ÄGYPTEN: STAATLICH VERORDNETES EINHEITSGEBET – Egypte: les autorités imposent un prêche unique contre l’influence islamiste

Ägypten: Behörden verordnen eine einzige Predigt als Maßnahme gegen den islamistischen Einfluss
Kairo ( AFP) – 2014.04.03 10.44 – Von Haitham El- Tabei
In den ägyptischen Moscheen wird das Thema der Freitagspredigt jetzt von den Behörden auferlegt werden, eine Entscheidung, die eine neue Drehung der Schraube der de facto Armee-Macht markiert: so sollen die Islamisten von einem ihrer Kanäle beraubt werden.
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Egypte: les autorités imposent un prêche unique contre l’influence islamiste
Le Caire (AFP) – 04.03.2014 10:44 – Par Haitham EL-TABEI
Dans les mosquées égyptiennes, le thème du prêche du vendredi est désormais imposé par les autorités, une décision qui marque un nouveau tour de vis du pouvoir dirigé de facto par l’armée destiné à priver les islamistes d’un de leurs canaux de diffusion.

La prière du vendredi, le 14 février 2014 à la grande mosquée al-Azhar au Caire--
Das Freitagsgebet, 14. Februar 2014 in der Großen Moschee al -Azhar in Kairo
La prière du vendredi, le 14 février 2014 à la grande mosquée al-Azhar au Caire
afp.com – Khaled Desouki

Depuis que l’armée a destitué et arrêté le président Mohamed Morsi début juillet, ses partisans ont pris l’habitude de manifester à la sortie des mosquées, faisant de la prière hebdomadaire du vendredi le point de départ de leurs défilés et du prêche un moyen de mobiliser des troupes.
Face à eux, l’implacable répression a fait au moins 1.400 morts depuis sept mois, selon Amnesty International, tandis que des milliers de personnes ont été arrêtées.
Parce qu’elles accusent les Frères musulmans, l’influente confrérie de M. Morsi, de se servir des mosquées pour diffuser leurs idées, les autorités ont récemment suspendu 55.000 imams. Ils n’avaient pas été formés par l’Université Al-Azhar, l’une des plus prestigieuses facultés islamiques de l’islam sunnite, contrôlée par l’Etat égyptien, et étaient accusés d’avoir “incité à la violence et utilisé les mosquées pour répandre l’extrémisme religieux”.
En outre, le ministère des Biens religieux (Waqf), auprès duquel sont enregistrées quelque 120.000 mosquées, a décidé de mettre en place un sermon unique, imposant un thème chaque vendredi. “Ces décisions visent à empêcher toute incitation à la violence et la diffusion de mensonges dans les mosquées qui sont l’endroit idéal pour les Frères musulmans pour diffuser leurs idées et tromper les gens”, explique à l’AFP Ahmed Ebaida, responsable au sein du ministère. Pour lui, ces mesures vont “mettre les mosquées à l’abri des conflits politiques”.
