AFRIKA, WELT-LEPRA-TAG: IM SENEGAL WANDELN SICH DIE AUSSÄTZIGENDÖRFER – Journée mondiale de la lèpre 2014: En Afrique, un ancien village de lépreux presque "comme les autres"

Une personne âgée guérie de la lèpre vivant encore dans le village
Eine geheilte Person, die immer noch im Dorf für “Resozialisierung” von Mballing in Senegal lebt, wo Leprakranke in den 50er Jahren gruppiert wurden
Une personne âgée guérie de la lèpre vivant encore dans le village de “reclassement social” de Mballing au Sénégal où ont été regroupés des lépreux dans les années 50
afp.com – Seyllou Diallo

2. Senegal: ein ehemaliges Lepra-Dorf, fast “wie die anderen”
MBalling (Senegal) (AFP) – 23.01.2014 16.01 Uhr – Von Pauline FROISSART
“La Petite Côte”, „Die kleine Küste“, ihre Sandstrände , Touristen und … ihr ehemaliges Lepradorf. MBalling ist das größte “Dorf für soziale Rehabilitation” des Senegal, aber seine Bewohner möchten, dass es ein Dorf “wie die anderen” wird.
1. Lepra, die vernachlässigte Tropenkrankheit, führt weiterhin zu Verstümmelungen und zum Ausschluss
Dakar ( AFP) – 23.01.2014 11.39 Uhr – Von Pauline FROISSART
Ein Fleck auf der Haut, banal und schmerzlos. So beginnt Lepra, eine Infektionskrankheit, die einfach zu bekämpfen ist, aber dennoch weiterhin weltweit Millionen von Menschen behindert und ausschließt, erinnern die Verbände vor dem Welt-Lepra-Tag am 26. Januar 2014.
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1. La lèpre, maladie tropicale négligée, continue de mutiler et d’exclure
Dakar (AFP) – 23.01.2014 11:39 – Par Pauline FROISSART
Une tache sur la peau, banale et indolore. Voilà comment débute la lèpre, une maladie infectieuse facile à combattre mais qui continue pourtant d’handicaper et d’exclure des millions de personnes dans le monde, rappellent les associations avant la journée mondiale des lépreux.

René Badji fabrique des chaussures pour les lépreux au Centre hospitalier de l'Ordre de Malte (CHOM)
René Badji macht Schuhe für Leprakranke im Krankenhaus des Ordens von Malta ( CHOM ) in Dakar 20. Januar 2014
René Badji fabrique des chaussures pour les lépreux au Centre hospitalier de l’Ordre de Malte (CHOM) de Dakar le 20 janvier 2014
afp.com – Seyllou

