ÄGYPTEN, PARLAMENTSWAHLEN: DIE ARMEN ERWARTEN NICHTS – Egypte: les pauvres attendent les élections entre résignation et frustration

Ägypten: Die Armen sind für die Wahlen zwischen Resignation und Frustration
KAIRO (AFP) – 26.11.2010 07.06 Uhr
Für viele Ägypter, die mit niedrigen Löhnen zu kämpfen haben und steigenden Lebenshaltungskosten, die Parlamentswahlen am Sonntag sind nichts weniger als eine Formalität, um in jeder Weise den Sieg der regierenden Partei sicherzustellen.
In Boulaa Daqour, einem Armenviertel nahe dem Zentrum von Kairo, hängen politische Banner auf der Straße und Gesichter der Kommunalpolitiker schmücken die Wände.

Ägyptische Islamisten haben Angst vor “gebrochenen Knochen” bei den Wahlen
KAIRO (AFP) – 26.11.2010 08.38 Uhr
Mikrofon in der Hand und Koran auf dem Display, schreitet Mohamed Beltagui in den Shubra Bezirk, nördlich von Kairo, in der Hoffnung, einen Sitz im Parlament im Namen der Muslim-Bruderschaft erworben zu behalten, spielt auf seinem Bild als Arzt in der Nähe zu den Armen und als ein frommer Mensch.
Aber er räumte ein, dass das Spiel bei weitem noch nicht gewonnen ist gegen die “Einschränkungen” aller Arten seitens der Macht, und schwor, dass die islamische Brüderlichkeit auf eine Neuauflage ihres Erfolg im Jahr 2005, als sie ein Fünftel der Sitze gewonnen hat, nicht festgelegt sei.

BEIDE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM 2. FOTO

=> MORE ARTICLES “ÄGYPTEN PARLAMENTSWAHLEN”
=> NEU, NOUVEAU:
PARLAMENTSWAHLEN ÄGYPTEN – WAHLTAG – Les élections législatives égyptiennes: faits et chiffres

1er ARTICLE SUR DEUX: Egypte: les pauvres attendent les élections entre résignation et frustration
LE CAIRE (AFP) – 26.11.2010 07:06
Pour nombre d’Egyptiens, qui se débattent avec un maigre salaire et l’augmentation du coût de la vie, les législatives de dimanche ne sont rien moins qu’une formalité vaine assurant, de toutes les façons, la victoire du parti au pouvoir.
A Boulaa Daqour, un quartier pauvre situé près du centre du Caire, des banderoles politiques sont accrochées dans la rue et les visages des hommes politiques locaux ornent les murs.

Affiches électorales dans les rues du Caire le 25 novembre 2010
Foto (c) AFP: Affiches électorales dans les rues du Caire le 25 novembre 2010
Wahlplakate in den Straßen von Kairo 25. November 2010

Mais la campagne intéresse peu les habitants de ce quartier défavorisé, où des hommes vendent des pommes de terre dans des carrioles tirées par des ânes et où des chiens errants fouillent dans d’énormes tas d’immondices.
“Je n’ai jamais voté parce que les élections ne changent rien” et “vont faire durer le régime”, déclare Samir, 42 ans, propriétaire d’un salon de coiffure pour hommes. “Les gens doivent pouvoir vivre, avoir quelque chose à manger. Un kilo de viande coûte environ 70 livres égyptiennes (12 dollars). Un kilo de sucre coûte 6 ou 7 livres. Les gens peuvent vivre sans viande, mais pas sans sucre”, se lamente ce père de deux enfants.
“Le salaire mensuel le plus bas est d’à peu près 300 livres (52 dollars). Divisez ça par 30 jours à répartir entre la nourriture, les frais scolaires, l’électricité et tout le reste: ce n’est pas assez”. Les autorités ont récemment décidé de relever le salaire minimum légal, inchangé depuis un quart de siècle.
Mais le nouveau minimum légal de 400 livres (69 dollars) reste loin du compte, dans un pays où l’inflation annuelle frise officiellement les 12%.

