ÄGYPTEN nach Diktatorsturz: ARMEE DEMONTIERT REGIME, LOHNSTREIKS, WIRTSCHAFTSPROBLEME, MINISTER VERHAFTET – L’Egypte post-Moubarak: la fête, et l’armée démantele le régime Moubarak; greves et crise economique

1. Am Tahrir schwanken die Herzen zwischen nach Hause zurückzukehren oder Fortsetzung des Kampfes
KAIRO (AFP) – 2011.02.11 21.27
Trunken vor Freude über den erzwungenen Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak erhalten dachten die Demonstranten vom ikonischen Tahrir-Platz in Kairo Denken Freitagabend, einzupacken nach zwei Wochen Belegung, aber einige werden sicher bleiben, um den Kampf fortzusetzen.
2. “Free!”: Ägypter feiern den Tag 1 Post-Mubarak
KAIRO (AFP) – 2011.12.02 00.48
Sie verbrachten die ganze Nacht mit singen, tanzen und ihren Stolz verkünden, die Ägypter. Am Tag nach dem Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak, feiern weiterhin Tausende von Menschen ihre neue Freiheit und hoffen auf den Übergang zu einem demokratischen Ägypten.
3. Ägypten: Armee verspricht eine Zivilmacht, verpflichtet sich, die Verträge zu respektieren
KAIRO (AFP) – 2011.12.02 02.41
Die ägyptische Armee, für nationale Angelegenheiten zuständig seit dem Rücktritt Freitag Präsident Hosni Mubaraks hat am Samstag einen “friedlichen Übergang” in Richtung “einer gewählten Zivilmacht” versprochen und internationale Verträge von Ägypten unterzeichnet zu respektieren.
4. Ägypten’s Armee beginnt, die Organe des Mubarak-Regimes zu zerschlagen
KAIRO (AFP) – 2011.02.13 11.41
Die ägyptische Armee begann am Sonntag, die Institutionen des Regimes des ehemaligen Präsidenten Hosni Mubarak, die ihm die Macht gaben, zu demontieren mit Auflösung des Auflösung des Parlaments und Aussetzung der Verfassung.
5. Die ägyptische Armee tritt aus dem Schatten, aber ihre künftige Rolle steht in Frage
KAIRO (AFP) – 2011.02.14 08.34
Die mächtige ägyptischen Arme ist aus dem Schatten aufgetaucht, um das Land in einem konstitutionellen Vakuum nach dem Weggang von Präsident Hosni Mubarak zu führen, aber viele Fragen bleiben über ihre zukünftige politische Rolle, sagen Analysten.
6. Ägypten, um seine Wirtschaft besorgt, fragt nach internationaler Unterstützung
KAIRO (AFP) – 2011.02.15 10.44
Ägypten rief am Dienstag die internationale Gemeinschaft auf, seine Wirtschaft zu unterstützen, stark gebremst von der politischen Krise, die zum Sturz von Präsident Hosni Mubarak führte.
7. Europäer unter Druck zum Einfrieren der Vermögenswerte von ägyptischen Verantwortlichen
BRÜSSEL (AFP) – 2011.02.15 10.58
Die ägyptischen Behörden haben mehrere europäische Länder aufgefordert, Vermögenswerte der früheren hochrangigen Beamten des Regimes von Hosni Mubarak einzufrieren, nicht aber das des abgesetzten Präsidenten selbst, und das Problem wird von der gesamten EU am Dienstag bei einem Treffen in Brüssel angesprochen.
8. Ägypten begann die Überarbeitung der Verfassung
KAIRO (AFP) – 15/02/2011 06.59
Die Armee beauftragte eine Kommission, zur Überarbeitung der Verfassung zu “arbeiten mit Abschluss spätestens in zehn Tagen”, so ein offizielles Statement. Ihre Mitglieder trafen sich zum ersten Mal am Dienstag.
9. Ägypten: Streiks gehen trotz Appellen aus der Armee weiter
KAIRO (AFP) – 2011.02.16 00.28
Die Ägypter testen ihre neue Freiheit und haben am Mittwoch Streiks fortgesetzt, um Lohnerhöhungen zu fordern, auch wenn das Militär an der Macht sie bat, zur Arbeit zurückzukehren.
10. Drei Ex-Minister und ein ägyptischer Geschäftsmann festgenommen
KAIRO (AFP) – 17/02/2011 20.49
Drei altägyptische Minister, darunter der des Inneren Habib el-Adli, und der Stahl-Magnat Ahmed Ezz wurden Donnerstag verhaftet und in Gewahrsam genommen im Auftrag der Generalstaatsanwaltschaft, sagte eine gerichtliche Quelle der Nachrichtenagentur AFP.
11. Die USA bieten 150 Millionen für den Übergang in Ägypten
WASHINGTON (AFP) – 17/02/2011 07.36
Außenministerin Hillary Clinton sagte am Donnerstag, die USA würden Ägypten Unterstützung in Höhe von $ 150.000.000 bieten, um den laufenden politischen Übergang und die Wirtschaft zu unterstützen.

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1er ARTICLE SUR ONZE: A Tahrir, les coeurs balancent entre retour chez soi et poursuite du combat
LE CAIRE (AFP) – 11.02.2011 21:27
Ivres de joie d’avoir obtenu le départ du président Hosni Moubarak, les manifestants de l’emblématique place Tahrir du Caire songeaient vendredi soir à plier bagage après deux semaines d’occupation, mais certains assuraient vouloir rester pour poursuivre le combat.

Des Egyptiens place Tahrir au Caire célèbrent la démission d'Hosni Moubarak, le 11 février 2011Foto (c) AFP: Die Ägypter feiern den Weggang von Mubarak, 11. Februar 2011 in Kairo


“On peut enfin rentrer à la maison!”, s’exclame Mohammed Ibrahim, 38 ans, l’un des organisateurs du mouvement. “Ca fait 18 jours qu’on est là à attendre qu’il parte, et on y est arrivés”.
Les manifestants qui occupaient jour et nuit la place Tahrir, devenue symbole du mouvement de contestation déclenché le 25 janvier contre M. Moubarak, n’étaient fédérés par aucune organisation politique. Vendredi, plusieurs d’entre eux affirmaient qu’ils comptaient lever le camp après avoir célébré la victoire.
“Nous allons faire la fête toute la nuit. Ca a été deux semaines longues et difficiles, mais nous l’avons fait”, explique Ihab Omar, un manifestant de la première heure.
“J’ai à peine vu ma femme et mes enfants pendant plus de deux semaines, j’ai vraiment hâte de rentrer chez moi et de commencer une nouvelle vie”, affirme-t-il, entouré d’une foule enthousiaste agitant une multitude de drapeaux égyptiens.
Mais malgré l’immense joie déclenchée par le départ d’Hosni Moubarak, dans la foule hétéroclite où tous les milieux sociaux étaient représentés, certains estiment que l’heure du départ n’a pas encore sonné.
Abir Zahran, venue de Borg al-Borollos (delta du Nil) avec son mari et ses deux filles, a déjà passé trois nuits à camper et compte rester pour obtenir plus que le départ de l’ancien président.
“Le sentiment ne se décrit pas, c’est au-delà des mots”, lance-t-elle en chantant et en applaudissant devant sa tente. Mais “on restera jusqu’à ce que la situation s’éclaircisse. Nous voulons la liberté totale et la démocratie”.
Mohammed Ibrahim, du Caire, mobilisé sur la place depuis le 28 janvier, rappelle que “le départ du président n’est que la première de nos sept revendications”, qui incluent un changement de Constitution et la levée de l’état d’urgence, en vigueur depuis près de 30 ans.
D’autres réclament encore la chute du gouvernement pro-Moubarak en place.
“Nous ne voulons personne de l’ancien régime, ils doivent tous partir et nous resterons ici jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites”, promet un manifestant, Mohammed Chaabane, alors que la foule salue les feux d’artifice par des cris de joie et des youyous.
En attendant de trancher, les milliers d’Egyptiens présents à Tahrir exultaient ensemble en chantant “Lève la tête, tu es Egyptien” ou “Egypte libre!”.
D’autres brandissaient des pancartes appelant à l’unité entre chrétiens et musulmans, proclamant “Un seul sang, un seul coeur, une seule patrie”, avec le croissant et la croix côte à côte.
Un petit groupe d’islamistes, tentant en vain d’entraîner le reste des manifestants, chantait “Dieu seul a fait tomber le régime”.
Juchés sur les chars de l’armée qui gardent les accès de la place, les soldats posaient de bonne grâce avec de larges sourires avec les citoyens armés de téléphones portables ou d’appareils photo.
“Vous êtes contents?”, demande une jeune femme à l’un des militaires. “Et vous?”, demande-t-il. “Très”. “Alors nous aussi, nous sommes heureux”, rétorque le soldat avec un sourire.
© 2011 AFP

