ÄGYPTEN: MUBARAK (+ Videoportrait) VOR GERICHT IN KAIRO, PROZESS VERTAGT AUF 15. 08. – ÄGYPTISCHE + ARABISCHE PRESSESCHAUEN – Égypte : début du procès des Moubarak, commentaires, revues de presse egytienne et arabe

=> FORTSETZUNG – SUITE 15.08.: ÄGYPTEN: PROZESSE MUBARAK UND el-ADLI AUF 5. SEPT VERTAGT; KEIN TV MEHR – Egypte: 2ieme report du procès de Hosni Moubarak, fin de sa diffusion en direct

L'ex-président Hosni Moubarak, sur une civière, à l'ouverture de son procès, le 3 août 2011 au CaiFoto (c) AFP: Bild ägyptisches Fernsehen: Hosni Mubarak, 3. August 2011, bei der Eröffnung seines Prozesses in Kairo: liegend, hinter Gittern.
Capture d’écran de la télévision publique égyptienne de Hosni Moubarak, alité et se voilant la face, lors de l’ouverture de son procès au Caire, le 3 août 2011

Erinnerung an den 25.01.2011 – Souvenir du

0. VORAB-ANALYSE: Der Prozess gegen Mubarak, die erwartete Wende der Revolution
TV5-Monde, 02.08.2011
Mehr als fünf Monate nach seinem Sturz durch die Straße soll der ehemalige ägyptische Präsident Hosni Mubarak neben seinen Söhnen Gamal und Alaa am 3. August in Kairo auf der Anklagebank erscheinen. Angeklagt des Schiessbefehls an die Polizei auf Demonstranten, die seinen Abgang forderten, riskiert er die Todesstrafe. Seine Gegner bezweifeln seine Präsenz bei den Anhörungen, trotz der Überführung des Diktators durch militärische Flugzeuge aus Sharm el-Sheikh in die Hauptstadt am Vorabend der Verhandlung……
1. Manche Ägypter fordern das Gesetz der Vergeltung, andere nahmen Mitleid mit Hosni Mubarak
KAIRO (AFP) – 2011.03.08 08.05
“Mörder” für einige, alter, kranker Mensch für die anderen: das Schicksal von Hosni Mubarak, ab Mittwoch vor dem Strafgericht in Kairo, teilte die Ägypter.
2. Ägypten: Mubarak plädiert auf nicht schuldig, Prozess bis zum 15. August vertagt
KAIRO (AFP) – 2011.03.08 03.53
Liegend auf einer Bahre, plädierte der ehemalige ägyptische Präsident Hosni Mubarak, erster Führer des Nahen Ostens vor einem Richter seit Beginn des “arabischen Frühlings”, auf nicht schuldig am Mittwoch bei der Eröffnung seines historischen Prozesses wegen Mordes und Korruption. Nach einer vierstündigen Verhandlung hat der Richter den Prozess gegen die drei Männer auf den 15. August vertagt.

3. ÄGYPTISCHE PRESSESCHAU Mubarak-Prozess: “Der Pharao im Käfig”, die ägyptische Presse begrüßt einen Sieg des Volkes
KAIRO (AFP) – 2011.08.04 13.12
Die ägyptische Presse machte sich Donnerstag zum Echo des ungläubigen Staunens einer ganzen Nation nach Eröffnung des Prozesses gegen den ehemaligen Präsidenten Mubarak und begrüsst den dramatischen und vor sechs Monaten undenkbaren Fall des “letzten Pharaos” als Sieg der Revolution.
4. Der Prozess Mubarak gibt Vertrauen in die Armee zurück beim schwierigen Übergang
KAIRO (AFP) – 2011.08.04 16.46
Hosni Mubarak’s Auftritt auf der Anklagebank reaktiviert Vertrauen in die ägyptischen Armee und ihre Glaubwürdigkeit, nachdem sie in den letzten Monaten für das langsame Tempo der Reform kritisiert wurde, aber die Übergangsfrist ist voller Fallstricke, nach Analysten.
5. ARABISCHE PRESSESCHAU: Die arabische Welt ist gefesselt vom Prozess gegen den ehemaligen ägyptischen Präsidenten Mubarak
KAIRO (AFP) – 2011.08.04 01.56
Der Schock des Bildes des ehemaligen ägyptischen Präsidenten Hosni Mubarak auf der Anklagebank hat die arabischen Welt gefesselt, wo viele Menschen seinen Prozesses begrüßen, als eine “große Lektion” für “diejenigen, die ihre Sitze halten.”
DEUTSCHE (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM VIDEO “PORTRAIT MUBARAK 1981 – 2011”

No 0 sur 5 articles – ANALYSE AVANT LE PROCES: Égypte : le procès des Moubarak, tournant attendu de la révolution
02.08.2011, Par Baptiste Charbonnel, TV5-Monde
Plus de cinq mois après son renversement par la rue, l’ancien président égyptien Hosni Moubarak doit comparaître, aux côtés de ses fils Gamal et Alaa, au Caire à partir du mercredi 3 août. Poursuivi pour avoir ordonné aux forces de l’ordre de tirer sur les manifestants qui réclamaient son départ, il est passible de la peine de mort. Ses opposants doutent de sa présence aux audiences, malgré l’ordre de transfert du dirigeant déchu, par avion militaire de el-Cheikh vers la capitale, la veille du procès.

Des Egyptiens suivent le procès d'Hosni Mubarak sur écran géant au Caire, le 3 août 2011
Foto (c) AFP: Ägypter verfolgten den Prozess von Hosni Mubarak in Kairo auf der großen Leinwand, 3. August 2011
Des Egyptiens suivent le procès d’Hosni Mubarak sur écran géant au Caire, le 3 août 2011

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L’ancien raïs, qui a régné sans partage sur l’Egypte durant 30 ans (1981-2011), va-t-il apparaître à la télévision dans l’uniforme blanc des prévenus ? Cette question taraude les Egyptiens, à la veille de l’ouverture d’un procès historique. On dit l’ancien chef d’État en détention depuis avril à l’hôpital de Charm el-Cheikh, où il serait soigné pour des problèmes cardiaques, mais aucune image de lui n’a été publiée depuis sa chute.

DES INFORMATIONS CONTRADICTOIRES SUR SON ÉTAT DE SANTÉ

Les informations qui circulent sur son état de santé sont confuses, voire contradictoires. La semaine dernière, le ministre de la santé a déclaré qu’il était en « bonne santé » et en état d’être transféré. Une source médicale a précisé à l’AFP qu’il était « déprimé », et selon les médias officiels, il refuserait de s’alimenter et serait devenu très faible. Son avocat a annoncé que l’ancien président souffre d’un cancer de l’estomac et qu’il est tombé dans le coma. Des propos démentis par l’hôpital de Charm el-Cheikh.
Malgré ce doute sur la présence de Moubarak à l’audience, les opposants à l’ancien président ont remporté deux victoires symboliques : la tenue d’un procès et son organisation au Caire. Pour des raisons de sécurité, le tribunal sera installé dans les locaux de l’école de police de la capitale égyptienne, dans le nord de la ville. Juger Moubarak, 83 ans, était l’une des revendications de la place Tahrir, lors des 18 jours de soulèvement qui ont conduit à sa démission. La lenteur de l’organisation du procès est l’une des raisons qui ont poussé les manifestants à réinvestir la fameuse place du Caire début juillet.

L’ARABIE SAOUDITE VEUT LUI ÉVITER LE SORT DE SADDAM HUSSEIN

ex-ministre de l'Intérieur Habib el-Adli à l'ouverture du procès au Caire le 3 août 2011
Foto (c) AFP: Bild der ägyptischen télévision zeigt den ehemaligen Innenminister Habib el-Adli beim Prozess in Kairo 3. August 2011
Image de la télévision égyptienne montrant l’ l’ex-ministre de l’Intérieur Habib el-Adli à l’ouverture du procès au Caire le 3 août 2011

Les Egyptiens craignaient que l’armée, chargée d’assurer la transition démocratique, ne rechigne à humilier publiquement cet ancien commandant de l’armée de l’air. Ils savent aussi que l’Arabie Saoudite fait pression pour éviter à son ancien allié le sort de Saddam Hussein. Autant d’éléments qui laissent penser que le procès pourrait être ajourné dès son ouverture.

