. Stattdessen riefen sie für Freitag zu Protestkundgebungen auf. (APA, 11.7.2013)

2. Muslimbruderschaft kämpft nach Putsch ums Überleben
9. Juli 2013, 14:01 http://derstandard.at/r652/Afrika
Nach der politischen Niederlage der 85-jährigen Gemeinschaft stellt sich die Frage, wie mit dem Scheitern umzugehen ist
Kairo – Wieder steht die Muslimbruderschaft dem Gegner gegenüber, der die Bewegung schon seit ihrer Gründung bekämpft. Und wieder kann die Muslimbruderschaft dem Militär, das sie um die Macht in Ägypten gebracht hat, wenig entgegensetzen. Nun harren Männer, die vor einer Woche noch Ministerien führten, nahe der Rabaa-Adawiya-Moschee im Nordosten Kairos aus. Hier suchen hochrangige Anhänger der Muslimbruderschaft Zuflucht vor der sengenden Sonne und in manchen Fällen auch vor der Polizei. Es scheint, alles, was sie jetzt noch tun können, ist, um ihre 51 Toten zu trauern, die am Montag im Kugelhagel der Armee umkamen.
Zerissenheit und Abspaltungen
Die Gewalttat könnte den Muslimbrüdern in dieser unsicheren Lage helfen, ihre Anhänger um sich zu scharen. Doch die 85 Jahre alte Gemeinschaft steht vor großen Herausforderungen: Wie soll sie mit der inneren Zerrissenheit und Abspaltungen von der Bewegung umgehen, die ein Resultat ihres Scheiterns sein dürften? Soll sie sich wieder zur Wahl stellen? Und was soll mit den politischen Führern geschehen, die sie in diese verzweifelte Lage überhaupt erst hineinmanövriert haben? Der Umgang der Muslimbruderschaft mit diesen Fragen wird entscheidenden Einfluss auf das Schicksal der größten arabischen Nation haben. Längst steht die Wirtschaft Ägyptens am Rande des Abgrunds. Die ausländischen Verbündeten fürchten, das Land könne vollends ins Chaos abgleiten.
Nach dem Tod kommt “mehr Wut”
Gehad al-Haddad ist der Sprecher der Muslimbruderschaft, auch er hat sich unter die Männer an der Rabaa-Adawija-Moschee gemischt. Auf die Frage, was nach dem Tod der 51 kommt, hat er eine klare Antwort. “Mehr Wut”, sagte Haddad. “Mehr Wut in den Herzen der Menschen, mehr Leid”. Mohammed Wahab gehört zu der Sicherheitstruppe, die die Bruderschaft für ihr Straßencamp aufgestellt hat. Einige der anderen Wächter haben sich mit Schlagstöcken bewaffnet. Wahab ist unbewaffnet. Aber er sei bereit für einen Angriff des Militärs, erklärt der 32-Jährige: “Wir rechnen damit und warten darauf – wenn sie uns töten wollen, sind wir bereit zu sterben”, sagt Wahab. “Aber wir werden niemals aufhören, friedlich zu sein – selbst, wenn sie auf uns schießen, selbst, wenn wir sterben.”
Abwenden von Gewaltlosigkeit
Auch außerhalb der Muslimbruderschaft bezweifeln viele Experten, dass die Bewegung sich offen von ihrer Jahrzehnte alten Strategie der Gewaltlosigkeit abwenden würde. Das Vorgehen des Militärs gegen den gewählten Präsidenten Mohammed Mursi erhöht allerdings das Risiko, dass einige Islamisten doch ihr Heil in der Gewalt suchen und die Macht mit Bomben statt über die Wahlurne zurückerobern wollen.
Passiver Widerstand bis in den Tod
Doch Disziplin ist seit langem ein prägender Charakterzug der alten Bewegung. Auch wenn die Führung der Muslimbrüder durch zahlreiche Festnahmen geschwächt und die Moral nach der schwersten Niederlage in ihrer Geschichte auf dem Tiefpunkt ist, rufen sie ihre Anhänger zum passiven Widerstand bis zum Tod auf. Mursis Sturz dürfte die alte Debatte über die langfristige Strategie der Muslimbruderschaft allerdings wieder aufflammen lassen. Schon in der Vergangenheit war die Bewegung tief gespalten in der Frage, ob sie sich um Regierungsämter bemühen soll.
