ÄGYPTEN, WOHNUNGSNOT: DAS LEBEN AUF DEN HOCHHAUSDÄCHERN – Egypte: Au Caire, la "société de la terrasse" face à la crise du logement

In Kairo, die “Gesellschaft auf der Terrasse” angesichts der Wohnungsnot
Kairo ( AFP) – 2014.01.26 06.41 – Von Sarah BENHAIDA
Am Ende eines hölzernen Aufzugs und nach einem dunklen Flur öffnet sich ein Labyrinth von Gängen und Treppen aus Eisen in den überfüllten historischen Vierteln der ägyptischen Hauptstadt: echte kleine Parallelwelten gibt es auf den Dächern der Gebäude.
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Au Caire, la “société de la terrasse” face à la crise du logement
Le Caire (AFP) – 26.01.2014 18:41 – Par Sarah BENHAIDA
A la sortie d’un poussif ascenseur en bois et au bout d’un couloir sombre s’ouvre un dédale de coursives et d’escaliers de fer à ciel ouvert: dans les quartiers historiques de la capitale égyptienne surpeuplée, de véritables petits mondes parallèles se sont formés au sommet des immeubles.

Vue des terrasses sur les toits des immeubles du Caire, le 9 janvier 2014
Ansicht von Terrassen auf den Dächern von Kairo, 9. Januar 2014
Vue des terrasses sur les toits des immeubles du Caire, le 9 janvier 2014
afp.com – Khaled Desouki

Sur un toit-terrasse surplombant l’emblématique place Tahrir du Caire, une petite communauté d’habitants s’est constituée au fil des décennies car, dans la plus importante mégapole d’Afrique avec officiellement plus de 18 millions d’habitants, se loger à bas coût est un parcours du combattant. Alors pour la famille de Choukri Mahmoud, comme pour beaucoup d’autres, la solution pour trouver un foyer est venue d’en haut.
Il reçoit dans un spacieux salon aux murs verts. Au plafond, un antique ventilateur est accroché et sur les murs, quelques versets coraniques et un poster de la Mecque égayent le décor. Dans une des cloisons, une fenêtre donne sur une cuisine exiguë où sa femme Sayyida s’affaire à préparer le déjeuner pour leurs deux enfants adolescents.
“Je suis né ici, j’ai grandi ici, je me suis marié ici”, commence le chef de famille, évoquant avec nostalgie les générations d’habitants qu’il a vues défiler dans son immeuble, des Egyptiens, mais aussi des Grecs et des Britanniques. Avec le temps, il a fait venir tous les services chez lui: “chaque mois, je paie un loyer, l’électricité, l’eau et le téléphone”, détaille-t-il.
Cette “verticalisation de l’habitat” est une “réponse à la crise du logement et au désengagement de l’Etat”, estime Roman Stadnicki, responsable du Pôle Ville et Développement Durable au CEDEJ du Caire. Et, note-t-il, en l’absence de politiques publiques, “l’informel est devenu une norme urbaine et urbanistique en Egypte: 65% de l’espace urbanisé du Grand Caire relève de l’informel”.
Cet informel, outre des quartiers parfois entièrement construits sans autorisation, s’invite jusqu’au coeur du Caire, s’installant au-dessus des appartements cossus des immeubles haussmanniens.
Cette “société de la terrasse”, Alaa El Aswany la décrit dans son best-seller L’immeuble Yacoubian. Pour le romancier cairote, elle évoque pêle-mêle “des voix, des cris, des rires, des quintes de toux”, autant que “l’odeur de l’eau chaude en train de bouillir, du thé, du café, du charbon de bois et du moassel (le tabac) des narguilés”.
Sayyida a rejoint son mari sur cette terrasse il y a trente ans et ils n’envisagent pas de vivre ailleurs. “Ici, nous nous connaissons tous, on se comprend, je ne pourrais pas m’habituer à de nouveaux voisins dans un quartier que je ne connais pas”, affirme l’homme de 55 ans. Par ailleurs, dit-il “les seuls appartements bon marché se trouvent loin”, jusqu’à une trentaine de kilomètres du centre-ville où Choukri travaille. Ainsi, dit-il, s’il y vivait, il devrait consacrer au moins le quart de son salaire dans les transports. “Ca, je ne peux pas me le permettre”, assène-t-il.
“Ces villes nouvelles construites dans le désert pour faire face à l’explosion démographique du Caire, passée du statut de capitale moyenne dans les années 1960 à celui de mégapole, sont aujourd’hui unanimement considérées comme un échec”, indique M. Stadnicki. Elles ne sont pas parvenues à attirer et à désengorger l’une des villes les plus denses du monde où la spéculation sauvage a conduit à un paradoxe: alors que certains recourent à des solutions plus qu’imaginatives, vivant sur les toits ou même dans des cimetières, 30 à 40% des logements sont vacants.
A quelques mètres de l’appartement de Choukri, une fois d’imposantes paraboles et la cage des poulies de l’ascenseur dépassées, une porte en bois munie d’un petit butoir se dresse. A l’intérieur, Gamal Hachem et son frère Mahmoud, la soixantaine tous les deux. Ils sont arrivés adolescents quand leur père, concierge de l’immeuble, s’est vu attribuer une parcelle de la terrasse. Gamal, ensuite, a aménagé les lieux. “Tout ça, c’est moi qui l’ai construit”, lance-t-il en désignant les cloisons en contre-plaqué recouvertes d’une couche de peinture blanche sur lesquelles sont accrochés des néons blafards.
Il fait ensuite faire le tour du propriétaire: quatre chambres –dont “une avec balcon”–, une cuisine spartiate et un petit salon où trônent un ordinateur et une télévision. Devant un match de foot, Gamal, passe-montagne bleu sur le crâne, et son frère, se frottent les mains pour se réchauffer, tout en buvant un thé brûlant. Le plafond, lui aussi en bois, est pourri par l’humidité. Au sol, la pluie a formé des flaques. Dans une des chambres, leurs affaires les plus précieuses –des papiers importants, des livres et des habits– sont entassées sur un lit recouvert d’une toile cirée.
Mais les frères restent attachés à leur appartement. “A chaque fois qu’il y a un nouveau propriétaire dans l’immeuble, il veut nous dégager, mais pour nous mettre où?”, lance Gamal, “les gens que j’ai rencontrés ici et nos relations valent plus que tout l’argent du monde !”.
© 2014 AFP