Assis sur son lit dans une chambre du Centre hospitalier de l’Ordre de Malte (CHOM), à Dakar, Modou Gaye, 32 ans, se repose. Sa jambe gauche pend le long du lit, la droite s’arrête en-dessous du genou, où elle a été amputée.
“Je ne connaissais absolument pas la maladie”, raconte en wolof ce marchand ambulant originaire du centre du pays. Souffrant de plaies récurrentes sans pouvoir l’expliquer, il avait fait le tour des praticiens et des médecins traditionnels qui lui avaient prescrit diverses plantes et décoctions, sans résultat.
Lorsque le diagnostic de la lèpre a enfin été posé, ce jeune père de famille a pu être pris en charge au CHOM, établissement en pointe dans le traitement de cette maladie. Mais il était trop tard pour sauver sa jambe droite, atteinte à l’os.
La lèpre, dont la transmission est favorisée par la promiscuité et le manque d’hygiène, “touche les plus pauvres, les plus vulnérables”, décrit le Dr Charles Kinkpé, médecin-chef du CHOM, où les soins sont gratuits pour les indigents. “Ils attendent souvent la dernière minute pour consulter”, regrette ce chirurgien orthopédique.
Or, cette maladie peut être guérie avant qu’elle ne provoque de graves séquelles. Depuis les années 1980, la polychimiothérapie, un traitement composé de trois antibiotiques et mis à disposition gratuitement par l’Organisation mondiale de la santé, soigne en quelques mois et définitivement le patient.
Mais souvent, les lépreux ne savent pas repérer les signes qui se développent insidieusement. Les nerfs sont attaqués, entraînant une insensibilité à la douleur.
Plus de 200.000 cas par an dans le monde
“Ils se brûlent en tenant une poêle chaude ou se blessent au niveau des pieds en marchant sur du verre, par exemple, et ne s’en rendent pas compte”, décrit le Dr Kinkpé. Les blessures s’infectent et atteignent les os, conduisant à des amputations. Stigmatisées, les victimes sont mis au ban de la société.
“Celui qui a la lèpre, il est isolé, éloigné, on ne le touche pas. On dit que tu es maudit”, témoigne Mas Diemg, un enseignant de 33 ans soigné depuis près de deux ans. Les femmes lépreuses cachent parfois leur maladie, de crainte d’être répudiées par leurs maris.
Pour casser les préjugés, les associations doivent redoubler de pédagogie et répéter que la lèpre n’est ni héréditaire, ni le signe d’une malédiction divine, et qu’elle est peu contagieuse.
L’un de ceux qui font marcher de nouveau les lépreux est lui même un ancien malade. Soigné en 1976, et guéri définitivement, Moustapha Seck, 60 ans, est resté au CHOM et confectionne désormais des chaussures orthopédiques destinées aux mutilés.
“Quand ils les mettent, d’abord ils marchent, ensuite ils dansent de joie”, glisse avec fierté le cordonnier à la barbiche grisonnante.
Au Sénégal, entre 200 et 300 nouveaux cas de lèpre sont recensés chaque année, mais les médecins estiment que seule une petite partie des malades sont détectés. “Si rien n’est fait on peut s’attendre à une augmentation de la prévalence”, alerte le Pr Charles Badiane, du CHOM.
Si d’énormes progrès ont été faits contre la lèpre, elle reste toutefois présente dans plus de 100 pays en Afrique, Amérique, Asie et Pacifique. En 2012, plus de 200.000 nouveaux cas ont été dépistés.
Mais la maladie peut être définitivement éradiquée. C’est ce que rappelleront les associations lors de la journée mondiale des lépreux qui s’étend en fait sur trois jours, de vendredi à dimanche.
© 2014 AFP

