ÄTHIOPIEN in TRAUER: TOD von PREMIER MELES ZENAWI, visionärer Autokrat – Portrait – Ethiopie: Zenawi est mort, deuil national – BEGRÄBNIS – ENTERREMENT 2 SEPT

Beerdigung: 2. September —- L’Ethiopie fixe au 2 septembre les funérailles de Meles Zenawi

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, le 27 janvier 2012 à Addis Abeba
Äthiopischer Premierminister Meles Zenawi, 27. Januar 2012 in Addis Abeba
Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, le 27 janvier 2012 à Addis Abeba
Foto (c) AFP/Archives – by Tony Karumba

by Damien Glez in Africa Report aug 2012by Gado - in The Nation - aug 2012
CLIC = ZOOM!!! — Meles Zenawi Karikaturen, cartoons, dessins de presse:
by Damien Glez, Burkina in Africa Report – by Gado, South Africa in The Nation

1. Äthiopien: Premierminister Meles Zenawi ist tot
Addis Abeba (AFP) – 2012.08.21 08.39 – Von Jenny VAUGHAN
Der äthiopische Premierminister Meles Zenawi, Schwergewicht unter den afrikanischen Führern und an der Macht seit zwei Jahrzehnten, ist in der Nacht von Montag auf Dienstag im Krankenhaus gestorben, hat die äthiopische Regierung angekündigt. Der Vize-Premier wird übergangsweise die Macht übernehmen in diesem Land, das mit Washington im Kampf gegen den Islamismus in der instabilen Region Horn von Afrika verbündet ist.
2. PORTRAIT – Meles Zenawi, “der letzte Kaiser von Äthiopien”
Addis Abeba (Äthiopien) (AFP) – 21/8/2012 06.28
Der äthiopische Premierminister Meles Zenawi, der in der Nacht von Montag auf Dienstag starb, war ein ehemaliger Guerilla-Führer; als ein Autokrat von seinen Gegnern, als Visionär von seinen Anhängern angesehen, war er ein bisschen wie die historischen Kaiser von Äthiopien.
3. Trauer und Fragen in Addis Abeba nach dem Tod von Meles Zenawi
Addis Abeba (AFP) – 2012.08.22 13.11 – By Jenny VAUGHAN
Die äthiopische Hauptstadt war in Trauer Mittwoch nach dem Tod in Belgien des Premierministers Meles Zenawi, dessen Körper am Abend zuvor nach Addis Abeba zurückgeschickt wurde, während die Frage der Nachfolge offen bleibt.
4. Meles Tod öffnet eine Zeit der Unsicherheit für das Horn von Afrika
NAIROBI (AFP) – 22.08.2012 13:16 – Mit Aude Genet
Der Tod von Premierminister Meles Zenawi, an der Macht seit 21 Jahren und Säule der ostafrikanischen Politik, schafft ein Vakuum in Äthiopien wie in der gesamten instabilen Region am Horn von Afrika.
5. Mögliche Akteure im post-Meles Äthiopien
Addis Abeba (AFP) – 2012.08.22 11.34
Der Tod von Premierminister Meles Zenawi, mehr als 20 Jahre Alleinmacher im Land, wirft Fragen über seine Nachfolge auf. Hier einige Akteure, die eine Rolle in der Post-Meles-Ära spielen können:
6.
7.
… Beerdigung – funerailles / später – plus tard ….
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1er ARTICLE SUR ACTUELLEMENT CINQ : Ethiopie: le Premier ministre Meles Zenawi est mort
ADDIS ABEBA (AFP) – 21.08.2012 08:39 – Par Jenny VAUGHAN
Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, poids lourd parmi les dirigeants africains, au pouvoir depuis deux décennies, est décédé à l’hopital dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé le gouvernement éthiopien. Le vice-Premier ministre va assurer l’intérim du pouvoir dans ce pays allié de Washington dans la lutte contre l’islamisme dans la Corne de l’Afrique, une région instable.

Des militaires attendent le corps de Meles Zenavi à l'aéroport Addis Abeba, le 21 août 2012Des Ethiopiens rendent hommage à Meles Zenawi à l'aéroport d'Addis Abeba le 21 août 2012Une fanfare militaire attend la dépouille de Meles Zenawi à l'aéroport d'Addis Abeba, le 21 août 2Des femmes pleurent la mort de Meles Zenawi devant sa résidence à Addis Abeba, le 21 août 2012
Trauer in Äthiopien: Tod von Meles Zenawi – der Sarg wird am Flughafen Addis Abeba und vor seiner Residenz erwartet, 21. August 2012 nachts
Des militaires attendent le corps de Meles Zenavi à l’aéroport Addis Abeba, le 21 août 2012
Foto (c) AFP – by Mulugeta Ayene
Des Ethiopiens rendent hommage à Meles Zenawi à l’aéroport d’Addis Abeba le 21 août 2012
Une fanfare militaire attend la dépouille de Meles Zenawi à l’aéroport d’Addis Abeba, le 21 août 2012
Des femmes pleurent la mort de Meles Zenawi devant sa résidence à Addis Abeba, le 21 août 2012
Fotos (c) AFP – by Jenny Vaughan

