AFRIKANER IN CHINA: KOMMERZIELL FREUND, PERSÖNLICH FREMD – Reportagen, Fakten, Videos — Les Africains en Chine, ces très étranges amis commerciaux

Diese Afrikaner, die das chinesische Eldorado erobern wollen

Vertragsunterzeichnungen, Darlehen bis zu 20 Milliarden Dollar, medizinische Hilfe, Stipendien für Studenten. China setzt sich in Afrika durch mit kostspieligen Investitionen. Das Land wird als erster globaler Partner des Kontinents gelistet. Die Zusammenarbeit zieht aber auch immer mehr Afrikaner nach China, die meisten von ihnen sind Händler. Sie wollen auch vom wirtschaftlichen Aufschwung in Asien profitieren. Entschlüsselung:

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Ces Africains à la conquête de l’Eldorado chinois

Signatures de contrats, crédits atteignant 20 milliards de dollars, aides médicales, bourses aux étudiants. La chine s’impose en Afrique à coups d’investissements coûteux. Le pays s’inscrit comme premier partenaire mondial du continent. Une coopération qui attire de plus en plus d’Africains en Chine, pour la majorité des commerçants. Eux aussi veulent bénéficier du boom économique asiatique. Décryptage.
Afrikanische Migranten in China sind meist aus Nigeria, Mali, Guinea und Ghana
Les immigrés Africains sont majoritairement Nigérians, Maliens, Guinéens et Ghanéens
02.08.2012 — Par Léa Baron

Ici, on ne signe pas de contrats qui se chiffrent en milliards. Les commerçants africains achètent vêtements, téléphones portables, appareils électroménagers bon marché dans les usines chinoises. Ils les exportent ensuite vers leurs clients du continent noir. Un rôle d’intermédiaire qui séduit un nombre croissant de négociants.

Délaissant les habituelles plates-formes commerciales de Dubaï ou d’Asie du sud-est, les Africains viennent s’installer en Chine pour y trouver directement des produits manufacturés encore moins chers. Majoritairement Nigérians, Maliens, Guinéens et Ghanéens, ils établissent leurs commerces dans les principales villes de négoce du pays : Canton, Hong Kong, Macao, Yiwu, Shanghai et Pékin. Même si la population de commerçants africains tend à se féminiser, ce sont principalement des hommes seuls qui s’établissent souvent à leur compte.

Ceux que l’on appelle « trader » (commerçant, ndlr) sont en général détenteurs d’un visa de travail ou d’un permis de résidence à long terme. Ils négocient, stockent, conditionnent et acheminent vers l’Afrique les marchandises achetées.

D’autres, s’installent comme acheteurs/revendeurs et font des allers et retours dans leurs pays. Ils séjournent en Chine grâce à des visas valables trois mois. Une fois la validité de leur visa dépassée, certains restent dans le pays illégalement ou profitent d’un visa étudiant pour rester plus longtemps.

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“Chocolate City” à Canton regroupe plusieurs communautés africaines commerçante / Photo China smack

Ville de l’électronique

« J’achète des habits à Canton. Shenzhen, c’est la ville de l’électronique comme Hong Kong. J’y trouve les téléphones, les ordinateurs, les iPads, c’est moins cher », raconte un Camerounais de 26 ans souhaitant rester anonyme et qui vit à Pékin. Il est arrivé en Chine, en 2009 grâce à l’aide de sa sœur qui travaillait déjà dans le pays depuis deux ans. Toujours détenteur d’un visa étudiant, il cumule deux activités : la musique et le commerce : « J’envoie tout ça en Afrique pour faire du business. J’ai un grand-frère qui est là-bas, il me cherche des clients potentiels et j’envoie les produits sur le littoral camerounais à Douala et à Yaoundé. »

Des échanges qui profitent aussi à ses proches : « Ça représente un bon marché. Le but est de pouvoir récupérer du capital pour que ma famille en profite. »

Dès les années 90, les Africains arrivent en Chine qui ouvre progressivement ses frontières. Le pays entre sur le marché du commerce international en rejoignant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en 2001. Le président Hu Jintao renforce cette position d’ouverture au continent en 2006 lors du 3e Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) qui réunit à Pékin 48 chefs d’Etat africains. Les relations entre le continent noir et l’empire du milieu vont s’intensifier.