Die neue Führung unter Übergangspräsident Adli Mansur hat die Muslimbrüder eingeladen, sich an den geplanten Wahlen zu beteiligen. Sie bestreitet, dass die Festnahmen prominenter Anführer der Muslimbruderschaft der Unterdrückung der Organisation dienen sollen. Sie würden vielmehr verdächtigt, Straftaten wie Aufrufe zur Gewalt begangen zu haben. Die Muslimbruderschaft selbst dagegen betrachtet das aktuelle Vorgehen der Sicherheitskräfte als Rückfall in ihre dunkelste Vergangenheit, unter anderem an die Verhaftungswelle 1954 unter Präsident Gamal Abdel Nasser. Und die Zukunft könnte noch schlimmer kommen, befürchtet die Bewegung: Nicht einmal der gestürzte Präsident Husni Mubarak ging so weit, einen der obersten Muslimbrüder festzunehmen. Nun ist einer ihrer früheren Anführer, Mehdi Akef, wegen Beleidigung der Justiz und Volksverhetzung angeklagt.
Szenario wie 1954
“Auf uns kommt ein Szenario wie 1954 zu”, ist sich Mohammed al-Beltagi sicher. Auch der 50-jährige Arzt und Politiker der Muslimbruderschaft steht wegen Volksverhetzung auf der Fahndungsliste. “Dies wird nicht mit dem Putsch enden, sondern wir werden die Auflösung der Parteien und die Rückkehr des Polizei- und Militärstaates sehen”. Beltagi hat bereits vor dem Ausbruch von Gewalt gewarnt. Seiner Einschätzung nach wird diese Gewalt allerdings nicht von den Muslimbrüdern ausgehen, sondern von radikalen Islamisten, die die Bewegung mit dem Versprechen auf Wandel durch Wahlen an sich gebunden hatte.
Langfristig wird sich die Muslimbruderschaft entscheiden müssen, ob sie sich wieder der Wahl stellt. In der Vergangenheit hatte stets der Pragmatismus gesiegt, die Gemeinschaft tat, was auch immer nötig war, um ihr Überleben zu sichern. “Ich vermute, sie werden abwarten und sich ins Verborgene zurückziehen”, sagt Joshua Stacher von der amerikanischen Kent-State-Universität. Die Muslimbrüder seien heute weit verwundbarer als jemals unter Mubaraks Herrschaft. “Das Mubarak-Regime hatte niemals die Macht oder die Autorität, das zu tun, was das Militär ihnen jetzt gerade antut”. (Reuters, 9.7.2013)

3. Golfstaaten finanzieren Ägyptens Neuanfang
10. Juli 2013, 18:29 http://derstandard.at/r652/Afrika
Nach Saudi-Arabien und den Vereinigten Arabischen Emiraten spendet auch Kuwait
Hazem al-Beblawi, seit Dienstag Vorsitzender einer Übergangsregierung in Kairo, erhält eine finanzielle Verschnaufpause. Die Golfstaaten helfen kräftig. Am Mittwoch hat Auch Kuwait bekanntgegeben, Kairo mit vier Milliarden US-Dollar (3,12 Mrd. Euro) unter die Arme greifen zu wollen. Eine Milliarde ist geschenkt, für eine weitere Milliarde werden gratis Ölprodukte geliefert, und zwei werden zinsfrei bei der Zentralbank deponiert.
Saudi-Arabien hatte am Vortag ein Hilfspaket von fünf Milliarden US-Dollar (3,9 Mrd. Euro), die Vereinigten Arabischen Emirate eines von drei Mrd. (2,34 in Euro) angekündigt. Eine solche Zusage hatte Abu Dhabi eigentlich schon nach der Revolution im Frühjahr 2011 gegeben, sie aber nie eingelöst. Nach dem Militärputsch am 3. Juli reiste Äyptens Zentralbankchef Hisham Ramez gleich in die Emirate. Jetzt ist vorgesehen, zwei Mrd. Dollar zinslos bei der ägyptischen Zentralbank zu deponieren, eine Milliarde wird geschenkt. Abu Dhabi hat zusammen mit einer ägyptischen Bank auch seine Einwohner zu Spenden für Ägypten aufgerufen. In wenigen Tagen kamen mehr als 100 Millionen US-Dollar zusammen. Auch Saudi-Arabien deponiert zwei Milliarden bei der ägyptischen Zentralbank, schenkt eine Mrd. und liefert Öl und Gas für weitere zwei.