Sur le banc des accusés, seront également attendus les fils de Moubarak, Alaa et Gamal, son ancien ministre de l’Intérieur Habib el-Adli et six responsables de la sécurité. L’homme d’affaires Hussein Salem, très proche des Moubarak, sera jugé par contumace. Les onze hommes sont accusés d’avoir volé des millions de dollars à l’État égyptien et d’avoir donné les ordres ayant abouti à la mort de près de 850 manifestants pendant la révolte entamée le 25 janvier. 600 personnes devraient assister à l’ouverture du procès.
Source: http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Egypte-emeutes-janvier-2011/p-17265-Egypte-le-proces-des-Moubarak-tournant-attendu-de-la-revolution.htm

Les faits marquants, de la chute de Moubarak à son procès
LE CAIRE (AFP) – 03.08.2011 08:05
Rappel des événements en Egypte depuis la démission le 11 février d’Hosni Moubarak, au terme de 18 jours d’une révolte populaire.
Près de 850 personnes ont été tuées pendant le soulèvement (officiel).

Les liens: les articles ci-concernant dans ce blog.
=> contributions de cette periode, comprenant +100 articles

–FEVRIER 2011–

=> – 11: Le président Moubarak démissionne et remet ses pouvoirs au Conseil suprême des forces armées, dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui. Son parti annonce qu’il se trouve à Charm el-Cheikh (Sinaï).

=> – 12: L’armée promet une “transition pacifique” vers “un pouvoir civil élu”, puis suspend la Constitution et dissout le Parlement.

– 21: Gel des avoirs de Moubarak et de sa famille.

–MARS–

– 3: Essam Charaf nommé Premier ministre.

=> – 15: Le ministère de l’Intérieur annonce la suppression de la Sécurité d’Etat et promet de la remplacer par un organisme plus respectueux des droits des citoyens.

– 19: Référendum sur la révision de la Constitution: 77,2% de “oui”.

– 21: L’UE gèle les avoirs de Moubarak et de 18 de ses proches.

=> – 28: L’armée promulgue une version amendée de la loi sur les partis, facilitant leur formation, mais interdisant toujours leur constitution sur des bases religieuses.

–AVRIL–

=> – 8: Un mort dans la dispersion d’une manifestation rassemblant au Caire plusieurs dizaines de milliers de personnes.

– 13: Hosni Moubarak placé en détention préventive dans un hôpital de Charm el-Cheikh, où il a été admis après un malaise cardiaque.

– 16: Le Parti national démocrate (PND, au pouvoir sous Moubarak) dissous.

–MAI–

=> – 7: Affrontements musulmans/chrétiens dans un quartier du Caire: 15 morts, plus de 200 blessés.

– 17: L’épouse de l’ex-président, Suzanne, libérée après avoir remis ses avoirs à l’Etat.

–JUIN–

=> – 1er: Le procès d’Hosni Moubarak et de ses deux fils pour le meurtre de manifestants et corruption fixé au 3 août. Selon son avocat, l’ex-président a un cancer de l’estomac.

=> – 6: Le Parti de la liberté et de la justice, issu des Frères musulmans, légalisé.

– 21: Les Frères musulmans s’engagent dans une stratégie d’alliance avec d’autres partis, y compris libéraux et de gauche.

=> – 28: Annonce de la dissolution des conseils municipaux élus sous Moubarak.

– 28-29: Violents affrontements policiers/manifestants au Caire: 1.036 blessés, la grande majorité légèrement.

–JUILLET–

=> – 08: Occupation Place Tahrir par des jeunes pro-democratie

– 13: Annonce du renvoi de plusieurs centaines de gradés de la police. Les législatives de septembre reportées d’un mois ou deux.

– 16: L’armée promet de limiter le recours aux tribunaux militaires.

– 19: Moubarak perd parfois connaissance (agence officielle Mena).

– 21: Remaniement du gouvernement conduit par Essam Charaf, mais il n’apaise pas la situation, une partie des ministres du nouveau cabinet ayant déjà servi sous Moubarak.

– 23: Plus de 200 blessés dans des affrontements au Caire entre manifestants et partisans des militaires.

– 25: La justice inculpe pour corruption l’ex-Premier ministre Ahmad Nazif et reporte le procès pour meurtre de l’ex-ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, pour le joindre à celui de Moubarak.

– 27: Moubarak refuse de s’alimenter et est “extrêmement faible” (médias).

– 28: Hosni Moubarak sera jugé au Caire (Mena). Le ministre de la Santé, Amr Hilmi, indique que la santé de l’ex-président est “bonne” et qu’il peut être transféré pour son procès.

=> – 29: Manifestation monstre au Caire, à l’appel essentiellement des islamistes. Quatre morts dans des violences à El-Arich (Sinaï).

– 31: Les activistes, sur la place Tahrir au Caire depuis le 8 juillet, suspendent leur sit-in pour le mois de ramadan.
© 2011 AFP

Des partisans de l'ex-président Hosni Moubarak manifestent devant l'école de police, le 3 août 201
Foto (c) AFP: Unterstützer des ehemaligen Präsidenten Hosni Mubarak demonstrierten vor der Polizei-Akademie, 3. August 2011 in Kairo
Des partisans de l’ex-président Hosni Moubarak manifestent devant l’école de police, le 3 août 2011 au Caire

1. Des Egyptiens pour la loi du talion, d’autres pris de pitié pour Hosni Moubarak
LE CAIRE (AFP) – 03.08.2011 08:05
“Meurtrier” pour les uns, vieillard malade pour les autres: le sort de Hosni Moubarak, qui sera jugé à partir de mercredi devant la cour criminelle du Caire, divise les Egyptiens.
“C’est un meurtrier, celui qui a tué doit être tué”, lâche Alaa Khaled qui a perdu son frère jumeau le 27 février, au troisième jour de la révolte populaire qui a chassé l’ancien président du pouvoir le 11 février.
Comme Alaa, la quasi-totalité des familles des quelque 850 victimes et des 6.000 blessés de la révolte réclament l’application de la loi du talion.
“Nous ne sommes pas sûrs qu’il comparaîtra devant la justice, mais si ce n’est pas le cas, nous nous chargerons de le juger nous-mêmes, et là ce ne sera plus impartial”, menace Saïd Zidane, dont le cousin a été tué pendant les manifestations de janvier et février.
Salwa Saïd Hanafi porte le noir, couleur du deuil, comme deux autres femmes rencontrées à Tahrir. Elles sont là chaque jour depuis le 8 juillet, date du début d’un sit-in organisé pour réclamer, entre autres, une accélération des procès des responsables de l’ancien régime.
“Tous les responsables de la mort de mon fils doivent être jugés, mais Moubarak et Adli sont les plus importants”, remarque Salwa.
Habib el-Adli, particulièrement détesté pour avoir notamment ordonné le déploiement de snipers lors de la révolte, sur les toits des immeubles donnant sur la place Tahrir, doit être jugé mercredi en même temps que Hosni Moubarak et ses deux fils Alaa et Gamal.
Six adjoints de Adli comparaîtront également devant le tribunal ainsi qu’un homme d’affaire très proche de Moubarak, Hussein Salem, en fuite en Espagne où il est placé en détention provisoire depuis le 17 juin, et soupçonné de “blanchiment d’argent, fraude, subornation, escroquerie et corruption”.
“Où sont les millions? Nous voulons que l’argent volé nous revienne”, s’exclame Doaa Helmy, une militante de 27 ans.
Les avoirs de Moubarak et de ses fils ont été gelés mais le montant exact de leur fortune reste inconnu.
“Il est vieux et très malade et puis il n’est que l’un de ceux qui ont participé aux violences”, estime pour sa part Oum Ibrahim, 62 ans, devant son étalage de légumes dans le quartier de Dokki, de l’autre côté du Nil.
La santé de M. Moubarak fait l’objet d’informations souvent contradictoires.
Son avocat, Farid el-Dib, a déclaré en juin que son client souffrait d’un cancer de l’estomac et en juillet qu’il était dans un “coma complet”, des informations toutefois démenties par l’hôpital et par le ministère de la Santé.
Des sources médicales à l’hôpital de Charm el-Cheik, où il est placé en détention provisoire depuis avril, ont assuré qu’il était dépressif et qu’il avait perdu l’appétit même si son état restait “relativement stable”.
Mais certains Egyptiens regrettent le passé. “Avant (la chute de Moubarak) tout était mieux organisé dans le pays et il n’y avait pas de violence”, estime Mona Ahmed qui tient un petit tabac à l’angle d’une rue du centre ville.
“Et grâce à Moubarak, l’Egypte a connu la paix pendant 30 ans”, ajoute-t-elle.
Les avis partagés montrent également un essoufflement de l’engouement populaire pour la révolution et la crainte d’un retournement de situation.
“Qu’on le juge et qu’on en finisse, nous voulons revenir à notre vie normale”, dit Sabrine Abi, 50 ans, qui vend du maïs grillé aux passants.
Sur la place Tahrir, certains militants comme Khaled Bou Ali, 27 ans, préfèrent parler d’avenir. Pour lui, “le procès n’est pas la solution, il y a des choses plus importantes, comme rédiger une nouvelle Constitution ou élire le Parlement”.
© 2011 AFP