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Un jeune garçon égyptien marche sur la terrasse où il habite avec sa famille, au Caire, le 9 janvierMahmoud Abdelmeniem prépare du thé chez lui, sur une terrasse du Caire, le 9 janvier 2014
Ein ägyptischer Junge auf der Terrasse , wo er mit seiner Familie in Kairo lebt, 9. Januar 2014
Mahmoud Abdelmeniem bereitet Tee zu Hause, auf einer Terrasse von Kairo, 9. Januar 2014
Un jeune garçon égyptien marche sur la terrasse où il habite avec sa famille, au Caire, le 9 janvier 2014
Mahmoud Abdelmeniem prépare du thé chez lui, sur une terrasse du Caire, le 9 janvier 2014
afp.com – Khaled Desouki

In Kairo, die “Gesellschaft auf der Terrasse” angesichts der Wohnungsnot
Kairo ( AFP) – 2014.01.26 06.41 – Von Sarah BENHAIDA
Am Ende eines hölzernen Aufzugs und nach einem dunklen Flur öffnet sich ein Labyrinth von Gängen und Treppen aus Eisen in den überfüllten historischen Vierteln der ägyptischen Hauptstadt: echte kleine Parallelwelten gibt es auf den Dächern der Gebäude.
Auf einer Dachterrasse mit Blick auf den berühmten Tahrir-Platz in Kairo, hat sich im Laufe der Jahrzehnte eine kleine Gemeinschaft von Menschen herausgebildet: In der größten Metropole in Afrika offiziell mit über 18 Millionen Einwohnern unter geringen Kosten zu wohnen ist ein Hindernis-Parcours. Also kam für die Familie von Mahmud Shukri, wie für viele andere , die Lösung von oben.
Er empfängt in einem geräumigen Wohnzimmer mit grünen Wänden. Der Deckenventilator ist alt und an den Wänden erhellen ein paar Verse und ein Poster von Mekka das Dekor. In einer der Wände gibt es ein Fenster mit Blick auf eine winzigen Küche , wo seine Frau Sayyida damit beschäftigt ist, das Mittagessen für ihre zwei Kinder im Teenageralter zuzubereiten.
“Ich bin hier geboren , bin hier aufgewachsen , ich habe hier geheiratet”, beginnt der Kopf der Familie, erinnert mit Nostalgie an Generationen von Menschen, die er in seinem Gebäude sah, Ägypter, Griechen, aber auch Briten. Im Laufe der Zeit holte er alle Dienstleistungen ein: “Jeden Monat habe ich Miete, Strom , Wasser und Telefon zu bezahlen”, erklärt er.
Diese “vertikale Integration des Lebensraums” ist eine ” Reaktion auf die Immobilienkrise und den Rückzug des Staates “, sagte Roman Stadnicki , Leiter des Pôle Stadt und nachhaltige Entwicklung in Kairo, CEDEJ. Und er stellt fest , dass in Abwesenheit von öffentlicher Politik “der informelle Sektor städtische Norm in Ägypten wurde: 65 % der städtischen Großraums Kairo fallen da hinein”.
Dieses Informelle lädt neben den manchmal ganz ohne Genehmigung gebauten Vierteln im Herzen von Kairo in den Plüsch von Haussmann-Gebäuden ein.