2. Sénégal: un ancien village de lépreux presque “comme les autres”

MBalling (Sénégal) (AFP) – 23.01.2014 16:01 – Par Pauline FROISSART
La “Petite Côte”, ses plages paradisiaques, ses touristes et… son ancien village de lépreux. MBalling est le plus grand “village de reclassement social” du Sénégal, mais ses habitants souhaiteraient qu’il devienne un village “comme les autres”.
A 80 km au sud de Dakar, MBalling a vu le jour au bord de l’océan Atlantique, un jour d’été 1955, dans un Sénégal alors colonie française. Il s’agissait de regrouper les malades de la lèpre à une époque où le traitement était encore imparfait et les lépreux mis au ban de la société, en raison de leurs difformités physiques et de la crainte d’une contagion.
“J’ai fait partie des 122 personnes qui ont passé la première nuit ici, le 13 juillet 1955”, raconte Assane Kadam, chef du village, arrivé bambin avec son père, qui était atteint de trypanosomiase, la “maladie du sommeil”.
Avec ce village, “il était question de séparer les malades des autres”, explique M. Kadam.
En mars 1976, la loi change et les léproseries deviennent des “villages de reclassement social”. Objectif: “faire en sorte que ce ne soient plus des camps d’internement mais des villages”, où les malades et leurs familles retrouvent une activité sociale, retrace Coumba Wade, directrice de la promotion et de la protection des groupes vulnérables à la Direction générale de l’action sociale.
Dans les années 1980, un traitement efficace de la maladie est trouvé, la polychimiothérapie. Elle permet de guérir définitivement les malades. “Blanchis”, les lépreux guéris se marient, ont des enfants, et les villages prennent de l’ampleur.
Solidarité
A MBalling, plusieurs dizaines d’anciens lépreux, souvent vieillissants, continuent de recevoir régulièrement des soins. Dans une pièce carrelée d’une vingtaine de mètres carrés, pompeusement appelée “Centre de rééducation fonctionnelle et d’éducation sanitaire”, quatre patients âgés tendent leurs pieds meurtris à un infirmier.
Plus loin, une quinzaine d’hommes et de femmes, certains exhibant une prothèse, d’autres les mains mutilées, attendent pour une consultation. “Lorsque quelqu’un doit aller à l’hôpital, tout le monde se cotise”, explique la présidente de l’association des femmes du village.
“La solidarité qu’il y a ici, je ne l’aurais pas dans un autre village”, affirme Djiby Sene, boubou violet et petit bonnet en laine. Ce père de famille, qui se déplace en béquilles, est revenu à MBalling après avoir mendié dans les rues de Dakar pendant 18 ans.
Avec l’aide de l’association allemande DAHW, qui lutte contre le lèpre et la tuberculose depuis 1979 au Sénégal, il s’est acheté une charrette, quelques animaux et une tente, qu’il loue pour les cérémonies du village.
Commerces, école, dispensaire, MBalling est aujourd’hui une petite ville où les anciens malades ne représentent plus qu’une minorité de la population, quelque 300 âmes sur les 5.600 habitants. Pourtant l’image stigmatisante du village de lépreux colle toujours aux habitants.
“C’est une étiquette accrochée dans le dos des jeunes de ces villages-là”, estime Mahamath Cissé, coordonnateur du programme social de la DAHW.
“Ce que la population veut c’est qu’on les appelle des villages comme les autres”, poursuit le responsable associatif, soutenant depuis une dizaine d’années la suppression du statut de “village de reclassement social”.
L’abrogation de la loi de 1976 est “prévue”, assure-t-on du côté de la direction générale de l’action sociale.
Le Sénégal compte aujourd’hui neuf villages de reclassement social, regroupant plus de 10.000 habitants. La DAHW et les associations d’anciens malades espèrent que bientôt on ne parlera plus que de “villages tout court”.
© 2014 AFP

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Un patient sénégalais, Ndoffene Diene, est soigné de la lèpre au Centre hospitalier de l'Ordre de MaHélène Diouf Magnamy avec un patient au Centre hospitalier de l'Ordre de Malte (CHOM) de Dakar le 20Quatre personnes âgées, guéries de la lèpre, sur un banc de Mballing au Sénégal, le 20 janvier 2014
Der Senegalese Ndoffène Dien ist Patient im Lepra -Krankenhaus des Malteserordens ( CHOM ) in Dakar 20. Januar 2014
Hélène Diouf Magnamy mit einem Patienten im Centre Hospitalier des Malteserordens ( CHOM ) in Dakar 20. Januar 2014
Vier ältere Menschen, geheilt von Lepra, auf einer Bank in Mballing, Senegal, 20. Januar 2014
Un patient sénégalais, Ndoffene Diene, est soigné de la lèpre au Centre hospitalier de l’Ordre de Malte (CHOM) de Dakar le 20 janvier 2014
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Quatre personnes âgées, guéries de la lèpre, sur un banc de Mballing au Sénégal, le 20 janvier 2014
afp.com – Seyllou Diallo