Des manifestants pro-Moubarak s'en prennent à des anti-Moubarak devant la salle où a lieu le procès
Foto (c) AFP: Pro-Mubarak Demonstranten greifen die Anti-Mubarak vor dem Gerichtssall an, 3. August 2011 in Kairo
Des manifestants pro-Moubarak s’en prennent à des anti-Moubarak devant la salle où a lieu le procès de l’ex-président égyptien, le 3 août 2011 au Caire

2. Egypte: Moubarak plaide non coupable, procès ajourné au 15 août
LE CAIRE (AFP) – 03.08.2011 15:53
Couché sur une civière, l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, premier dirigeant du Moyen-Orient à comparaître devant un juge depuis le début du “printemps arabe”, a plaidé non coupable mercredi à l’ouverture de son procès historique pour meurtres et corruption.
“Toutes ces accusations, je les nie complètement”, a déclaré d’une voix rauque mais ferme M. Moubarak, en s’emparant du micro qui lui était tendu. Ses fils Alaa et Gamal, accusés de corruption, se sont également dits non coupables.
Après une audience de quatre heures, le juge a ajourné le procès des trois hommes au 15 août.
Alaa et Gamal, debout, se sont relayés auprès de leur père, couché sur une civière dans un box grillagé muni de barreaux, tout au long de l’audience, le cachant parfois partiellement à la caméra de la télévision d’Etat, qui a retransmis le procès en direct. Ils tenaient tous deux des livres à la main.
Le président du tribunal Ahmed Refaat, a ordonné que l’ancien homme fort du pays soit, en attendant le 15 août, admis dans le Centre médical international, près du Caire, et donné son accord pour qu’un cancérologue le suive “à chaque fois qu’il en aura besoin”, comme l’avait demandé la défense.
Le procès pour meurtres de manifestants de l’ex-ministre de l’Intérieur Habib el-Adli et de six hauts responsables de la police a, lui, été ajourné à jeudi. Plus de 800 personnes ont été tuées pendant la révolte de janvier-février.
L’homme d’affaires Hussein Salem, un proche des Moubarak qui a fui en Espagne, est pour sa part jugé par contumace pour corruption.
Un représentant du Parquet général avait auparavant accusé M. Moubarak de s’être mis d’accord avec M. el-Adli pour le meurtre “prémédité” de manifestants anti-régime dans plusieurs gouvernorats d’Egypte et accusé Alaa et Gamal de corruption.
Si M. Moubarak est reconnu coupable de meurtre, il risque la peine de mort.
C’est la première fois que le président déchu, 83 ans, apparaît en public depuis sa démission le 11 février. Vêtu de blanc, il a régulièrement parlé à ses fils, calmes et eux aussi habillés en blanc, la tenue réglementaire des prévenus n’ayant pas encore été condamnés.
Il s’agit d’un procès historique pour l’Egypte et le monde arabe, où l’impunité est habituellement la règle. L’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir le 14 janvier par une révolte populaire et réfugié en Arabie saoudite, est lui jugé par contumace pour abus de pouvoir notamment.
L’audience s’est déroulée dans le calme, bien que les nombreux avocats présents aient réclamé avec insistance et parfois bruyamment la parole.
L’un des avocats représentant la société civile a demandé à ce que le maréchal Hussein Tantaoui, ministre de la Défense de M. Moubarak pendant 20 ans et aujourd’hui chef d’Etat de facto de l’Egypte, comparaisse en tant que témoin.
Devant l’académie de police, où se tient le procès pour des raisons de sécurité, des centaines de personnes dont des familles des victimes suivaient avec attention le procès sur un écran géant.
Mais des heurts sporadiques entre pro et anti Moubarak, qui se sont affrontés à coups de pierres, ont fait plusieurs blessés malgré la forte présence de la police et de l’armée.
Le procès a passionné le pays, et les rues habituellement bondées du Caire étaient anormalement calmes pendant l’audience.
M. Moubarak avait quitté tôt le matin à bord d’une ambulance l’hôpital de Charm el-Cheikh, où il était en détention préventive depuis avril à la suite de problèmes cardiaques. Il a quitté la station balnéaire en avion et atterri dans la matinée à l’aéroport militaire d’Almaza, au Caire, avant d’être conduit à l’académie.
Plus tôt, ses partisans avaient manifesté en brandissant des portraits de l’ex-président, tandis que les anti Moubarak tenaient à la main des photos d’une corde, symbole de la pendaison qu’ils souhaitent à l’ex-président.
Récemment, l’avocat de M. Moubarak, Farid al-Dib, a assuré que ce dernier souffrait d’un cancer et, la semaine dernière, qu’il était dans le coma, ce que l’hôpital a démenti. L’un de ses médecins a affirmé à l’AFP qu’il était dans un état relativement stable mais qu’il était faible, car il refuse de s’alimenter, et très déprimé.
© 2011 AFP

Un partisan de Moubarak près d'un char de l'armée égyptienne, lors de l'ouverture du procès de l
Foto (c) AFP: Ein Verfechter des Mubarak neben einem Panzer der ägyptischen Armee während des Prozesses des ehemaligen Präsidenten, 3. August 2011 in Kairo
Un partisan de Moubarak près d’un char de l’armée égyptienne, lors de l’ouverture du procès de l’ancien président, le 3 août 2011 au Caire

3. REVUE DE PRESSE EGYPTIENNE – Procès Moubarak: “Le pharaon dans le box”, la presse égyptienne salue une victoire du peuple
LE CAIRE (AFP) – 04.08.2011 13:12
La presse égyptienne se faisait l’écho jeudi de l’incrédulité de toute une nation après l’ouverture du procès de l’ex-président Moubarak, en saluant la chute spectaculaire et impensable il y a seulement six mois du “dernier pharaon” comme une victoire de la révolution.
La photo de l’ancien homme fort du pays, vêtu de blanc et couché sur une civière derrière les barreaux de la cage grillagée installée dans la salle d’audience, faisait la Une de tous les journaux. Son procès pour meurtre de manifestants et corruption s’est ouvert mercredi au Caire.
Une image choc, d’autant plus qu’avant sa chute, les photographes avaient pour instruction de ne sélectionner que les clichés les plus flatteurs du chef de l’Etat, tandis que la moindre spéculation sur sa santé pouvait envoyer un rédacteur en chef en prison.
“Le pharaon dans le box”, proclamait en Une le quotidien indépendant Al-Masri Al-Yom, alors que le journal d’opposition Al-Wafd se félicitait: “le chef du gang… dans la cage”.
“Le châtiment: l’impensable fin de Moubarak”, titrait Al-Ahram weekly.
“Moubarak et son régime aux mains de la justice et bien présents”, soulignait de son côté le quotidien gouvernemental Al-Ahram. Jusqu’au moment où il est apparu dans le tribunal, rares étaient ceux qui croyaient que l’ex-président, malade et soigné depuis avril à l’hôpital de Charm el-Cheikh, serait présent dans la salle.
“Et la révolution égyptienne a réussi”, se réjouissait pour sa part Al-Dostour (indépendant), dont l’ancien rédacteur en chef, Ibrahim Eissa, avait été condamné à de la prison en 2008 pour avoir évoqué la santé de M. Moubarak, avant d’être gracié.
Le quotidien Rose el-Youssef, lui, estimait que ce procès avait rendu “leur dignité à l’Egypte et aux Egyptiens”.
“Une seule image du président déchu, sur son lit à l’intérieur du box, a tout changé. Les révolutionnaires ont été rassurés sur le fait que le procès était réel et non une comédie”, affirme Al-Masri Al-Yom dans un éditorial.
Les militants pro-démocratie, qui ont lancé le mouvement de contestation sans précédent ayant renversé M. Moubarak le 11 février, craignaient que l’armée –désormais au pouvoir– ne cherche à épargner l’ex-président issu de ses rangs.
© 2011 AFP

