ÄGYPTEN: POLIZEI STREIKT GEGEN POLITISCHE INSTRUMENTALISIERUNG – La police égyptienne en grève pour dénoncer son instrumentalisation

Ägyptische Polizei im Streik, um gegen ihre Instrumentalisierung zu protestieren
KAIRO (AFP) – 10.03.2013 13:56 – Von Mona Salem
Die durch eine beispiellose Protestbewegung erschütterte ägyptische Polizei hat beschlossen, nicht zu gehorchen, mit dem Gefühl, von den Mächtigen manipuliert zu werden.
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La police égyptienne en grève pour dénoncer son instrumentalisation
LE CAIRE (AFP) – 10.03.2013 13:56 – Par Mona SALEM
La police égyptienne, secouée par un mouvement de contestation sans précédent, a décidé de ne plus obéir aux ordres, ayant le sentiment d’être instrumentalisée par le pouvoir en place.

Un manifestant face à la police anti-émeutes lors d'affrontements près de la place Tahrir, au Caire
Ein Demonstrant gegenüber der Polizei bei Zusammenstößen in der Nähe Tahrir-Platz in Kairo, 9. März 2013
Un manifestant face à la police anti-émeutes lors d’affrontements près de la place Tahrir, au Caire, le 9 mars 2013
AFP – Mahmoud Khaled

Accusés d’usage excessif de la force par l’opposition et les jeunes manifestants hostiles au président islamiste Mohamed Morsi et aux Frères musulmans, les policiers se sentent détestés par leurs concitoyens alors qu’ils assurent respecter simplement les consignes.
“Nous suspendons notre travail sine die car nous refusons d’assumer la responsabilité des erreurs du gouvernement qui veut nous impliquer dans le conflit politique”, affirme à l’AFP Hassan Mostafa, un colonel de police à Port-Saïd.
“Toute la société est contre nous, elle considère les manifestants (tués dans les heurts) comme des martyrs, alors que nous n’avons même pas le droit de nous défendre”, ajoute-t-il.
Dans le journal al-Chorouk, le général Hefni Abdel Tawab, du QG de la police à Alexandrie, explique que les policiers “font les frais de conflits politiques, alors qu’ils risquent des poursuites judiciaires (si des manifestants meurent) ou d’être tués” dans les heurts.
Les policiers veulent une loi établissant clairement leurs pouvoirs et leurs devoirs, et réclament des armes pour faire face aux manifestations violentes qui se multiplient depuis novembre.
Le mouvement a débuté il y a plusieurs semaines par des manifestations isolées, mais depuis jeudi, des milliers de policiers se sont mis en grève à travers le pays.
Pour essayer d’apaiser les tensions, le ministre de l’Intérieur Mohamed Ibrahim a limogé vendredi le commandant de la police anti-émeutes et a nommé un nouveau chef.
“Limoger le ministre de l’Intérieur”
“Nous poursuivrons notre grève jusqu’à ce que le gouvernement accepte nos revendications, à savoir éloigner la police de la politique (…) et limoger le ministre de l’Intérieur”, a répliqué le colonel Mohamed Fawzi, du QG de la police au Caire, dans le journal al-Chorouk.
Ces derniers jours, la contestation s’est étendue aux Forces de la sécurité centrale (FSC, forces anti-émeutes).
A Ismaïliya, sur le canal de Suez, les FSC ont refusé de se rendre dans la ville voisine de Port-Saïd, où les heurts entre policiers et manifestants ont fait une cinquantaine de morts, dont trois policiers, depuis fin janvier. M. Morsi a dû faire appel à l’armée pour assurer la sécurité à Port-Saïd.
Il s’agit du premier mouvement de contestation de cette ampleur au sein des FSC depuis 1986.
La police est mal vue depuis des décennies par une bonne partie de la population. Et malgré la chute début 2011 de Hosni Moubarak, qui s’appuyait sur un appareil policier brutal et tentaculaire, elle est toujours considérée comme un instrument de répression.
Selon les organisations locales de défense des droits de l’Homme, plus de 70 manifestants ont été tués depuis novembre 2012.
Les accusations d’enlèvement ou de tortures ayant coûté la vie à deux jeunes militants, Mohammed El-Guendi et Mohammed el-Chafeï, ont récemment suscité une vive émotion et relancé les appels à la réforme.
Dimanche, le ministre de l’Intérieur a estimé que les grévistes étaient une minorité au sein de la police. Il a aussi défendu les policiers, affirmant que ces derniers n’avaient pas “effectué un seul tir” sur des manifestants depuis le début du soulèvement populaire de 2011.
Pour certains commentateurs, cette grève est une réelle menace, alors que le président Morsi est fortement contesté par une partie de la population.
“Le ministère de l’Intérieur est sur le point de s’effondrer (..) et je ne vois d’autre solution qu’une élection présidentielle anticipée”, a affirmé Abdel Rahmane Youssef, un éditorialiste islamiste modéré, dans al-Chorouq.
© 2013 AFP

