ÄTHIOPIEN: RASTAS KEINE PROPHETEN MEHR IM GELOBTEN LAND – Les Rastafaris ne sont plus prophètes en leur "terre promise" éthiopienne

Die Rastas sind keine Propheten mehr in ihrem “gelobten Land” von Äthiopien
Shashemene (AFP) – 2012.05.18 10.29 – Von Jenny VAUGHAN
Unter der Sonne des späten Nachmittags, um ein rituelles Feuer herum, tanzen die Rastafari in Dreadlocks zum Klang ihrer Trommeln und singen das Lob des ehemaligen äthiopischen Kaisers Haile Selassie, den sie als Reinkarnation Gottes verehren.
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Les Rastafaris ne sont plus prophètes en leur “terre promise” éthiopienne
SHASHEMENE (AFP) – 18.05.2012 10:29 – Par Jenny VAUGHAN
Sous le soleil de fin d’après-midi, autour d’un feu rituel, des rastafaris balancent leurs dreadlocks au son des tambours et chantent les louanges de l’ancien empereur d’Ethiopie Hailé Sélassié, qu’ils considèrent comme la réincarnation de Dieu.

Des rastafaris jouent du tambour, le 21 avril 2012 à Shashemene, pour célébrer le 46ème anniversaire
Rastafaris feiern 46. Jahrestag Haile Selassi’s Jamikabesuch, Shashemene, Äthiopien
Des rastafaris jouent du tambour, le 21 avril 2012 à Shashemene, pour célébrer le 46ème anniversaire de la visite au Jamaica de l’ancien empereur d’Ethiopie Hailé Sélassié
Foto (c) AFP – by Jenny Vaughan

Des volutes de marijuana s’élèvent au-dessus des fêtards vêtus aux couleurs des drapeaux rastafari et éthiopien – rouge, vert et or -, rassemblés à Shashemene, à 250 km au sud d’Addis Abeba, pour commémorer ce mois-ci le 46e anniversaire de la visite de Sélassié en Jamaïque.
C’est cette visite qui a ouvert la voie à l’émigration de nombreux rastafaris jamaïcains vers l’Ethiopie, considérée comme leur terre promise.
Créé dans les années 30 au sein des descendants d’esclaves de Jamaïque, ce mouvement spirituel considère Haïlé Selassié comme le Messie. Il était à l’époque le seul monarque noir d’un pays souverain et non colonisé.
Le mouvement, rendu célèbre dans le monde entier par la musique d’un de ses membres les plus illustres, Bob Marley, porte le nom de l’empereur avant son couronnement: Ras Tafari (Ras, titre nobiliaire éthiopien, et Tafari, son nom de naissance).
“Après la visite d’Hailé Sélassié dans les Caraïbes en 1966, les rastafaris jamaïcains ont commencé à affluer”, raconte Giulia Bonacci, chercheuse au Centre français des études éthiopiennes à Addis Abeba.
Partisan de la décolonisation et de la coopération entre Etats africains à une époque où ils étaient encore des colonies européennes, Haïlé Sélassié, empereur de 1930 à 36 et de 1941 à 74, avait offert, dans les années 1950, 500 hectares de terres à Shashemene aux descendants des esclaves originaires d’Afrique souhaitant revenir sur le continent.