Des soldats égyptiens s'embrassent pendant que d'autres ramassent la carcasse d'une voiture au Ca
Foto (c) AFP: Kiss of ägyptische Soldaten, während andere holen den Kadaver eines Autos in Kairo 12. Februar 2011
Des soldats égyptiens s’embrassent pendant que d’autres ramassent la carcasse d’une voiture au Caire le 12 février 2011

2. “Libres!”: les Egyptiens célèbrent le jour 1 de l’après-Moubarak
LE CAIRE (AFP) – 12.02.2011 12:48
Ils ont passé toute la nuit à chanter, à danser et clamer leur fierté d’être Egyptiens. Au lendemain du départ du président Hosni Moubarak, des milliers de personnes continuent de célébrer leur nouvelle liberté en espérant une transition vers une Egypte démocratique.
“Ô matin de la victoire”, s’écrie avec un large sourire un jeune homme sur l’un des ponts menant à la place Tahrir, symbole de la contestation populaire qui a chassé M. Moubarak après près de 30 ans de règne.
Autour de lui, un groupe de jeunes danse et chante, agitant des drapeaux égyptiens et arrêtant les voitures pour féliciter les conducteurs.
Venues de tout le pays, des centaines de milliers de personnes avaient explosé de joie vendredi soir à l’annonce du départ du chef d’Etat, aux cris de “Vive l’Egypte!”.
A l’aube, certaines ont la voix enrouée tellement elles ont crié.
“C’est la fête, nous sommes nés de nouveau”, lance Oussama Taoufik Saadallah, un ingénieur agricole de 40 ans, resté sur place toute la nuit.

Des Egyptiens lisent la presse place Tahrir, au caire, le 12 février 2011Foto (c) AFP: Ägypter Zeitungen lesen Tahrir-Platz in Kairo, 12. Februar 2011

“C’est la fin de l’injustice! Nous étions en retard par rapport à d’autres pays, maintenant, nous avons une valeur aux yeux de l’étranger, du monde arabe”, ajoute-t-il, les yeux brillant d’émotion.
“Nous voulons que tous les prisonniers politiques soient libérés”, poursuit cet homme qui dit avoir été détenu la semaine dernière pendant quatre jours par la police militaire.
“On est enfin libres! Avant, on ne pouvait pas parler librement dans la rue sans que les gens de Moubarak nous harcèlent”, assure Mohammed Abdel Karim, qui porte un badge sur lequel est écrit “Révolution du 25 janvier”, date à laquelle le soulèvement a été déclenché.
Plusieurs groupes de jeunes se réchauffent auprès d’un feu improvisé, tandis que d’autres applaudissent des militants sur une tribune appelant à la poursuite du “combat” en vue d’une Egypte “démocratique”.
“Ils voulaient tuer l’espoir, ils voulaient nous tuer tout simplement et nous, nous étions prêts à mourir en toute dignité”, clame Mohammed Reda, un manifestant de 26 ans.
Samedi matin, l’armée égyptienne a commencé à enlever les barricades et les barbelés autour de la place Tahrir.
La puissante institution militaire, désormais maîtresse du jeu dans le pays le plus peuplé du monde arabe, a assuré qu’elle ne souhaitait pas se substituer à “la légitimité voulue par le peuple”.
Mohammed Reda espère la formation rapide d’un “gouvernement civil”.
“Nous attendons un nouveau communiqué de l’armée. Nous ne voulons pas être gouvernés par des militaires. Nous aspirons à un gouvernement de coalition avec des gens expérimentés”, dit-il.
Le nouvel homme fort du pays, le chef de la Défense Mohamed Hussein “Tantaoui appartient à l’ancien régime, nous attendons que les perspectives soient plus claires”, souligne Khaled Abou Galal, venu de Fayyoum, au sud du Caire.
Pour Imad, 28 ans, le visage peint aux couleurs du drapeau égyptien, “la plupart de nous n’ont jamais connu que le président Moubarak”. “Nous devons continuer la révolution”, soutient-il.
© 2011 AFP

Des manifestants place Tahrir au Caire après l'annonce de la démission d'Hosni Moubarak, le 11 fév
Foto (c) AFP: Demonstranten Tahrir-Platz in Kairo nach der Ankündigung des Rücktritts von Hosni Mubarak, 11. Februar 2011
Des manifestants place Tahrir au Caire après l’annonce de la démission d’Hosni Moubarak, le 11 février 2011

3. Egypte: l’armée promet un pouvoir civil, s’engage à respecter les traités
LE CAIRE (AFP) – 12.02.2011 14:41
L’armée égyptienne, chargée des affaires du pays depuis la démission vendredi du président Hosni Moubarak, a promis samedi une “transition pacifique” vers “un pouvoir civil élu” et s’est engagée à respecter les traités internationaux signés par l’Egypte.
Dans le même temps, les Egyptiens continuaient à fêter la chute du raïs, tombé la veille sous la pression de la rue après trois décennies au pouvoir.
Le conseil suprême des forces armées a également annoncé dans son “communiqué numéro 4” que le gouvernement nommé quelques jours avant son départ par M. Moubarak resterait en place provisoirement pour assurer la gestion des affaires courantes.
“La République arabe d’Egypte restera engagée envers tous ses traités régionaux et internationaux”, a-t-il ajouté.
L’Egypte est, avec la Jordanie, le seul pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël, et l’Etat hébreu n’a pas caché ces deux dernières semaines ses craintes sérieuses de voir émerger au Caire un nouveau pouvoir qui serait hostile à cet accord.
L’armée s’est aussi engagée à une “transition pacifique du pouvoir” qui “préparera le terrain à un pouvoir civil élu en vue de construire un Etat démocratique libre”, a déclaré le conseil dans ce texte lu par un militaire à la télévision d’Etat, sans toutefois donner de calendrier.
La communauté internationale a multiplié les appels à une évolution démocratique du pays et à un retour à un pouvoir civil répondant aux voeux des manifestants qui ont poussé M. Moubarak au départ.
“Le gouvernement actuel et les gouverneurs continueront de travailler jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit formé”, a ajouté le conseil, une instance de dirigeants militaires qui a pris la direction de l’Egypte.
Ce conseil est dirigé par le ministre de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui, 75 ans, le nouvel homme fort du pays.
Quelques milliers d’Egyptiens euphoriques étaient toujours rassemblés samedi place Tahrir au Caire, épicentre de la révolte lancée le 25 janvier, où beaucoup ont passé la nuit.
L’armée commençait à enlever barricades et barbelés autour de la place, et de nombreux civils, armés de balais et de sacs, avaient entrepris nettoyaient la place.
Des grues enlevaient aussi les carcasses de voitures brûlées, rappels des violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, puis entre pro et anti-Moubarak, au cours de cette révolte qui a fait au moins 300 morts, selon l’ONU et l’organisation Human Rights Watch.
“C’est la fête”, a lancé Oussama Taoufik Saadallah, 40 ans. “C’est la fin de l’injustice! Nous étions en retard par rapport à d’autres pays, maintenant, nous avons une valeur aux yeux de l’étranger, du monde arabe”.
Quelque 600 prisonniers se sont échappés samedi d’une prison du Caire après des émeutes, selon des services de sécurité qui font état de plusieurs morts ou blessés.
A Ismaïliya, grande ville située sur le canal de Suez, des centaines de policiers ont manifesté samedi pour protester contre la corruption dans leurs rangs et accuser leurs supérieurs de leur avoir donné l’ordre de tirer sur les manifestants.