Les premiers thèmes soigneusement choisis par les autorités évoquaient des sujets de société comme “le rôle des jeunes”, “la protection de l’environnement” ou “les quartiers informels”, un autre, plus vague, s’intitulait “espoir et travail”.
– Bataille idéologique dans les mosquées –
Pour Amer Ezzat, chercheur au sein de l’influente Initiative égyptienne pour les droits de la personne (EIPR), ces décisions ont pour objectif “de contrôler le mouvement islamiste qui soutient les Frères musulmans dans la mesure où de nombreux imams expriment de l’empathie pour les Frères musulmans et Morsi”.
“Les mosquées sont devenues le théâtre d’une bataille entre les autorités qui essayent de prouver que leurs politiques sont islamiquement correctes et les tenants de l’islam politique qui veulent déposséder l’Etat de toute légitimité religieuse”, poursuit le chercheur.
Les lieux de culte, auxquels sont souvent associés des réseaux caritatifs, jouent un rôle important dans la formation de l’opinion publique, estime George Fahmy, expert au sein du Arab Forum for Alternatives, notamment en Haute-Egypte et dans le delta du Nil, des régions rurales où les liens entre populations et autorités religieuses sont très étroits.
Et les sermons du vendredi sont un canal de diffusion précieux pour les islamistes, dont plusieurs chaînes de télévision ont été fermées dès l’annonce de la destitution de leur champion, ajoute M. Fahmy.
Mais parmi les fidèles, la décision des autorités fait débat. “Je suis contre le sermon unique. C’est une décision politique qui vise à faire taire l’opposition”, affirme ainsi Bahaa Marouane, un ingénieur rencontré dans la mosquée Assad Ibn Al-Fourat, bastion du prédicateur salafiste pro-Morsi Hazem Abou Ismaïl.
Ahmed, un autre fidèle, renchérit: “l’objectif de cette mesure, c’est de faire en sorte que les gens n’écoutent que ce que dit le gouvernement”.
Mais pour Mahmoud Hussein, un électricien de 53 ans, “le gouvernement tente de calmer la situation en réduisant au silence ceux qui incitent à la violence”.
Si les autorités imposent chaque semaine un thème –annoncé sur le site internet du ministère des Waqf et diffusé auprès des imams par les antennes locales des Waqf–, “le ministère n’a aucun outil à sa disposition pour imposer son contrôle sur toutes les mosquées”, note toutefois M. Ezzat.
Khalaf Massoud, imam de la mosquée Montazah dans le quartier populaire d’Imbaba au Caire, fait ainsi fi des directives. Ce vendredi-là, il évoque les notions islamiques “du bien et du mal”, une façon voilée d’évoquer la situation politique dans le pays, profondément divisé.
“L’Etat prend des mesures pour s’assurer un soutien (populaire) via le prêche. C’est inacceptable”, lance M. Massoud. “Moi, je suis un imam qui suit la religion, pas un imam qui suit le pouvoir”.
© 2014 AFP

