ÄGYPTEN: RÜCKTRITT DER REGIERUNG – Egypte: le gouvernement démissionne à l’approche de la présidentielle

Ägyptens Regierung zurückgetreten
24. Februar 2014, 16:20 http://derstandard.at/r652/Afrika
Entscheidung wird als Schritt Sisis zur Präsidentschaft gesehen – Entscheidung nach Treffen des Kabinetts
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Egypte: le gouvernement démissionne à l’approche de la présidentielle

Le Caire (AFP) – 24.02.2014 13:47 – Par Sarah BENHAIDA
Le gouvernement égyptien, installé par l’armée après la destitution de l’islamiste Mohamed Morsi, a démissionné lundi à l’approche de l’élection présidentielle à laquelle son commandant-en-chef, le nouvel homme fort du pays, pourrait être candidat.
Le Premier ministre Hazem el-Beblawi est apparu à la télévision d’Etat pour annoncer la démission de son cabinet dont il a loué le travail en temps de crise, faisant référence à la situation “sécuritaire” et aux difficultés “économiques” que traverse le plus peuplé des pays arabes, entré dans un engrenage de la violence avec la destitution et l’arrestation du premier président élu démocratiquement du pays, renversé le 3 juillet par l’armée.
Depuis, ses partisans sont réprimés dans un bain de sang, de même que toute manifestation de l’opposition, tandis que le chef de l’armée, le puissant ministre de la Défense et vice-Premier ministre du gouvernement Beblawi, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, architecte de la chute de Morsi, ne cache plus son intention de briguer la présidence.
Nommé au plus haut grade de l’armée et mandaté par l’institution militaire pour répondre à “l’appel du peuple” en se présentant à la magistrature suprême, il devait également démissionner du gouvernement pour annoncer sa candidature. Il ne lui reste plus désormais qu’à quitter l’armée ou à prendre sa retraite de militaire pour remplir toutes les conditions pour être éligible. L’élection doit se tenir au printemps, selon la “feuille de route” annoncée par l’armée lorsqu’elle a destitué M. Morsi. Le maréchal Sissi, de loin la personnalité la plus populaire du pays, semble en bonne position pour l’emporter.
“Le gouvernement a décidé au vu des circonstances actuelles dans le pays (…) de présenter sa démission au président de la République Adly Mansour”, affirme un communiqué officiel du gouvernement, réuni “en urgence” lundi.
“Le gouvernement a assumé pendant les six ou sept derniers mois sa responsabilité et son devoir”, a souligné M. Beblawi, et “n’a pas épargné ses efforts pour sortir l’Egypte de la mauvaise passe où elle se trouvait”.
‘Besoin de sang neuf’
“Ce n’est pas le moment des intérêts personnels, la nation est au-dessus de tous”, a-t-il poursuivi, se félicitant de la tenue du référendum constitutionnel mi-janvier, qui avait marqué avec l’adoption de la Loi fondamentale, la première étape de la “transition démocratique” promise par l’armée début juillet. Avec un pourcentage de “oui” supérieur à 98%, ce scrutin a été boudé par la jeunesse mais a malgré cela mobilisé près de 39% des électeurs.
Le porte-parole du gouvernement, dirigé de facto par l’armée, Hani Salah, a affirmé à l’AFP que cette démission avait été motivée par le “sentiment qu’il fallait du sang neuf” au sein du gouvernement. “L’Egypte va de l’avant, cette décision n’aura pas d’impact sur les relations extérieures et sur la stabilité en interne”, a-t-il promis, ajoutant qu’il n’avait pas encore été déterminé quels ministres seraient maintenus.
Sur le front judiciaire, un des quatre procès dans lesquels M. Morsi est poursuivi a repris lundi matin, avant d’être ajourné sine die, dans l’attente d’une décision de justice.
Dans cette affaire d’évasion de prison à la faveur de la révolte de 2011 –pour laquelle le président destitué aurait bénéficié de l’aide du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais selon l’accusation–, les avocats de la défense ont demandé le retrait des juges. Une cour d’appel doit statuer sur cette demande mais aucune date n’a été fixée pour cette décision.
Dans le box grillagé des accusés se trouvaient plusieurs dirigeants des Frères musulmans, l’influente confrérie de M. Morsi qui avait remporté toutes les élections depuis 2011. Cent trente et une personnes, dont M. Morsi, isolé derrière une paroi en verre lundi, sont poursuivies dans cette affaire.
Déclarés “terroristes”, les centaines de milliers de membres du mouvement islamiste font depuis juillet l’objet d’une vaste campagne de répression. Selon Amnesty International, au moins 1.400 personnes sont mortes depuis l’éviction de M. Morsi et des milliers d’autres ont été arrêtées.
© 2014 AFP