Un blindé de l'armée égyptienne au Caire, le 13 février 2011Foto (c) AFP: Ein Panzerwagen von der ägyptischen Armee in Kairo, 13. Februar 2011

La presse gouvernementale égyptienne, jusqu’alors soutien sans faille du régime, saluait la “Révolution des jeunes”.
Malgré l’euphorie et l’incertitude, la vie reprenait son cours. Le couvre-feu a été allégé: il débutera désormais à minuit au lieu de 20H00 (18H00 GMT), et durera jusqu’à 06H00 (04h00 GMT). La Bourse du Caire, fermée depuis le 27 janvier, doit rouvrir mercredi, a annoncé la télévision d’Etat.
L’annonce de la démission de M. Moubarak est intervenue au 18e jour de la révolte populaire, alors que plus d’un million de personnes manifestaient contre le raïs à travers l’Egypte, un pays de plus de 80 millions d’habitants. Selon son parti, le Parti national démocrate, il a quitté Le Caire pour Charm el-Cheikh (Sinaï), où il dispose d’une résidence.
L’Arabie saoudite, qui avait explicitement soutenu M. Moubarak pendant la révolte, s’est félicitée samedi de “la transition pacifique” alors que l’Organisation de la conférence islamique “félicitait” les Egyptiens et exhortait les autres dirigeants arabes et musulmans à accélérer leurs réformes.
Le président américain, Barack Obama, a affirmé que l’Egypte ne serait “plus jamais la même” et appelé l’armée à assurer une transition “crédible” vers la démocratie.
Au-delà de l’Egypte, l’annonce de la chute du régime a provoqué une explosion de joie dans plusieurs pays de la région, notamment à Tunis, où un mouvement de contestation similaire avait fait fuir le président Zine El Abidine Ben Ali quatre semaines plus tôt.
Au Yémen, des milliers de jeunes ont manifesté à Sanaa pour appeler au départ du président Ali Abdallah Saleh, en scandant “Après Moubarak, c’est le tour d’Ali”. A Gaza, 2.000 étudiants palestiniens proches du mouvement islamiste Hamas ont défilé pour célébrer la chute de M. Moubarak.
La presse mondiale a réagi avec un optimisme prudent à la démission de M. Moubarak, comparée à la chute du Mur de Berlin, en insistant sur les incertitudes qui pèsent sur l’avenir du monde arabe.
© 2011 AFP

La foule et le trafic sur la place Tahrir, au Caire, le 13 février 2011
Foto (c) AFP: Die Menschenmenge und der Verkehr auf Tahrir-Platz, Kairo, 13. Februar 2011
La foule et le trafic sur la place Tahrir, au Caire, le 13 février 2011

4. Egypte: l’armée commence à démanteler les institutions du régime Moubarak
LE CAIRE (AFP) – 13.02.2011 23:41
L’armée égyptienne a commencé dimanche à démanteler les institutions du régime de l’ex-président Hosni Moubarak qui lui a transmis le pouvoir avant de quitter son poste, en annonçant la dissolution du Parlement et la suspension de la Constitution.
Dans son “communiqué numéro 5”, le conseil suprême des forces armées a aussi indiqué qu’il prenait “en charge la direction des affaires du pays provisoirement pendant six mois, ou jusqu’à la fin des élections législatives et pour la présidence de la République”.
Le conseil suprême, instance formée d’une vingtaine de généraux, a décidé “la dissolution de l’Assemblée du Peuple et de la Choura”, les deux chambres du Parlement, et “la suspension de la Constitution” ainsi que la création d’une commission pour l’amender et organiser un référendum sur ces changements.
La dissolution du Parlement, après des élections fin 2010 entachées selon l’opposition par des fraudes massives, et la révision de la Constitution, qui limite les candidatures à la présidence, font partie des revendications des manifestants qui ont poussé M. Moubarak au départ.
L’armée a répété que l’Egypte restait liée par les traités internationaux signés, un message destiné à apaiser les inquiétudes des Etats-Unis et d’Israël quant au devenir des accords de paix israélo-égyptiens, qui font du Caire un partenaire incontournable des efforts de paix dans la région.
L’Egypte a signé la paix avec l’Etat hébreu en 1979, mais la population reste massivement opposée à une normalisation des relations.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a estimé dimanche que les développements en Egypte ne présentaient “aucun risque” pour les relations avec Israël, écartant une évolution à l’iranienne chez son voisin.
Le conseil militaire a aussi indiqué qu’il gouvernerait par décret-lois pendant la période de transition, et que son chef, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, était chargé de le représenter “à l’intérieur et à l’extérieur”, ce qui fait de lui un quasi-chef d’Etat.
Le gouvernement d’Ahmad Chafic, chargé des affaires courantes, s’est réuni dimanche pour la première fois depuis le départ sous la pression populaire de M. Moubarak.
M. Chafic a déclaré que sa première priorité était de “restaurer la sécurité et de faciliter la vie quotidienne de la population”.
Il a assuré que l’ex-président était toujours à Charm el-Cheikh, une station balnéaire égyptienne sur la mer Rouge, démentant les rumeurs d’un départ à l’étranger.
Le ministre britannique du Commerce Vince Cable a appelé à une “action internationale concertée” sur les éventuels avoirs à l’étranger de M. Moubarak.
Près de 400 policiers ont par ailleurs défilé devant le ministère de l’Intérieur “pour leur honneur”, en réclamant des hausses de salaires et l’exécution de leur ancien ministre, Habib el-Adli, révoqué fin janvier sous la pression de la rue.

Des policiers égyptiens manifestent devant le ministère de l'Intérieur au Caire, le 13 février 2011
Ägyptische Polizisten demonstrieren außerhalb des Innenministeriums in Kairo, 13. Februar 2011
Foto (c) AFP: Des policiers égyptiens manifestent devant le ministère de l’Intérieur au Caire, le 13 février 2011

M. El-Adli devait être entendu sous peu par le parquet de sûreté de l’Etat dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent, a annoncé dimanche une source judiciaire.
Les policiers, accusés de corruption et méprisés par une grande partie de la population, ont assuré qu’ils avaient reçu des ordres pour réprimer avec brutalité les manifestations exigeant le départ de M. Moubarak qui ont débuté le 25 janvier.
Par ailleurs, le secrétaire d’Etat aux antiquités Zahi Hawass a annoncé que huit pièces de grande valeur, représentant notamment le pharaon Toutankhamon, avaient disparu du Musée égyptien du Caire qui jouxte la place Tahrir, épicentre de la contestation contre le régime pendant dix-huit jours.
Un inventaire effectué après que des inconnus ont réussi à pénétrer dans le bâtiment le 28 janvier, pendant un rassemblement place Tahrir, a révélé qu’une statue en bois recouverte d’or de Toutankhamon porté par une déesse et deux autres d’Akhenaton et Néfertiti avaient notamment été dérobées. Une enquête a été ouverte.
Sur la place Tahrir, la circulation a repris. Seule une partie de la place, où quelques milliers de manifestants restaient présents, était fermée au trafic. Quelques brèves échauffourées ont eu lieu entre des soldats et quelques dizaines d’irréductibles refusant de quitter les lieux après la démission de M. Moubarak vendredi.
“Nous ne voulons pas partir. Nous resterons jusqu’à ce que l’armée entende nos demandes”, a assuré Ahmed Afifi, 21 ans, évoquant la levée de l’état d’urgence et la libération des manifestants arrêtés.
Les tanks de l’armée postés aux entrées de la place étaient toujours présents, mais ne bloquaient pas les accès.
© 2011 AFP

Civils et militaires s'embrassent, place Tahrir, au Caire, au premier jour de l'après-Moubarak, leFoto (c) AFP: Zivile und militärische umarmen sich, Tahrir-Platz, Kairo, dem ersten Tag des Post-Mubarak, 12. Februar 2011