Un jeune Egyptien brandit le drapeau national lors des manifestations, place Tahrir, le 13 juillet 2
Foto (c) AFP: Demonstrationen, Tahrir Square, 13. Juli 2011
manifestations, place Tahrir, le 13 juillet 2011

4. Le procès Moubarak redonne confiance en l’armée, la transition reste ardue
LE CAIRE (AFP) – 04.08.2011 16:46
La comparution de Hosni Moubarak dans le box des accusés a permis à l’armée égyptienne de rétablir sa crédibilité après avoir été critiquée ces derniers mois pour la lenteur des réformes, mais la période transitoire qu’elle dirige reste semée d’embûches, selon des analystes.
Jusqu’à la dernière minute, l’écrasante majorité des Egyptiens, en particulier les jeunes militants pro-démocratie qui ont lancé le soulèvement à l’origine de la chute de l’ancien régime, ne croyait pas à la présence de l’ex-président dans la salle d’audience.
Beaucoup accusaient l’armée de ne pas vouloir qu’un ancien chef de l’armée de l’air comparaisse devant un juge.
Mais la présence de M. Moubarak dans le tribunal a redonné aux Egyptiens confiance dans les militaires qui les gouvernent depuis la démission de l’ex-président le 11 février. Même si beaucoup continuent de croire que l’armée ne cède aux revendications populaires que sous la pression.
Des centaines de milliers d’Egyptiens étaient descendus place Tahrir le 8 juillet pour exiger une accélération des réformes et la purge des institutions de l’Etat des symboles de l’ancien régime, surtout le ministère de l’Intérieur, ainsi qu’un jugement rapide de M. Moubarak.
Ce procès “a rassuré le peuple égyptien sur le fait que la justice suit son cours et qu’aucun criminel ne restera impuni, quel que soit son poste”, a estimé dans un communiqué Saad el-Katatni, le secrétaire général du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), issu des Frères musulmans interdits sous le régime Moubarak.
“Poursuivre sur cette ligne est susceptible d’établir la confiance entre le peuple et le pouvoir (l’armée) durant cette période, et il faut renforcer cette confiance car elle sera une entrée vers le début de la période de construction et de développement”, a-t-il ajouté.
Mais le procès de M. Moubarak n’a pas apaisé les craintes des forces libérales et de gauche –appelées forces laïques– qui ont peur que l’armée ne favorise les islamistes pour diriger la transition à sa guise.
“Le peuple est fier d’avoir forcé Moubarak à s’asseoir dans le box mais je crains qu’on ne paie cher sa comparution devant le tribunal”, affirme ainsi le rédacteur en chef du quotidien indépendant al-Tahrir, Ibrahim Eissa, s’exprimant dans les colonnes du journal.
M. Eissa dit aussi craindre que “ceux en charge des affaires du pays ne fassent passer de mauvaises lois et des décisions ne faisant pas consensus en répondant à toute critique: +que voulez-vous de plus, n’avons-nous pas jugé Moubarak?+”.
“Le procès est le premier signe indiquant que le Conseil militaire traite ce qui se passe comme une révolution”, estime l’analyste Emad Gad, un analyste du Centre Ahram d’études politiques et stratégiques du Caire.
Selon lui, les militaires ont jusqu’ici considéré le soulèvement comme un mouvement pro-réformes, ne visant qu’à stopper un plan présumé de M. Moubarak de transmettre le pouvoir à son fils Gamal.
“Il s’agit d’un pas important qui donne du poids aux forces laïques face aux forces islamistes que (les militaires) ont tenté d’utiliser pour appuyer le Conseil militaire, enclin à éviter un procès à Moubarak”, ajoute-t-il.
Les islamistes ont organisé vendredi dernier une manifestation de masse, la plus grande depuis la chute de Moubarak, pour s’opposer à une décision de l’armée d’imposer des principes supra-constitutionnels.
Les islamistes pensent qu’ils vont remporter la part du lion lors des législatives prévues en novembre et qu’ils pourront ensuite dominer l’assemblée chargée d’élaborer une nouvelle Constitution.
“Je crois que le procès de Moubarak va rendre sa crédibilité au Conseil militaire”, estime Amr Choubaki, un autre analyste du Centre Ahram.
“Mais il n’a pas résolu les gros problèmes actuels liés à la gestion de la période de transition, à la réforme du ministère de l’Intérieur et au renforcement de l’indépendance de la justice”, conclut-il.
© 2011 AFP

Un homme tient une corde le 3 août 2011 parmi la foule regardant sur écran géant la retransmission d
Foto (c) AFP: Ein Mann hält ein Seil 3. August 2011 unter der Menge, die auf einer riesigen Leinwand die Übertragung des Prozesses von Hosni Mubarak in Kairo verfolgt.
Un homme tient une corde le 3 août 2011 parmi la foule regardant sur écran géant la retransmission du procès d’Hosni Moubarak au Caire

5. REVUE DE PRESSE ARABE – Le monde arabe captivé par le procès de l’ex-président égyptien Moubarak
LE CAIRE (AFP) – 04.08.2011 13:56
L’image choc de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak dans le box des accusés a captivé le monde arabe, où nombreux sont ceux qui saluent son procès comme une “grande leçon” pour “ceux qui s’accrochent à leur siège”.
La photo de l’ancien homme fort de l’Egypte, couché sur une civière dans une cage grillagée, a fait le tour du monde et frappé les esprits dans une région où les dirigeants sont d’ordinaire tout-puissants et ne rendent que rarement des comptes.
A la télévision ou sur les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, de nombreux Arabes, du Maroc à la Jordanie, ont suivi le procès en direct, stupéfaits et admiratifs.
“Ce jour s’est transformé en quelque chose qui ressemble à un rêve parce que personne n’imaginait qu’un autocrate puisse s’asseoir derrière des barreaux”, affirme le quotidien palestinien Al-Quds.
“Chaque Arabe espère que ce procès historique sera une leçon pour tous ceux qui s’accrochent à leur siège, pour qu’ils écoutent les revendications de leurs peuples qui demandent liberté, démocratie et justice sociale”, poursuit-il.
M. Moubarak est le premier dirigeant du Moyen-Orient à être jugé en personne depuis le début du “printemps arabe”, qui s’est transformé en répression sanglante et même en guerre, en Syrie et en Libye.
A Damas d’ailleurs, la presse gouvernementale n’a pas dit un mot du procès, à l’exception de l’organe du parti au pouvoir Al-Baath qui s’est contenté d’évoquer son report au 15 août.
Le président tunisien déchu Zine El-Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir le 14 janvier par une révolte populaire, est actuellement en procès mais par contumace. L’ex-dirigeant irakien Saddam Hussein a lui aussi été jugé mais après une invasion étrangère.
“Nous ne vivrons probablement pas un ‘ZABAtrial’ (procès de Ben Ali, ndlr) et la Tunisie n’a toujours pas suspendu ses relations avec l’Arabie Saoudite”, où il s’est réfugié, regrette sur Twitter Amira Yahyaoui, une militante tunisienne.
Aucune réaction officielle n’a émané de Ryad, autrefois proche allié de M. Moubarak et soupçonné par de nombreux Egyptiens d’avoir fait pression pour lui éviter cette “humiliation”. Mais la presse locale, qui exprime généralement un point de vue proche de celui des autorités, a salué un procès “civilisé”.
Sous le titre “la primauté de la magistrature”, le quotidien Al-Jazira écrit qu'”il n’y a pas d’exception” devant la justice.
“La maladie (de M. Moubarak) n’empêche pas un accusé de rendre des comptes et sa longue contribution à l’action nationale ne peut pas le placer dans l’impunité”, poursuit-il.
“C’est un procès civilisé où ont été respectés les droits du procureur et de la défense”, renchérit le journal Al-Riyadh, en rendant hommage au tribunal pour avoir fait preuve d'”indépendance et d’impartialité”.
“Le procès historique de Moubarak est la preuve que le peuple d’Egypte a vaincu la dictature”, s’enthousiasme pour sa part le quotidien indépendant jordanien Al-Arab Al-Yawm, tandis que son compatriote Al-Ghad juge que ce spectacle va “donner aux révoltes arabes un coup de fouet pour surmonter les obstacles”.
“Ce procès est une victoire de la volonté des peuples de la région en faveur du processus de démocratisation”, commente de son côté le quotidien marocain Al-Tajdid, pour qui ce procès adresse un message particulier au Maroc où “la corruption perdure, malgré les promesses d’en venir à bout”.
Le rédacteur en chef du quotidien palestinien Al Hayat al-Jadida, Hafez al-Barghouti, tempère toutefois cet enthousiasme.
“C’est très bien que le peuple ait été capable de renverser et de juger tout un régime mais cela devrait être fait sans les sentiments de vengeance”, “qui vident la révolution de son contenu”, estime-t-il en se demandant “comment un vieil ancien président a pu rester vivant avec tout ce qu’il a enduré ces derniers mois”.
© 2011 AFP