1. Lepra, die vernachlässigte Tropenkrankheit, führt weiterhin zu Verstümmelungen und zum Ausschluss
Dakar ( AFP) – 23.01.2014 11.39 Uhr – Von Pauline FROISSART
Ein Fleck auf der Haut, banal und schmerzlos. So beginnt Lepra, eine Infektionskrankheit, die einfach zu bekämpfen ist, aber dennoch weiterhin weltweit Millionen von Menschen behindert und ausschließt, erinnern die Verbände vor dem Welt-Lepra-Tag am 26. Januar 2014.
Modou Gaye , 32, sitzt auf seinem Bett in einem Zimmer des Krankenhauses des Malteserordens ( CHOM ) in Dakar, Senegal. Sein linkes Bein hängt entlang des Bettes herunter, sein rechtes hört direkt unterhalb des Knies auf, wo es amputiert wurde .
“Ich wusste absolut nichts über die Krankheit”, sagte der Hausierer in der Wolofsprache aus dem Zentrum des Landes . Mit wiederkehrenden Wunden, ohne sie erklären zu können, tourte er die traditionellen Ärzte und Praktiker, die ihm verschiedene Pflanzen und Tränke verschrieben hatten, ohne Erfolg .
Als die Diagnose Lepra endlich gestellt wurde, konnte dieser junge Vater im CHOM behandelt werden, eine Spitzenklinik in der Behandlung dieser Krankheit. Aber es war zu spät, um sein rechtes Bein mit mittlerweile Schäden an den Knochen zu retten.
Lepra , deren Übertragung durch Überbelegung und schlechte sanitäre Situationen begünstigt wird, “wirkt sich auf die Ärmsten als die am meisten gefährdeten aus”, beschreibt Dr. Charles Kinkpé , leitender Oberarzt der CHOM , wo freie Pflege für die Bedürftigen angeboten wird. “Sie warten oft bis zur letzten Minute, um zu kommen”, klagt der orthopädische Chirurg.
Jedoch kann diese Krankheit geheilt werden, bevor sie zu ernsthaften Folgen führt. Seit den 1980er Jahren heilt die Polychimiothérapie, eine Behandlung , die aus drei Antibiotika besteht und von der Weltgesundheitsorganisation frei zur Verfügung gestellt wird, die Patienten in ein paar Monaten und ganz.
Aber oft wissen die Leprakranken nicht, wie man die Zeichen, die sich schleichend entwickeln, erkennt. Nerven werden angegriffen , was zu Schmerzunempfindlichkeit führt.
Mehr als 200.000 Fälle pro Jahr weltweit
“Sie berühren eine brennend heiße Pfanne oder verletzten ihre Füße auf Glas, zum Beispiel, und fühlen es nicht”, beschreibt Dr. Kinkpé . Wunden entzünden sich und erreichen die Knochen , was zu Amputationen führt. Stigmatisiert werden die Opfer von der Gesellschaft geächtet.
“Wer Lepra hat, ist isoliert, entfernt, wir berühren ihn nicht. Man sagt, er ist verflucht “, denkt Diemg Mas, ein Lehrer von 33 Jahren, der seit fast zwei Jahren betreut wird. Leprakranke Frauen verstecken oft ihre Krankheit aus Angst, von ihren Ehemännern abgelehnt zu werden.
Um Vorurteile zu brechen, müssen die Verbände ihre Pädagogik verdoppeln und wiederholen, dass Lepra weder erblich ist , noch ein Zeichen des göttlichen Fluches, und kaum ansteckend.
Einer derjenigen, die die Kranken wieder zum Gehen bringen, ist selber ein ehemaliger Patient . Im Jahr 1976 behandelt und dauerhaft geheilt , blieb Moustapha Seck , 60, im CHOM und jetzt stellt er orthopädische Schuhe für Krüppel her.
“Wenn sie sie anziehen, werden sie zuerst zaghaft gehen , dann werden sie mit Freude tanzen ” sagt stolz dieser Schuster mit ergrautem Kinnbart .
Aus dem Senegal werden zwischen 200 und 300 neue Fälle von Lepra jedes Jahr berichtet, aber Ärzte glauben, dass nur ein kleiner Anteil von Patienten erkannt wird. “Wenn nichts getan wird, können wir eine Zunahme der Prävalenz erwarten”, warnt Professor Charles Badiane vom CHOM .
Wenn auch erhebliche Fortschritte gegen die Lepra gemacht worden sind, bleibt sie aber in mehr als 100 Ländern in Afrika, Amerika , Asien und dem Pazifik gegenwärtig. Im Jahr 2012 wurden mehr als 200.000 neue Fälle festgestellt.
Aber die Krankheit kann dauerhaft beseitigt werden. Dies ist, an was die Verbände am Welt-Lepra- Tag erinnern, der sich eigentlich über drei Tage erstreckt , von Freitag bis Sonntag .
© 2014 AFP