5. L’armée égyptienne sort de l’ombre, mais son futur rôle fait question
LE CAIRE (AFP) – 14.02.2011 08:34
La puissante armée égyptienne est sortie de l’ombre pour diriger le pays dans un vide constitutionnel après le départ du président Hosni Moubarak, mais beaucoup de questions restent en suspens sur son futur rôle politique, soulignent des analystes.
M. Moubarak a démissionné vendredi après trois décennies de règne en remettant le pouvoir au conseil suprême des forces armées, un comité d’une vingtaine de généraux jusqu’alors largement inconnus du public.
L’armée a annoncé dimanche la suspension de la Constitution en vue d’amendements qui seront soumis à référendum. Elle a également décidé la dissolution du Parlement en vue de futures élections. Le conseil militaire a indiqué qu’il dirigerait le pays “sur une base temporaire pour six mois, ou jusqu’à la fin des élections législatives et présidentielle”, une ébauche de calendrier qui laisse toutefois une certaine souplesse.
En attendant le retour promis à un pouvoir civil, l’armée détient les pleins pouvoirs.
Le conseil militaire gouvernera par décrets-lois et son chef, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, nouvel homme fort du système, représentera cette instance “à l’intérieur comme à l’extérieur”, devenant chef d’Etat de fait.
Cette gouvernance militaire hors du cadre constitutionnel constitue, selon des experts, une situation exceptionnelle, inédite depuis le coup d’Etat de 1952 qui avait renversé le roi et aboli la Constitution monarchique.
Dès vendredi, “le passage de relais à l’armée signifiait concrètement que la Constitution a été suspendue”, explique Rabab al-Mahdi, professeur de sciences politiques à l’Université américaine du Caire.
Samedi, vingt-quatre heures après avoir hérité de la gestion du pays, l’armée a voulu rassurer les citoyens, en promettant une “transition pacifique” vers “un pouvoir civil élu” et en maintenant l’actuel gouvernement en fonction pour gérer les affaires courantes. “Ce n’est pas un processus classique. On ne peut pas s’attendre à ce qu’ils suivent des étapes précises”, explique Mme al-Mahdi.
Le conseil suprême des forces armées ne se réunit pas régulièrement, seulement en temps de crise. C’est sa troisième session après celles tenues pendant les guerres de 1967 et de 1973, d’après le centre de recherche américain Stratfor.
“On ne les connaît pas, on les découvre”, commente Tewfik Aclimandos, chercheur au Collège de France et spécialiste de l’armée égyptienne. “Même s’ils ont une mission commune, il peut y avoir des divergences”, ajoute-t-il à propos de ce collège de généraux.
Mais au fur et à mesure que l’armée devient plus visible, son vaste pouvoir politique et économique va commencer à être exposé au grand jour.
“Ce pays est dirigé par les militaires depuis 1952”, souligne Amr al-Shalakany, professeur de droit à l’université du Caire. Mais “jusqu’à présent, ils étaient restés au second plan”.
Si l’armée a promis de guider le pays vers la démocratie, il reste à savoir dans quelle mesure elle relâchera son emprise sur les affaires de l’Egypte.
“Maintenant, la négociation doit commencer pour s’assurer que l’armée endosse un rôle traditionnel et qu’elle ne jouera pas de rôle dans la vie politique”, affirme M. Shalakany.
Les groupes de défense des droits de l’Homme accusent l’armée d’avoir détenu des manifestants anti-régime, dont certains ont été torturés. “Des hauts gradés et la police militaire on détenu arbitrairement au moins 119 personnes depuis que l’armée s’est déployée dans des villes égyptiennes la nuit du 28 janvier, et dans au moins cinq cas les a torturées”, selon Human Rights Watch.
Un mouvement de contestation d’ampleur nationale avait débuté le 25 janvier pour réclamer des réformes démocratiques et le départ du chef de l’Etat. Aujourd’hui, “l’armée est confrontée au défi de créer un système qui saura satisfaire les masses tout en permettant aux militaires de conserver leur pouvoir”, résume le centre Stratfor.
© 2011 AFP

6. L’Egypte, inquiète pour son économie, demande une aide internationale
LE CAIRE (AFP) – 15.02.2011 10:44
L’Egypte a appelé mardi la communauté internationale à soutenir son économie, durement affectée par la crise politique qui a abouti à la chute du président Hosni Moubarak , au lendemain d’un appel de l’armée à cesser les grèves.
Les mouvements sociaux étaient suspendus mardi, jour férié marquant l’anniversaire de la naissance du prophète Mahomet, mais ils menaçaient de reprendre dans plusieurs secteurs-clés.
Au pic de la révolte, l’économie égyptienne perdait au moins 310 millions de dollars par jour, selon une note récente du Crédit Agricole, qui a abaissé ses prévisions de croissance 2011 pour l’Egypte de 5,3% à 3,7%.
L’armée, qui a dissous le Parlement et promis des élections démocratiques dans les mois à venir, a de son côté appelé lundi à cesser grèves et manifestations. Selon elle, “les Egyptiens honorables voient que ces protestations en ce moment délicat” ont des “conséquences négatives” pour le pays, déjà en proie avant la révolte à une pauvreté endémique et à un sous-emploi persistant.
Quelque 40% de la population égyptienne vit autour du seuil de pauvreté.
Des arrêts de travail et des manifestations ont eu lieu ces derniers jours dans les secteurs des transports, de la banque, du pétrole, du textile et même au sein de médias officiels et de certains organismes gouvernementaux, pour demander des hausses de salaires et de meilleures conditions de travail.
La Bourse du Caire, fermée depuis plus de deux semaines, a prévenu qu’elle resterait fermée “jusqu’à ce que le travail reprenne dans le secteur bancaire”.
L’inquiétude grandissait également dans le tourisme, secteur-clé de l’économie du pays, déserté par les tour-opérateurs à la suite des soulèvements populaires.
Plus de 2,5 millions d’Egyptiens travaillent dans le secteur du tourisme, mais “si l’on prend en compte leurs familles, ce sont plus de 10 millions de personnes qui vont y perdre”, fait valoir Rachad Abdou, professeur d’économie à l’université du Caire.
Avant la chute de M. Moubarak, le Fonds monétaire international avait indiqué début février qu’il attendait de voir plus clair dans la situation politique en Egypte avant de proposer son aide.
Mardi matin, la place Tahrir au Caire, épicentre de la révolte populaire pendant dix-huit jours, était vide de ses protestataires et la vie normale avait repris son cours.
Dans la foulée des soulèvements en Tunisie et en Egypte, Bahreïn, le Yémen et l’Iran étaient confrontés à des mouvements de protestations anti-gouvernementales.
© 2011 AFP

7. Les Européens sous pression pour geler les avoirs de responsables égyptiens
BRUXELLES (AFP) – 15.02.2011 10:58
Les autorités égyptiennes ont demandé à plusieurs pays européens de geler les avoirs d’ex-hauts responsables du régime de Hosni Moubarak, mais pas du président déchu lui-même, et la question sera abordée par toute l’UE mardi lors d’une réunion à Bruxelles.
Paris a été saisi par les autorités égyptiennes “d’une requête de gel des avoirs d’anciens responsables égyptiens”, a déclaré lundi à l’AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. Bernard Valero.
“Nous examinons cette demande et nous coopérerons bien entendu avec les autorités égyptiennes”, a ajouté le porte-parole en précisant qu’elle “ne concernait ni l’ancien président Hosni Moubarak ni des membres de sa famille”.
A Londres, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a indiqué également avoir “reçu une demande de la part du gouvernement égyptien de geler les avoir de plusieurs anciens responsables égyptiens”.
“Nous allons évidemment coopérer” avec les autorités égyptiennes “en travaillant avec l’Union européenne et les partenaires internationaux comme nous l’avons fait dans le cas de la Tunisie”, a ajouté M. Hague, en référence avec le gel par l’Union européenne des avoirs de l’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et de sa famille. “S’il y a la preuve d’un détournement ou d’une utilisation illégale de fonds publics, nous prendrons des mesures fermes et rapides”, a encore assuré le chef de la diplomatie britannique.
La même demande de gel des avoirs d’ex-responsables a été faite par le gouvernement égyptien aux Etats-Unis, a indiqué un haut responsable du département d’Etat à Washington qui a également précisé qu’elle ne concernait pas M. Moubarak.
A la demande de la Grande-Bretagne en particulier, les ministres européens des Finances ont décidé de mettre la question d’un gel éventuel des avoirs de sept anciens responsables égyptiens au menu d’une rencontre qu’ils doivent avoir mardi à Bruxelles, a indiqué à l’AFP une source diplomatique.
“Il y a six ou sept Egyptiens sur la liste, mais elle n’inclut définitivement pas Moubarak”, a-t-elle dit.
L’UE discutera aussi de l’aide aux pays de la rive sud de la Méditerranée.
“J’ai demandé à ce qu’on évoque ensemble, et je sais que ça le sera demain, la situation dans les pays tels que la Tunisie, l’Egypte en particulier, pour en examiner les aspects financiers et économiques, c’est-à-dire à la fois, les perspectives d’investissement et de soutien, notamment par la Banque européenne d’investissement, par les différentes agences de développement de chacun de nos pays”, a souligné la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde.
Il faut “voir comment on peut ensemble soutenir ce mouvement démocratique qui est en train de s’installer dans ces pays”, a-t-elle ajouté.
L’Allemagne a aussi annoncé avoir été approchée par l’Egypte avec une requête de gel d’avoirs.
“Une demande d’entraide judiciaire des autorités égyptiennes concernant le gel d’avoirs d’anciens membres du gouvernement et du parlement égyptiens nous est parvenue”, a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères. “Nous examinons actuellement cette demande”, a-t-il ajouté.
Aucune des trois capitales n’a détaillé dans l’immédiat le montant des avoirs concernés ni les personnalités visées.
Le nom de Hosni Moubarak, qui a quitté la présidence de l’Egypte vendredi après 30 ans au pouvoir n’a pas été évoqué non plus à Londres et Berlin. Selon la presse britannique, M. Moubarak posséderait des millions d’euros d’avoirs en Grande-Bretagne. La Suisse a, elle, décidé dès vendredi de geler “avec effet immédiat” les avoirs que pourraient y détenir M. Moubarak et son entourage.
© 2011 AFP

