ÄTHIOPIEN : JUNGE RADIKALE WOLLEN KUNST ENTSTAUBEN – de jeunes artistes contemporains veulent dépoussiérer l’art

In Addis wollen junge zeitgenössische Künstler die äthiopische Kunst entstauben
Addis Abeba (AFP) – 15.04.2013 13.07 Uhr – von Jenny VAUGHAN
In einem öffentlichen Park in der Nähe des National Museum in Addis Abeba, der Heimat der äthiopischen Kulturschätze, ist eine Handvoll zeitgenössischer Künstler dabei, mit der Vergangenheit und der Tradition zu brechen.
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A Addis, de jeunes artistes contemporains veulent dépoussiérer l’art éthiopien
ADDIS ABEBA (AFP) – 15.04.2013 13:07 – Par Jenny VAUGHAN
Dans un parc public près du Musée national d’Addis Abeba qui abrite les trésors culturels éthiopiens, une poignée d’artistes contemporains veut rompre avec le passé et la tradition.

Une oeuvre de l'artiste éthiopien Tamrat Gazahegn exposée le 1er mars 2013 à Addis Abeba
Ein Werk von dem äthiopischen Künstler Tamrat Gazahegn 1. März 2013 in Addis Abeba
Une oeuvre de l’artiste éthiopien Tamrat Gazahegn exposée le 1er mars 2013 à Addis Abeba
Foto © AFP/Archives – by Jenny Vaughan

Au Centre artistique Netsa, on peut voir les tableaux que Merhet Debebe crée à partir de lacets usagés, les troncs d’arbre peints de Tamrat Gazahegn ou les sculptures géantes de Tesfahun Kibru, faites de bouts de métal de récupération.
Ce collectif, unique en Ethiopie, réunit 15 artistes qui se veulent à l’avant-garde de l’art contemporain éthiopien et sont désireux de se démarquer radicalement des reproductions à l’infini de l’imagerie copte des peintures anciennes, recyclée dans l’art commercial accroché dans la plupart des galeries éthiopiennes.
Encore balbutiant, ce mouvement se revendique radical et osé, utilise aussi la vidéo, et veut montrer “que l’Ethiopie ne se résume pas à ses trésors culturels, historiques et préhistoriques, mais également à un travail contemporain”, explique Desta Meghoo, commissaire d’une récente exposition à Addis Abeba.
“Nous ne voulons pas rester un élément mineur de l’art” mondial, explique-t-elle.
Cette récente exposition a permis à de jeunes artistes éthiopiens, relativement peu connus, de voir leurs oeuvres côtoyer des lithographies de l’architecte/designer brésilien Oscar Niemeyer ou des tableaux de la plasticienne portugaise Paula Rego.
“Ce n’est pas simplement bien pour moi en tant qu’artiste”, a expliqué le jeune peintre éthiopien Merid Tafesse, dont deux tableaux étaient exposés; cela a permis de dire au monde qu’il y avait autre chose en Ethiopie que l’art kitsch vendu aux touristes, ajoute-t-il.
Lui dont les tableaux – clowns au fusain, visages proches de la caricature ou silhouettes colorées – pourraient être européens ou américains, regrette que la plupart des acheteurs recherchent le cliché dans l’art éthiopien: anges aux yeux démesurés, croix traditionnelles et disciples en aube blanche.
“C’est plus facile pour certaines personnes d’être touchées par l’art commercial, parce qu’ils y voient des représentations religieuses ou des vêtements typiques, donc ils pensent que c’est ce qui représente le mieux l’Ethiopie. Mais c’est l’expression personnelle (…) de l’artiste qui fait l’art”, explique-t-il.
Certains artistes, comme Tamrat Gazahegn, ont choisi de détourner ces thèmes traditionnels parfois de façon expérimentale. Sur de pseudo-parchemins qu’il orne de vert, orange ou jaune, il reproduit les écritures traditionnelles, remplaçant les habituelles citations bibliques par ses propres mots.
Cet embryonnaire mouvement artistique contemporain éthiopien est une excroissance directe du modernisme éthiopien, apparu dans les années 1950 et 1960 et qui connut un certain succès sur la scène internationale.
Ce mouvement moderniste avait périclité dans les années 1970 avec l’arrivée au pouvoir éthiopien du régime militaro-marxiste, répressif et autoritaire, du Derg, qui contraint de nombreux artistes à l’exil, les autres se limitant à des oeuvres “révolutionnaires” aux thèmes “socialistes”.
La créativité et l’expérimentation renaissent aujourd’hui grâce, selon la professeure d’art éthiopienne Elizabeth Wodegiorgis, à un accès plus facile au reste du monde via internet et à l’ouverture vers l’étranger voulue par les récents responsables de l’Ecole des beaux-arts d’Addis Abeba, ouverte en 1958.
Mais selon Elizabeth Wodegiorgis, également propriétaire de la seule galerie d’art moderne du pays, l’absence de bourses et d’analyse critique dans le pays freine le développement de l’art contemporain, les artistes ayant du mal à se faire connaître et à vendre leurs oeuvres sur le marché international.
“L’Ethiopie n’a pas produit d’artiste reconnu internationalement” dans l’art contemporain, souligne-t-elle et aucun artiste éthiopien n’a jusqu’ici réalisé de vente importante. Seule exception, Julie Merhetu, née en Ethiopie mais éduquée et installée aux Etats-Unis, à qui la banque Goldman Sachs a commandé une peinture murale pour ses bureaux New-Yorkais pour 5 millions de dollars et dont un des tableaux a dépassé le million de dollars chez Sotheby’s en 2010.
A Addis Abeba, seuls Tamrat et Merid parviennent à vendre certaines oeuvres, dont les prix oscillent entre entre 1.500 et 3.000 dollars. Mais la plupart des artistes peinent à vivre de leur art. Si le collectif fournit un espace de travail il ne garantit pas des ventes et sortir des canons se paie financièrement.
“Commercialement, je ne peux pas dire que nous ayions eu beaucoup de succès en ce qui concerne les ventes de nos oeuvres”, explique Merhet Debebe, l’une des fondatrices du collectif, qui espère voir le jour où “les artistes n’auront plus à lutter pour survivre”.
“Au rythme actuel je ne sais pas si cela va arriver bientôt, mais j’espère, j’espère”, explique-t-elle, riant à l’idée que ses lacets de récupération ou ses vidéos expérimentales la fassent vivre un jour.
Desta Meghoo estime que ce n’est qu’une question de temps avant que les jeunes artistes éthiopiens s’exposent dans les galeries ou musées internationaux.
Le Musée d’Art moderne de New York (MoMA) a d’ailleurs d’ores et déjà acheté des oeuvres de Merid Tafesse, même “si elles sont dans les réserves et n’ont pas encore été accrochées”.
© 2013 AFP