Les fortes hausses de prix survenues ces derniers mois sur des produits comme la viande ou les tomates ont aggravé le mécontentement de la population et contribué à provoquer des manifestations sporadiques. Malgré cinq années de réformes économiques, quelque 40% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté et le taux de chômage, autour de 10% selon les chiffres officiels, est estimé entre 15% et 20%.
Pour l’analyste Emad Gad, du Centre Al-Ahram d’études stratégiques et politiques, une grande partie de la population est résignée face à un système politique figé, qui n’est pas parvenu à bénéficier à l’Egyptien moyen.
“Dans son programme électoral (pour les législatives) en 2005, le (président Hosni) Moubarak parlait de s’attaquer à la pauvreté, d’améliorer la situation économique, etc.”. Mais la pauvreté est encore très répandue, de même que le chômage, et l’inflation reste à un niveau élevé. Si vous regardez le programme du PND (Parti national démocrate, au pouvoir) cette fois, vous verrez une copie conforme (des promesses) des dernières élections”, indique M. Gad.
Le pays a été largement épargné par la crise économique mondiale, enregistrant un taux de croissance annuel de 5,1% pour l’année fiscale 2009/2010, mais cette croissance n’a pas profité à l’Egyptien moyen.
Alors que personne n’attend de réels changements avec cette élection, notamment une redistribution plus juste des richesses, certains à Boulaa Daqour espèrent néanmoins qu’un vote en faveur du candidat du PND Amer Zaid leur apportera des avantages matériels. Karim, un chauffeur de taxi de 25 ans, va voter pour M. Zaid, qu’il dit connaître personnellement, “parce qu’il apporte de bonnes choses aux gens ordinaires dans ce quartier”.
Mais d’autres ne partagent pas cet avis. “Nous souffrons de beaucoup de choses. Nous n’avons pas assez d’eau. Nous avons besoin de nouveaux bâtiments. Le prix de la nourriture a augmenté”, explique Ahmed Rouchdi, 55 ans, un employé du ministère du Commerce.
“J’avais l’habitude de voter pour le PND, mais maintenant je ne m’embête plus parce que je ne vois aucun changement venir des élections”.
© 2010 AFP

Les islamistes égyptiens redoutent de se faire “briser les os” aux élections
LE CAIRE (AFP) – 26.11.2010 08:38
Microphone au poing et coran à l’affiche, Mohamed Beltagui arpente le quartier de Choubra, au nord du Caire, dans l’espoir de conserver un siège de député acquis au nom des Frères musulmans, jouant sur son image de médecin proche des pauvres et d’homme pieux.
Mais il concède que la partie est loin d’être gagnée face aux “restrictions” de toutes sortes imposées par un pouvoir qui a juré que la confrérie islamiste ne rééditerait pas son succès de 2005, quand elle avait décroché un cinquième des sièges.
“Des conférences sont annulées, et même quand on va dans des cafés pour parler aux gens, le propriétaire est arrêté et le café fermé”, assure l’élu, qui sillonne ce quartier de jour comme de nuit, en costume et cravate verte, la couleur de l’islam. Comme les 130 autres candidats soutenus par la confrérie, Mohamed Beltagui se présente comme “indépendant”, le mouvement étant interdit en tant que parti.
Mais les responsables islamistes reconnaissent qu’il leur sera difficile de résister à l’offensive destinées à laminer leur groupe parlementaire.
Mehdi Akef, chef de la confrérie jusqu’au début de l’année, raconte qu’après les élections de 2005, un visiteur lui a transmis un message sans ambiguïté de la part des autorités: “ils disent qu’ils vont vous briser les os”. Et aujourd’hui, “ils nous ont bien brisé les os”, a-t-il déclaré à l’AFP.
Pour l’un des hauts dirigeants des Frères, Mahmoud Ezzat, boycotter les élections aurait été pire que de se présenter malgré tout.
“Si nous ne nous présentons pas, il y aura davantage de restrictions aux libertés”, assure-t-il.
Des membres du gouvernement et du PND au pouvoir ont prévenu que les Frères musulmans ne connaîtraient pas le même succès électoral qu’en 2005, et multiplié les attaques contre leur groupe parlementaire. Les Frères ont assuré que quelque 1.200 d’entre eux avaient été arrêtés depuis l’annonce de leur participation au scrutin début octobre.Le pouvoir de son côté a fait savoir que des dizaines d’inculpations pour des motifs divers avaient été prononcées à la suite d’arrestations en marge de manifestations.
Le ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, les a visés implicitement en déclarant que “les manifestations ne font pas partie des mécanismes de la campagne électorale, et peuvent provoquer des émeutes”.
Créée en 1928, la confrérie assure renoncer à la violence et privilégier la voie démocratique pour parvenir à instaurer un Etat fondé sur la loi islamique. Le pouvoir l’accuse de répandre une vision de l’islam rétrograde et intolérante.
Pour Amr Chobaki, du centre al-Ahram d’études politiques, les Frères sont aussi victimes de leur incapacité à incarner une alternative politique crédible.
“J’y vois l’échec de leur travail parlementaire, et compte tenu de leurs slogans religieux ils continuent d’être perçus par certains comme une menace pour la société civile”, assure-t-il.
Le retour en force de membres de la “vieille garde” la plus conservatrice des Frères, lors d’une intense bataille interne en début d’année, n’a pas non plus amélioré leur image, assure-t-il.
Pour certains spécialistes, un revers électoral ne serait toutefois pas insurmontable pour les Frères, capables de se replier sur leur domaine de prédilection : l’action sociale et religieuse auprès de la population.
“Cela ne va pas diminuer l’influence des Frères dans la rue, parce qu’ils ne comptent pas juste sur leur présence au Parlement, mais sur les services sociaux et les mosquées”, assure le politologue égyptien Moustapha Kamal.
© 2010 AFP