Shashemene est aujourd’hui l’une des seules communautés rastafari d’Afrique. Ses quelque 600 membres, venus des Caraïbes, d’Amérique du Nord et d’Europe, gardent scrupuleusement leurs traditions: dreadlocks, nourriture végétarienne, marijuana et musique reggae.
– La terre de Salomon et de la reine de Saba –
Si 40 hectares ont été restitués à la communauté depuis que Mengistu a été à son tour chassé du pouvoir en 1991, les actuels habitants de Sashemene sont simplement “tolérés” par le gouvernement, sans bénéficier de la citoyenneté éthiopienne.
Kestekle Ab, 82 ans, est arrivé de Jamaïque il y a onze ans. Il raconte que les autorités lui ont récemment intimé l’ordre de déménager pour laisser place à une route. “Où vais-je vivre?”, s’interroge-t-il, assis dans sa petite cabane exiguë, aux murs ornés d’une photo pâlie de Sélassié et d’un drapeau rasta.
“Nous avons droit à la terre”, estime-t-il en racontant qu’à son arrivée à Shashemene, l’endroit n’était peuplé que de quelques fermiers.
Aujourd’hui, c’est une ville en plein essor de 120.000 habitants, où les triporteurs à moteur sont désormais plus nombreux que les traditionnelles charrettes.
“On nous confisque” la terre, tempête Ras Kabena, 58 ans, qui a quitté la République dominicaine il y a 20 ans et qui dirige un centre de médecine naturelle.
Pour les “Rastas”, la terre éthiopienne, évoquée, disent-ils, plus de trente fois dans la Bible et qu’ils considèrent comme le lieu de naissance du roi Salomon et de la reine de Saba, a un caractère “divin”.
“C’est la terre promise, c’est là que Dieu est né”, affirme Kestekle Ab, qui était à Kingston lors de la visite d’Haïlé Sélassié.
Le statut administratif plutôt vague des Rastas de Shashemene les empêche de monter des affaires ou d’accéder aux services réservés aux citoyens éthiopiens.
“Je suis en Afrique et d’après mon statut je suis clandestine. Or je ne me sens pas clandestine, car je suis rentrée chez moi. Mais si l’on s’en tient à la lettre de la loi, oui, c’est bien la réalité”, souligne Carol Rocke, qui tient un restaurant caribéen à Shashemene.
Arrivée “sur ordre de Dieu” il y a six ans de Trinidad à Shashemene, elle n’a pas obtenu la licence commerciale qu’elle souhaitait et n’est autorisée à exercer qu’en tant qu’investisseur étranger, ce qui limite son activité.
Les Rastas ont adressé une requête en régularisation au Parlement, sans succès pour l’instant.
“Nous sommes là depuis 50 ans. Cela signifie que nous avons été intégrés dans la société éthiopienne, dans la culture éthiopienne. Certaines ont des maris éthiopiens, certains ont des épouses éthiopiennes”, explique Carol Rocke.
Mais “on nous a empêchés de nous enraciner, on n’a pas pu se développer en tant que peuple”.
© 2012 AFP