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Ägyptens Regierung zurückgetreten
24. Februar 2014, 16:20 http://derstandard.at/r652/Afrika
Entscheidung wird als Schritt Sisis zur Präsidentschaft gesehen – Entscheidung nach Treffen des Kabinetts
Kairo – Ägyptens vom Militär eingesetzte Übergangregierung hat am Montag ihren Rücktritt verkündet. Dazu habe sich die Regierung angesichts der “aktuellen Umstände im Land” entschlossen, erklärte Ministerpräsident Hazem al-Beblawi. Hintergrund ist offenbar, dass Verteidigungsminister Abdel Fattah al-Sisi seine politischen Ämter niederlegen muss, um bei der Präsidentenwahl antreten zu können.
“Die Regierung hat in den vergangenen sechs oder sieben Monaten ihre Verantwortung und ihre Pflicht erfüllt und nicht an Mühen gespart, um Ägypten aus der Krise zu führen, in der es sich befand”, sagte al-Beblawi im Staatsfernsehen. Es sei nicht der Moment für “persönliche Interessen”, sondern die Nation stehe über allem. Regierungssprecher Hani Salah sagte, es bestehe das Gefühl, dass die Regierung “frisches Blut” brauche.
Als möglicher Nachfolger für Al-Beblawi ist der Minister für Wohnungsbau, Ibrahim Mahlab, im Gespräch. Der Ingenieur und Top-Manager war 2010 von Präsident Hosni Mubarak als Mitglied der inzwischen abgeschafften zweiten Kammer des Parlaments ernannt worden. Er habe bisher keinen Auftrag für eine Regierungsbildung erhalten, sagte Mahlab der Nachrichtenwebseite “Al-Ahram”.
Streiks
Der frühere Finanzminister al-Beblawi war Anfang Juli 2013 nach dem Sturz des islamistischen Präsidenten Mohammed Mursi durch das Militär von Übergangspräsident Mansur zum Regierungschef ernannt worden. Das Wirken des 77-Jährigen war als kraftlos und intransparent kritisiert worden. Ein Regierungsoffizieller, der nicht namentlich genannt werden wollte, sagte, Al-Bebawli sei wegen der zunehmenden Streiks und der Unzufriedenheit in der Bevölkerung zur Demission gedrängt worden. Zuletzt hatten Textilarbeiter, Polizisten, Postangestellte und Bedienstete des öffentlichen Verkehrs die Arbeit niedergelegt, weil sie nicht in den Genuss der kürzlich vom Kabinett festgelegten Mindestlöhne gekommen waren.
Andere Spekulationen zielten darauf ab, dass der Schritt General Al-Sisi den Weg zur Ankündigung einer Kandidatur bei den nächsten Präsidentenwahlen ebnen soll. Dieser hat seine Kandidatur für die Präsidentschaftswahlen bisher nicht offiziell bekannt gegeben, doch gilt eine Bewerbung weithin als sicher. Die wahre Macht lag seit dem Sturz Mursis bei den Streitkräften und deren Oberkommandanten al-Sisi.
Kandidaten dürfen laut der Verfassung aber keine politischen Ämter ausüben und auch nicht den Streitkräften angehören. Al-Sisi muss daher nicht nur sein Amt als Verteidigungsminister niederlegen, sondern auch die Armee verlassen. Eine begrenzte Umbildung der Regierung war seit Wochen erwartet worden. Mit dem Rücktritt des gesamten Kabinetts reagierte das Militär womöglich auf wachsende Kritik an seinem politischen Kurs.
Anschläge
Auch sieben Monate nach dem gewaltsamen Sturz Mursis bleibt Ägypten von Unruhen und Anschlägen geplagt. Das brutale Vorgehen der Regierung gegen die islamistische Muslimbruderschaft, bei dem Hunderte ihrer Anhänger getötet wurden, verschreckte Touristen und Investoren. Trotz finanzieller Unterstützung der Golfstaaten gelang es al-Beblawi nicht, das Land aus der Wirtschaftskrise heraus zu führen oder die Sicherheitslage in den Griff zu bekommen.
Al-Sisi hatte im Jänner gesagt, er werde sich einer Kandidatur nicht verweigern, sollte er dazu “vom Volk aufgefordert werden” und ein Mandat der Armee erhalten. Die Zustimmung bei dem Referendum über die überarbeitete Verfassung Mitte Jänner wurde gemeinhin auch als Signal der Unterstützung für al-Sisi gewertet – auch wenn nur 39 Prozent der Wahlberechtigten teilnahmen. Ende Jänner erklärte die Militärführung zudem, sie willige in die Kandidatur al-Sisis ein.
Der linke Kandidat Hamdin Sabahi warnte indes, er fürchte eine Rückkehr zur Autokratie in Ägypten. Er sei von jungen Mitgliedern seiner Volksbewegung zur Kandidatur gedrängt worden, sagte Sabahi der AFP. Sie hätten das Gefühl, “dass ihnen die Revolution gestohlen wird, während ihre Kameraden inhaftiert oder vor ihren Augen getötet werden”. Sabahi hat wenig Chancen den populären al-Sisi bei der Wahl zu schlagen.
Ein Termin für die Präsidentenwahl steht noch nicht fest, doch muss sie gemäß der neuen Verfassung bis Mitte April über die Bühne gehen. Al-Sisi genießt seit der von ihm betriebenen Entmachtung Mursis große Popularität, die Medien des Landes glorifizieren ihn. (APA, 24.2.2014)

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