2. Senegal: ein ehemaliges Lepra-Dorf, fast “wie die anderen”
MBalling (Senegal) (AFP) – 23.01.2014 16.01 Uhr – Von Pauline FROISSART
“La Petite Côte”, „Die kleine Küste“, ihre Sandstrände , Touristen und … ihr ehemaliges Lepradorf. MBalling ist das größte “Dorf für soziale Rehabilitation” des Senegal, aber seine Bewohner möchten, dass es ein Dorf “wie die anderen” wird.
80 km südlich von Dakar entstand MBalling am Rand des Atlantischen Ozeans , an einem Sommertag im Jahr 1955 , während Senegal noch französische Kolonie war. Hier wurden Lepra-Patienten gruppiert zu einer Zeit , als die Behandlung noch unvollkommen war und die Leprakranken aus der Gesellschaft ausgegrenzt wurden wegen ihrer körperlichen Missbildungen und der Angst vor der Ansteckung .
“Ich war einer von 122 Menschen, die in der ersten Nacht hier hin gebracht worden waren, am 13. Juli 1955”, sagte Assane Kadam , der Dorfchef , der als Kleinkind mit seinem Vater kam, der unter Trypanosomiasis litt, der “Schlafkrankheit”.
Mit diesem Dorf “sollten Kranke von anderen getrennt werden”, sagt Kadam .
Im März 1976 gab es Gesetzesänderungen und die Aussätzigendörfer werden “Dörfer der sozialen Rehabilitation.” Ziel: “sicherzustellen, dass diese nicht mehr Internierungslager sind, aber Dörfer“, in denen die Patienten und ihre Familien eine soziale Aktivität finden, sagt Coumba Wade , Direktorin Förderung und Schutz von gefährdeten Gruppen in der obersten Sozialbehörde.
In den 1980er Jahren wird eine effektive Behandlung für die Krankheit gefunden , die MDT . Sie kann die Kranken dauerhaft heilen. Die „gesäuberten“ Aussätzigen heiraten, haben Kinder, und die Dörfer wachsen.
Solidarität
In MBalling erhalten Dutzende von ehemaligen Leprakranken, oft Alte, Pflege weiterhin regelmäßig . In einem gekachelten Raum von zwanzig Quadratmetern, hochtrabend als ” funktionales Zentrum für Rehabilitation und Gesundheitserziehung” bezeichnet, pflegen vier ältere Patienten ihre schmerzenden Füße.
Weiter weg warten fünfzehn Männer und Frauen, einige , die eine Prothese tragen, andere mit verstümmelten Händen, auf eine Beratung. ” Wenn jemand ins Krankenhaus zu gehen hat, sammeln alle das Geld “, sagt die Präsidentin des Verbandes der Dorffrauen:
“Die Solidarität wie hier würde ich nicht in einem anderen Dorf haben”, sagt auch Djiby Sene , lila Kleid und kleine Wollmütze . Dieser Vater, der sich auf Krücken bewegt , kehrte nach MBalling zurück, nachdem er betteln war in den Straßen von Dakar für 18 Jahre.
Mit Hilfe der Deutschen Gesellschaft DAHW, die gegen Lepra und Tuberkulose seit 1979 im Senegal kämpft, kaufte er eine Karre, ein paar Tiere und ein Zelt , das er für Dorfzeremonien vermietet.
Geschäfte, Schule, Klinik , jetzt ist MBalling eine kleine Stadt , wo ehemalige Patienten nur eine Minderheit der Bevölkerung stellen, rund 300 Seelen auf 5.600 Einwohner. Doch klammert sich das stigmatisierende Bild vom Lepradorf noch an die Menschen .
“Das Etikett wird auf den Rücken der jungen Leute dieser Dörfer geklebt”, sagte Cissé Mahamath , Koordinator des Sozialprogramms von DAHW .
“Was die Menschen wollen, ist, wie andere Dörfer genannt zu werden”, sagr der Sozialarbeiter, der seit einem Jahrzehnt für das Löschen des Status “Dorf der sozialen Rehabilitation“ kämpft.
Die Aufhebung des Gesetzes von 1976 wird ” erwartet “, sagt man seitens der Sozialbehörde.
Der Senegal hat jetzt neun solche Dörfer von mehr als 10.000 Einwohnern. DAHW und die Verbände ehemaliger Patienten hoffen, dass man bald nur noch „ganz einfach von Dörfern“ spricht.
© 2014 AFP

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