“Le Premier ministre Meles Zenawi est décédé hier soir aux environs de minuit,” a précisé mardi matin à l’AFP le porte-parole du gouvernement Bereket Simon. Il se trouvait “à l’étranger”, a-t-il poursuivi sans plus de détails.
M. Meles, âgé de 57 ans, n’avait plus été vu en public depuis juin et son état de santé faisait l’objet de nombreuses rumeurs. En juillet, des sources diplomatiques à Bruxelles avaient indiqué à l’AFP que M. Meles était hospitalisé dans la capitale belge et qu’il se trouvait dans un état critique.
“Il récupérait bien mais tout d’un coup il s’est passé quelque chose et il a dû être emmené d’urgence en unité de soins intensifs et ils n’ont pu le maintenir en vie,” a ajouté mardi M. Bereket, sans donner de précision sur la maladie dont souffrait le Premier ministre.
Le porte-parole a ajouté un peu plus tard en conférence de presse que M. Meles se débattait avec ses problèmes de santé depuis un an. Mais “l’une des meilleures choses avec lui, c’est qu’il ne s’est jamais considéré comme malade et qu’il était prêt pour le travail tout le temps, tous les jours, tous les soirs,” a-t-il ajouté.
Le vice-Premier ministre Hailemariam Desalegn va désormais assurer l’intérim, a-t-il encore déclaré.
“Conformément à la Constitution éthiopienne, le vice-Premier ministre devra aller devant le Parlement et prêter serment,” a-t-il expliqué, ajoutant que le gouvernement faisait en sorte que le Parlement soit convoqué “le plus vite possible”. “Je vous garantie que tout est stable,” a encore dit M. Bereket.
Ces dernières semaines, le gouvernement éthiopien s’était voulu rassurant sur l’état de santé du Premier ministre.
Mais depuis l’annonce de l’hospitalisation de M. Meles à Bruxelles par des sources diplomatiques sur place, l’incertitude régnait sur qui était actuellement, effectivement, aux commandes dans le deuxième plus peuplé des pays d’Afrique sub-saharienne.
Deuil national
La date des funérailles de M. Meles n’a pas encore été précisée.
“Le processus des funérailles se déroulera selon un plan préparé par un comité qui travaille là-dessus,” a indiqué M. Bereket, précisant seulement que le pays serait en “deuil national” jusqu’à ces funérailles, “en souvenir du Premier ministre”.
Meles Zenawi dirigeait l’Ethiopie d’une poigne de fer depuis qu’il avait pris le pouvoir en 1991 à la tête d’une guérilla qui venait de faire tomber le régime du dictateur Mengistu Hailé Mariam.
Cet homme austère était entré dans le club fermé des dirigeants africains en poste depuis plus de deux décennies après une victoire écrasante aux élections de 2010 — il avait alors raflé 99% des voix.
Et il incarnait à lui seul le pouvoir dans son pays, dont il avait fait au fil des ans un allié-clé des Etats-Unis dans la lutte contre l’extrémisme islamiste dans la Corne de l’Afrique.
En juillet, quand avait été évoquée l’hospitalisation de M. Meles à Bruxelles, une source diplomatique avait souligné que sa disparition aurait de sérieuses conséquences pour cette région très instable.
“Il a su imposer son autorité à ses voisins”, et il est “un pôle de stabilité entre le Soudan, l’Erythrée et la Somalie”, avait expliqué la source.
Les mandats de M. Meles ont notamment été marqués par une guerre frontalière très meurtrière avec l’Erythrée voisine entre 1998 et 2000 et deux interventions militaires en Somalie — la première de fin 2006 à début 2009, la deuxième depuis fin 2011 contre les insurgés islamistes shebab.
© 2012 AFP

2. PORTRAIT : Meles Zenawi, “le dernier empereur d’Ethiopie”
ADDIS ABEBA (Ethiopie) (AFP) – 21.08.2012 06:28
Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, décédé dans la nuit de lundi à mardi, était un ex-chef de guérilla, considéré comme un autocrate par ses adversaires et comme un visionnaire par ses partisans, un peu à l’image des empereurs historiques d’Ethiopie.
Agé de seulement 57 ans, M. Meles était maître à bord de son pays depuis 21 ans. Cet homme austère était entré dans le club fermé des dirigeants africains en poste depuis plus de deux décennies après une victoire écrasante aux élections de 2010 — il avait alors raflé 99% des voix.
Poids lourd parmi les dirigeants africains, M. Meles a pris le pouvoir en Ethiopie en 1991, à la tête d’une guérilla qui venait de faire tomber le régime du dictateur Mengistu Hailé Mariam.

Il n’a pas 25 ans quand il est porté par ses compagnons d’armes en haut de la hiérarchie du FLTP (Front de libération du peuple du Tigré) en 1979, cinq ans seulement après avoir abandonné ses études de médecine pour rallier la rébellion tigréenne du nord du pays.
Né le 8 mai 1955 à Adoua (nord), Meles Zenawi a d’abord occupé les fonctions de président de la République (1991-1995), avant le changement de Constitution qui a fait de l’Ethiopie un pays doté d’un régime parlementaire.
Il faisait partie, avec le Rwandais Paul Kagame et l’Ougandais Yoweri Museveni, de cette génération de dirigeants africains arrivés au pouvoir à la fin des années 1980 et au début des années 1990, en qui le président américain de l’époque Bill Clinton voyait les possibles “dirigeants de la Renaissance” africaine.
M. Meles avait au fil des ans fait de son pays un allié-clé des Etats-Unis dans la lutte contre l’extrémisme islamiste dans la Corne de l’Afrique.
Un analyste s’exprimant sous couvert d’anonymat estimait récemment que M. Meles, “lecteur assidu de The Economist et des rapports de la Banque mondiale”, avait “acquis toutes les astuces des grands donateurs”, parlait comme eux, ce qui lui donnait “une crédibilité très forte”.
Sûr de lui, décrit comme fin mais parfois hautain, M. Meles n’est, contrairement à nombre de ses pairs africains, jamais passé pour un amoureux du luxe, au train de vie ostentatoire.
“C’est le dernier empereur d’Ethiopie”, a aussi dit de lui y a quelques années un ancien diplomate éthiopien. “Pour Meles Zenawi, le pouvoir continue d’être une sorte de mythe, avec une réelle dimension mystique même, parce qu’il est dans le même cas de figure que ces empereurs du passé, arrivés au pouvoir par les armes, et parce qu’il dégage cette aura du pouvoir.”
Cet homme de petite taille, dégarni, au visage rehaussé de lunettes et d’un bouc, a de fait mené une série de réformes économiques dans son pays: l’Ethiopie s’enorgueillit de flirter, depuis la fin de la dernière décennie, avec une croissance économique à deux chiffres.
Homme de dossiers
Réputé maîtriser ses dossiers, Meles Zenawi a aussi joué, à la fin de la dernière décennie, le rôle de négociateur en chef du continent sur le changement climatique. Et depuis 2007, il était président du Nepad, le Nouveau partenariat pour le développement en Afrique.
Malgré tout, l’Ethiopie, que M. Meles continuait de diriger d’une main de fer, demeure l’un des pays les plus pauvres du monde. Sa population, notent les observateurs, n’a pas toujours bénéficié des programmes de développement qui ont pu servir l’image du leader à l’étranger: le monde rural sent notamment encore peu les effets des plans massifs d’électrification régionale.
Le pays est aussi régulièrement accusé de violations flagrantes des droits de l’Homme, contre les groupes d’opposition ou les journalistes.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a accusé récemment M. Meles d’utiliser “la lutte contre le terrorisme comme couverture pour faire taire des voix dissidentes pacifiques”. Plusieurs journalistes étrangers et éthiopiens ont récemment été condamnés en vertu d’une loi sur le “terrorisme”.
Avant les dernières législatives en 2010, M. Meles – marié à Azeb Mesfin, une ancienne combattante rencontrée dans le maquis, et père de trois filles et un fils – avait affirmé à plusieurs reprises ne pas souhaiter être candidat. Son parti l’avait officiellement “obligé” à se représenter.
Ses mandats resteront notamment marqués par une guerre frontalière très meurtrière avec l’Erythrée entre 1998 et 2000 et deux interventions militaires en Somalie — la première de fin 2006 à début 2009, la deuxième depuis fin 2011.
M. Meles n’était plus apparu en public depuis juin.
© 2012 AFP