Die Golfstaaten gehören zu den größten Investoren in Ägypten und sind daran interessiert, dass ein wirtschaftlicher Aufschwung möglichst bald einsetzt. Im Juni sind die Devisenreserven erneut um 1,12 Mrd. auf 14,9 Mrd. US-Dollar (11,61 Mrd. Euro) geschrumpft. Bei Ausbruch der Revolution war ein Polster von rund 36 Milliarden vorhanden, damit hätten die Importe für ein Jahr gedeckt werden können. Das Ausbleiben ausländischer Investitionen und weniger Tourismuseinnahmen waren für den Rückgang verantwortlich. Das jetzige Niveau konnte in den letzten Monaten nur durch finanzielle Hilfe aus der Türkei, Libyen und Katar aufrechterhalten werden. (afr, DER STANDARD, 11.7.2013))

4. Neue Machthaber lassen ägyptische Verfassung ändern
20. Juli 2013, 20:54 http://derstandard.at/r652/Afrika
Überarbeitete Version muss vorliegen, bevor neu gewählt werden kann – Iranischer Sender durchsucht
Kairo – Wenige Tage nach der Bildung einer Übergangsregierung ohne Beteiligung der islamistischen Wahlsieger steuert Ägypten auf eine Verfassungsänderung zu. Übergangspräsident Adli Mansur beauftragte am Samstag ein Komitee aus Rechtsexperten, von Sonntag an die Verfassung des Landes zu überarbeiten. Das meldete die staatliche Nachrichtenwebsite Al-Ahram. Die Verfassung hatte im vergangenen Jahr eine von Islamisten dominierte Versammlung entworfen. Die Armee setzte sie außer Kraft, nachdem sie am 3. Juli den aus der islamistischen Muslimbruderschaft hervorgegangenen Ex-Präsidenten Mohammed Mursi entmachtet hatte. Eine überarbeitete Version muss vorliegen, bevor in Ägypten neu gewählt werden kann.
Kritiker hatten in dem Gesetzestext eine Beschneidung von Freiheit und Menschenrechten bemängelt. Die Regierung ringt um eine Stabilisierung der Lage in dem nordafrikanischen Land, wo es immer wieder zu Zusammenstößen zwischen Anhängern und Gegnern Mursis kommt. Seit dessen Entmachtung kamen dabei rund 100 Menschen ums Leben.
Ägyptens neue Übergangsregierung präzisierte am Samstag zudem ihre Haltung im Syrien-Konflikt. Das Land habe nicht die Absicht, einen “Heiligen Krieg” gegen die syrische Regierung zu führen, sagte Außenminister Nabil Fahmy. Die Muslimbruderschaft Mursis hatte sich im Juni Appellen einiger sunnitischer Prediger zu einem “Jihad” gegen Präsident Bashar Al-Assad und dessen schiitische Verbündete angeschlossen. Allerdings unterstütze Ägypten weiterhin einen Wandel in Syrien, betonte der Außenminister.
Fernsehsender durchsucht
Ägyptische Sicherheitskräfte haben das Büro eines iranischen TV-Senders durchsucht und dessen Direktor festgenommen. Der arabischsprachige Sender Al-Alam teilte am Samstag auf seiner Internetseite mit, die Behörden hätten zudem Material und Geräte beschlagnahmt, ohne eine Erklärung abzugeben. Ein Vertreter der Sicherheitsbehörden sagte, die Razzia sei erfolgt, weil der Sender keine Lizenz habe. Der Vorfall deutet darauf hin, dass sich nach dem Führungswechsel in Ägypten die Beziehungen zum Iran wieder abkühlen. Der gestürzte Präsident Mohammed Mursi hatte noch den Versuch einer Wiederannäherung unternommen. (APA/Reuters, 20.7.2013)

5. Dutzende Tote bei erneuten Unruhen in Ägypten
27. Juli 2013, 13:58 http://derstandard.at/r652/Afrika
Widersprüchliche Angaben über Opferzahlen – Innenminister: Morsi dürfte in gleiches Gefängnis wie sein Vorgänger Mubarak kommen
Kairo – Bei Zusammenstößen von Islamisten und Sicherheitskräften sind am frühen Samstagmorgen in Kairo dutzende Menschen getötet worden. Nach Angaben der Muslimbruderschaft des gestürzten Präsidenten Mohammed Morsi starben mindestens 120 Menschen, nachdem Einheiten der Bereitschaftspolizei eine Menge von Demonstranten am Rande ihres Protestcamps in der Vorstadt Nasr City angegriffen hatten. Rund 4000 Menschen wurden nach diesen Angaben verletzt. Der US-Sender CNN berichtete von 75 Todesopfern und rund 1.000 Verletzten, der arabische TV-Sender Al-Jazeera wiederum von 120 getöteten Menschen und etwa 4.500 Verletzten. Das ägyptische Gesundheitsministerium sprach zunächst von 21 Toten.
