ÄTHIOPIEN: BALD EXPORT von BIO TEFF- GETREIDE — Le teff, céréale sacrée d’Ethiopie, aliment en or pour l’export?

Teff, das heilige Getreide Äthiopiens, Lebensmittel oder Gold für den Export ?
Debre Zeyt (Äthiopien) (AFP) – 2014.05.03 13:00 – Von Jenny VAUGHAN
Unter einer sengenden Sonne zertrampelt eine Herde von Kühen in einem riesigen Kreis einen goldenen Haufen Teff , um das Königsgetreide der äthiopischen Ernährung zu zerquetschen. Die Methode ist uralt. Teff , aus der Hirse-Familie , ist vor allem am Horn von Afrika , in Äthiopien , aber auch im benachbarten Eritrea ein integraler Bestandteil der lokalen Kulturerbes geworden.
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Le teff, céréale sacrée d’Ethiopie, aliment en or pour l’export?
Debre Zeyt (Ethiopie) (AFP) – 05.03.2014 13:00 – Par Jenny VAUGHAN
Sous un soleil de plomb, un troupeau de vaches piétine en cercle un vaste tas de teff doré, pour écraser cette céréale reine de l’alimentation éthiopienne. La méthode est ancestrale. Le teff, de la famille du millet, essentiellement cultivée dans la Corne de l’Afrique, en Ethiopie mais aussi en Erythrée voisine, fait partie intégrante de l’héritage local.

Un fermier du village Ada, dans la région d'Oromia, en Ethiopie, travaillant à la moisson de teff le
Ein Bauer aus dem Dorf Ada, in der Oromia -Region in Äthiopien , bei der Ernte von Teff, 21. Februar 2014
Un fermier du village Ada, dans la région d’Oromia, en Ethiopie, travaillant à la moisson de teff le 21 février 2014
afp.com – Solan Gemechu

Utilisé pour confectionner l'”injera”, galette spongieuse consommée presque à tous les repas, cette céréale est un aliment de base crucial pour des populations parmi les plus pauvres au monde. Mais elle bénéficie d’une popularité croissante en Occident auprès d’adeptes de l’alimentation bio, qui verraient bien cette graine extrêmement nutritive et sans gluten remplacer le blé.
“Les Ethiopiens sont fiers de la céréale parce qu’elle fait partie de notre identité”, explique Solomon Chanyalew, directeur du centre de recherche agricole sur le teff de Debre Zeyt, près de la capitale éthiopienne Addis Abeba, “mais désormais le teff attire aussi l’attention” à l’extérieur du pays.
A l’exception de cercles encore relativement restreints de chefs célèbres et de stars hollywoodiennes à l’affût de nourritures toujours plus saines, qui l’utilisent moulue, en farine, pour confectionner biscuits, pains, pâtes et autres jus, la céréale est encore relativement peu connue hors de la région.
Mais pour certains, elle a clairement le potentiel de détrôner le quinoa, la “graine d’or” des Andes, une pseudo-céréale elle aussi très nutritive, sans gluten et vedette des magasins bio et de commerce équitables des pays occidentaux.
“Le teff n’est pas seulement sans gluten, il est aussi incroyablement nutritif”, remarque Khalid Bomba, président de l’Agence éthiopienne de transformation du secteur agricole, “beaucoup le considèrent déjà comme un +super-aliment+”.