3. Tristesse et interrogations à Addis Abeba au lendemain du décès de Meles Zenawi
ADDIS ABEBA (AFP) – 22.08.2012 13:11 – Par Jenny VAUGHAN
La capitale éthiopienne était en deuil mercredi après la mort en Belgique du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, dont le corps a été ramené tard la veille à Addis Abeba, alors que la question de la succession restait entière.
Si pour l’heure le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Hailemariam Desalegn, 47 ans, assure l’intérim, conformément à l’article 75 de la Constitution prévoyant qu’il “agit au nom du Premier ministre en son absence”, aucune précision n’a été donnée sur la succession de Meles Zenawi, qui personnifiait le pouvoir éthiopien depuis plus de vingt ans.
Une session extraordinaire du Parlement a été convoquée jeudi matin, au cours de laquelle le vice-Premier ministre devrait prêter serment. Aucune détail n’a été donné sur la durée de cet intérim et sur l’éventuelle élection d’un nouveau Premier ministre.
L’article 72 de la Constitution stipule que celui-ci est élu parmi les députés de la Chambre du Peuple, pour un mandat correspondant à la durée de celui de la Chambre. Mais la Constitution est muette sur les cas d’empêchement et de vacance, laissant ouvertes toutes les spéculations.
“On est dans un régime extrêmement personnalisé, où il n’existe aucun système de succession. Ce qui est sur le papier est totalement théorique. La réalité du pouvoir est totalement entre les mains du Premier ministre”, soulignait récemment, avant le décès de Meles, un spécialiste de la région sous le couvert de l’anonymat.
Longue procession
Durant la nuit, de nombreux habitants de la capitale ont veillé dans la rue, portant des bougies et des portraits de celui qui était l’homme fort de l’Ethiopie et l’incarnation quasi-unique du pouvoir depuis 1991.
Une longue procession a suivi le cortège funèbre ayant transporté le cercueil de l’aéroport au Palais national, la résidence officielle du Premier ministre à Addis, où il restera jusqu’aux funérailles.
Aucune date n’a été fixée pour ces funérailles et aucun détail révélé sur leur organisation. Un deuil national a été décrété d’ici là.
Bien qu’aucune veillée officielle n’ait été annoncée, plusieurs centaines de personnes, vieilles femmes et jeunes couples en pleurs, ont convergé mercredi matin vers le Palais national, a constaté un journaliste de l’AFP.
Ils ont été autorisés à pénétrer dans l’enceinte du complexe, dont la presse était exclue.
Les minibus de transport collectif roulaient en ville ornés de crêpes noirs et de photos du Premier ministre, décédé à 57 ans, dans un hôpital de Bruxelles d’une maladie non précisée.
“L’Ethiopie a perdu son immense chef”, titrait le quotidien en amharique Addis Zemen, alors que dans les cafés et les commerces de la ville, radios et télévisions couvrent à plein volume le décès du Premier ministre.
Sur les écrans, passaient en boucle les images nocturnes de l’arrivée du corps et de la longue procession dans les rues d’Addis, entrecoupant des flashs d’information exclusivement consacrés au décès.
Les habitants interrogé mercredi exprimaient tous de la tristesse, même ceux admettant que Meles, considéré à l’étranger à la fois comme un visionnaire et comme un autocrate, laisserait des souvenirs contrastés.
Pour Mukemil Elias, commerçant de 32 ans, le dirigeant a durant ses 20 ans de pouvoir considérablement amélioré les infrastructures du pays, surtout les routes et les écoles. Mais il reconnait que son bilan en matière de droits de l’homme est moins reluisant.
“Nous (Ethiopiens) nous nous querellons souvent” à propos de Meles Zenawi, admet-il, “nous ne sommes pas tous d’accord”.
Lui-même se dit “triste, parce qu’il a fait beaucoup pour le pays, il avait de grands projets et n’a pu les mener à bien car il est mort trop jeune”, explique-t-il.
© 2012 AFP

