ÄGYPTEN, REVOLUTION II ? PROTESTE (Part II) NICHT ZU STOPPEN – MILITÄR ERNENNT NEUEN ALTEN PREMIER – Egypte: Kamal al-Ganzouri nommé Premier ministre par l’armée au pouvoir

Ägypten: Kamal al-Ganzouri zum Premierminister ernannt durch das Militär an der Macht
KAIRO (AFP) – 2011.11.25 11.30
Tausende von Ägyptern versammelt Freitag auf dem Tahrir-Platz in Kairo für eine Veranstaltung namens “letzte Chance” fordern erneut den sofortigen Rücktritt des Militärs, mit Unterstützung der berühmten muslimischen Institution Al-Azhar und des Oppositionellen ElBraradei. Kamal el-Ganzouri, ein ehemaliger Chef der ägyptischen Regierung, wurde vom Militär an der Macht zum neuen Premierminister ernannt, sagte am Freitag das staatliche Fernsehen.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM FOTO

=> PART I : 19.11. – 24.11. http://afri-russ-archiv.blog.de/2011/11/25/aegypten-neue-zusammenstoesse-polizei-demonstranten-kurz-vor-wahlen-egypte-violents-affrontements-entre-policiers-et-manifestants-place-tahrir-av-12195616/

=> ELECTIONS – RESULTATS 02.12.2011 : ÄGYPTEN, PARLAMENTSWAHLEN. WAHLERGEBNIS: SIEG DER MUSLIMBRÜDER UND DER ISLAMISTISCH-FUNDAMENTALISTISCHEN SALAFISTEN – Egypte, élections I, résultats: percée surprise des salafistes, derrière les Frères musulmans

Egypte: Kamal al-Ganzouri nommé Premier ministre par l’armée au pouvoir
LE CAIRE (AFP) – 25.11.2011 11:30
Des milliers d’Egyptiens se rassemblaient vendredi sur la place Tahrir au Caire pour une manifestation dite de “la dernière chance” réclamant une fois de plus le départ immédiat du pouvoir militaire, avec le soutien de la prestigieuse institution musulmane d’Azhar et de l’opposant Mohamed ElBaradei, candidat déclaré à la présidence.
Kamal el-Ganzouri, un ancien chef du gouvernement égyptien, a été désigné comme nouveau Premier ministre par l’armée au pouvoir, a indiqué vendredi la télévision d’Etat.