8. L’Egypte se lance dans la révision de sa Constitution
LE CAIRE (AFP) – 15.02.2011 18:59
L’armée égyptienne, en charge du pays depuis la chute du président Hosni Moubarak, a donné dix jours mardi à une commission de juristes pour proposer des amendements à la Constitution et prévenu que de nouvelles grèves seraient “désastreuses” pour le pays.
Le conseil suprême des forces armées, auquel M. Moubarak a confié les rênes du pays en démissionnant vendredi, a suspendu dimanche la Constitution et dissous le Parlement, en promettant des élections démocratiques dans les mois à venir.
L’armée a nommé une commission pour réviser la Constitution qui “doit finir de travailler au plus tard dans dix jours”, selon un communiqué officiel. Ses membres se sont réunis pour la première fois mardi.
“Nous allons réviser la Constitution pour en retirer toutes les restrictions et obstacles et pour répondre aux aspirations de la révolution et du peuple”, a déclaré à l’AFP l’un des membres de cette commission, Sobhi Saleh, avocat et ancien député des Frères musulmans.
D’après deux cybermilitants impliqués dans la révolte populaire qui ont rencontré l’armée dimanche, les militaires ont promis un référendum sur ces amendements d’ici deux mois.
La commission est chargée de proposer des amendements à cinq articles, dont ceux portant sur les conditions très restrictives de candidature à la présidentielle. Elle doit aussi supprimer l’article 179, qui permet au président d’ordonner que des civils accusés de terrorisme soient traduits devant un tribunal militaire.
Selon l’armée, elle peut aussi proposer des modifications à d’autres articles si elle le juge nécessaire pour “garantir le caractère démocratique et la transparence des élections présidentielle et législatives”.
Une association de défense des droits des Coptes a cependant critiqué mardi la composition de cette commission, dénonçant une sous-représentation des chrétiens.
Dans le même temps, les Frères musulmans, officiellement interdits en Egypte mais tolérés dans les faits, ont annoncé qu’ils comptaient créer un parti politique.
La confrérie suscite la crainte des Occidentaux qui redoutent l’instauration à terme d’un régime islamique, mais les Frères musulmans disent qu’ils ne sont pas en faveur d’un Etat religieux.
Inquiète de la tourmente économique que traverse l’Egypte, l’armée égyptienne a en outre prévenu que de nouvelles grèves seraient “désastreuses” pour le pays.
L’armée “est consciente des conditions sociales et économiques que traverse la société, mais ces problèmes ne peuvent pas être résolus avant la fin des grèves et des sit-in”, a dit le conseil, cité par l’agence officielle Mena.
Les mouvements sociaux étaient suspendus mardi, jour férié marquant l’anniversaire de la naissance du prophète Mahomet, mais ils menaçaient de reprendre dans plusieurs secteurs-clés.
Des arrêts de travail et des manifestations ont eu lieu ces derniers jours dans les secteurs des transports, de la banque, du pétrole, du textile et même au sein de médias officiels et de certains organismes gouvernementaux, pour demander des hausses de salaires et de meilleuresconditions de travail.
© 2011 AFP

9. Egypte: les grèves se poursuivent malgré les appels de l’armée
LE CAIRE (AFP) – 16.02.2011 12:28
Les Egyptiens testaient leur nouvelle liberté acquise depuis le départ d’Hosni Moubarak en poursuivant mercredi les mouvements de grève entamés pour réclamer des augmentations de salaires, même si l’armée maintenant au pouvoir leur a demandé de reprendre le travail.
Des arrêts de travail et des rassemblements étaient signalés mercredi dans de nombreux endroits, en particulier dans le delta du Nil, les villes le long du canal de Suez, au Caire et dans la deuxième ville du pays, Alexandrie.
Nombre de ces conflits ont débuté ces derniers jours, avant d’être su pendus mardi, jour férié marquant l’anniversaire de la naissance du prophète Mahomet.
Le secteur bancaire était également perturbé, obligeant la Bourse du Caire à rester fermée jusqu’à dimanche au moins.
Après avoir suspendu leur grève dimanche, les employés de la plus grande usine d’Egypte ont repris leur mouvement mercredi pour réclamer hausses de salaires et meilleures conditions de travail, au lendemain d’une mise en garde de l’armée contre les conséquences “désastreuses” de nouveaux mouvements sociaux.
Faiçal Naoucha, un des organisateurs de la grève, a précisé à l’AFP que le personnel de l’entreprise publique Misr Filature et Tissage, qui emploie quelque 24.000 personnes à Mahallah, dans le delta du Nil, demandait aussi le départ de deux des directeurs de l’usine.
Une grève était aussi en cours dans un autre grande usine textile, à Helwan, dans la banlieue sud du Caire.
A Ismaïliya, sur le canal de Suez, des employés des services publics de l’irrigation, l’éducation et la santé ont protesté devant le gouvernorat pour demander de meilleurs salaires, ont indiqué des témoins.
Cette situation sociale difficile s’ajoute à la crise du tourisme, au point mort depuis plusieurs semaines alors que cette période de l’année correspond à la haute saison.
Le tourisme rapporte environ 13 milliards de dollars par an au pays. Il représente 6% du PIB et, directement ou indirectement, près de 10% de l’emploi.
L’armée “est consciente des conditions sociales et économiques que traverse la société, mais ces problèmes ne peuvent pas être résolus avant la fin des grèves et des sit-in”, a-t-elle dit mardi, selon l’agence officielle Mena.
Environ 40% de la population égyptienne vit en dessous du seuil de pauvreté, établi à deux dollars par jour et par personne. Le salaire minimum, fixé l’an dernier à environ 70 dollars par le gouvernement, est proche de ce seuil de pauvreté.
© 2011 AFP

Manifestation d'employés du secteur public de la santé le 14 février 2011au Caire
Foto (c) AFP: Demonstration Gesundheitssektor, Kairo 14. Februar 2011
Manifestation d’employés du secteur public de la santé le 14 février 2011au Caire

10. Trois ex-ministres égyptiens et un homme d’affaires détenus
LE CAIRE (AFP) – 17.02.2011 20:49
Trois anciens ministres égyptiens, dont celui de l’Intérieur Habib el-Adli, et le magnat de l’acier Ahmad Ezz ont été arrêtés et placés jeudi en détention provisoire sur ordre du Parquet général, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.
“Le Parquet a ordonné la détention pendant 15 jours pour les besoins de l’enquête de l’ex-ministre du Tourisme Zoheir Garranah, l’ex-ministre de l’Habitat Ahmad al-Maghrabi et l’homme d’affaires Ahmad Ezz”, selon cette source.
Tous trois sont accusés de détournement de fonds publics, a-t-elle précisé.
L’ex-ministre de l’Intérieur Habib el-Adli a lui aussi été placé en détention provisoire pour 15 jours “pour blanchiment d’argent”, selon la même source.
Les quatre hommes, dont les comptes ont été gelés, sont interdits de sortie du territoire égyptien.
Plusieurs anciens ministres et responsables égyptiens ont été interdits de quitter l’Egypte et ont vu leurs comptes gelés sur ordre du Parquet général pendant le soulèvement populaire qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak le 11 février.
Le départ de Habib el-Adli, honni par une grande partie de la population égyptienne, avait été réclamé avec insistance par les manifestants antirégime. Son ministère a été encore plus détesté lorsque la police a disparu des rues d’Egypte après de violents heurts entre forces de l’ordre et protestataires, laissant le champ libre aux pilleurs.
Ahmad Ezz, magnat de l’acier, était un cadre du Parti national démocrate (PND) de l’ex-président Hosni Moubarak. Il était considéré comme l’éminence grise de Gamal Moubarak, fils du l’ancien chef d’Etat longtemps considéré comme un successeur possible de son père.
Les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont annoncé que l’Egypte leur avait demandé de geler les avoirs d’ex-hauts responsables égyptiens.
© 2011 AFP

11. Les USA offrent 150 millions pour la transition en Egypte
WASHINGTON (AFP) – 17.02.2011 19:36
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a affirmé jeudi que les Etats-Unis allaient offrir une aide d’un montant de 150 millions de dollars à l’Egypte pour soutenir la transition politique en cours et l’économie.
“Je suis heureuse d’annoncer aujourd’hui que nous allons réaffecter 150 millions de dollars à l’Egypte afin de soutenir la transition (politique) et la reprise de l’économie”, a indiqué la chef de la diplomatie américaine.
Mme Clinton a précisé que William Burns, sous-secrétaire d’Etat aux affaires politiques, et David Lipton, conseiller de la Maison Blanche chargé de l’économie internationale, se rendraient en Egypte la semaine prochaine.
Ces deux responsables “consulteront leurs homologues égyptiens sur la manière dont nous pouvons déployer le plus efficacement notre aide en respectant leurs priorités”, a ajouté la secrétaire d’Etat, qui s’exprimait devant la presse à l’issue d’une réunion à huis-clos avec des sénateurs consacrée au Moyen-Orient.
Mme Clinton a indiqué avoir discuté au cours de la réunion des “leçons des récents événements en Egypte et plus généralement au Moyen-Orient”, et a réitéré à cette occasion que les réductions budgétaires prévues par les républicains risquaient de mettre en danger la sécurité des Etats-Unis.
Le président égyptien Hosni Moubarak a remis le pouvoir à l’armée en démissionnant sous la pression populaire le 11 février. Le conseil suprême des forces armées a chargé le gouvernement de continuer à travailler pour assurer les affaires courantes jusqu’à la formation d’un nouveau cabinet.
© 2011 AFP