Mohammed al-Biltagi en campagne le 21 novembre 2010 dans le village de Mit Nama

Mohammed al-Biltagi en campagne le 21 novembre 2010 dans le village de Mit NamaFoto (c) AFP: Mohammed al-Biltagi Wahlkampf21. November 2010 in dem Dorf Mit Nama

Ägypten: Die Armen sind für die Wahlen zwischen Resignation und Frustration
KAIRO (AFP) – 26.11.2010 07.06 Uhr
Für viele Ägypter, die mit niedrigen Löhnen zu kämpfen haben und steigenden Lebenshaltungskosten, die Parlamentswahlen am Sonntag sind nichts weniger als eine Formalität, um in jeder Weise den Sieg der regierenden Partei sicherzustellen.
In Boulaa Daqour, einem Armenviertel nahe dem Zentrum von Kairo, hängen politische Banner auf der Straße und Gesichter der Kommunalpolitiker schmücken die Wände.

Aber die Kampagne ist von wenig Interesse für die Bewohner dieser armen Gegend, wo die Männer verkaufen Kartoffeln in Wagen von Eseln gezogen und wo streunende Hunde stöbern durch riesige Müllberge.
“Ich habe nie gestimmt, weil Wahlen ändern nichts” und “nur das Regime verlängern”, sagte Samir, 42, der besitzt einen Friseursalon für Männer. “Die Menschen müssen leben, mit etwas zu essen. Ein Kilo Fleisch kostet etwa 70 ägyptische Pfund (12 Euro). Ein Kilo Zucker kostet 6 oder 7 Pfund. Man kann ohne Fleisch leben, aber nicht ohne Zucker” klagt der Vater von zwei Kindern.
“Das niedrigste Monatsgehalt ist von etwa £ 300 (52 Dollar), geteilt durch 30 Tage zwischen Essen, Schulgeld, Strom und alles andere. Es ist nicht genug” . Die Behörden haben vor kurzem beschlossen, den Mindestlohn, unverändert seit einem Vierteljahrhundert, zu erhöhen.
Aber die neue gesetzliche Minimumlohn von £ 400 (69 Dollar) ist nicht weit weg von der totalen Armutsgrenze in einem Land, wo die jährliche Inflationsrate offiziell 12% ist.

Die großen Preiserhöhungen in den letzten Monaten auf Produkte wie Fleisch oder Tomaten haben die Unzufriedenheit der Bevölkerung verschärft und dazu beigetragen, sporadische Ausbrüche des Ptotest zu verursachen. Trotz fünf Jahren wirtschaftlicher Reformen, etwa 40% der Bevölkerung lebt unterhalb der Armutsgrenze und die Arbeitslosigkeit, um rund 10% nach offiziellen Angaben, wird real zwischen 15% und 20% geschätzt.
Für den Analytiker Emad Gad vom Al-Ahram-Zentrum für politische und strategische Studien, ein großer Teil der Bevölkerung ist resigniert angesichts eines starren politische Systems, das dem durchschnittlichen ägyptischen Bürger nicht zu profitieren vermochte.
“In seinem Wahlprogramm (für Gesetzgebungswahlen) im Jahr 2005 (Präsident Hosni) Mubarak versprach Bekämpfung der Armut, Verbesserung der wirtschaftlichen Lage, etc. .. Aber Armut ist immer noch weit verbreitet, ebenso wie die Arbeitslosigkeit und die Inflation ist weiterhin hoch. Wenn man sich das Programm PND (National Democratic Party, an der Macht) ansehen zu dieser Zeit erhalten Sie eine Kopie (Versprechen) der letzten Wahl”, sagt Gad.
Das Land war weitgehend von der weltweiten Wirtschaftskrise verschont, mit Registrierung einer jährlichen Wachstumsrate von 5,1% für das Geschäftsjahr 2009/2010, aber dieses Wachstum hat nicht dem durchschnittlichen Ägypter profitiert.
Während niemand erwartet wirkliche Veränderung mit dieser Wahl, darunter eine gerechtere Verteilung des Reichtums, einige in Boulaa Daqour haben noch Hoffnung, dass eine Stimme für den Kandidaten der NDP Amer Zaid bringt ihnen konkrete Vorteile. Karim, ein Taxifahrer von 25 Jahren wird für Herr Zaid, den er persönlich kenne, stimmen, “weil es gute Dinge für die einfachen Menschen in dieser Gegend bringt.”
Aber andere nicht teilen diese Ansicht. “Wir haben viel zu leiden. Wir haben nicht genug Wasser. Wir brauchen neue Gebäude. Die Preise für Lebensmittel sind gestiegen”, sagte Ahmed Rouchdi, 55, ein Mitarbeiter des Ministeriums für Handel.
“Früher habe ich für die NDP gestimmt, aber jetzt weiß ich nicht mehr und es stört mich, weil ich sehe keine Veränderung bei den kommenden Wahlen.”
© 2010 AFP