4. La mort de Meles ouvre une période d’incertitude pour la Corne de l’Afrique
NAIROBI (AFP) – 22.08.2012 13:16 – Par Aude GENET
La mort du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, au pouvoir depuis 21 ans et pivot de la politique est-africaine, crée un vide en Ethiopie et dans la région instable de la Corne de l’Afrique.
L’intérim est désormais assuré par le vice-Premier ministre Hailemariam Desalegn, dont la marge de manoeuvre exacte reste inconnue. Le départ de M. Meles pourrait ouvrir une lutte au sein de l’élite dirigeante, dont l’issue, jugent des analystes, sera déterminante pour les relations du pays et ses voisins, ennemi érythréen en tête.
“Les développements des prochaines semaines en Ethiopie pourront affecter le paysage économique, politique et sécuritaire de la Corne de l’Afrique pour des années,” estime Jason Mosley, du centre de réflexion Chatham House.
“Ce qui se passera dans la région dépendra de ce qui se passera en Ethiopie,” poursuit Joakim Gundel, spécialiste de la Somalie, où Addis Abeba a envoyé deux fois en six ans son armée combattre des mouvements islamistes.
Le pouvoir éthiopien repose sur la coalition du Front populaire démocratique révolutionnaire éthiopien (EPRDF), qui s’articule essentiellement autour du Front populaire de libération du Tigré (TPLF), l’ancienne guérilla de M. Meles.
“L’EPRDF n’est pas une organisation monolithique, pas plus que le TPLF,” juge M. Mosley. “Des hauts cadres de l’EPRDF, en particulier parmi le TPLF, vont chercher à affirmer et protéger leurs intérêts”.
“La question est de savoir si la nouvelle élite dirigeante peut trouver un consensus sur un nouveau leader, et si ce leader sera capable de gérer les intérêts de tous, tout en maintenant le cap du pays en matières économique et sécuritaire,” souligne l’analyste.
Rôle stratégique
Beaucoup d’incertitudes entourent la succession de M. Meles, mais parmi les scénarios avancés figure celui de voir les groupes rebelles qui menacent à la marge le pouvoir depuis des années profiter de la transition pour monter en puissance.
Parmi eux, le Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), qui réclame l’indépendance de la région de l’Ogaden (sud-est), à majorité somali, et le Front de libération Oromo (OLF) – les Oromo sont l’ethnie majoritaire du pays – qui luttait déjà contre le régime Mengistu.
Roland Marchal, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France), ne voit cependant pas encore se profiler le chaos en Ethiopie. “D’une certaine façon, (les caciques) vont réaliser qu’ils ne peuvent pas casser le jouet que Meles leur a laissé,” estime-t-il.
L’annonce du décès de M. Meles, très critiqué sur le volet des droits de l’Homme, a donné lieu à un flot d’hommages de dirigeants étrangers. Ils ont salué son action économique et son rôle “stratégique” pour la paix entre le Soudan et le Soudan du Sud ou dans la lutte contre les islamistes somaliens.
M. Marchal n’attend pas un virage diplomatique, plutôt une “continuité” sur le dossier soudanais et de possibles “nuances” dans les relations avec les voisins ougandais, kényan et somalien.
La plus grande incertitude semble liée à l’Erythrée. L’Ethiopie n’a notamment jamais réglé le différend frontalier à l’origine d’une très meurtrière guerre entre 1998 et 2000 avec son ancienne province, indépendante depuis 1993.
Pour M. Mosley, la transition en Ethiopie offre une opportunité de “réconciliation” entre Addis Abeba et Asmara. Sauf si l’Erythrée ne juge pas dans son intérêt d'”alimenter l’instabilité qui pourrait naître” de cette transition ou qu’Addis ne la devance en “intervenant plus fermement en Erythrée”.
Le porte-parole de la diplomatie éthiopienne, Dina Mufti, assure quant à lui que les politiques “intérieure et étrangère” du pays sont “là pour durer”.
M. Meles n’avait déjà plus été vu en public depuis juin. Et “il semble que (sa) disparition de la scène, depuis plus de deux mois, n’ait pas suffi à ébranler la confiance” au sein de l’EPRDF, pointe M. Mosley. “Si les choses continuent à avancer en douceur dans les deux ou trois semaines, peut-être pourront-il surmonter tout cela”, estine-t-il.
© 2012 AFP


5. Les acteurs possibles de l’après-Meles en Ethiopie

ADDIS ABEBA (AFP) – 22.08.2012 11:34
Le décès du Premier ministre Meles Zenawi, incarnation à lui seul du pouvoir éthiopien depuis plus de 20 ans, suscite des questions sur sa succession à la tête du deuxième pays le plus peuplé d’Afrique. Voici certains des acteurs susceptibles de jouer un rôle dans l’après-Meles:

HAILEMARIAM DESALEGN: A 47 ans, il occupe les postes de vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères depuis 2010. En tant que vice-Premier ministre, il a été chargé d’assurer l’interim. La Constitution, muette sur les cas d’empêchement ou de vacance, le charge d'”agir au nom du Premier ministre en son absence”, ce qui était le cas alors que ce dernier était hospitalisé à Bruxelles.
Ancien conseiller de Meles Zenawi sur les Affaires sociales, il est l’un des rares membres du premier cercle du pouvoir éthiopien à ne pas être issu du nord du pays. Il est originaire de la Région des nations, nationalités et peuples du Sud (SNNPR), une entité administrative du sud, ce qui représente un handicap certain, voire insurmontable, dans la course à la succession.

BERHANE GEBRE-CHRISTOS: Agé de 59 ans, c’est un proche de longue date de Meles Zenawi, originaire comme lui de la région septentrionale du Tigré. Les deux hommes se sont rencontrés au sein de la guérilla, que M. Berhane a rejoint dès 1976. Il est considéré comme un candidat sérieux pour la succession au poste de Premier ministre, avec pour autre atout une forte expérience internationale.
Actuel ministre délégué aux Affaires étrangères, ce diplomate de carrière a étudié en Europe et fut ambassadeur d’Ethiopie pour les pays du Benelux, auprès de l’Union européenne, mais surtout aux Etats-Unis, l’un des plus proches alliés d’Addis Abeba.

AZEB MESFIN: Epouse de Meles Zenawi qu’elle a rencontré dans le maquis. Son parcours et ses activités au sein de la guérilla restent peu connus et elle-même demeure plutôt discrète à ce sujet. Actuellement députée et femme d’affaires active en Ethiopie, elle est accusée par l’opposition d’avoir profité de sa position auprès de Meles pour s’enrichir. Elle a présidé l’organisation onusienne des premières dames contre le sida, dont elle est toujours membre.
Même si elle ne part pas favorite, certains observateurs voient en elle un successeur possible, quand d’autres estiment qu’elle pourrait faire les frais des luttes au sein du parti au pouvoir.

TEDROS ADHANOM GEBREYESUS: Actuel ministre de la Santé, il a occupé divers postes au sein de ce ministère, et a été chef du bureau régional de la Santé de la région du Tigré, dont était originaire Meles.
Diplômé de médecine au Royaume-Uni, ses recherches sur le paludisme lui ont attiré une reconnaissance internationale. Bien qu’il soit une figure importante du gouvernement, les analystes estiment que son expérience politique, limitée au secteur de la santé, pourrait l’handicaper.