– Ultra-nutritif et résistant –
Riche en minéraux, en protéines, le teff, à libération lente, est idéal pour les diabétiques ou les personnes souffrant de troubles d’absorption intestinale dus à une intolérance au gluten.
La graine, ultra-résistante, capable de pousser en plaine comme jusqu’à 3.000 m d’altitude, dans un climat sec ou sous des trombes d’eau, est particulièrement adaptée à la géographie éthiopienne et ses hauts-plateaux.
Mais en raison de rendements encore peu élevés et de variétés de semences encore peu développées — le teff est considéré comme une semence “orpheline”, à l’inverse du riz, du blé ou encore du maïs, objets de nombreuses recherches scientifiques –, les 6,5 millions d’agriculteurs éthiopiens qui la cultivent ont encore du mal à satisfaire la demande intérieure.
L’introduction de 19 nouvelles variétés et l’amélioration des techniques agricoles ont certes permis de mieux alimenter le marché éthiopien ces dernières années — les rendements sont passés en quatre ans de 1,2 à 1,5 tonnes par hectare cultivé. Mais cela reste encore insuffisant.
Et pour atteindre un réel potentiel à l’exportation, il faudrait que ces rendements passent à 2 tonnes par hectare.
L’Ethiopie n’est donc certainement pas encore en mesure de profiter de l’engouement naissant pour sa céréale hors de ses frontières.
D’autant que pour protéger le marché intérieur des risques de flambée des prix, les autorités décrètent chroniquement, depuis quelques années, des interdictions d’exporter la céréale nationale. Car Addis Abeba a en tête les mésaventures de la Bolivie, où la population n’a plus eu les moyens de consommer du quinoa, devenu trop cher parce que trop prisé à l’étranger.
Les agriculteurs éthiopiens sont eux partagés: ils reconnaissent la nécessité d’alimenter le marché éthiopien, mais sentent aussi des opportunités à ne pas laisser filer.
“Je veux vendre à l’étranger parce que le marché sera bon et je gagnerai bien ma vie”, explique Tirunesh Merete, producteur de teff depuis bientôt quarante ans.
“Si nous exportons le teff dans d’autres pays, nous pourrons nous faire beaucoup d’argent, mais nous devons d’abord alimenter notre pays”, nuance un agriculteur voisin, Amha Abraham, à côté d’une pile géante d’épis destinés à l’alimentation du bétail et à la fabrication de toits.
Pour l’heure, les Ethiopiens laissent donc d’autres pays, plus petits producteurs comme la Zambie ou l’Afrique du Sud, profiter de l’engouement qui gagne l’Amérique du Nord, l’Europe ou encore l’Australie.
Mais Khalid Bomba ne désespère pas de profiter un jour du boom.
“Regardez le quinoa, c’est devenu en cinq ans un marché de 150 millions de dollars et le teff est en fait beaucoup plus nutritif et résistant que le quinoa”, estime-t-il, “donc nous pensons qu’il y a de bien plus grandes opportunités pour le teff”.
© 2014 AFP