Ägyptische Islamisten haben Angst vor “gebrochenen Knochen” bei den Wahlen
KAIRO (AFP) – 26.11.2010 08.38 Uhr
Mikrofon in der Hand und Koran auf dem Display, schreitet Mohamed Beltagui in den Shubra Bezirk, nördlich von Kairo, in der Hoffnung, einen Sitz im Parlament im Namen der Muslim-Bruderschaft erworben zu behalten, spielt auf seinem Bild als Arzt in der Nähe zu den Armen und als ein frommer Mensch.
Aber er räumte ein, dass das Spiel bei weitem noch nicht gewonnen ist gegen die “Einschränkungen” aller Arten seitens der Macht, und schwor, dass die islamische Brüderlichkeit auf eine Neuauflage ihres Erfolg im Jahr 2005, als sie ein Fünftel der Sitze gewonnen hat, nicht festgelegt sei.

“Konferenzen abgesagt werden, und selbst wenn wir mit vielen in Cafés gehen und mit den Leuten reden, der Besitzer wird festgenommen und das Cafe geschlossen”, sagt der Abgeordnete, der das Viertel Tag und Nacht, in Anzug und Krawatte grün wie die Farbe des Islam, durchquert. Wie die anderen 130 Kandidaten, die von der Bruderschaft unterstützt werden, Mohamed Beltagui sieht sich selbst als “unabhängig”, da die Bewegung als Partei verboten wurde.
Aber die islamistischen Führer erkennen, dass es für sie schwierig sein wird, der Offensive, die ihre Fraktion vernichten soll, zu widerstehen.
Mehdi Akef, Anführer der Bruderschaft bis zum Beginn des Jahres, sagt, dass nach den Wahlen von 2005, ein Besucher hat eine klare Botschaft von den Behörden geschickt: “Sie sagen, sie brechen uns die Knochen “. Und heute, “haben sie uns die Knochen gebrochen”, sagte er der AFP.
Für einen Senior Bruderschaft Führer, Mahmud Ezzat, ein Boykott der Wahlen wäre schlimmer noch: “Wenn wir nicht wollen präsentieren uns, es wird noch mehr Einschränkungen für Freiheiten geben”, sagt er.
Die Mitglieder der Regierung und der NDP in Kraft haben gewarnt, dass die Muslimbruderschaft würde nicht sehen die gleiche Wahlerfolg wie im Jahr 2005 und traten Angriffe gegen ihre Fraktion. Die Brüder haben versichert, dass rund 1.200 von ihnen seit der Ankündigung ihrer Teilnahme an der Wahl im Oktober verhaftet worden waren, am Rande von Demonstrationen.
Der Innenminister Habib el-Adli hat demgemäß implizit besagt, dass “Demonstrationen nicht Teil der Mechanismen des Wahlkampfes sind und kann Unruhen verursachen.”
Gegründet 1928, meint die Bruderschaft der Gewalt abgeschworen und sich auf den demokratischen Weg begeben zu haben, um zu schaffen einen Staat auf dem islamischen Recht basiert. Die Autorität der Verbreitung einer reaktionären und intoleranten Vision des Islam wird ihr vorgeworfen.
Für Chobaki Amr vom al-Ahram-Zentrum für politische Studien, sind die Brüder auch Opfer ihrer Unfähigkeit, eine glaubwürdige politische Alternative anzubieten.
“Ich sehe das Scheitern ihrer parlamentarischen Arbeit und unter Berücksichtigung ihrer religiösen Parolen, sie werden weiterhin von einigen als Bedrohung der bürgerlichen Gesellschaft wahrgenommen”, sagt er.
Das Wiederaufleben der Mitglieder der “alten Garde”, das konservativste Element der Brothers, während eine intensive interne Kampf in diesem Jahr, hat nicht ihr Image verbessert “, versichert er.
Nach einige Experten würde eine Wahlniederlage jedoch nicht für die Brüder unüberwindbar werden, die zurückgreifen können auf ihrem Fachgebiet: die soziale und religiöse Aktion bei den Menschen.
“Es wird nicht abnehmen dem Einfluss der Brüder auf der Straße, weil sie sich nicht nur auf ihre Anwesenheit im Parlament verlassen wollen, sondern über die sozialen Dienste und Moscheen agieren”, sagt der ägyptische Politologe Mustafa Kamal.
© 2010 AFP

Leave a Reply