Ägyptische Polizei im Streik, um gegen ihre Instrumentalisierung zu protestieren
KAIRO (AFP) – 10.03.2013 13:56 – Von Mona Salem
Die durch eine beispiellose Protestbewegung erschütterte ägyptische Polizei hat beschlossen, nicht zu gehorchen, mit dem Gefühl, von den Mächtigen manipuliert zu werden.
Angeklagt wegen exzessiven Einsatz von Gewalt durch die Opposition und die jungen Demonstranten gegen Präsident Mohamed Morsi fühlen sich die Polizisten von ihren Mitbürgern gehasst wegen Wahrung einfach Anweisungen.
“Wir suspendieren unsere Arbeit auf unbestimmte Zeit, weil wir die Verantwortung für die Fehler der Regierung nicht mehr übernehmen wollen, die uns in dem politischen Konflikt benutzt”, sagte der Nachrichtenagentur AFP Hassan Mostafa, ein Polizei-Oberst in Port Said.
“Die ganze Gesellschaft ist gegen uns, die Demonstranten (getötet in Zusammenstößen) werden als Märtyrer betrachtet, während wir nicht einmal das Recht haben, uns zu verteidigen”, fügt er hinzu.
In der Zeitung al-Chorouk sagt General Abdel Tawab Hefni vom Polizeipräsidium in Alexandria, die Polizisten trügen “die Kosten des politischen Konflikts, weil sie strafverfolgt (wenn Demonstranten sterben) oder bei Zusammenstößen getötet werden.
Die Polizei will ein Gesetz mit eine klarer Festlegung ihrer Befugnisse und Pflichten und fordert Waffen, um mit gewaltsamen Protesten, die seit November gestiegen sind, umzugehen.
Die Bewegung begann vor einigen Wochen durch isolierte Ereignisse, aber seit Donnerstag, sind Tausende von Polizisten auf Streik im ganzen Land.
Um zu versuchen, Spannungen abzubauen, entließ der Innenminister Mohamed Ibrahim am Freitag den Polizeichef und ernannte einen neuen Chef.
“Den Minister des Innern feuern”
“Wir werden unsere Streik fortsetzen, bis die Regierung unsere Forderungen akzeptiert , nämlich die Polizei von der Politik fernzuhalten (…) und den Minister des Innern zu feuern”, antwortete Oberst Mohamed Fawzi vom Polizeihauptquartier in Kairo in der Zeitung al-Chorouk.
In diesen Tagen hat sich der Protest auf die Central Security Forces (CSF, Anti-Aufruhr-Kräfte) erweitert.
In Ismailiya am Suezkanal weigerte sich die CSF, zu der nahe gelegenen Stadt Port Said zu gehen, wo Auseinandersetzungen zwischen Polizei und Demonstranten etwa 50 Menschen, darunter drei Polizisten, seit Ende Januar getötet worden waren. Mr. Morsi musste die Armee rufen, um die Sicherheit in Port Said zu gewährleisten.
Dies ist die erste Protestbewegung in dieser Größenordnung innerhalb der CSF seit 1986.
Die Polizei ist verpönt Jahrzehnten bei einem Großteil der Bevölkerung. Und trotz des Abgangs von Hosni Mubarak im Frühjahr 2011, der sich auf einen weitläufigen Polizeiapparat und brutale Unterdrückung verlassen hatte, wird sie immer noch als Instrument der Repression betrachtet.
Laut lokalen Menschenrechtlern sind mehr als 70 Demonstranten seit November 2012 getötet worden.
Die Anklagen der Entführung und Folter, die das Leben von zwei jungen Aktivisten, Mohammed El-guendi und Mohammed el-Shafei, kosteten, haben vor kurzem große Emotionen geweckt und belebten Forderungen nach einer Reform.
Sonntag sagte der Innenminister, dass die Streikenden eine Minderheit innerhalb der Polizei wären. Er verteidigte auch die Polizei und sagte, sie hatten auf die Demonstranten seit dem Beginn des Volksaufstandes von 2011 “nicht einen einzigen Schuss gemacht”.
Für einige Kommentatoren ist dieser Streik eine echte Bedrohung, während Präsident Morsi stark von einem Teil der Bevölkerung umstritten ist.
“Das Innenministerium ist am Rande des Zusammenbruchs (..) und ich sehe keine andere Lösung als vorgezogene Präsidentschaftswahlen”, sagte Abdel Rahman Youssef, ein moderater islamistischer Kolumnist, in al-Chorouq .
© 2013 AFP

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