M. Ganzouri, 78 ans, a été de 1996 à 1999, Premier ministre sous Hosni Moubarak, chassé le 11 février par une révolte populaire. Il remplace Essam Charaf, qui a démissionné avec le reste du gouvernement en raison de la grave crise que traverse l’Egypte actuellement.
Le grand imam d’Al-Azhar, principale institution musulmane d’Egypte, a affirmé soutenir les dizaines de milliers de manifestants à Tahrir pour réclamer la chute du conseil militaire au pouvoir, selon son représentant présent sur cette place du centre du Caire.
“Le grand imam vous soutient et prie pour votre victoire”, a déclaré Hassan Chafie dans une allocution vendredi devant les manifestants place Tahrir.
Par ailleurs, Mohamed ElBaradei, ex-chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui affiche ses ambitions pour la présidence de l’Egypte, s’est joint à des dizaines de milliers de manifestants qui participaient à la prière musulmane hebdomadaire sur la place.
Dès le sermon fini des dizaines de personnes autour de lui ont crié “le peuple veut le départ du maréchal”, en référence au maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis la chute en février du président Hosni Moubarak.
L’imam conduisant la prière sur la place a réclamé dans son sermon le transfert immédiat du pouvoir à un gouvernement de “salut national” et a prévenu que les manifestants ne quitteraient Tahrir “qu’une fois leurs revendications satisfaites”.
“Il n’y a d’autre option qu’un gouvernement de salut national avec les pouvoirs d’un président”, a déclaré l’imam Mazhar Chahine.
Les manifestants qui réclament le transfert immédiat du pouvoir aux civils ont entamé vendredi matin un rassemblement dit de “la dernière chance” réclamant une fois de plus le départ immédiat du pouvoir militaire.
Dans le même temps, la Maison Blanche a exhorté à un retour rapide à une gouvernance civile en Egypte, où de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait 41 morts au cours des derniers jours.
“Nous croyons, et cela est très important, que le transfert complet de pouvoir à un gouvernement civil doit avoir lieu de manière juste et sans exclusive, qui réponde aux aspirations légitimes du peuple égyptien, dès que possible”, a indiqué Jay Carney, porte-parole de la Maison Blanche, dans un communiqué.
Après une semaine d’occupation de la place Tahrir par des dizaines de milliers de manifestants, le quotidien gouvernemental Al-Ahram titrait en une “Le vendredi de la dernière chance… la stabilité ou le chaos”.
A trois jours des premières élections législatives depuis la chute le 11 février du président Hosni Moubarak, un autre quotidien gouvernemental, Al-Akhbar, affirmait qu’il s’agissait du “vendredi du tournant” dans un pays où le gouvernement, démissionnaire depuis lundi, n’a toujours pas été remplacé.
Sur leur page Facebook, plusieurs mouvements pro-démocratie ont de leur côté proposé une liste de noms pour la constitution d’un gouvernement de salut national.
Ils font notamment mention de Mohamed ElBaradei, ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui vise la présidence, ainsi qu’Amr Moussa, ancien chef de la Ligue arabe et lui aussi potentiel président.
Un autre groupe pro-démocratie, celui des jeunes du 6-Avril, a estimé que le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis le 11 février “a prouvé que la mission (de gouverner) était trop lourde à assumer pour lui”, et rappelé que “c’est la place Tahrir qui a renversé le plus grand tyran du Moyen-Orient”.
L’armée a toutefois écarté une nouvelle fois l’hypothèse d’un départ immédiat du pouvoir, des hauts responsables militaires assurant que cela reviendrait à “trahir le peuple”.
“Le peuple nous a confié une mission et si nous y renonçons maintenant cela voudrait dire que nous trahissons le peuple”, a déclaré jeudi le général Moukhtar el-Moullah.
L’armée a annoncé mardi une présidentielle avant la fin juin 2012, par laquelle elle doit remettre le pouvoir exécutif à un chef d’Etat élu.
Les militaires ont également confirmé que les élections législatives se tiendraient bien à partir de lundi, malgré les craintes qu’elles ne soient affectées par la crise actuelle, la plus grave à laquelle l’armée fait face depuis février.
Des affrontements ont été signalés au cours des derniers jours notamment dans les villes de Port-Saïd (nord), Suez, Qena (centre), Assiout, Assouan (sud) et à Marsa Matrouh (ouest).
Outre le retour à une gouvernance civile, les manifestants ont également placé ce vendredi sous le slogan “le droit des martyrs”, pour exiger la poursuite des responsables de la mort de 41 personnes décédées lors des heurts en marge des rassemblements à travers le pays, dont 36 au Caire.
Une autre manifestation, en soutien au conseil militaire, est elle aussi prévue vendredi au Caire, dans un autre quartier de la capitale.
Par ailleurs, Reporters sans frontières a déconseillé aux médias internationaux d’envoyer en Egypte des femmes journalistes, après une série d’agressions sexuelles.
Une journaliste de la chaîne France 3 a déclaré avoir été violemment frappée et victime d’une agression sexuelle de la part d’hommes en civil jeudi au Caire, après qu’une journaliste égypto-américaine a fait état de violences sexuelles de la part de policiers.
© 2011 AFP

Des milliers de manifestants rassemblés place Tahrir, le 24 novembre 2011 au Caire
Foto (c) AFP: Protestdemonstration Kairo, 24.11.2011
Des milliers de manifestants rassemblés place Tahrir, le 24 novembre 2011 au Caire

