ÄGYPTEN: REVOLUTIONÄRE ERINNERN MIT STRASSENKUNST AN DEMOKRATIEFORDERUNGEN – Campaign No Walls – Keine Mauern – Pas de murs – Egypte: des graffitis pour faire disparaître les barricades

Ägypten: Graffiti gegen die Barrikaden
KAIRO (AFP) – 2012.03.04 06.52 Uhr
Sie wurden geprügelt und verdrängt, auf sie ist sogar geschossen worden, aber die ägyptischen Demokratie-Aktivisten sind in die Innenstadt von Kairo zurückgekehrt, um die Flamme der Revolution hochzuhalten, dieses Mal mit Pinseln und Farbtöpfen.
Von weitem scheint die Hauptallee Sheikh Rihan, in der Regel sehr voll, seltsam leer und still. Kein Auto, keine Menschenseele.
Kommt man näher, merkt man, dass ein täuscherisches Wandbild die Perspektive von der Straße mit Straßenlaternen und Bäumen reproduziert, und zwar auf einer Beton-Barrikade, von der Polizei errichtet, um den Weg zu versperren .

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Egypte: des graffitis pour faire disparaître les barricades
LE CAIRE (AFP) – 03.04.2012 06:52
On les a matraqués, refoulés et ils se sont même fait tirer dessus, mais les militants égyptiens sont revenus dans le centre du Caire pour maintenir la flamme de leur révolution avec cette fois des pinceaux et des pots de peinture.
De loin, la grande avenue Cheikh Rihan, d’ordinaire très encombrée, apparaît étrangement vide et calme. Pas une voiture, pas âme qui vive.
En s’approchant, on réalise qu’une fresque en trompe-l’oeil a reproduit la perspective de la rue avec ses lampadaires et ses arbres sur une barricade de béton édifiée par les forces de l’ordre pour barrer la voie.

Un graffiti mêlant les caricatures de l'ancien président Hosni Moubarak et du maréchal Hussein Tant
Foto (c) AFP: Mischung von Graffiti-Karikaturen des ehemaligen Präsidenten Hosni Mubarak und Marschall Hussein Tantawi, mit einem Slogan (“Die Revolution geht weiter”) in einer Straße in Kairo, 17. März 2012
Un graffiti mêlant les caricatures de l’ancien président Hosni Moubarak et du maréchal Hussein Tantawi, avec un slogan (“La révolution continue”) dans une rue du Caire, le 17 mars 2012

La campagne intitulée “pas de murs” vise à utiliser les multiples barricades en blocs de pierres et murs érigés par la police et l’armée pour interdire des rues proches de la célèbre place Tahrir, épicentre du soulèvement qui a renversé le président Hosni Moubarak en février 2011, et site d’innombrables manifestations depuis.
Officiellement, ces murs visent à protéger des bâtiments officiels, souvent pris à partie dans le contexte politique volatile qui règne depuis l’an dernier, et qui pourrait se tendre à nouveau avec l’élection présidentielle prévue fin mai.
Mais pour les manifestants, ils témoignent d’une volonté de morceler le quartier afin d’empêcher les cortèges de protestation contre l’actuel pouvoir militaire de se déplacer d’une rue à l’autre.
La réponse au béton se fait à coups de pinceaux, mêlant humour, espoirs et colère.
“Nous n’avons pas fait une révolution pour en arriver à ce qu’ils (les forces de l’ordre) construisent des murs de séparation”, affirme Ammar Abou Bakr, professeur à l’université des Beaux-Arts de Louxor (sud).
“Notre campagne est non-violente, il s’agit juste de faire des brèches dans ces murs grâce à des dessins”, ajoute-t-il.
De nombreuses palissades barrant les rues ou des murs d’immeubles du centre ville sont devenus de véritables fresques où l’on retrouve pêle-mêle des caricatures des généraux au pouvoir et des portraits des jeunes “martyrs” de la révolution.
Une ballerine faisant des pointes, une femme en robe noire traditionnelle portant une bonbonne de gaz sur la tête, des loups, des serpents à tête humaine et autres personnages ornent aussi désormais les rues du centre-ville.
“Notre révolution est pacifique. S’ils jouent avec les murs, nous jouons avec les esprits. Ils dressent des murs, mais nous faisons en sorte qu’on ne les voie plus” affirme Amr Nazir, un autre dessinateur.
Jouant au chat et à la souris avec les autorités, les artistes peignent à toute allure avant que leurs oeuvres ne soient effacées.
“Les autorités n’acceptent pas les mouvement de graffitis, pas seulement en Egypte mais dans le monde entier. Nous tentons d’introduire un nouveau style, de nouveaux sujets”, affirme Alaa Awad, un autre professeur des Beaux-Arts de Louxor.
Lui a décidé de peindre un sujet inspiré d’une page de la Description de l’Egypte, la monumentale encyclopédie réalisée par les savants de l’expédition de Napoléon Bonaparte, dont un des rares exemplaires a disparu dans l’incendie d’un institut historique en décembre près de Tahrir.