Video “Mubarak 1981 – 2011, soustitrage allemand par moi, DEUTSCHE UNTERTITEL VON MIR

fils Moubarak, Alaa (C) et Gamal (G), lors de leur procès avec leur père Hosni Moubarak, le 3 août 2
Foto (c) AFP: Bild ägyptisches Fernsehen Mubarak Söhne Alaa und Gamal, 3. August 2011, bei der Eröffnung ihres Prozesses in Kairo
Image diffusée par la télévision d’Etat égyptienne des fils Moubarak, Alaa (C) et Gamal (G), lors de leur procès avec leur père Hosni Moubarak, le 3 août 2011 au Caire

0. VORAB-ANALYSE: Der Prozess gegen Mubarak, die erwartete Wende der Revolution
TV5-Monde, 02.08.2011
Mehr als fünf Monate nach seinem Sturz durch die Straße soll der ehemalige ägyptische Präsident Hosni Mubarak neben seinen Söhnen Gamal und Alaa am 3. August in Kairo auf der Anklagebank erscheinen. Angeklagt des Schiessbefehls an die Polizei auf Demonstranten, die seinen Abgang forderten, riskiert er die Todesstrafe. Seine Gegner bezweifeln seine Präsenz bei den Anhörungen, trotz der Überführung des Diktators durch militärische Flugzeuge aus Sharm el-Sheikh in die Hauptstadt am Vorabend der Verhandlung.

2011.08.02, Von Baptiste Charbonnel, Original
Der ehemalige Rais, der allein über Ägypten regierte 30 Jahre lang (1981-2011), wird er im Fernsehen in der weißen Uniform der Angeklagten erscheinen? Diese Frage hängt über den Ägyptern, am Vorabend der Eröffnung eines historischen Prozesses. Man sagt ihn seit April im Krankenhaus in Sharm el-Sheikh, wo er wegen Herzproblemen behandelt wird, aber kein Bild von ist ihm seit seinem Sturz veröffentlicht worden.

Widersprüchliche Informationen über seine Gesundheit

Die zirkulierenden Informationen um seine Gesundheit sind unklar oder widersprüchlich. Letzte Woche sagte der Minister für Gesundheit, er sei “gesund” und bereit, überführt zu werden. Ein medizinischer Insider sagte AFP, er sei “deprimiert”; nach den offiziellen Medien weigerte er sich zu essen und sei sehr schwach geworden. Sein Anwalt kündigte an, dass der ehemalige Präsident an Magenkrebs leidet und er in ein Koma fiel. Bemerkungen, vom Krankenhaus in Sharm el-Sheikh widersprochen.
Trotz dieser Zweifel über das Vorhandensein von Mubarak in der mündlichen Verhandlung haben die Gegner des früheren Präsidenten zwei symbolische Siege errungen: einen Prozess und dessen Organisation in Kairo. Aus Sicherheitsgründen wird das Gericht in den Räumen der Polizei-Akademie der ägyptischen Hauptstadt im Norden der Stadt installiert werden. Mubarak, 83, zu richten, war eine der Forderungen des Tahrir-Platz in den 18 Tagen des Aufstandes, der zu seinem Rücktritt führte. Die Langsamkeit der Organisation des Prozesses ist einer der Gründe, dass die Demonstranten auf dem berühmten Platz in Kairo Anfang Juli wieder zu demonstrieren begonnen haben.

Saudi-Arabien will ihm das Schicksal von Saddam Hussein vermeiden

Die Ägypter fürchteten, dass die Armee, für die Gewährleistung des demokratischen Übergangs zuständig, nur ungern öffentlich den ehemaligen Kommandeur der Air Force demütigen würde. Sie wissen auch, dass Saudi-Arabien seinen ehemaligen Verbündeten drängt, um Mubarak das Schicksal von Saddam Hussein zu vermeiden. All das legt nahe, dass der Prozess von der Eröffnung an vertagt werden könnte.

Auf der Anklagebank ist auch mit Mubaraks Söhnen Gamal und Alaa, seinem ehemaligen Innenminister Habib el-Adli und sechs Verantwortlichen der Sicherheitskräfte zu rechnen. Der Geschäftsmann Hussein Salem, enger Freund Mubarak’s, wird in Abwesenheit verhandelt werden. Die elf Männer sind angeklagt, Millionen von Dollar vom ägyptischen Staat gestohlen zu haben und Befehle erteilt zu haben, die zum Tod von fast 850 Demonstranten während der Revolte ab 25. Januar führten. 600 Personen werden erwartet zum Beginn der Hauptverhandlung morgen.
ENDE

1. Manche Ägypter fordern das Gesetz der Vergeltung, andere nahmen Mitleid mit Hosni Mubarak
KAIRO (AFP) – 2011.03.08 08.05
“Mörder” für einige, alter, kranker Mensch für die anderen: das Schicksal von Hosni Mubarak, ab Mittwoch vor dem Strafgericht in Kairo, teilte die Ägypter.
“Er ist ein Killer, derjenige, der tötet muss getötet werden”, ruft Alaa Khaled, der seinen Zwillingsbruder am 27. Februar, am dritten Tag des Volksaufstandes, verlor.
Wie Alaa, fast alle aus den Familien der rund 850 Todesopfer und 6.000 in der Revolte Verletzten fordern die Anwendung des Gesetzes der Vergeltung.
“Wir sind nicht sicher, dass er vor Gericht erscheinen wird, aber wenn das nicht passiert, werden wir darauf achten, ihn selber zu richten, und es wird nicht unparteiisch sein”, drohte Zidane, dessen Vetter getötet wurde während der Proteste im Januar und Februar.
Salwa Said Hanafi trägt die dunkle Farbe der Trauer, wie zwei andere Frauen, die trafen sich in Tahrirplatz. Sie sind da, jeden Tag seit dem 8. Juli, der Beginn eines Sit-in mit unter anderem einer Forderung nach beschleunigten Verfahren gegen Beamte des alten Regimes.
“Alle, die verantwortlich für den Tod meines Sohnes sind, sollen gerichtet werden, aber Mubarak und Adli sind am wichtigsten”, sagt Salwa.
….
“Wo sind die Millionen? Wir wollen unser gestohlenes Geld zurück”, ruft Doaa Helmy, ein Aktivist von 27 Jahren.
Die Vermögen der Mubaraks wurden eingefroren, aber die genaue Höhe der ist nicht bekannt.
“Er ist alt und sehr krank und dann ist er nur einer von denen, die in der Gewalt beteiligt waren”, sagte Umm Ibrahim auf der anderen Seite, 62 Jahre, vor seiner Auslage von Gemüse im Dokki Bezirk, auf der anderen Seite des Nils.
Die Gesundheit von Herrn Mubarak ist das Thema oft widersprüchlicher Angaben.