GIRMA WOLDEGIORGIS: 88 ans, président d’Ethiopie, son rôle est essentiellement protocolaire et son pouvoir extrêmement limité. Il a été élu chef de l’Etat par la Chambre des représentants en 2001. Peu d’analystes le voient comme un successeur potentiel, en raison de son influence politique limitée, de son âge et de sa santé incertaine. En mars 2012, des rumeurs le donnaient décédé, alors que selon des responsables éthiopiens, il était soigné à l’étranger.
Ancien parlementaire, il a également dirigé l’aviation civile, et été directeur général du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Planification.

L’OPPOSITION: la coalition d’opposition Medrek, créé en 2009 par huit partis d’opposition – dont il ne reste que six aujourd’hui – n’a obtenu qu’un siège au législatives de 2010, remportées par la coalition au pouvoir avec 99% des suffrages. Sa faible assise électorale et son caractère extrêmement fragmenté devrait l’empêcher de jouer tout rôle dans un éventuel processus de succession, selon les analystes.
© 2012 AFP

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi et son épouse Azeb Mesfin, le 1er juillet 2007 à Accra
Äthiopischer Premierminister Meles Zenawi und seine Frau Azeb Mesfin am 1. Juli 2007 in Accra
Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi et son épouse Azeb Mesfin, le 1er juillet 2007 à Accra
Foto (c) AFP/Archives – by Issouf Sanogo

1. Äthiopien: Premierminister Meles Zenawi ist tot
Addis Abeba (AFP) – 2012.08.21 08.39 – Von Jenny VAUGHAN
Der äthiopische Premierminister Meles Zenawi, Schwergewicht unter den afrikanischen Führern und an der Macht seit zwei Jahrzehnten, ist in der Nacht von Montag auf Dienstag im Krankenhaus gestorben, hat die äthiopische Regierung angekündigt. Der Vize-Premier wird übergangsweise die Macht übernehmen in diesem Land, das mit Washington im Kampf gegen den Islamismus in der instabilen Region Horn von Afrika verbündet ist.
“Premierminister Meles Zenawi starb letzte Nacht um Mitternacht”, sagte am Dienstag Morgen gegenüber AFP Regierungssprecher Bereket Simon. Es geschah “im Ausland”, sagte er ohne Näheres.
Meles, im Alter von 57, war in der Öffentlichkeit seit Juni nicht zu sehen gewesen und seine Gesundheit war Gegenstand vieler Gerüchte. Im Juli hatten diplomatischen Quellen in Brüssel der AFP gesagt, dass Meles in der belgischen Hauptstadt ins Krankenhaus eingeliefert worden war, in kritischem Zustand.
“Er erholte sich gut, aber plötzlich ist etwas passiert und er musste auf der Intensivstation behandelt werden und sie konnten ihn nicht am Leben halten”, sagte Bereket am Dienstag, ohne näher auf die Krankheit des Ministerpräsidenten einzugehen.
Der Sprecher sagte später in einer Pressekonferenz, dass Meles mit seinen gesundheitlichen Problemen kämpfte seit dem letzten Jahr. Aber “eines der besten Dinge mit ihm ist, dass er nie in Betracht gezogen hatte, dass er krank war, und bereit war zu arbeiten, die ganze Zeit, jeden Tag, jede Nacht”, sagte er.
Deputy Prime Minister Hailemariam Desalegn ist nun der Übergangspremierminister, erklärte er.
“Gemäß der äthiopischen Verfassung wird der stellvertretende Ministerpräsident vor das Parlament gehen und schwören”, sagte er und fügte hinzu, dass die Regierung sicherstelle, dass das Parlament “so bald wie möglich” einberufen wird. “Ich garantiere Ihnen, dass alles stabil ist”, sagte Herr Bereket.
In den vergangenen Wochen hatte die äthiopische Regierung Gewissheit über die Gesundheit des Ministerpräsidenten zu streuen gesucht.
Aber seit der Ankündigung von diplomatischen Quellen in Brüssel über den Krankenhausaufenthalt von Meles vor Ort gab es Unsicherheit darüber, wer nun tatsächlich die Kontrolle im zweitbevölkerungsreichsten Land in Afrika südlich der Sahara hat.
Staatstrauer
Das Datum der Beerdigung von Herrn Meles ist noch nicht geklärt.
“Der Prozess der Beerdigung ist von einem Ausschuss vorzubereiten”, sagte Bereket, sagte nur, dass das Land würde “trauern” bis zum Begräbnis, “in Erinnerung an den Premierminister “.
Meles Zenawi regierte Äthiopien mit eiserner Faust, seit er die Macht ergriff im Jahr 1991 an der Spitze einer Guerilla, die zum Sturz des Regimes von Diktator Mengistu Haile Mariam geführt hatte.
Und er verkörperte in sich die Macht in seinem Land, das er im Laufe der Jahre zum wichtigen Verbündeten der Vereinigten Staaten im Kampf gegen den islamischen Extremismus am Horn von Afrika gemacht hatte.
Im Juli, als Meles in das Krankenhaus in Brüssel kam, betonte eine diplomatische Quelle, dass sein Verschwinden schwerwiegende Folgen hätte für die sehr instabile Region.
“Er war in der Lage, seine Autorität auf seine Nachbarn zu verhängen,” und er ist “ein Anker der Stabilität zwischen dem Sudan, Eritrea und Somalia”, erklärte die Quelle.
Meles Mandate waren von einem sehr tödlichen Grenzkrieg mit dem benachbarten Eritrea zwischen 1998 und 2000 und zwei militärischen Interventionen in Somalia (die erste von Ende 2006 bis Anfang 2009, die zweite seit dem Ende des Jahres 2011) gegen die islamistischen Shebab gekennzeichnet.
© 2012 AFP