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Mais peu après la fresque terminée, des manifestants ont fait tomber les blocs de béton qui lui servaient de support. Non pour détruire la peinture, mais pour abattre ce mur situé près du siège du gouvernement, emblématique de la volonté du pouvoir de protéger ses institutions.
D’autres murs ont été décorés de portraits de Samira Ibrahim, jeune manifestante qui accuse l’armée de pratiquer des “tests de virginité” sur les femmes arrêtées lors des rassemblements contre pouvoir militaire.
Une peinture la représente, le regard rebelle, au-dessus de soldats ayant tous le visage du médecin militaire poursuivi par Samira, récemment relaxé par la justice militaire.
Un peu plus loin une série de portraits de personnes tuées durant les manifestations, portent des ailes de couleur vive, symbolisant, explique Ammar Abou Bakr, “les martyrs, les saints et les anges” dans l’art pictural des Coptes (chrétiens d’Egypte).
Cette forme d’art libre dans la rue attire désormais de nombreuses personnes dans le centre ville, qui prennent des photos et posent devant les graffitis et oeuvres murales.
“Je suis passé dans la rue et j’ai reconnu les portraits de martyrs”, raconte Gamal al-Sayyed, un consultant en informatique. “Comme le montre le graffiti, ils sont maintenant devenus des anges”.
© 2012 AFP

Des graffitis représentant des personnes tuées pendant la révolution egyptienne, dans une rue du Cai
Foto (c) AFP: Graffiti repräsentiert Menschen, die während der ägyptischen Revolution getötet wurden, auf einer Straße in Kairo, 17. März 2012
Des graffitis représentant des personnes tuées pendant la révolution egyptienne, dans une rue du Caire, le 17 mars 2012

Ägypten: Graffiti gegen die Barrikaden
KAIRO (AFP) – 2012.03.04 06.52 Uhr
Sie wurden geprügelt und verdrängt, auf sie ist sogar geschossen worden, aber die ägyptischen Demokratie-Aktivisten sind in die Innenstadt von Kairo zurückgekehrt, um die Flamme der Revolution hochzuhalten, dieses Mal mit Pinseln und Farbtöpfen.
Von weitem scheint die Hauptallee Sheikh Rihan, in der Regel sehr voll, seltsam leer und still. Kein Auto, keine Menschenseele.
Kommt man näher, merkt man, dass ein täuscherisches Wandbild die Perspektive von der Straße mit Straßenlaternen und Bäumen reproduziert, und zwar auf einer Beton-Barrikade, von der Polizei errichtet, um den Weg zu versperren .
Die Kampagne heisst “keine Mauern” und verwendet Barrikaden und Wände der Polizei und des Militärs, errichtet, um die berühmten Straßen in der Nähe Tahrir-Platz, dem Epizentrum des Aufstands 2011 und Schauplatz unzähliger Veranstaltungen seitdem, zu verriegeln.
Offiziell wurden diese Mauern gebaut, um staatliche Gebäude, oft in der instabilen politischen Situation seit dem vergangenen Jahr angegriffen, zu schützen.
Doch für die Demonstranten, sie zeigen eine anhaltende Bereitschaft, die Märsche des Protests gegen die anhaltende militärische Macht zu verhindern.
Die Antwort mit konkreten Pinselstrichen: Humor, Hoffnung und Wut.
“Wir haben nicht eine Revolution gemacht, damit sie (die Polizei) Trennwände bauen”, sagte Ammar Abu Bakr, Professor an der Hochschule für Bildende Künste in Luxor (South ).
“Unsere Kampagne ist gewaltlos, es ist fair, mit Zeichnungen Löcher in die Wände zu machen”, fügt er hinzu.
Viele der Mauern zu wahren Fresken geworden, wo wir ein Durcheinander von Karikaturen von den herrschenden Generälen und Portraits junger “Märtyrer” der Revolution finden.
Eine Ballerina auf Zehenspitzen, eine Frau im traditionellen schwarzen Kleid mit einer Gasflasche auf dem Kopf, Wölfe, Schlangen mit menschlichen Köpfen und andere Symbole schmücken heute die Straßen der Innenstadt.
“Unsere Revolution ist friedlich. Sie können mit Mauern spielen, dann haben wir mit den Geistern zu spielen. Sie bauen Mauern, aber wir stellen sicher, dass man sie nicht mehr sieht”, sagt Amr Nazir, ein anderer Designer.
Katz und Maus spielend mit den Behörden, malen die Künstler mit voller Geschwindigkeit, bevor ihre Taten werden gelöscht.
“Die Behörden akzeptieren keine Graffiti-Bewegung, nicht nur in Ägypten, sondern weltweit. Wir versuchen, einen neuen Stil einzuführen, neue Themen”, sagte Alaa Awad, ein anderer Professor der Bildenden Künste in Luxor.
Andere Wände tragen Porträts von Samira Ibrahim, einer jungen Demonstrantin, die die Armee Praxis der polizeilichen “Jungfräulichkeit- Tests” bei während der Demonstrationen gegen die Militärregierung verhafteten Frauen, anprangerte.
Ein Stück weiter eine Reihe von “Porträts von Menschen, die während der Proteste getötet wurden – sie tragen bunte Flügel”, erklärt Ammar Abu Bakr, ” und sind Symbole für Märtyrer, Heiligen und Engel in der bildenden Kunst der Kopten (Christen Ägyptens)”.
Diese Kunstform frei auf der Straße zieht nun viele Menschen in das Zentrum der Stadt, sie fotografieren und posieren vor Graffiti und Wandbildern.
“Ich ging auf die Straße und ich erkannte die Porträts der Märtyrer”, sagte Gamal al-Sayyed, ein EDV Berater. “Wie das Graffiti zeigt, sind sie nun Engel geworden.”
© 2012 AFP

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