Einige Ägypter bedauern die Vergangenheit. “Vor (Sturz von Mubarak) alles war besser in dem Land organisiert und es gab keine Gewalt”, sagte Mona Ahmed, die einen kleine Tabakladen an der Ecke einer Straße der Innenstadt betreibt. “Und mit Mubarak, Ägypten hat Frieden seit 30 Jahren gekannt”, fügt sie hinzu.
Die gemischten Gefühle zeigen auch eine Verlangsamung der weit verbreiteten Begeisterung für die Revolution und die Angst vor einer Trendwende.
“Lasst die Richter arbeiten, wir müssen in unsere normale Leben zurückkehren”, sagte Sabrine Abi, 50, die gegrillten Mais verkauft an Passanten.
Am Tahrirplatz bevorzugen einige Militante wie Khaled Bou Ali, 27, von der Zukunft zu sprechen. Für ihn ist “der Prozess nicht die Lösung, es gibt wichtigere Dinge, wie die Ausarbeitung einer neuen Verfassung und die Wahl vom Parlament.”
© 2011 AFP

2. Ägypten: Mubarak plädiert auf nicht schuldig, Prozess bis zum 15. August vertagt
KAIRO (AFP) – 2011.03.08 03.53
Liegend auf einer Bahre, plädierte der ehemalige ägyptische Präsident Hosni Mubarak, erster Führer des Nahen Ostens vor einem Richter seit Beginn des “arabischen Frühlings”, auf nicht schuldig am Mittwoch bei der Eröffnung seines historischen Prozesses wegen Mordes und Korruption. Nach einer vierstündigen Verhandlung hat der Richter den Prozess gegen die drei Männer auf den 15. August vertagt.
“All diese Vorwürfe, ich verleugne sie völlig”, sagte Mubarak mit heiserer, aber fester Stimme in das Mikro, das ihm hingehalten wurde. Seine Söhne Gamal und Alaa, der Korruption beschuldigt, plädierten auch nicht schuldig.
Entlang der ganzen Verhandlung wechselten sich Alaa und Gamal, stehend, bei ihrem Vater, liegend auf einer Trage in einer vergitterten Box, ab; manchmal versteckten sie ihn halb für die Kamera des staatlichen Fernsehens, das den Prozess live sendete. Sie hielten beide Bücher in der Hand.
Der vorsitzende Richter Ahmed Refaat ordnete an, dass der ehemalige starke Mann des Landes bis zum 15. Augustins International Medical Centre in der Nähe von Kairo überwiesen wird, und kam überein, dass ein Krebsspezialist ihm folgt, “wann immer nötig”, wie von der Verteidigung beantragt.
Der Prozess für die Morde von Demonstranten gegen den ehemaligen Innenminister Habib el-Adli und sechs leitende Beamte der Polizei, er wurde auf Donnerstag vertagt.
Der Geschäftsmann Hussein Salem, ein enger Freund Mubaraks, der nach Spanien geflüchtet ist, für seinen Teil wird in Abwesenheit wegen Korruption verhandelt.
Ein Vertreter der Generalstaatsanwaltschaft hatte zuvor Mr. Mubarak beschuldigt, mit Herrn el-Adli das “geplante Töten” von Anti-Regime Demonstranten in mehreren Provinzen Ägyptens vereinbart zu haben, und hatte Gamal und Alaa der Korruption beschuldigt.
Wenn Herr Mubarak wegen Mordes verurteilt wird, riskiert er die Todesstrafe.
Zum ersten Mal erschien heute der abgesetzte Präsident, 83, in der Öffentlichkeit seit seinem Rücktritt am 11. Februar. Gekleidet in Weiß er regelmäßig sprach zu seinen Söhnen, ruhig und auch in Weiß gekleidet: die Uniform der Angeklagten ist noch nicht abgeschafft worden.
Dies ist ein historischer Prozess für Ägypten und in der arabischen Welt, wo Straffreiheit ist in der Regel die Regel. Der ehemalige tunesische Präsident Zine El Abidine Ben Ali, abgesetzt 14. Januar durch einen Volksaufstand und floh nach Saudi-Arabien, wird derzeit in Abwesenheit wegen Machtmissbrauchs und vielem anderen verhandelt.
Die Anhörung erfolgte friedlich, obwohl viele Anwälte anwesend waren, hartnäckig und manchmal lautstark.
Einer der Anwälte der Zivilgesellschaft hat darum gebeten, dass der Marschall Hussein Tantawi, Verteidigungsminister Herr Mubarak’s seit 20 Jahren und jetzt de facto Staatsoberhaupt von Ägypten, als Zeuge .
auftritt vor der Polizei-Akademie, wo der Prozess aus Sicherheitsgründen gehalten wird und von Hunderten von Menschen, darunter Familien der Opfer, eng auf einer riesigen Leinwand verfolgt wird.
Aber in vereinzelten Zusammenstößen zwischen pro- und anti-Mubarak, die mit Steinen gekämpft hatten, brachten mehrere Verletzte trotz der starken Präsenz von Polizei und Armee.
Der Fall hat das Land fasziniert und die in der Regel überfüllten Straßen von Kairo waren ungewöhnlich ruhig während der mündlichen Verhandlung.
Mubarak hatte am frühen Morgen an Bord eines Krankenwagen das Krankenhaus in Sharm el-Sheikh verlassen, wo er in Haft war seit April als Folge von Herzproblemen. Er verließ den Ort mit dem Flugzeug und landete am Morgen auf dem Militärflughafen von Almaza, Kairo, bevor er an der Akademie aufgenommen wurde.
Zuvor hatte seine Anhänger schwingend Porträts des ehemaligen Präsidenten gezeigt, während die anti-Mubarak in der Hand hielten ein Bild von einem Seil, ein Symbol, dass sie sie wollen den ehemaligen Präsidenten hängen sehen wollen.
Kürzlich hatte der Anwalt von Mr. Mubarak, Farid al-Dib, versichert, dass er Krebs hatte, und letzte Woche war er in ein Koma, was das Krankenhaus dementiert. Einer seiner Ärzte sagte AFP, dass er relativ stabil war, aber er war schwach, weil er sich weigert zu essen, und sehr deprimiert.
© 2011 AFP

3. ÄGYPTISCHE PRESSESCHAU Mubarak-Prozess: “Der Pharao im Käfig”, die ägyptische Presse begrüßt einen Sieg des Volkes
KAIRO (AFP) – 2011.08.04 13.12
Die ägyptische Presse machte sich Donnerstag zum Echo des ungläubigen Staunens einer ganzen Nation nach Eröffnung des Prozesses gegen den ehemaligen Präsidenten Mubarak und begrüsst den dramatischen und vor sechs Monaten undenkbaren Fall des “letzten Pharaos” als Sieg der Revolution.

Highlights vom Sturz Mubarak’s bis zu seinem Prozess
KAIRO (AFP) – 2011.03.08 08.05
Rückruf von Ereignissen in Ägypten seit dem Rücktritt am 11. Februar von Hosni Mubarak, nach 18 Tagen eines Volksaufstandes.
Fast 850 Menschen wurden während des Aufstandes (Official) getötet.

Die links führen zu den entsprechen Artikeln hier im Afrikablog
=”http://afri-russ-archiv.blog.de/tags/%C3%A4gypten/fullposts/”>Insgesamt 45 Blogeinträge mit ca. + 100 Einzelartikeln aus dem Zeitraum.

– Februar 2011 –

=> – 11: Präsident Mubarak ist zurückgetreten und gibt seine Befugnisse an den Obersten Rat der Streitkräfte, den Marschall Hussein Tantawi führt. Er flieht nach Sharm el-Sheikh (Sinai).

=> – 12: Die Armee versprach einen “friedlichen Übergang” zu “einer gewählten zivilen Macht” und setzt die Verfassung und das Parlament aus.

– 21: Einfrieren der Vermögenswerte von Mubarak und seiner Familie.

– MÄRZ –

– 3: Essam Sharaf wird zum Ministerpräsidenten ernannt.

=> – 15: Das Innenministerium kündigte die Abschaffung der Staatssicherheit an und verspricht, sie durch einen Organismus, respektvoller mit den Rechten der Bürger, zu ersetzen.

=> – 19: Referendum über die Änderung der Verfassung: 77,2% mit “ja”.

– 21: EU friert Vermögen von Mubarak und 18 seiner Familie ein.