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Une jeune femme du village Ada, dans la région d'Oromia en EthiopieUne galette traditonnelle éthiopienne
Eine junge Frau aus dem Dorf Ada, in der Region Oromia in Äthiopien, produziert “Injera”, den Kuchen für fast alle Mahlzeiten
Der traditonnelle äthiopische Kuchen , der ” Injera “, aus Teff Mehl
Une jeune femme du village Ada, dans la région d’Oromia en Ethiopie, le 21 février 2014, confectionne “l’injera”, galette consommée presque à tous les repas
Une galette traditonnelle éthiopienne, l'”injera”, confectionnée à partir de farine de teff, le 23 février 2014, dans le village Ada dans la région d’Oromia en Ethiopie
afp.com – Solan Gemechu

Teff, das heilige Getreide Äthiopiens, Lebensmittel oder Gold für den Export ?
Debre Zeyt (Äthiopien) (AFP) – 2014.05.03 13:00 – Von Jenny VAUGHAN
Unter einer sengenden Sonne zertrampelt eine Herde von Kühen in einem riesigen Kreis einen goldenen Haufen Teff , um das Königsgetreide der äthiopischen Ernährung zu zerquetschen. Die Methode ist uralt. Teff , aus der Hirse-Familie , ist vor allem am Horn von Afrika , in Äthiopien , aber auch im benachbarten Eritrea ein integraler Bestandteil der lokalen Kulturerbes geworden.
Verwendet, um die ” Injera ” zu machen, einen schwammigen bei fast jeder Mahlzeit verzehrter Kuchen, ist dieses Getreide eine entscheidende Nahrungs-Grundlage für die ärmsten Bevölkerungen der Welt . Aber es erfreut sich einer wachsenden Beliebtheit im Westen bei den Anhängern von Bio-Lebensmitteln , die auch dieses äußerst nahrhafte Getreide als glutenfreien Weizenersatz schätzen.
“Die Äthiopier sind stolz auf dieses Getreide , weil es Teil unserer Identität ist”, sagt Solomon Chanyalew , Direktor des Zentrums für Agrarforschung über Teff in Debre Zeyt in der Nähe der äthiopischen Hauptstadt Addis Abeba , “aber jetzt zieht Teff Aufmerksamkeit auch” außerhalb des Landes an.
Mit Ausnahme der relativ kleinen Kreise berühmter Führer und Hollywood-Stars auf der Suche nach gesünderen Lebensmitteln, die das Mehl verwenden, um Kekse, Brot, Nudeln und Säfte zu machen, ist das Getreide aber immer noch relativ wenig außerhalb der Region bekannt.
Aber für einige hat es eindeutig das Potenzial, die Quinoa, das “goldene Korn” der Anden, ein auch sehr nahrhaftes und glutenfreies Pseudo- Getreide, zu entthronen und die Bio-und Fairhandelsgeschäfte in den westlichen Ländern zu erobern.
” Teff ist nicht nur glutenfrei , es ist auch unglaublich nahrhaft “, sagt Khalid Bomba , Präsident der äthiopischen Agentur für landwirtschaftliche Transformation, “viele sehen es bereits als ein ‘Super- Essen’ an” .
– Ultra- nahrhaft und resistent –
Reich an Mineralien und Proteinen, mit langsamer Freisetzung , ist Teff ideal für Diabetiker oder Menschen, die unter Störungen der intestinalen Resorption wegen Gluten -Intoleranz leiden.
Die Saat, ultra-resistent, ist in der Lage, in den Ebenen und bis zu 3.000 m Höhe in einem trockenen oder einem Regenguss-Klima zu wachsen ist besonders geeignet im äthiopischen Hochland .
Aber weil die Renditen immer noch niedrig und Saatgutarten noch unterentwickelt sind – Teff wird als “Waisen”- Samen angesehen im Gegensatz zu Reis, Weizen oder Mais, allesamt wissenschaftliche Forschungsobjekte-, haben die 6,5 Millionen äthiopischen Bauern, die es kultivieren, immer noch zu kämpfen, um die Binnennachfrage zu erfüllen.
Die Einführung von 19 neuen Sorten und verbesserte Anbautechniken haben sicherlich dazu beigetragen, in den letzten Jahren den äthiopische Markt besser zu füttern. Renditen erhöhten sich in vier Jahren von 1,2 auf 1,5 Tonnen pro Hektar. Aber es ist immer noch unzureichend.
Und ein echtes Exportpotenzial erreichen würde erfordern, diese Erträge zu erhöhen auf 2 Tonnen pro Hektar.
Äthiopien ist daher sicherlich noch nicht in der Lage , die Vorteile der neuen Begeisterung für sein Getreide außerhalb seiner Grenzen zu nutzen.
Vor allem , um den internen Markt vor wie in den letzten Jahren chronisch steigenden Preisen zu schützen, beschlossen die Behörden , den Export des nationalen Getreides zu verbieten . Addis Abeba sieht die Missgeschicke in Bolivien, wo die Bevölkerung nicht mehr über die Mittel verfügt, um Quinoa zu verbrauchen: zu teuer , weil zu beliebt im Ausland.
Die äthiopischen Bauern sind geteilter Meinung: sie erkennen die Notwendigkeit, den äthiopischen Markt zu füttern, haben aber auch das Gefühl, Chancen nicht verpassen zu wollen.
“Ich will ins Ausland verkaufen , weil der Markt gut ist, und ich verdiene dann meinen Lebensunterhalt besser”, sagt Merete Tirunesh , Teff-Hersteller seit fast vierzig Jahren.
“Wenn wir Teff in andere Länder exportieren, können wir eine Menge Geld machen, aber zuerst müssen wir unser Land ernähren”, meint sein Nachbar.
Zur Zeit lassen die Äthiopier also andere Länder , kleinere Produzenten wie Sambia und Südafrika, von der Aufregung , die Nordamerika, Europa oder Australien gewinnt, profitieren.
Khalid Bomba verzweifelt aber nicht und glaubt, später den Boom zu genießen.
“Schau Quinoa, es wurde in fünf Jahren ein Markt von 150 Millionen und Teff ist eigentlich viel nahrhafter und beständiger als Quinoa,” sagt er, “so denken wir, dass es viel mehr Möglichkeiten für Teff gibt. ”
© 2014 AFP

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