Des manifestants tiennent le portrait de l'homme d'affaires Ahmad Ezz, le 29 novembre 2010 au Cair
Foto (c) AFP: Die Demonstranten halten ein Porträt des Kaufmanns Ahmad Ezz, 29. November 2010 in Kairo
Des manifestants tiennent le portrait de l’homme d’affaires Ahmad Ezz, le 29 novembre 2010 au Caire

1. Am Tahrir schwanken die Herzen zwischen nach Hause zurückkehren oder Fortsetzung des Kampfes
KAIRO (AFP) – 2011.02.11 21.27
Trunken vor Freude über den erzwungenen Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak erhalten dachten die Demonstranten vom ikonischen Tahrir-Platz in Kairo Denken Freitagabend, einzupacken nach zwei Wochen Belegung, aber einige werden sicher bleiben, um den Kampf fortzusetzen.
“Wir können endlich nach Hause gehen!”, Rief Mohammed Ibrahim, 38, einer der Organisatoren der Bewegung. “Seit 18 Tage sind wir dort zu warten, bis er geht, und wir haben es geschafft.”
Die Demonstranten, die Tag und Nacht Tahrir-Platz, ein Symbol der Protestbewegung, besetzt hatten, waren von keiner politischen Organisation vereint. Freitag sagten mehrere von ihnen, das Lager nach der Feier des Sieges abzubrechen.
“Wir feiern die ganze Nacht hindurch. Es war zwei Wochen lang und schwierig , aber wir haben es getan”, sagte Ihab Omar, ein Demonstrant von der ersten Stunde.
“Ich sah kaum meine Frau und meine Kinder über zwei Wochen, ich kann es kaum erwarten, nach Hause zu gehen und ein neues Leben zu beginnen”, sagt er, umgeben von einer jubelnden Menge winken eine Vielzahl ägyptische Fahnen.
Doch trotz der immensen Freude durch den Sturz von Hosni Mubarak ausgelöst, in der bunten Menge, in der alle sozialen Schichten vertreten waren, glauben einige, dass die Abfahrtszeit ist noch nicht gekommen.
Abeer Zahran Borg kam aus al-Borollos (Nil-Delta) mit ihrem Mann und zwei Töchtern, und hat bereits drei Camping-Übernachtungen hinter sich und plant, länger als den Abgang des ehemaligen Präsidenten zu bleiben.
“Das Gefühl kann nicht beschrieben werden, es ist jenseits der Worte”, sagt sie mit Singen und Klatschen vor ihrem Zelt. Aber “wir werden bleiben, bis die Situation sich klärt. Wir wollen die totale Freiheit und Demokratie.”
Mohammed Ibrahim, Kairo, auf dem Gelände seit dem 28. Januar mobilisiert, erinnert daran, dass ” Abreise vom Präsident nur die erste der sieben Forderungen war, die eine Änderung der Verfassung und die Aufhebung des Ausnahmezustands in Kraft seit fast 30 Jahren beinhalten.
Andere fordern immer noch den Fall der Pro-Mubarak Regierung in Kraft.
“Wir wollen nicht, dass jemand aus dem alten Regime bleibt, sie sollen alle gehen und wir werden hier bleiben, bis unsere Forderungen erfüllt sind”, verspricht ein Demonstrant, Mohammed Shaaban, der wie das Publikum begrüßt das Feuerwerk mit Geschrei der Freude und Jollen.
Während des Wartens zu entscheiden, Tausende von Ägyptern heute am Tahrir jubelten gemeinsam und singen “Heb deinen Kopf, du bist ägyptisch” oder “frei Ägypten!”.
Andere trugen Plakate mit dem Aufruf zur Einheit zwischen Christen und Muslimen, “Ein Blut, ein Herz, ein Land”, mit dem Halbmond und Kreuz nebeneinander.
Eine kleine Gruppe von Islamisten versuchen vergeblich zu führen den Rest der Demonstranten, singen: “Gott allein stürzte das Regime.”
Hoch auf Panzern gestellt, welche bewachen den Zugang des Platzes Soldaten posieren gnädig mit breitem Lächeln mit den Bürgern mit Handys oder Kameras bewaffnet.
“Sind Sie zufrieden?” Fragte eine junge Frau einen der Militärs. “Und du?”, Fragt er. “Sehr.” “So sind auch wir glücklich”, antwortet der Soldat mit einem Lächeln.
© 2011 AFP

2. “Free!”: Ägypter feiern den Tag 1 Post-Mubarak
KAIRO (AFP) – 2011.12.02 00.48
Sie verbrachten die ganze Nacht mit singen, tanzen und ihren Stolz verkünden, die Ägypter. Am Tag nach dem Rücktritt von Präsident Hosni Mubarak, feiern weiterhin Tausende von Menschen ihre neue Freiheit und hoffen auf den Übergang zu einem demokratischen Ägypten.
“O Morgen des Sieges”, rief ein junger Mann mit einem breiten Lächeln auf einer der Brücken zum Tahrir-Platz, dem Symbol des populären Protests, der Herrn Mubarak nach fast 30 Jahren Herrschaft stürzte.
Um ihn herum tanzen eine Gruppe von Jugendlichen mit Gesang, wehenden Fahnen und halten die Autos an, um den Fahrern zu gratulieren.
Im ganzen Land waren Hunderttausende von Menschen vor Freude explodiert am Freitagabend beim angekündigten Abzug der Spitze des Staates, mit dem Ruf “Es lebe Ägypten!”.
Im Morgengrauen, einige haben eine heisere Stimme.
“Es ist unsere Party, wir sind neu geboren”, scherzte Osama Taoufik Saadallah, Agraringenieur von 40 Jahre, der blieb dort die ganze Nacht.
“Es ist das Ende der Ungerechtigkeit! Wir waren hinter anderen Ländern hergehinkt, jetzt haben wir einen Wert in den Augen der Ausländer, in der arabischen Welt”, sagt er, die Augen glänzend vor Emotion.
“Wir wollen, dass alle politischen Gefangenen freigelassen werden”, sagt der Mann, der inhaftiert war letzte Woche für vier Tage von der Militärpolizei.
“Wir sind endlich frei! Früher konnten wir nicht frei sprechen auf der Straße, ohne dass Mubarak’s Männer uns belästigen”, sagt Mohammed Abdel Karim, der ein Abzeichen mit der Aufschrift “Revolution vom 25. Januar” trägt, als Der Aufstand wurde ausgelöst.
Mehrere Gruppen von Jugendlichen sind bei einem behelfsmäßigen Feuer zur Erwärmung, während andere den Aktivisten auf einer Plattform applaudieren, die für die Fortsetzung vom “Kampf” um ein “demokratisches” Ägyptn plädieren.
“Sie wollten die Hoffnung töten, sie wollten uns umbringen, und wir, wir waren bereit, mit Würde zu sterben”, verkündet Mohammed Reda, ein Demonstrant von 26 Jahren.
Samstagmorgen begann die ägyptische Armee mit dem Entfernen der Barrikaden und Stacheldraht um den Tahrir-Platz.
Die mächtigen Militärs, jetzt Herren des Spiels in dem bevölkerungsreichsten Land in der arabischen Welt, versicherten, dass sie nicht ersetzen möchten “die Legitimität von den Menschen gesucht.”
Mohammed Reda hofft die rasche Bildung einer “zivilen Regierung.”
“Wir warten auf eine neue Erklärung aus der Armee. Wir wollen nicht durch das Militär ausgeschlossen werden. Wir suchen eine Koalitionsregierung mit erfahrenen Menschen”, sagte er.
Der neue starke Mann des Landes, Chief of Defence Mohamed Hussein Tantawi, gehört in das ehemalige Regime, wir erwarten, dass die Aussichten klarer sind “, sagte Khaled Abu Galal aus Fayoum kam, südlich von Kairo.
Für Imad, 28, Gesicht in den Farben der ägyptischen Flagge bemalt “, die meisten von uns hatten nichts anderes als Präsident Mubarak gekannt.” “Wir müssen die Revolution fortsetzen”, sagt er.
© 2011 AFP