=> – 28: Die Armee verkündet eine geänderte Fassung des Gesetzes über die Parteien: Erleichterung ihrer Bildung, aber immer noch das Verbot ihrer Verfassung auf religiösen Grundlagen.

– APRIL –

=> – 8: Ein Todesfall in der Zerstreung von einer Demonstration in Kairo, die Zehntausende von Menschen mobilisierte.

– 13: Hosni Mubarak in Haft gehalten in einem Krankenhaus in Sharm el-Sheikh, wo er nach einem Herzinfarkt eingeliefert wurde.

– 16: Die Nationaldemokratische Partei (NDP, Mubarakpartei) aufgelöst.

– Mai –

=> – 7: Zusammenstöße Muslime / Christen in einem Stadtteil von Kairo: 15 Tote, über 200 Verletzte.

– 17: Die Frau des ehemaligen Präsidenten, Suzanne, freigelassen nach Abgabe ihres Vermögens an den Staat.

– Juni –

=> – 1: Der Prozess gegen Hosni Mubarak und Söhne für 3 August angesetzt. Sein Anwalt sagte, der ehemalige Präsident hat Magenkrebs.

=> – 6: Die Partei für Freiheit und Gerechtigkeit, von der Muslim-Bruderschaft, legalisiert.

– 21: Die Muslim-Bruderschaft in einer Strategie der Allianz mit anderen Parteien, einschließlich der Liberalen und der Linken, engagiert.

=> – 28: Bekanntmachung der Auflösung der Gemeinderäte unter Mubarak gewählt.

– 28-29: Gewaltsame Zusammenstöße Polizei / Demonstranten in Kairo: 1036 Verletzte, die meisten leicht.

– Juli –

=> – 08: Prodemokratiebewegung beginnt Besetzung des Tahrirplatzes

– 13: Bekanntgabe der Rückkehr von Hunderten von Polizisten. Die September Parlamentswahlen verschoben um ein oder zwei Monate.

– 16: Die Armee verspricht die Verwendung von Militärgerichten zu begrenzen.

– 19: Mubarak manchmal das Bewusstsein verlieren (offizielle Nachrichtenagentur MENA).

– 21: Regierungsumbildung von Essam Sharaf geführt, beruhigt aber nicht die Situation, da ein Teil der neuen Kabinettsmitglieder unter Mubarak gedient.

– 23: Mehr als 200 bei Zusammenstößen zwischen Demonstranten in Kairo und Unterstützern des Militärs verletzt.

– 25: Justiz klagt wegen Korruptionsvorwürfen den ehemaligen Ministerpräsidenten Ahmad Nazif an und verschiebt den Mord-Prozess gegen den ehemaligen Innenminister Habib el-Adli in den von Mubarak.

– 27: Mubarak weigert sich zu essen und sei “extrem schwach” (Medien).

– 28: Hosni Mubarak wird in Kairo (Mena) gerichtet. Der Gesundheitsminister, Amr Helmy, zeigt an, dass die Gesundheit des ehemaligen Präsidenten “gut” ist und er kann vor Gericht übertragen werden.

=> – 29: Monsterdemonstration in Kairo vor allem von Islamisten. Vier Tote bei Gewalt in El-Arisch (Sinai).

– 31: Die Aktivisten, am Tahrir-Platz in Kairo seit dem 8. Juli, suspendieren ihr sit-in für den Monat Ramadan.
© 2011 AFP

Das Foto des ehemaligen Strongman des Landes, in Weiß gekleidet und auf einer Bahre liegend hinter den Gittern eines Drahtkäfigs im Gerichtssaal steht auf der Titelseite jeder Zeitung.
Ein anschauliches Bild, vor allem vor seinem Sturz waren die Fotografen angewiesen, nur die schmeichelhaften Bilder vom Staatschef zu wählen, während alle Spekulationen über seinen Gesundheitszustand einen Redakteur ins Gefängnis bringen konnte.
“The Pharao in the box”, verkündete die unabhängige Tageszeitung Al-Masri Al-Yom, während die oppositionelle Zeitung Al-Wafd begrüßte “der Anführer der Bande … im Käfig.”
“Die Strafe: das undenkbare Ende Mubarak’s”, titelte Al-Ahram Weekly.
“Mubarak und sein Regime in den Händen der Justiz und sehr anwesend”, stellte seinerseits die Regierungs- Tageszeitung Al-Ahram fest. Bis er vor Gericht erschien, glaubten nur wenige Menschen, dass der ehemalige Präsident, krank und behandelt seit April in der Klinik von Sharm el-Sheikh, hier im Gerichtssaal wäre.
“Und die ägyptische Revolution war erfolgreich”, freute sich dagegen die Zeitung Al-Dostour (parteilos), deren ehemaliger Redakteur, Ibrahim Eissa, im Gefängnis war in 2008 für das Schreiben über die Gesundheit von Mubarak, bevor er begnadigt wurde.
Die Zeitung Rose el-Youssef glaubte, dass der Prozess “Ägypten und den Ägyptern ihre Würde zurückgegeben hat.”
“Mit einem einzigen Bild des gestürzten Präsidenten, auf seinem Bett in der Box, änderte sich alles. Die Revolutionäre waren beruhigt, dass der Prozess real und nicht eine Komödie war”, sagte Al-Masri Al-Yom dort im Leitartikel.

© 2011 AFP

4. Der Prozess Mubarak gibt Vertrauen in die Armee zurück beim schwierigen Übergang
KAIRO (AFP) – 2011.08.04 16.46
Hosni Mubarak’s Auftritt auf der Anklagebank reaktiviert Vertrauen in die ägyptischen Armee und ihre Glaubwürdigkeit, nachdem sie in den letzten Monaten für das langsame Tempo der Reform kritisiert wurde, aber die Übergangsfrist ist voller Fallstricke, nach Analysten.
Bis zur letzten Minute glaubte die überwältigende Mehrheit der Ägypter, vor allem die jungen Pro-Demokratie-Aktivisten, die den Aufstand im Februar begonnen hatten, nicht an die Anwesenheit des ehemaligen Präsidenten im Gerichtssaal.
Viele beschuldigten das Militär, es wolle nicht einen ehemaligen Chef der Luftwaffe vor einen Richter stellen.
Aber die Anwesenheit von Mubarak in dem ägyptischen Gericht hat das Vertrauen in die Militärs, die seit dem Rücktritt des ehemaligen Präsidenten 11 Februar regieren, restauriert. Während viele glauben weiterhin, dass das Militärden Forderungen des Volkes nur unter Druck nachgeben wird.
Hunderttausende von Ägyptern forderten am Tahrir-Platz am 8. Juli die Beschleunigung der Reformen und Reinigung der staatlichen Institutionen von den Symbolen des alten Regimes, vor allem das Innenministerium und eine schnelle Verurteilung von Mubarak.
Der Prozess “beruhigt das ägyptische Volk mit der Tatsache, dass Gerechtigkeit nicht abgeschlossen ist und keine Kriminellen ungestraft bleiben werden, unabhängig von ihrer Position”, sagte in einer Erklärung Saad el-Katatni, der Generalsekretär der Partei Freiheit und Gerechtigkeit (PLJ), die sich aus der im Mubarak-Regime verbotenen Muslimbruderschaft entwickelt hat.
“Die Fortsetzung dieser Linie dürfte das Vertrauen zwischen den Menschen und der Macht (der Armee) in diesem Zeitraum aufbauen, und dieses Vertrauen muss gestärkt werden, da es der Anfang der Periode der Konstruktion und Entwicklung werden wird” , fügte er hinzu.
Aber der Prozess von Herrn Mubarak hat nicht die Ängste der liberalen und linken Kräfte – genannt säkulare Kräfte – ausgeräumt. Sie befürchten Bevorteilung der Islamisten seitens der Armee, die mit ihnen den Übergang nach eigenem Gusto gestallten könnte.
“Die Menschen sind stolz darauf, Mubarak gezwungen zu haben in der Kiste zu sitzen, aber ich fürchte, dass man teuer bezahlt für sein Erscheinen vor Gericht”, sagt der Herausgeber der unabhängigen Tageszeitung al-Tahrir, Ibrahim Eissa, auch in der Zeitung.
Mr. Eissa hat auch Angst, dass “die Verantwortlichen die Angelegenheiten des Landes nicht meistern und schlechte Gesetze und Entscheidungen treffen, die nicht Konsens sind: Was willst du mehr, haben wir nicht Mubarak verurteilt?”.
“Der Prozess ist das erste Zeichen, dass der Militär-Rat befasst sich mit dem, was als eine Revolution geschehen ist”, sagte der Analyst Emad Gad, ein Analyst vom Zentrum Ahram für politische und strategische Studien in Kairo.
Er sagte, das Militär hat bislang den Aufstand als eine Bewegung pro-Reform betrachtet, mit dem Ziel, nur einem angeblichen Plan Mubarak’s Einhalt zu gebieten, die Macht an seinen Sohn Gamal weiterzugeben.
“Dies ist ein wichtiger Schritt, dass das Gewicht der säkularen Kräfte gegenüber den islamistischen Kräften stärkt, die ( das Militär) zu benutzen versuchte, um den Militär Rat zu zwingen, einen Prozess Mubarak zu vermeiden”, sagt er.
….
“Ich denke, der Prozess wird Glaubwürdigkeit des Rates herstellen”, sagte Amr Choubaki, ein weiterer Analyst vom Ahram Centre.
“Aber der hat keine Lösung für die großen Probleme, die mit dem derzeitigen Management der Übergangszeit verbunden sind, wie die Reform des Ministeriums des Innern und die Stärkung der richterlichen Unabhängigkeit”, sagt er.
© 2011 AFP