2. PORTRAIT – Meles Zenawi, “der letzte Kaiser von Äthiopien”
Addis Abeba (Äthiopien) (AFP) – 21/8/2012 06.28
Der äthiopische Premierminister Meles Zenawi, der in der Nacht von Montag auf Dienstag starb, war ein ehemaliger Guerilla-Führer; als ein Autokrat von seinen Gegnern, als Visionär von seinen Anhängern angesehen, war er ein bisschen wie die historischen Kaiser von Äthiopien.
Im Alter von nur 57 Jahren gestorben, war Meles seit 21 Jahren Herr an Bord seines Landes. Dieser strenge Mann trat in den geschlossenen Club der afrikanischen Führer mit mehr als zwei Jahrzehnten Macht nach einem Erdrutschsieg bei den Wahlen 2010 ein – als er 99% der Stimmen gewonnen.
Schwergewicht unter afrikanischen Führern, übernahm Meles die Macht in Äthiopien im Jahr 1991 an der Spitze einer Guerilla, die zum Fall des Regimes von Diktator Mengistu Haile Mariam geführt hatte.
Mit kaum 25 wird er von seinen Kameraden im Jahr 1979 an die Spitze der Hierarchie der FLTP (Volksbefreiungsfront Tigray) gehievt, nur fünf Jahre nach der Aufgabe seines Medizinstudiums, um sich der Tigray-Rebellion im Norden anzuschließen.
Geboren 8. Mai 1955 in Adua (Norden), wurde Meles Zenawi zunächst Präsident (1991-1995), vor der Änderung der Verfassung, die Äthiopien ein Parlament brachte.
Er gehörte mit Paul Kagame von Ruanda und Ugandas Yoweri Museveni zu dieser Generation afrikanischer Führer, die an die Macht kam in den späten 1980er und frühen 1990er Jahren, in denen US-Präsident Bill Clinton damals mögliche “Führer der afrikanischen Renaissance” sah.
Meles nmachte im Laufe der Jahre aus dem Land einen wichtigen Verbündeten der Vereinigten Staaten im Kampf gegen den islamischen Extremismus am Horn von Afrika.
Ein Analytiker schätzte unter der Bedingung der Anonymität kürzlich, dass Meles “eifriger Leser von The Economist und der Berichte der Weltbank war”, “alle Tricks der größten Geber gelernt hatte”, sprach, wie sie sprachen, und gewann dadurch “sehr hohe Glaubwürdigkeit.”
Selbstsicher, sogar als erhaben beschrieben, hatte Meles aber im Gegensatz zu vielen seiner afrikanischen Kollegen nie eine Liebe zum Luxus, zum pompösen Lebensstil.
“Dies ist der letzte Kaiser von Äthiopien”, sagte auch, vor ein paar Jahren, ein ehemaliger äthiopischer Diplomat. “Für Meles Zenawi ist Macht weiterhin eine Art Mythos, mit einer echten mystischen Dimension sogar, weil er in der gleichen Situation wie die Kaiser der Vergangenheit war, die an die Macht kamen durch Waffengewalt, und weil er diese Aura der Macht ausstrahlt. ”
Dieser kleine Mann mit schütterem Haar, das Gesicht mit Brille und einem Spitzbart akzentuiert, vollzog eine Reihe von wirtschaftlichen Reformen in seinem Land: Äthiopien flirtet, seit dem Ende des letzten Jahrzehnts, mit Wirtschaftswachstum im zweistelligen Bereich.
Mann der Akten
Renommiert als Meister seiner Akten, spielte Meles Zenawi auch am Ende des letzten Jahrzehnts die Rolle des Chef-Unterhändlers des Kontinents beim Klimawandel. Und seit 2007 war er Präsident des NEPAD, die Neue Partnerschaft für die Entwicklung Afrikas.
Dennoch bleibt Äthiopien, immer noch mit der eine eisernen Hand von Meles regiert, eines der ärmsten Länder der Welt. Seine Bevölkerung, Beobachter weisen darauf hin, haben nicht immer von den Entwicklungsprogramme, die das Bild des Führers im Ausland geprägt haben, profitiert: der ländliche Raum fühlt immer noch wenig deren Auswirkungen, einschließlich der Pläne der massiven regionalen Elektrifizierung.
Das Land wird auch regelmäßig grober Menschenrechtsverletzungen beschuldigt, gegen oppositionelle Gruppen und Journalisten.
Das Kommitee Schutz für Journalisten (CPJ) hat vor kurzem Meles beschuldigt, “den Kampf gegen den Terrorismus als Vorwand zu verwenden, um friedliche Dissidenten zum Schweigen zu bringen.” Ethiopian und ausländische Journalisten wurden kürzlich im Rahmen eines Gesetzes über “Terrorismus” verurteilt.
Vor den letzten Wahlen im Jahr 2010 hatte Meles – verheiratet mit Azeb Mesfin, einer ehemaligen Guerilla, der er im Untergrund begegnet war, und Vater von drei Töchtern und einem Sohn – wiederholt erklärt, nicht zu wünschen ein Kandidat zu sein. Seine Partei hatte dann ihn offiziell “gezwungen”, sie zu vertreten.
Meles Mandate waren von einem sehr tödlichen Grenzkrieg mit dem benachbarten Eritrea zwischen 1998 und 2000 und zwei militärischen Interventionen in Somalia (die erste von Ende 2006 bis Anfang 2009, die zweite seit dem Ende des Jahres 2011) gegen die islamistischen Shebab gekennzeichnet.
Meles wurde nicht in der Öffentlichkeit seit Juni gesehen.
© 2012 AFP