Ägypten: Kamal al-Ganzouri zum Premierminister ernannt durch das Militär an der Macht
KAIRO (AFP) – 2011.11.25 11.30
Tausende von Ägyptern versammelt Freitag auf dem Tahrir-Platz in Kairo für eine Veranstaltung namens “letzte Chance” fordern erneut den sofortigen Rücktritt des Militärs. Kamal el-Ganzouri, ein ehemaliger Chef der ägyptischen Regierung, wurde vom Militär an der Macht zum neuen Premierminister ernannt, sagte am Freitag das staatliche Fernsehen.
Mr. Ganzouri, 78, war von 1996 bis 1999 Ministerpräsident unter Hosni Mubarak, 11. Februar durch einen Volksaufstand vertrieben. Er ersetzt Essam Sharaf, der mit dem Rest der Regierung wegen der schweren Krise in Ägypten zurückgetreten ist.
Der Große Imam der Al-Azhar, der führenden islamischen Institution in Ägypten, unterstützt die Zehntausende von Demonstranten auf dem Tahrir und fordert den Sturz des herrschenden militärischen Rates, so sein Vertreter auf dem Platz im Zentrum von Kairo.
“Der große Imam unterstützt Sie und betet für Euren Sieg”, sagte Hassan Chafe Freitag in einer Rede vor den Demonstranten auf dem Tahrir Square.
Darüber hinaus trat Mohamed ElBaradei, ehemaliger Chef der Internationalen Atomenergiebehörde (IAEA), der seine Ambitionen zeigte für die Präsidentschaft von Ägypten, unter die Zehntausende von Demonstranten beim wöchentlichen muslimischen Gebet auf dem Platz.
Vor der Predigt Dutzende von Menschen um ihn herum riefen: “Die Menschen wollen den Abzug des Marshal”, bezogen auf Marshal Hussein Tantawi, Chef des Obersten Rates der Streitkräfte (AFSC), der das Land seit dem Sturz von Hosni Mubarak führt.
Der Imam führt das Gebet auf dem Platz und fordert in seiner Predigt die sofortige Übergabe der Macht an eine Regierung der “nationalen Rettung” und hat davor gewarnt, dass Demonstranten nicht verlassen würden Tahrir “solange ihre Forderungen nicht erfüllt werden.”
“Es gibt keine Option ausser eine Regierung der nationalen Rettung mit den Befugnissen eines Präsidenten”, sagte Imam Mazhar Shahin.
Die Demonstranten forderten die sofortige Übergabe der Macht an Zivilisten.
Gleichzeitig forderte das Weiße Haus eine rasche Rückkehr zu einer zivilen Regierung in Ägypten, wo gewaltsame Zusammenstöße zwischen Demonstranten und Sicherheitskräften 41 Getötet haben in den letzten Tagen.
“Wir glauben, und das ist sehr wichtig, dass nur die vollständige Übergabe der Macht an eine zivile Regierung, fair und ohne Ausschluss, die legitimen Bestrebungen des ägyptischen Volkes erfüllt und so bald wie möglich getan werden muss”, sagte Jay Carney, Stellvertretend für das Weiße Haus, in einer Erklärung.
Nach einer Woche Besetzung des Tahrir-Platz von Zehntausenden von Demonstranten, titelt die Regierungs- Tageszeitung Al-Ahram Schlagzeile mit “Freitag der letzten Chance … Stabilität oder Chaos.”
Drei Tage vor den ersten Parlamentswahlen seit dem Sturz am 11. Februar von Präsident Hosni Mubarak, eine anderen staatlichen Tageszeitung, Al-Akhbar, sagte, es sei “Freitag des Wendepunktes” in einem Land, wo die Regierung, die Montag zurückgetreten war, ist immer noch nicht ersetzt worden.

Auf ihrer Facebook-Seite haben mehrere Pro-Demokratie-Bewegungen wiederum eine Liste von Namen für die Bildung einer Regierung der nationalen Rettung vorgeschlagen.
Dazu gehören Verweise auf Mohamed ElBaradei, ehemaliger Chef der Internationalen Atomenergiebehörde (IAEA), für die Präsidentschaft, und Amr Moussa, ehemaliger Leiter der Arabischen Liga und auch potentieller Präsident.
Ein weiteres Pro-Demokratie-Gruppe, die Jugendbewegung 6. April, sagte, der Oberste Rat der Streitkräfte (AFSC), in Kraft seit 11. Februar, habe “bewiesen, dass die Mission (der Regierung) zu schwer war für ihn” und erinnerte daran, dass es “am Tahrir-Platz war, wo der größte Tyrann im Nahen Osten gestürzt ist.”
Die Armee aber wieder lehnte die Hypothese von einer sofortigen Abschied von der Macht ab, dies würde “verraten das Volk.”
“Die Leute gaben uns eine Mission, und wenn wir aufgeben, jetzt würde bedeuten, dass wir die Leute verraten”, sagte am Donnerstag General Mukhtar al-Mullah.
Die Armee gab am Dienstag eine präsidiale Wahl vor Ende Juni 2012 bekannt.
Das Militär bestätigte auch, dass die Wahlen vom Montag aber stattfinden wird, trotz der Befürchtungen, sie seien von der aktuellen Krise, das Schlimmste, dass die Armee seit Februar konfrontiert, betroffen.
Zusammenstöße in den letzten Tagen sind vor allem aus den Städten Port Said (Norden), Suez, Qena (Mitte), Assiut, Assuan (Süden) und Marsa Matrouh (Westen) berichtet worden.
Neben der Rückkehr zu einer zivilen Verwaltung haben die Demonstranten auch am Freitag unter dem Motto “das Recht der Märtyrer” demonstriert, für die Verfolgung der Verantwortlichen für den Tod von 41 Menschen, die diese Woche bei Zusammenstößen am Rande der Demonstrationen im ganzen Land starben, darunter 36 in Kairo.
Eine weitere Veranstaltung zur Unterstützung des militärischen Rates ist auch für Freitag in Kairo geplant, in einem anderen Teil der Hauptstadt.
Reporter ohne Grenzen hat die internationalen Medien gewarnt, weiblichen Journalisten in Ägypten zu senden, nach einer Reihe von sexuellen Übergriffen.

© 2011 AFP

Leave a Reply