5. ARABISCHE PRESSESCHAU: Die arabische Welt ist gefesselt vom Prozess gegen den ehemaligen ägyptischen Präsidenten Mubarak
KAIRO (AFP) – 2011.08.04 01.56
Der Schock des Bildes des ehemaligen ägyptischen Präsidenten Hosni Mubarak auf der Anklagebank hat die arabischen Welt gefesselt, wo viele Menschen seinen Prozesses begrüßen, als eine “große Lektion” für “diejenigen, die ihre Sitze halten.”
Das Foto Mubaraks in einem Drahtkäfig tourte durch die Welt und bewegte die Gemüter in einer Region, wo Staats-und Regierungschefs in der Regel all-mächtig sind und nur selten Rechenschaft ablegen.
Am Fernseher oder in sozialen Netzwerken wie Facebook und Twitter verfolgten viele Araber von Marokko bis Jordanien den Prozess, erstaunt und bewundernd.
“Dieser Tag hat etwas, das wie ein Traum ist, weil niemand sich vorstellen konnte, dass Autokraten hinter Gittern sitzen können”, sagte die palästinensische Tageszeitung Al-Quds.
“Jeder Araber hofft, dass dieser historische Prozess eine Lektion für alle diejenigen wird, die an ihren Sitzen klammern, sich weigern, den Forderungen ihres Volkes nach Freiheit, Demokratie und sozialer Gerechtigkeit zuzuhören”, sagt sie.
Mubarak ist der erste Nahost-Führer in dieser Lage seit dem Beginn des “arabischen Frühlings”, der in blutiger Repression beantwortet wurde und sogar in den Krieg wechselt, in Syrien und Libyen.
In Damaskus hat die RegierungsPresse nicht ein Wort über den Prozess verloren, mit Ausnahme der Zeitung der regierenden al-Baath Partei, die die Vertagung auf 15. August meldete.

Keine offizielle Reaktion aus Riad ausging, einst ein enger Verbündeter von Herrn Mubarak. Aber die lokale Presse, die in der Regel drückt eine ähnliche Ansicht der Behörden aus, begrüßte den Prozess als “zivilisiert”. Unter dem Titel “das Primat der Justiz”, die Zeitung Al-Jazira schrieb, dass es “keine Ausnahme” vor der Justiz gäbe.
“Die Krankheit (Mubaraks) verhindert nicht, dass ein Angeklagter rechenschaftspflichtig ist und ungestraft bleibt”, sagt sie.
“Dies ist ein zivilisierter Prozess, bei dem die Gesetze von der Staatsanwaltschaft und der Verteidigung eingehalten wurden”, so die Zeitung Al-Riyadh, eine Hommage an das Gericht für den Nachweis der “Unabhängigkeit und Unparteilichkeit.”
“Der historische Prozess Mubarak ist der Beweis, dass die Menschen in Ägypten die Diktatur besiegt haben”, rief die unabhängige jordanische Tageszeitung Al-Arab Al-Yawm, während ihr Landsmann Al-Ghad Auffassung ist, dass diese Show wird “geben dem arabischen Aufstand einen Schub, um Hindernisse zu überwinden.”
“Dieser Prozess ist ein Sieg für den Willen der Völker der Region zugunsten der Demokratisierung”, sagte die marokkanische Tageszeitung Al–Tajdid, für die das eine besondere Botschaft sendet nach Marokko, wo “Korruption hält sich trotz Versprechungen, sie zu überwinden. ”
Der Herausgeber der palästinensischen Tageszeitung Al Hayat al-Jadida, Hafez al-Barghouti, aber dämpft diese Begeisterung.
“Es ist großartig, dass die Leute ein ganzes Regime stürzen und vor Gericht bringen konnten, aber es sollte ohne Rachegefühle getan werden”, “die Revolution, die leert sich ansonsten ihres Inhaltes”, sagte er und fragte sich, “Wie ein alter ehemaliger Präsident in der Lage sein konnte, am Leben zu bleiben mit allem, was er in den letzten Monaten erlitten hat.”
© 2011 AFP

0 thoughts on “ÄGYPTEN: MUBARAK (+ Videoportrait) VOR GERICHT IN KAIRO, PROZESS VERTAGT AUF 15. 08. – ÄGYPTISCHE + ARABISCHE PRESSESCHAUEN – Égypte : début du procès des Moubarak, commentaires, revues de presse egytienne et arabe”

  1. Zusätzliche Infos aus der taz vom 03.08.2011 für unsere deutschen Leser:

    Ein Pharao vor Gericht

    Nun muss sich Ägyptens Ex-Präsident vor Gericht verantworten. Auch, weil er für den Tod von Demonstranten verantwortlich gemacht wird.von B. Seel & K. El-Gawhary
    HIER LESEN!

    Jetzt geht es darum, wie der Prozess gegen Mubarak geführt wird
    Test für das neue Ägypten

    Kommentar von BEATE SEEL

    HIER LESEN!

  2. Aus Deutsche Welle World:

    Internet | 03.08.2011
    “Hosni Mubarak, spiel das Opfer!”

    Ägypten macht seinem Ex-Präsidenten den Prozess, und jeder kann zuschauen – live und in Farbe. Auch im Internet haben das viele getan – und ihre ganz eigenen Ansichten verbreitet. Ein Überblick.

    “Der Mubarak-Prozess geht um die Welt”, schreibt User fksoliman beim Mikronachrichtendienst Twitter am Mittwoch (03.08.2011), als der Prozess gegen den ehemaligen Staatschef beginnt. “Egal, ob man für oder gegen Mubarak ist, heute schreibt Ägypten Geschichte”, findet Userin Inegmeldin. Und NadiaE schaut den Prozess sogar mit ihrem 13-jährigen Sohn: “Das ist ein stolzer Moment für mich”, schreibt sie ergriffen.

    Chaos beim Prozessauftakt

    Die Erwartungen der Netzgemeinde am ersten Prozesstag waren groß. Schließlich hatte Hosni Mubarak Ägypten rund 30 Jahre lang mit harter Hand regiert. Doch von dem einst mächtigen Mann ist nicht viel übriggeblieben: In einem Krankenhausbett wurde er in den Gerichtssaal geschoben. Hinter Gittern musste er den Prozessauftakt verfolgen.

    Wenn er mit diesem Auftritt Mitleid erregen wollte, dann ist das offenbar gründlich schief gegangen: “Vom Gottkönig zur Käfigratte. Wie soll man das ‘gesundheitlich’ aushalten… “, spottet User Ratxi in einem deutschen Online-Forum. “Er sieht doch gar nicht so gebrechlich aus, immerhin hat er gefärbte Haare und strahlt”, meint ein anderer Twitterer. Mubarak im Käfig: Selbst wenn der Prozess schiefgehen sollte, meint TimourChafik, so habe sich dieses Bild auf ewig in sein Gedächtnis gebrannt…..
    => Hier weiterlesen

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