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Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique se chiffre en milliards / Photo AFP

Fuite des cerveaux

Parmi les premiers à avoir ouvert la brèche, les étudiants africains venus en Chine pour étudier grâce à des bourses délivrées par l’État. Depuis, ils n’ont pas quitté le pays comme Tekeste, un Éthiopien de 24 ans, arrivé à Pékin en 2007. Il vient de finir ses études d’ingénierie électrique. « Rien ne m’a chassé de mon pays. Je suis venu ici pour étudier, apprendre, prendre des technologies et voir ce que je peux en faire quand je rentrerai chez moi », explique-t-il. Cet ingénieur s’investit beaucoup au sein de la communauté africaine.

« Nous sommes ingénieurs, scientifiques, médecins, tous éduqués ici et qui finissent par être commerçants, vendant des biens manufacturés peu chers en Afrique sans rien apporter de nouveau ou d’innovant », poursuit Tekeste. Afin de lutter contre cette fuite des cerveaux, il a participé à la création d’une association Young African professional Students, un réseau d’entraide entre Africains vivant en Chine.

Leur but est de favoriser l’embauche d’Africains par les entreprises chinoises présentent sur leur continent noire et qui, jusqu’à présent, n’emploient que des travailleurs chinois.

« Nous nous voyons comme les ambassadeurs, les diplomates entre la Chine et l’Afrique », souligne Tekeste. « Nous sommes ceux qui retourneront sur notre continent, capables de parler chinois, de comprendre la culture et la manière dont les gens pensent ici et finalement, nous serons capables de négocier des contrats. »

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Chaque communauté s’organise et élit un chef /Photo

Augmentation de l’immigration de 40%

Si la majorité d’entre eux sont en effet commerçants, certains migrants exercent d’autres activités : « Ils sont étudiants, joueurs de football, artistes, chanteurs, professeurs d’anglais », énumère l’universitaire Adams Bodomo, professeur à l’université de Hong Kong et spécialiste des diasporas africaines et chinoises.

C’est le cas de Denis, 40 ans, arrivé à Pékin en 2005. « Je travaillais comme professeur au Cameroun mais le gouvernement ne faisait pas vraiment grand chose pour aider ou motiver les jeunes diplômés à débuter leur carrière », regrette-t-il. Denis va voir ailleurs et prend son billet pour la Chine avec son visa de touriste en poche.

Depuis, il donne des cours à des étudiants chinois souhaitant poursuivre leurs études à l’étranger. Sa rémunération s’avère bien plus élevée qu’au Cameroun où il disait gagner près de 230 euros par mois contre près de 2 000 euros dans une grande ville chinoise comme Shanghai.

Ce gain pécuniaire incontestable séduit d’autres migrants. « La population africaine est toujours très importante et continue de croître. Ils sont aujourd’hui près d’un demi million en Chine », explique Adams Bodomo, également l’auteur d’ Africans in China : A Sociocultural Study and Its Implications on Africa-China Relations, publié en 2012.

Les estimations sont difficiles étant donné les cas d’immigrations illégales. Mais, le nombre d’Africains a crû de 30% à 40% par an entre 2003 et 2007, selon l’étude Ethnic encalve of transnational migrants in Guangzhou, publiée en 2008.

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Chocolat City à Canton où 100 000 Africains vivraient selon certaines estimations

Moins de visas

Mais depuis 2007, de nouvelles restrictions de visas révèlent la frilosité de la Chine à l’égard des migrants. Il est alors nettement plus difficile de renouveler un visa de trois mois ou bien de transformer un visa étudiant en visa de travail. Les étrangers doivent sortir et rentrer à nouveau dans le pays pour obtenir le sésame.

« La Chine a eu l’habitude d’être un pays d’émigrations mais aujourd’hui la Chine est un pays d’immigrations et pas seulement venant d’Afrique », analyse Adams Bonomo. « Beaucoup de migrants viennent aussi d’Amérique latine, d’Europe de l’Est, Europe, d’Amérique. La Chine arrive à un carrefour : comment gérer cette immigration ? » Tout reste à faire selon le chercheur. « Je dis toujours que la Chine a une économie du XXIe siècle mais il opère toujours avec une politique migratoire du XXe siècle. »

Le multiplication des investissements chinois en Afrique engendre toujours plus de migrations vers l’Asie : « Des Africains m’ont dit ‘nous sommes là parce qu’ils sont là-bas’ », raconte Adams Bonomo. « Chinois et Africains ont besoin les uns des autres pour cette ‘coproduction’. La présence africaine en chine contribue à apporter aux fournisseurs chinois tout un marché », poursuit le chercheur.