Diese “Gesellschaft der Terrasse” beschreibt Alaa El -Aswani in seinem Bestseller Der Jakubijan-Bau . Für Kairos Romancier erinnert es an das Durcheinander von “Stimmen , Schreien, Lachen , Husten”, sowie “an den Geruch von dem heißen Wasser für Tee, Kaffee , an Holzkohle und Moassel (Tabak ) Shisha”.
Sayyida hatte ihren Mann auf der Terrasse vor 30 Jahren getroffen, und sie hat nicht vor, sich zu verlagern. “Hier kennen wir uns alle, verstehen wir uns, ich könnte mich nicht an neue Nachbarn im Viertel gewöhnen”, sagt ihr 55 Jahre alter Mann. Darüber hinaus „sind die billigen Wohnungen weit weg, bis zu dreißig Kilometer von der Innenstadt. Und sogar da müsste er mindestens ein Viertel seines Gehalts einbringen. “Das kann ich mir nicht leisten”, behauptet er.
“Diese neuen Städte wurden in der Wüste gebaut , um der Bevölkerungsexplosion in Kairo zu entgegnen, gingen von der durchschnittlichen Hauptstadt in den 1960er Jahren als Großstadt aus und gelten heute weithin als gescheitert”, sagt Stadnicki . Sie sind nicht in der Lage, eine der dichtesten Städte der Welt zu gewinnen und zu entlasten, wo wilde Spekulationen zu einem Paradox n führten: Während einige im Rückgriff auf mehr Lösungen einfallsreich auf Dächern leben oder sogar in Friedhöfen, stehen 30-40 % der Wohnungen leer .
Ein paar Meter von der Wohnung von Choukri eine Holztür: Innerhalb wohnen Hashem Gamal und sein Bruder Mahmoud , beide Sechziger. Sie kamen als Jugendliche , als ihr Vater , dert Hausmeister des Gebäudes, eine Parzelle von der Terrasse bekam. Gamal gestaltete dann den Ort. “All dies ist , was ich gebaut habe”, sagt er und zeigt auf mit einer Schicht weißer Farbe bedecktes Sperrholz , auf dem blasse Neonlichter aufgehängt sind.
Dann macht er die Besichtigungstour des Besitzers: vier Schlafzimmer – ein ” Balkon ” – eine spartanische Küche und ein kleiner Aufenthaltsraum mit einem Computer und Fernseher. Vor einem Fußballspiel reiben sich Gamal , blaue Sturmhaube auf dem Kopf, und sein Bruder die Hände , um sich aufzuwärmen , während sie heißen Tee trinken. Die Decke, auch aus Holz ,wird durch Feuchtigkeit verfault . Auf dem Boden bildet der Regen Pfützen. In einem der Zimmer sind ihre wertvollsten Habseligkeiten – wichtige Papiere , Bücher und Kleidung: sie werden auf einem mit Wachstuch bedeckten Bett gestapelt.
Doch die Brüder bleiben ihrer Wohnung zugetan. “Jedes Mal, wenn es einen neuen Eigentümer in dem Gebäude gibt, will uns wegbringen, aber wohin? “, scherzt Gamal . “Die Leute, die ich hier getroffen habe und unsere Beziehungen sind mehr wert als alles Geld in der Welt “.
© 2014 AFP

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