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Das Freitagsgebet, 14. Februar 2014 in der Großen Moschee al -Azhar in Kairo
La prière du vendredi, le 14 février 2014 à la grande mosquée al-Azhar au Caire
afp.com – Khaled Desouki

Ägypten: Behörden verordnen eine einzige Predigt als Maßnahme gegen den islamistischen Einfluss
Kairo ( AFP) – 2014.04.03 10.44 – Von Haitham El- Tabei
In den ägyptischen Moscheen wird das Thema der Freitagspredigt jetzt von den Behörden auferlegt werden, eine Entscheidung, die eine neue Drehung der Schraube der de facto Armee-Macht markiert: so sollen die Islamisten von einem ihrer Kanäle beraubt werden.
Seit die Armee Präsident Mohammed Mursi Anfang Juli abgesetzt und verhaftet hatte, haben seine Anhänger sich daran gewöhnt, außerhalb Moscheen zu demonstrieren, was die wöchentlichen Freitagsgebet zum Ausgangspunkt für ihre Paraden und die Predigt zum Weg der Truppenmobilisierung machten.
Das unerbittliche Vorgehen des Staateshnen gegenüber hat mindestens 1.400 Todesfälle in sieben Monaten verursacht, nach Angaben von Amnesty International, während Tausende von Menschen festgenommen wurden.
Weil sie die Muslimbruderschaft, die einflussreiche Bruderschaft von Morsi, beschuldigen, Moscheen zu nutzen, um ihre Ideen zu verbreiten , haben die Behörden neulich 55.000 Imame suspendiert. Diese waren nicht von der Al-Azhar -Universität, der angesehensten islamischen Schulen des sunnitischen Islam, die vom ägyptischen Staat kontrolliert wird, ausgebildet worden und wurden beschuldigt “der Anstiftung zu Gewalt und Moscheen zu benutzen, um religiösen Extremismus zu verbreiten“.
Darüber hinaus hat das Ministerium für religiöse Angelegenheiten ( Awqaf ), von dem einige 120.000 Moscheen registriert wurden, beschlossen, eine einzige Predigt zu etablieren , zur Einführung eines Themas an jedem Freitag. “Diese Entscheidungen sollen Aufstachelung zu Gewalt und Verbreitung von Lügen in Moscheen verhindern, die ideal für die Muslim-Bruderschaft sind, um ihre Ideen zu verbreiten und die Menschen zu täuschen”, sagte der AFP Ahmed Ebaida Verantwortlicher im Ministerium. Für ihn werden diese Maßnahmen “die Moscheen von politischen Konflikten absetzen. ”
Die ersten Themen, die von den Behörden sorgfältig ausgewählt wurden, evozieren soziale Themen wie “die Rolle der Jugend “, ” Schutz der Umwelt ” oder ” informelle Siedlungen ” , eine andere Predigt, vage, hat Titel “Hoffnung und Arbeit” .
– Ideologische Schlacht in den Moscheen –
Für Amer Ezzat , ein Forscher bei der einflussreichen ägyptischen Initiative für Menschenrechte ( EIPR ), sollen diese Entscheidungen “die islamistische Bewegung kontrollieren, die die Muslimbruderschaft in dem Maße unterstützt, dass viele Imame Empathie für die Muslimbruderschaft und Mursi ausdrücken. ”
“Die Moscheen sind der Schauplatz einer Schlacht zwischen den Behörden , die versuchen, zu beweisen, dass ihre Politik islamisch korrekt ist, und Anhängern des politischen Islam , die den Staat der religiösen Legitimität berauben wollen”, sagt der Forscher.
Orte der Anbetung und die oft damit verbundenen karitativen Netzwerke spielen eine wichtige Rolle bei der Gestaltung der öffentlichen Meinung, sagt George Fahmy , Experte beim Arabischen Forum für Alternativen , vor allem in Oberägypten und dem Nil-Delta , ländlichen Gebieten, wo die Verbindungen zwischen Menschen und religiösen Autoritäten sehr eng sind.
Und Freitagspredigten sind ein wertvoller Vertriebskanal für die Islamisten , von denen viele TV-Sender seit der Ankündigung der Entlassung ihres Champions geschlossen haben, sagt Fahmy .
Aber unter den Gläubigen ist die Entscheidung der Behörden umstritten. “Ich bin gegen die einzige Predigt. Das ist eine politische Entscheidung zum Stilllegen der Opposition”, sagte ein Gläubiger in der Assad Ibn Al- Furat -Moschee, einer Hochburg der Salafisten .
Ahmed , ein anderer Treuer, fügt hinzu: ” Das Ziel dieser Maßnahme ist es, sicherzustellen, dass die Menschen nicht , was die Regierung sagt. ”
Aber für Mahmoud Hussein , ein Elektriker von 53 Jahren “die Regierung versucht , die Situation zu beruhigen durch zum Schweigenbringen von denen, die Gewalt schüren . ”
Wenn die Behörden auch ein wöchentliches Thema verhängen – angekündigt auf der Waqf -Website und den Imamen von lokalen Antennen des Waqf verbreitet – “hat das Ministerium kein Werkzeug zur Verfügung, um seine Kontrolle über alle Moscheen zu verhängen”, so wiederum Herr Ezzat .
Khalaf Massoud , Imam der Moschee Montazah in der Nachbarschaft Imbaba in Kairo, schert sich nicht um die Richtlinien. Diesen Freitag erinnert er an die islamischen Vorstellungen von “Gut und Böse” , eine verschleierte Art über die politische Situation im tief gespaltenen Land zu sprechen.
” Der Staat unternimmt Maßnahmen zu seiner Unterstützung (durh die Menschen ) via Predigt. Das ist inakzeptabel “, meint Herr Massoud . “Ich bin ein Imam , der der Religion folgt, nicht ein Imam , der der Macht folgt. ”
© 2014 AFP

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