L'artiste éthiopien Tamrat Gazahegn pose le 22 février 2013 devant ses oeuvres au centre artistique
Der äthiopische Künstler Tamrat Gazahegn 22. Februar 2013 vor seinen Werken im Kunstzentrum Netsa in Addis Abeba
L’artiste éthiopien Tamrat Gazahegn pose le 22 février 2013 devant ses oeuvres au centre artistique Netsa à Addis Abeba
Foto © AFP/Archives – Jenny Vaughan

In Addis wollen junge zeitgenössische Künstler die äthiopische Kunst entstauben
Addis Abeba (AFP) – 15.04.2013 13.07 Uhr – von Jenny VAUGHAN
In einem öffentlichen Park in der Nähe des National Museum in Addis Abeba, der Heimat der äthiopischen Kulturschätze, ist eine Handvoll zeitgenössischer Künstler dabei, mit der Vergangenheit und der Tradition zu brechen.
Beim Arts Centre Netsa können Sie die mit gebrauchten Schnürsenkeln hergestellten Gemälde von Merhet Debebe sehen, die bemalten Baumstämme von Tamrat Gazahegn oder Tesfahun Kibru’s riesige Skulpturen aus Stücken von Schrott.
Diese Gruppe ist einzigartig in Äthiopien, sie vereint 15 Künstler, die an die Spitze der zeitgenössischen äthiopischen Kunst wollen und begierig sind, sich radikal zu unterscheiden von den endlosen Reproduktionen der koptischen antiken Gemälde, die in der kommerziellen Kunst der meisten äthiopischen Galerien recycelt werden.
Noch in den Kinderschuhen, will sich die Bewegung radikal und gewagt, nutzt auch Videokunst, und will zeigen, “dass Äthiopien nicht auf seine historischen und prähistorischen Kulturschätzen beschränkt ist, sondern auch ein zeitgenössisches Werk hat”, sagte Desta Meghoo, die Organisatorin einer aktuellen Ausstellung in Addis Ababa.
“Wir wollen nicht ein minerjähriger Teil der globalen Kunst bleiben”, sagt sie.
Diese Ausstellung hat jungen, relativ unbekannten äthiopischen Künstlern ermöglicht, ihre Werke vermischt zu sehen mit Lithografien des brasilianischen Architekten / Designers Oscar Niemeyer oder Werken der portugiesischen Künstlerin Paula Rego.
“Das ist nicht nur gut für mich als Künstler”, sagte der junge Maler Merid Tafesse, präsenr mit zwei Bildern, „sondern auch, der Welt zu sagen, dass es etwas anderes gibt in Äthiopien als die an Touristen verkaufte Kitsch-Kunst“.
Er, dessen Gemälde – Clowns in Holzkohle, Gesichter in der Nähe Karikatur oder farbige Silhouetten – europäische oder amerikanische sein könnten, bedauert, dass die meisten Käufer in der äthiopischen Kunst das Klischee suchen: Engel mit riesigen Augen , Jünger in weißen Roben, und traditionelle Kreuze.
“Es ist einfacher für einige Leute, von der kommerziellen Kunst betroffen zu sein, weil sie religiöse Darstellungen und typische Kleidung zu sehen bekommen, so dass sie denken, es ist das, was am besten Äthiopien darstellt. Aber es ist der persönliche Ausdruck (…) des Künstlers, der Kunst macht”, sagt er.