3. Ägypten: Armee verspricht eine Zivilmacht, verpflichtet sich, die Verträge zu respektieren
KAIRO (AFP) – 2011.12.02 02.41
Die ägyptische Armee, für nationale Angelegenheiten zuständig seit dem Rücktritt Freitag Präsident Hosni Mubaraks hat am Samstag einen “friedlichen Übergang” in Richtung “einer gewählten Zivilmacht” versprochen und internationale Verträge von Ägypten unterzeichnet zu respektieren.
Der Oberste Rat der Streitkräfte kündigte auch in ihrer “Erklärung Nummer 4” an, die Regierung ernannt wenige Tage vor seiner Abreise von Herrn Mubarak, würde vorübergehend bleiben, um die laufenden Geschäfte zu verwalten.
“Die Arabische Republik Ägypten wird allen ihren regionalen und internationalen Verträgen verpflichtet bleiben”, fügte er hinzu.
Ägypten ist mit Jordanien das einzige arabische Land, das einen Friedensvertrag mit Israel unterzeichnete, und Israel hatte zwei Wochen ernsthafte Befürchtungen der Entstehung einer neuen Macht in Kairo, die feindselig gegen die Vereinbarung wäre.
Die Armee steht auch zu einem “friedlichen Übergang der Macht”, will “bereiten den Boden für eine gewählte zivile Autorität, um einen freien demokratischen Staat aufzubauen”, sagte der Rat in dem Text von einem Soldaten auf dem Fernseher verlesen, ohne dafür einen Zeitplan anzugeben.
“Diese aktuelle Regierung und die Gouverneure werden weiter arbeiten, bis eine neue Regierung gebildet wird,” fügte der Rat hinzu, ein Gremium der militärischen Machthaber, das die Führung von Ägypten übernahm.
Dieser Rat wird von Verteidigungsminister Mohamed Hussein Tantawi, 75, der neue starke Mann des Landes, geleitet.
Die Armee begann mit der Entfernung von Barrikaden und Stacheldraht um den Platz, und viele Zivilisten, mit Besen und Säcken bewaffnet, haben den Platz gereinigt.
Kräne auch nahmen die Kadaver von verbrannten Autos, Erinnerungen an die gewalttätigen Auseinandersetzungen zwischen Polizei und Demonstranten und zwischen pro-und anti-Mubarak, während der Revolte, die mindestens 300 Menschen getötet hat, nach UN- und Die Organisation Human Rights Watch.
Etwa 600 Häftlinge entkamen Samstag von einem Gefängnis in Kairo nach den Unruhen, laut Sicherheitsdiensten, die mehrere Todesopfer melden.
In Ismailiya, eine große Stadt am Suez-Kanal, Hunderte von Polizisten am Samstag demonstrierten um gegen Korruption in ihren Reihen zu protestieren und werfen ihren Vorgesetzten vor, den Befehl gegeben zu haben, auf Demonstranten zu schießen.
Die ägyptische Regierungszeitungen, bislang die volle Unterstützung der Macht, lobten die “Jugend Revolution”.
Trotz der Euphorie und Unsicherheit, nahm das Leben seinen Gang. Die Ausgangssperre wurde gelockert.
Die Ankündigung des Rücktritts von Herrn Mubarak ereignete sich am 18. Tag des Aufstandes, während über eine Million Menschen demonstrierten. Nach seiner Partei, der Nationalen Demokratischen Partei, verließ er Kairo nach Sharm El Sheikh (Sinai), wo er einen Wohnsitz hat.
Saudi-Arabien, die ausdrücklich Herr Mubarak während der Revolte unterstützt hatten, Samstag begrüßte den “friedlichen Übergang”, und die Organisation der Islamischen Konferenz “begrüßte” die Ägypter und forderte die anderen arabischen Führer und Muslime zur Beschleunigung ihrer Reformen auf.
Der US-Präsident Barack Obama sagte, dass Ägypten würde “nie mehr dieselbe sein” und rief die Armee auf, um einen reibungslosen Übergang zu gewährleisten zur “glaubwürdigen” Demokratie.
Über Ägypten hinaus hat der Sturz des Regimes eine Explosion der Freude in vielen Ländern der Region verursacht, vor allem in Tunis.
Im Jemen demonstrierten Tausende von jungen Menschen in Sanaa für Rücktritt von Präsident Ali Abdallah Saleh, skandierten: “Nach Mubarak ist Ali dran.” Im Gazastreifen 2.000 palästinensischen Studenten in der Nähe der islamistischen Bewegung Hamas feiern den Sturz von Herrn Mubarak mit einer Parade.
Die Weltpresse hat mit verhaltenem Optimismus auf den Rücktritt von Herrn Mubarak reagiert, im Vergleich zu dem Fall der Berliner Mauer, unter Hervorhebung der Unsicherheit über die Zukunft der arabischen Welt.
© 2011 AFP

4. Ägypten’s Armee beginnt, die Organe des Mubarak-Regimes zu zerschlagen
KAIRO (AFP) – 2011.02.13 11.41
Die ägyptische Armee begann am Sonntag, die Institutionen des Regimes des ehemaligen Präsidenten Hosni Mubarak, die ihm die Macht gaben, zu demontieren mit Auflösung des Auflösung des Parlaments und Aussetzung der Verfassung.
In seiner “Erklärung Nr. 5” sagt der höchste militärische Rat auch, er wache “über die Verwaltung der Angelegenheiten des Landes vorübergehend für sechs Monate oder bis zum Ende der Parlamentswahlen und der Präsidentschaftswahlen”.
Der Oberste Rat, ein Gremium mit einem Score von Generälen, beschloss “die Auflösung der Volksversammlung und der Shura”, die beiden Häuser des Parlaments, und “die Aussetzung der Verfassung” und die Schaffung von einem Komitee diese zu ändern und ein Referendum über die Änderungen.
Die Auflösung des Parlaments, nach den Wahlen Ende 2010 überschattet von Vorwürfen der Opposition von massivem Betrug, und die Revision der Verfassung gehören zu den Forderungen der Demonstranten.

Der Militärische Rat hat auch darauf hingewiesen, er würde durch Decreto-Gesetze während der Übergangszeit regieren, und ihr Anführer, Feldmarschall Mohamed Hussein Tantawi, sei verantwortlich für die Repräsentation “innerhalb und außerhalb”, was ihn zu einem virtuellen Staatsoberhaupt machte.
Die Regierung von Ahmed Shafik traf sich Sonntag zum ersten Mal seit dem Sturz von Herrn Mubarak.
Herr Chafic sagte, seine erste Priorität sei die “Wiederherstellung der Sicherheit und erleichtern das tägliche Leben der Menschen.”
Er versicherte, dass der ehemalige Präsident noch in Sharm el-Sheikh sei, ein ägyptischen Badeort am Roten Meer, und bestritt Gerüchte über einen Umzug ins Ausland.
Der britische Handelsminister Vince Cable hat für “konzertierte internationale Aktion” auf jedes Auslandsvermögen von Herrn Mubarak aufgerufen.
Fast 400 Polizisten sind auch marschiert auf das Innenministerium, “zu ihren Ehren”, für anspruchsvolle Lohnerhöhungen und die Hinrichtung ihres ehemaligen Ministers, Habib el-Adli, Ende Januar unter Druck von der Straße entlassen.
Herr El-Adli wurde kurz von der Staatsanwaltschaft des Staatssicherheitsdienstes in der Untersuchung zur Geldwäsche gehört, sagte eine gerichtliche Quelle Sonntag.
Die Polizeibeamten, der Korruption beschuldigt und verachtet von einem Großteil der Bevölkerung, versicherten, dass sie Befehl hatten, brutal zu unterdrücken die Proteste.
Darüber hinaus sagte der Staatssekretär für Altertümer Zahi Hawass, acht Elemente von großem Wert, darunter von Pharao Tutanchamun, sind aus dem Ägyptischen Museum am Tahrir-Platz verschwunden seit acht Tagen. Eine Untersuchung wurde eröffnet.
….
© 2011 AFP