3. Trauer und Fragen in Addis Abeba nach dem Tod von Meles Zenawi
Addis Abeba (AFP) – 2012.08.22 13.11 – By Jenny VAUGHAN
Die äthiopische Hauptstadt war in Trauer Mittwoch nach dem Tod in Belgien des Premierministers Meles Zenawi, dessen Körper am Abend zuvor nach Addis Abeba zurückgeschickt wurde, während die Frage der Nachfolge offen bleibt.
Der stellvertretende Ministerpräsident und Außenminister Hailemariam Desalegn, 47, wurde in Übereinstimmung mit Artikel 75 der Verfassung (“im Amt des Ministerpräsidenten in dessen Abwesenheit”) zeitweilger Staatschef, aber es wurden keine Angaben über die Nachfolge von Meles Zenawi gemacht, der 20 Jahre allein herrschte.
Eine außerordentliche Sitzung des Parlaments wurde am Donnerstagmorgen einberufen, bei dem der stellvertretende Ministerpräsident den Eid leisten sollte. Es wurden keine Angaben zu dieser Übergangszeit und der eventuellen Wahl eines neuen Ministerpräsidenten gegeben.
Artikel 72 der Verfassung legt fest, dass der unter den Mitgliedern des Parlaments gewählt wird, für einen Zeitraum, der der Dauer der Kammer entspricht. Aber die Verfassung schweigt zu Abwesenheit und Leerstand, was den Weg für alle Spekulationen öffnet.
“Wir sind in einem sehr personbezogenen Regimes, wo es kein System der Nachfolge gibt. Was auf dem Papier steht, ist völlig theoretisch. Die Realität der Macht ist ganz in den Händen des Ministerpräsidenten”, wies kürzlich hin, vor dem Tod Meles, ein Spezialist im Bereich, unter dem Deckmantel der Anonymität.
Lange Prozession
In der Nacht haben sich viele Bewohner der Hauptstadt auf die Straße begeben, mit Kerzen und Porträts des Mannes, der dert starke Mann in Äthiopien und fast einzigartige Inkarnation der Macht seit 1991 war.
Eine lange Prozession begleitete den Trauerzug vom Sarg vom Flughafen bis zum nahen Nationalen Palast, der offiziellen Residenz des Premierministers in Addis, wo er bis zum Begräbnis bleibt.
Ein Termin für die Beerdigung ist noch nicht festgelegt und keine Details wurden offenbart über ihre Organisation. Eine Staatstrauer wurde erklärt.
Obwohl keine offizielle Mahnwache angekündigt worden war, kamen Hunderte von weinenden Menschen, junge Paare und alte Frauen, am Mittwochmorgen zum Nationalen Palast, sah ein Journalist der AFP.
Sie durften ins Innere des Komplexes gehen, wo die Presse ausgeschlossen wurde.
Die Transit-Kleinbusse der Stadt rollten mit Trauerflor und Bildern vom Premierminister, der im Alter von 57 in einem Krankenhaus in Brüssel an einer unbestimmten Krankheit gestorben war.
“Äthiopien hat seinen großen Führer verloren”, titelte die Tageszeitung (in amharisch) Addis Zemen, während in den Cafés und Geschäften in der Stadt dröhnende Radios und Fernseher den Tod des Ministerpräsidenten behandelten.
Über Bildschirme kamen in Schleife die nächtlichen Bilder von der Ankunft des Körpers und der langen Prozession durch die Straßen von Addis, unterbrechen von Kurznachrichten, ausschließlich dem Tod des Premiers gewidmet.
Einwohner interviewt Mittwoch äußerten alle Trauer, auch jene, bei denen der im Ausland als sowohl Visionär wie Autokrat angesehene Zenawi “gemischte Erinnerungen” hinterlässt.
Für Mukemil Elias, Kaufmann, 32, hatte der Offizier während seiner 20 Jahre an der Macht die Infrastruktur des Landes deutlich verbessert, vor allem Straßen und Schulen. Aber er räumt ein, dass seine Bilanz über Menschenrechte weniger rosig ist.
“Wir (Äthiopier), wir streiten oft” über Meles Zenawi, räumt er ein, “wir sind uns nicht alle einig.”
Selbst sei er “traurig, weil er viel für das Land getan hat, er große Pläne hatte, die nicht zu Ende bringen konnte, weil er zu jung gestorben ist”, sagt er.
© 2012 AFP

4. Meles Tod öffnet eine Zeit der Unsicherheit für das Horn von Afrika
NAIROBI (AFP) – 22.08.2012 13:16 – Mit Aude Genet
Der Tod von Premierminister Meles Zenawi, an der Macht seit 21 Jahren und Säule der ostafrikanischen Politik, schafft ein Vakuum in Äthiopien wie in der gesamten instabilen Region am Horn von Afrika.
Das Amt wurde nun von dem stellvertretenden Ministerpräsidenten Hailemariam Desalegn übergangsmäßig übernommen, seine genauen Befugnisse bleiben aber unbekannt.
Das Ausscheiden von Herrn Meles könnte einen Kampf innerhalb der herrschenden Elite eröffnen, dessen Ausgang, wie Analysten glauben, entscheidend sein wird für die Beziehungen des Landes zu seinen Nachbarn, vorneweg der eritreische Feind.
“Die Entwicklungen in Äthiopien nächsten Wochen werden die wirtschaftlichen und politischen Situationen und die Sicherheit am Horn von Afrika für Jahre beeinflussen”, sagt Jason Mosley von der Denkfabrik Chatham House.
“Was in der Region passiert wird abhängen von dem, was in Äthiopien passiert”, so Joakim Gundel, Somaliaexperte, wohin Addis Abeba zweimal in sechs Jahren seine Armee gegen die islamistischen Bewegungen schickte.
Die Macht in Äthiopien ruht auf der Koalition Ethiopian People Revolutionäre Demokratische Front (EPRDF), die vor allem basiert auf der Tigray Volksbefreiungsfront (TPLF), die ehemalige Guerilla Meles.
“Die EPRDF ist keine monolithische Organisation, nicht mehr als die TPLF”, meint Mosley. “Leitende Kader der EPRDF, besonders unter der TPLF, werden versuchen, ihre Interessen zu behaupten und schützen.”
“Die Frage ist, ob die neue herrschende Elite einen Konsens über einen neuen Führer erreichen kann, und ob der Führer in der Lage ist, die Interessen aller zu verwalten und gleichzeitig den Kurs des Landes in wirtschaftlicher und sicherheitspolitischer Hinsicht zu halten”, sagte der Analytiker.
Strategische Rolle
Erhebliche Unsicherheit über die Zeit nach Meles, aber das beliebteste der Angst-Szenarien ist, dass die Rebellengruppen, die die Macht seit Jahren am Rand bedrohen, Vorteile aus der Übergangszeit nehmen.
Unter ihnen die Nationale Front für die Befreiung von Ogaden (ONLF), die für die Unabhängigkeit der Region Ogaden (Südosten), überwiegend Somali, kämpft, und die Oromo Liberation Front (OLF) – Oromo sind die Mehrheit der ethnischen Gruppen im Land – die bereits im Kampf gegen das Mengistu-Regime aktiv war.
Roland Marchal, Nationales Zentrum für wissenschaftliche Forschung (CNRS, Frankreich), sieht aber noch nicht das Chaos in Äthiopien. “Irgendwie werden sie (die Kaziken) erkennen, dass sie das Spielzeug, das Meles ihnen ließ, nicht kaputtmachen können”, sagt er.
Die Ankündigung des Todes von Herrn Meles, der zum Thema Menschenrechte weithin kritisiert wurde, hat zu einer Flut von Ehrungen von ausländischen Politikern geführt. Sie lobten seine wirtschaftliche Rolle und seine “strategische”, für den Frieden zwischen Sudan und Südsudan oder im Kampf gegen die somalischen Islamisten.
Mr. Marchal erwartet keine diplomatische Wende, eher eine “Kontinuität” in der Frage des Sudan, und mögliche “Nuancen” in den Beziehungen mit den Nachbarländern Uganda, Kenia und Somalia.
Die größte Unsicherheit scheint auf Eritrea bezogen zu werden. Äthiopien hat den Grenzstreit mit seiner ehemaligen Provinz, unabhängig seit 1993, der Ursprung eines sehr blutigen Krieges zwischen 1998 und 2000, nie geregelt.
Für Mosley stellt der Übergang in Äthiopien eine Chance für die “Versöhnung” zwischen Addis Abeba und Asmara dar. Sofern Eritrea nicht sein Interesse am “Brennstoff Instabilität, die entstehen könnte” in diesem Übergang findet, oder Addis die Instabilität nicht voranbringt, indem es “stärker in Eritrea interveniert.”
Der Sprecher der äthiopischen Diplomatie, Dina Mufti, sagt inzwischen, dass “in- und ausländische” Politik des Land “bleiben was sie sind.”
Meles war bereits in der Öffentlichkeit seit Juni nicht mehr zu sehen. Und “es scheint, dass sein Verschwinden von der Bühne für mehr als zwei Monate nicht ausgereicht hat, um das Vertrauen zu untergraben” in der EPRDF, so Mr. Mosley. “Wenn es einen reibungslosen Übergang in zwei oder drei Wochen gibt, kann man all dies vielleicht überwinden”, sagte er.
© 2012 AFP