Einige Künstler, wie Tamrat Gazahegn, wählten diese traditionellen Themen, um manchmal experimentell davon abzulenken. Auf pseudo-Schriftrollen, grün, orange oder gelb dekoriert, reproduziert er die traditionellen Schriften, aber anstelle der üblichen biblischen Zitate mit seinen eigenen Worten.
Diese embrionale äthiopische zeitgenössische Kunstbewegung ist eine direkte Folge des äthiopischen Modernismus, erschienen in den 1950er und 1960er Jahren, und damals mit einigen Erfolgen auf der internationalen Bühne.
Diese modernistische Bewegung war in den 1970er Jahren verklungen mit dem Machtantritt des äthiopischen marxistischen, repressiven und autoritären Militärregimes, die Derg, das viele Künstler ins Exil gezwungen hatte, andere auf die “revolutionären” Werke beschränkt mit “sozialistischen Themen”.
Kreativität und Experimentierfreude werden heute wiedergeboren, weil, so die Kunstprofessorin Elizabeth Wodegiorgis, es einen leichteren Zugang zu der Welt gibt über das Internet und wegen der Öffnung zum Ausland durch die neuen Verantwortlich der School of Fine Arts in Addis Abeba (Kunsthochschule), die 1958 eröffnete.
Aber nach Elizabeth Wodegiorgis, auch Besitzerin def einzigen Galerie für moderne Kunst in dem Land, behindert das Fehlen von Stipendien und kritischer Analyse im Land die Entwicklung der zeitgenössischen Kunst: Künstler haben zu kämpfen, um bekannt zu werden und ihre Arbeit auf dem internationalen Markt zu verkaufen.
“Äthiopien hat keinen international anerkannten Künstler” in der zeitgenössischen Kunst produziert, und keine äthiopischen Künstler, sagt sie, erzielten bislang signifikante Umsätze. Die einzige Ausnahme ist Julie Merhetu, geboren und aufgewachsen in Äthiopien, aber ausgebildet in den Vereinigten Staaten: Goldman Sachs hat bei ihr ein Wandbild für seine Niederlassung in New York für $ 5.000.000 in Auftrag gegeben und eines ihrer Gemälde hat eine Million Dollar überschritten bei Sotheby ‘s im Jahr 2010.
In Addis Abeba gelingt es nur Tamrat und Merid, einige Werke, deren Preise von 1.500 bis 3.000 US-Dollar gehen, zu verkaufen. Aber die meisten Künstler kämpfen, um von ihrer Kunst zu leben. Die Gruppe bietet einen Arbeitsraum, aber der garantiert nicht Umsatz.
“Kommerziell kann ich nicht sagen, dass wir sehr erfolgreich sind in Bezug auf den Umsatz unserer Arbeit”, sagt Merhet Debebe, eine der Gründer der Gruppe, die träumt den Tag zu erleben, wenn “die Künstler nicht mehr kämpfen, um zu überleben. ”
“Bei der derzeitigen Geschwindigkeit weiß ich nicht, ob es bald passieren wird, aber ich hoffe, ich hoffe”, sagt sie und lacht bei dem Gedanken, dass ihre Schnürsenkel oder die experimentellen Videos sie eines Tages ernähren.
Desta Meghoo ​​glaubt, dass es nur eine Frage der Zeit ist, bevor die jungen äthiopischen Künstler in internationalen Galerien und Museen ausstellen.
Das Museum of Modern Art New York (MoMA) hat auch schon Werke von Merid Tafesse gekauft, “auch wenn sie in Lagern sind und noch nicht an der Wand.”
© 2013 AFP

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