5. Die ägyptische Armee tritt aus dem Schatten, aber ihre künftige Rolle steht in Frage
KAIRO (AFP) – 2011.02.14 08.34
Die mächtige ägyptischen Arme ist aus dem Schatten aufgetaucht, um das Land in einem konstitutionellen Vakuum nach dem Weggang von Präsident Hosni Mubarak zu führen, aber viele Fragen bleiben über ihre zukünftige politische Rolle, sagen Analysten.
Mubarak gab die Macht an den obersten militärischen Rat, ein Ausschuss von zwanzig Generälen, bis dahin weitgehend unbekannt für die breite Öffentlichkeit.
… s.o. ….
Bis zur versprochenen Rückkehr zu einer Zivilregierung hat die Armee Vollmachten durch das Decreto-Gesetz.
Diese militärische Governance ist laut Experten außerhalb des verfassungsrechtlichen Rahmens, eine außergewöhnliche Situation, beispiellos seit dem Jahre 1952, dem Staatsstreich, der den König gestürzt und die Verfassung die Monarchie abgeschafft hatte.
“Die Übergabe der Macht an das Heer in der Praxis bedeutete, dass die Verfassung ausgesetzt war”, sagte Rabab al-Mahdi, ein Professor für Politikwissenschaften an der American University in Kairo.
Samstag, 24 Stunden nach der Machtübernahme, hat die Armee versucht die Bürger zu beruhigen und versprach einen “friedlichen Übergang” in Richtung “einer gewählten Zivilmacht”. “Dies ist nicht ein herkömmliches Verfahren. Wir können nicht erwarten, dass sie konkreten Etappen folgen”, sagt al-Mahdi.
Der Oberste Rat der Streitkräfte trifft sich nicht regelmäßig, nur in Zeiten der Krise. Dies ist seine dritte Sitzung nach den den Kriegen von 1967 und 1973, laut US-Forschungszentrum Stratfor.
“Wir kennen sie nicht, wir entdecken sie”, sagte Tewfik Aclimandos, Forscher am College de France und ein Spezialist für die ägyptische Armee. “Selbst wenn sie ein gemeinsames Ziel haben, kann es Unterschiede geben”, sagt er zu diesen Generälen.
Aber allmählich, wo das Militär mehr sichtbar ist, wird seine breite politische und wirtschaftliche Macht anfangen, dem Licht ausgesetzt zu werden.
“Dieses Land ist durch das Militär seit 1952 regiert”, sagte Amr al-Shalakany, Jura-Professor an der Universität Kairo. Aber “bislang sind sie im Hintergrund geblieben.”
Wenn die Armee hat versprochen, das Land in Richtung Demokratie zu führen, bleibt es unklar, inwieweit sie ihren Griff auf die Angelegenheiten Ägyptens freizugeben bereit sein wird.
“Jetzt müssen die Verhandlungen beginnen, um sicherzustellen, dass das Militär eine traditionelle Rolle einnehmen und keine Rolle in der Politik spielen wird”, sagt Shalakany.
Interessengruppen der Menschenrechte beschuldigten das Militär, Anti-Regime Demonstranten festgenommen zu haben, von denen einige gefoltert wurden. “Leitende Offiziere und Militärpolizei hatten willkürlich mindestens 119 Menschen festgenommen, als die Armee war in der ägyptischen Städte in der Nacht des 28. Januar im Einsatz und in mindestens fünf Fällen wurde gefoltert”, so Human Rights Watch.
© 2011 AFP

6. Ägypten, um seine Wirtschaft besorgt, fragt nach internationaler Unterstützung
KAIRO (AFP) – 2011.02.15 10.44
Ägypten rief am Dienstag die internationale Gemeinschaft auf, seine Wirtschaft zu unterstützen, stark gebremst von der politischen Krise, die zum Sturz von Präsident Hosni Mubarak führte.
Soziale Bewegungen wurden Dienstag ausgesetzt, ein Feiertag zum Geburtstag des Propheten Muhammad, aber sie drohten, in mehreren wichtigen Bereichen fortzusetzen.
Auf dem Höhepunkt des Aufstandes verlor die ägyptische Wirtschaft zu mindestens 310.000.000 $ pro Tag, nach einer aktuellen Notiz von der französischen Bank Credit Agricole, die ihre Wachstumsprognosen für 2011 Ägypten von 5,3% auf 3,7% gesenkt hat.
Die Armee hat am Montag aufgerufen, Streiks und Demonstrationen zu stoppen. Ihren Worten zufolge “diese Proteste in dieser heiklen Phase” haben “negative Auswirkungen” für das Land, bereits vor dem Aufstand im Kampf mit endemischer Armut und einer anhaltenden Unterbeschäftigung.
Rund 40% der ägyptischen Bevölkerung lebt rund um die Armutsgrenze.
Arbeitsniederlegungen und Demonstrationen fanden in den letzten Tagen in den Bereichen Verkehr, Banken, Erdöl, Textilien und sogar in offiziellen Medien und bestimmten Behörden statt, fordern höhere Löhne und bessere Arbeitsbedingungen.
Die Kairoer Börse, geschlossen seit mehr als zwei Wochen, hat davor gewarnt, dass sie geschlossen bleiben würde “bis zur Wiederaufnahme der Arbeit im Bankensektor.”
Die Sorge wuchs auch im Tourismus, ein wichtiger Sektor der Wirtschaft, von Reiseveranstaltern im Zuge der Volksaufstände aufgegeben.
Mehr als 2,5 Millionen Ägypter arbeiten in der Tourismusbranche, aber “wenn ihre Familien einbeziehen, mehr als 10 Millionen Menschen verlieren daran”, sagt Rashad Abdou, ein Professor der Wirtschaftswissenschaften an der Universität Kairo.
Vor dem Fall von Herrn Mubarak, hatte der Internationale Währungsfonds Anfang Februar gesagt, dass er klarer sehen wolle die politische Situation in Ägypten vor dem Anbieten seiner Hilfe.
Dienstag Morgen, Tahrir-Platz in Kairo war leer von Demonstranten und hatte sein normales Leben wieder aufgenommen.
Auf den Fersen von Unruhen in Tunesien und Ägypten, Bahrain, Jemen und Iran waren mit der Bewegung der Proteste gegen die Regierung konfrontiert.
© 2011 AFP

7. Europäer unter Druck zum Einfrieren der Vermögenswerte von ägyptischen Verantwortlichen
BRÜSSEL (AFP) – 2011.02.15 10.58
Die ägyptischen Behörden haben mehrere europäische Länder aufgefordert, Vermögenswerte der früheren hochrangigen Beamten des Regimes von Hosni Mubarak einzufrieren, nicht aber das des abgesetzten Präsidenten selbst, und das Problem wird von der gesamten EU am Dienstag bei einem Treffen in Brüssel angesprochen.
Paris bekam von den ägyptischen Behörden “einen Antrag, Vermögenswerte von ehemaligen ägyptischen Beamten einzufrieren”, sagte der AFP Montag der Sprecher des Ministeriums für Auswärtige Angelegenheiten, Bernard Valero.
“Wir betrachten diese Anfrage und wir werden gut zusammenarbeiten mit den ägyptischen Behörden”, fügte der Sprecher hinzu und sagt, daß auf der Liste “nicht der ehemalige Präsident Hosni Mubarak noch Mitglieder seiner Familie sind.”
In London, der britische Außenminister William Hague sagte auch, “erhalten zu haben eine Anfrage von der ägyptischen Regierung, die Vermögenswerte von mehreren ägyptischen Beamten einzufrieren”.
“Wir werden natürlich kooperieren” mit den ägyptischen Behörden “mit EU-und internationalen Partnern, wie wir im Fall von Tunesien getan haben”, fügte Herr Haag hinzu. “Wenn es Beweise für Missbrauch oder illegaler Verwendung von öffentlichen Mitteln gibt, werden wir feste und rasch handeln”, versicherte der Chef der britischen Diplomatie.
Die gleiche Aufforderung an Vermögen des ehemaligen Beamten einzufrieren wurde von der ägyptischen Regi

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  1. Egypt was actually culturally and politically, the leading force in the Arab world.
    Their universities had a high standard and was visited by many Arabs.
    Sure they will achieve it agai . It is also sure, that they will acchieve their democracy accordind to thier definition. Democtracy as they wanted without any help or interference, form outside.

  2. Nachlese: Zeugnisse aus den Revolutionen in Tunesien und Ägypten
    Die taz hat am 17.02.2011 ein “Dossier Arabische Revolution” veröffentlicht und diejenigen zu Wort kommen lassen, die mittendrin gewesen sind und weiter kämpfen.
    Sieben Artikel, zusammengefasst von meiner Co-Autorin aramata:

    “Ich wusste, wir würden…

  3. Virus Sozial- und Regimeprotest: Bahrain, Jemen, Iran, Irak, Jordanien, Libyen, Algerien – La contestation au Maghreb et Moyen-Orient
    Francais + deutsch: Momentaufnahme 17.02. der Protestwelle, die durch die arabische Welt zieht. Der Virus sind natürlich nicht die Proteste, der Krebs sind die Regime. Wird in diesem Blog nur in den afrikanischen Ländern weiter verfolgt. More: Rechte S…

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