5. Mögliche Akteure im post-Meles Äthiopien
Addis Abeba (AFP) – 2012.08.22 11.34
Der Tod von Premierminister Meles Zenawi, mehr als 20 Jahre Alleinmacher im Land, wirft Fragen über seine Nachfolge auf. Hier einige Akteure, die eine Rolle in der Post-Meles-Ära spielen können:

Hailemariam Desalegn: Mit 47 hat er die Positionen des stellvertretenden Ministerpräsidenten und Ministers für auswärtige Angelegenheiten seit 2010. Als stellvertretender Ministerpräsident war er verantwortlich für die Zwischenzeit. Die Verfassung sagt nichts über die Fälle Verhinderung oder Leerstand (der Präsidentenfunktion), aber “im Namen des Ministerpräsidenten in seiner Abwesenheit” regieren, das war der Fall, als der letztere in Brüssel ins Krankenhaus eingeliefert wurde.
Ehemaliger Berater Meles Zenawis für soziale Angelegenheiten, ist er eines der wenigen Mitglieder des inneren Kreises der Macht in Äthiopien, der nicht aus dem Norden stammt. Er stammt ursprünglich aus der Region der südlichen Nationen, Nationalitäten und Völker (SNNPR), eine administrative Einheit im Süden, was ein Handicap fürihn, auch unüberwindbar, im Rennen um die Nachfolge ist.

BERHANE Gebre-CHRISTOS: 59, ist ein langjähriger Naher von Meles Zenawi, wie er aus der Nordregion Tigray. Die beiden Männer hatten sich in der Guerilla getroffen, der Herr Berhane im Jahr 1976 beitrat. Es gilt als ein ernsthafter Kandidat für die Nachfolge des Ministerpräsidenten, mit dem Trumpf umfangreiche internationale Erfahrung.
Aktuell Minister für auswärtige Angelegenheiten, hatte der Diplomat in Europa studiert und war Botschafter von Äthiopien in den Benelux-Ländern und der Europäischen Union, vor allem aber in den USA, einer der engsten Verbündeten von Addis Abeba.

Azeb Mesfin: Ehefrau von Meles Zenawi, er traf sie im Untergrund. Ihre Karriere und ihr Wirken innerhalb der Guerilla ist wenig bekannt und sie selbst bleibt eher dezent darüber. Derzeit MP und aktive Unternehmerin in Äthiopien, wird ihr von der Opposition vorgeworfen, sich unter Ausnutzung ihrer Position bei Meles zu bereichern. Sie leitete die UN-Organisation First Ladies gegen AIDS und dort immer noch ein Mitglied.
Auch wenn sie es nicht Favoritin ist, sehen einige Beobachter sie als einen möglichen Nachfolger, während andere glauben, sie könnte sein, die die Kämpfe innerhalb der herrschenden Partei bezahlen wird.

Tedros Adhanom Gebreyesus: Aktuell Minister für Gesundheit, bekleidete er verschiedene Positionen innerhalb des Ministeriums und war Leiter der regionalen Geschäftsstelle des Health Tigray, der Heimatregion von Meles.
Er studierte Medizin im Vereinigten Königreich, seine Malaria-Forschung brachte ihm internationale Anerkennung. Obwohl er eine wichtige Figur in der Regierung ist, sagen Analysten, dass ihn seine politische Erfahrung, begrenzt auf den Gesundheitssektor, behindern könnte.

Girma Woldegiorgis: 88 Jahre, Präsident von Äthiopien, seine Rolle ist weitgehend zeremoniell und seine Macht äußerst begrenzt. Er wurde durch das Repräsentantenhaus im Jahr 2001 gewählt. Wenige Analysten sehen ihn als potenziellen Nachfolger wegen seinem begrenzten politischen Einfluss, seinem Alter und seiner ungewissen Gesundheit. Im März 2012 gaben die Gerüchte in tot, während er im Ausland behandelt wird.
Ehemaliger Abgeordneter, er leitete auch die Zivilluftfahrt und als Generaldirektor das Ministerium für Handel, Industrie und Planung.

Opposition: die Oppositionskoalition Medrek wurde im Jahr 2009 um acht Oppositionsparteien geschaffen – nur noch sechs heute – und bekam keinen Sitz in den 2010 Parlamentswahlen, die die Regierungskoalition mit 99% der Stimmen gewann. Mit geringer Wählerschaft und extrem zersplittert sollte sie keine Rolle spielen in einem möglichen Prozess der Sukzession, nach Meinung der Analysten.
© 2012 AFP

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