Ras Kabena, le 21 avril 2012 dans son centre de médecine naturelle à ShashemeneRas Moya, prêtre rastafari, le 21 avril 2012 à Shashemene
Ras Kabena in seinem Naturmedizinzentrum in Shashemene, Äthiopien
Rastafari-Priester Ras Moya in Shashemene, Äthiopien
Ras Kabena, le 21 avril 2012 dans son centre de médecine naturelle à Shashemene
Ras Moya, prêtre rastafari, le 21 avril 2012 à Shashemene
Foto (c) AFP – by Jenny Vaughan

Die Rastas sind keine Propheten mehr in ihrem “gelobten Land” von Äthiopien
Shashemene (AFP) – 2012.05.18 10.29 – Von Jenny VAUGHAN
Unter der Sonne des späten Nachmittags, um ein rituelles Feuer herum, tanzen die Rastafari in Dreadlocks zum Klang ihrer Trommeln und singen das Lob des ehemaligen äthiopischen Kaisers Haile Selassie, den sie als Reinkarnation Gottes verehren.
Wölkchen von Marihuana steigen auf über den Feiernden, gekleidet in den Farben der Rastafari und äthiopischen Fahne – Rot, Grün und Gold -; sie sind in Shashemene versammelt, 250 km südlich von Addis Abeba, zum Gedenken an den 46. Jahrestag des Besuchs von Selassie in Jamaika.
Es war dieser Besuch, der den Weg für die Auswanderung vieler jamaikanischer Rastafari nach Äthiopien eröffnete, in ihr gelobtes Land.
Gegründet in den 30er Jahren von Nachkommen der Sklaven in Jamaika, glaubt diese geistige Bewegung Haile Selassie als Messias. Er war damals der einzige schwarze Monarch eines souveränen und nicht kolonisierten Landes in Afrika.
Die Bewegung, weltweit bekannt geworden durch die Musik von einem ihrer berühmtesten Mitglieder, Bob Marley, wurde nach dem Kaiser vor seiner Krönung benannt: Ras Tafari (Ras, äthiopischer Adelstitel, und Tafari, Geburtsname).
“Nach dem Besuch von Haile Selassie in der Karibik im Jahr 1966 begannen die jamaikanischen Rastafari zu strömen”, sagt Giulia Bonacci, eine Forscherin am Französischen Zentrum für äthiopische Studien in Addis Abeba.
Verfechter der Entkolonialisierung und der Zusammenarbeit zwischen den afrikanischen Staaten zu einem Zeitpunkt, als sie noch europäische Kolonien waren, hatte Haile Selassie, Kaiser von 1930-1936 und 1941-1974, im Jahr 1950 500 Hektar Land in Shashemene jenen Nachfahren der afrikanischen Sklaven angeboten, die auf den Kontinent zurückkehren wollten.
Shashemene ist heute eine der wenigen Rastafari-Gemeinden in Afrika. Seine rund 600 Mitglieder, aus der Karibik, Nordamerika und Europa, halten gewissenhaft ihre Traditionen: Dreadlocks, vegetarische Kost, Marihuana und Reggae-Musik.
– Das Land von Salomon und der Königin von Saba –
Wenn auch 40 Hektar an die Gemeinde zurückgegeben wurden seit Mengistu im Jahre 1991 verdrängt wurde, werden die aktuellen Bewohner Sashemene doch einfach nur “toleriert” von der Regierung, ohne die Vorteile der äthiopischen Staatsbürgerschaft.
Kestekle Ab, 82, kam aus Jamaika vor elf Jahren. Er sagt, die Behörden haben ihn vor kurzem aufgefordert, umzuziehen, um Platz für eine Straße zu machen. “Wo werde ich leben?”, fragt er, sitzt in seiner engen kleinen Hütte, deren Wände mit einem blassen Bild von Selassie und einer Rasta-Flagge geschmückt sind.
“Wir haben das Recht auf Land”, sagte er und erzählte, dass bei seiner Ankunft in Shashemene der Ort nur von ein paar Bauern bewohnt war.
Heute ist es eine blühende Stadt von 120.000 Einwohnern, wo Motorroller jetzt den traditionellen Karren zahlenmäßig überlegen sind.
“Sie beschlagnahmten” die Erde, erhitzt sich Ras Kabena, 58, der die Dominikanische Republik vor 20 Jahren verlassen hatte und ein Zentrum für Naturheilkunde führt.
Für die “Rastas” hat das Land von Äthiopien, das, sagen sie, mehr als 30 mal in der Bibel erwähnt wird und das sie als den Geburtsort von König Salomo und der Königin von Saba ansehen, einen “göttlichen” Charakter.
“Dies ist das gelobte Land, wo Gott geboren wurde”, sagte Kestekle Ab, der während des Besuchs von Haile Selassie in Kingston war.
Der vage administrative Status der Rasta in Shashemene verhindert, dass sie Unternehmen gründen oder auf für äthiopische Staatsbürger reservierte Dienstleistungen zugreifen.
“Ich bin in Afrika und in meinem Zustand bin ich illegal. Aber ich fühle mich nicht illegal, weil ich nach Hause ging. Aber wenn wir an den Buchstaben des Gesetzes kleben, ja, es ist die Realität “, sagte Carol Rocke, die ein Caribbean Restaurant in Shashemene betreibt.
Gereist “auf Befehl von Gott” vor sechs Jahren von Trinidad nach Shashemene, hat sie nicht die Business License erhalten, die sie wollte, und übt ihr Gewerbe nur als ausländischer Investor aus, was ihre Tätigkeit einschränkt .
Rastas haben einen Antrag auf Regularisierung an das Parlament geschickt, bisher ohne Erfolg.
“Wir sind hier seit 50 Jahren. Dies bedeutet, dass wir in der äthiopischen Gesellschaft und in der äthiopischen Kultur integriert wurden. Einige haben äthiopische Ehemänner, äthiopische Ehefrauen”, sagt Carol Rocke.
Aber “wir waren nicht in der Lage, Wurzeln zu schlagen – als Volk konnten wir uns nicht entwickeln.”
© 2012 AFP

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