Der blutige Konflikt ereignete sich in der Nasr-Straße, die zum Protestlager der Muslimbruderschaft vor der Raba-al-Adawijya-Moschee führt. Tausende Anhänger der islamistischen Organisation lagern dort seit mehr als drei Wochen. Sie protestieren gegen Morsis Absetzung durch das Militär am 3. Juli. Der Islamist war vor etwas mehr als einem Jahr nach freien Wahlen ins höchste Staatsamt gelangt.
“Sie schießen, um zu töten”
Was die Zusammenstöße am Rande des Protestcamps ausgelöst hat, war zunächst unklar. Im Feldspital der Muslimbruderschaft spielten sich am Samstagmorgen nach Angaben ägyptischer Reporter dramatische Szenen ab. Immer wieder wurden Tote und Schwerverletzte gebracht. Die Ärzte kamen mit der Versorgung der Verwundeten kaum nach. Der Sprecher der Bruderschaft, Gehad al-Haddad, erklärte verbittert: “Sie (die Polizisten) schießen nicht, um zu verwunden, sondern um zu töten.” Ein AFP-Journalist zählte in einem Feldlazarett der Muslimbrüder 37 Leichen.
Am Freitag hatten in ganz Ägypten Hunderttausende Menschen für und gegen die Entmachtung Morsis demonstriert. Während die Islamisten nahezu täglich gegen den “Militärputsch”, wie sie die Absetzung Morsis nennen, demonstrieren, hatte das Militär erstmals seit dem Umsturz die eigenen Unterstützer in Massen auf die Straße gerufen. Armeechef Abdel Fattah al-Sisi wollte sich damit eine Art “grünes Licht” geben lassen, um noch schärfer gegen die demonstrierenden Muslimbrüder vorzugehen.
Tote auch in Alexandria
Die Demonstrationen am Freitag und in der darauffolgenden Nacht verliefen weitgehend friedlich. Lediglich in der Mittelmeerstadt Alexandria wurden neun Menschen getötet, nachdem bewaffnete Zivilisten einen Demonstrationszug der Islamisten angegriffen hatten. Verletzte gab es auch bei Zusammenstößen in einem Kairoer Armenviertel und im Nildelta.
Die Polizei ging am Samstagmorgen nach Angaben der amtlichen Nachrichtenagentur MENA auf der Straße zum Flughafen gegen steinewerfende Morsi-Anhänger vor. Demnach setzte die Polizei aber nur Tränengas ein. Es seien zwar auch Schrotgewehre abgefeuert worden, doch sei unklar, wer dafür verantwortlich sei. Ein Anführer der Muslimbruderschaft, Murad Mohammed Ali, erklärte dagegen, die Polizei habe mit scharfer Munition auf die Demonstranten geschossen.
Morsi dürfte in gleiches Gefängnis wie Mubarak kommen
Morsi dürfte in das Gefängnis überstellt werden, in dem dessen Vorgänger Hosni Mubarak einsitzt. Das erklärte der ägyptische Innenminister Mohammed Ibrahim am Samstag bei einer Pressekonferenz. Gegen die Pro-Morsi-Proteste werde in Kürze – “so Gott will” – auf Grundlage einer Entscheidung der Staatsanwaltschaft vorgegangen werden, fügte er hinzu.
Bis jetzt ist nicht bekannt, wo Morsi, dem unter anderem Mord und Landesverrat vorgeworfen werden, festgehalten wird. Die Entscheidung, in welches Gefängnis der islamistische Politiker überstellt werde, obliege dem Staatsanwalt, betonte der Innenminister. Auf Nachfragen von Journalisten meinte er, es sei “sehr wahrscheinlich”, dass Mursi ins Torah-Gefängnis gebracht werde. (APA, 27.7.2013)

Leave a Reply