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En 2009, des manifestations éclatent à Canton. Deux Nigérians se sont blessés en voulant fuir la police. / Photo China Daily

Racisme

En dépit de cette nécessaire coopération mercantile, les tensions sont perceptibles entre les communautés africaine et chinoise. Le 21 juin 2012, des manifestations éclatent entre les communautés africaines et la police suite à la mort d’un Nigérian dans sa cellule, rapporte notre confrère de RFI.

Il avait été interpellé après une rixe en pleine rue suite à un désaccord sur le prix d’une course en taxi. D’autres manifestations avaient déjà eu lieu en 2009 quand deux Nigérians s’étaient tués voulant fuir un contrôle de police.

Des faits qui pour certains, renforcent la discrimination et le racisme environnant.
« Certains chinois vont à la rencontre des étrangers mais je dois dire qu’une majorité d’entre eux ne sont pas très à l’aise avec des Africains », témoigne Denis, professeur d’anglais camerounais. Plusieurs fois, on lui a demandé de se présenter comme originaire des États-Unis. Une nationalité qui impose davantage de respect de la part des Chinois. Mais Denis n’a jamais cédé, se refusant à mentir à ses élèves.

VERSION FRANCAISE DE LA VIDEO POSSIBLE: EN BAS A DROITE!

« Les enseignants africains sont regardés de haut. Je ne peux pas dire que ce soit réellement du racisme mais plutôt de l’ignorance. Leur connaissance de l’Afrique est très limitée. Certains pensent que c’est un pays et non un continent », explique-t-il.

Selon Denis, la population chinoise n’a qu’une impression négative de l’Afrique, « un continent de guerre, de famine. Ils ne voient rien de beau dans ce continent. »

Pas question pour autant de quitter le pays : « J’ai plein d’amis chinois. C’est pourquoi j’ai créé un site internet My Everybody English online en 2008 pour les Chinois qui veulent sociabiliser, interagir avec des étrangers. »

« Les gens pensent que les populations chinoises et africaines ont de nombreuses confrontations. Mais ce n’est pas vrai au quotidien », tient à souligner Adams Bonomo. Chacun a besoin de l’autre pour faire prospérer son commerce. Les nouveaux défis de la Chine avec l’Afrique ne sont pas seulement mercantiles mais aussi migratoires.

SOURCE

1. Les échanges sino-africains

En milliards, les exports de la Chine vers l’Afrique en rouge et de l’Afrique vers la Chine en jaune.

Chronologie (AFP)

Partenaires depuis les années 1960, la Chine et l’Afrique ont considérablement renforcé leurs liens depuis une quinzaine d’années :

mars 1997: La Compagnie nationale chinoise du pétrole (CNPC) signe un contrat avec le Soudan pour la construction d’un oléoduc reliant les champs pétrolifères à la mer Rouge.

jan-fév 1999: Tournées africaines du ministre chinois des Affaires étrangères, Tang Jiaxuan, puis du vice-président Hu Jintao, marquées par de nombreux accords de coopération.

jan-fév 2004: Hu Jintao, devenu président, se rend en Égypte, au Gabon et en Algérie, pays clés dans la politique énergétique chinoise.

nov 2006: 3e édition du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC), qui réunit à Pékin plus de 40 chefs d’État et gouvernement africains. Adoption d’une déclaration qui met en avant “l’égalité politique (…) la coopération économique gagnant-gagnant et les échanges culturels”.

fév 2007: 3e tournée africaine du président Hu Jintao, qui multiplie les annonces: annulation totale ou partielle de dettes, dons ou prêts à taux préférentiels, exonération de taxes pour certains produits à destination de la Chine, programmes de construction d’infrastructures. En juin, la Chine lance le Fonds sino-africain pour encourager ses sociétés à investir en Afrique.

nov 2009: Pékin va accorder 10 milliards de dollars de prêts bonifiés au continent.

mai 2010: Le Nigeria signe avec une compagnie publique chinoise un contrat géant de 23 milliards de dollars pour construire trois raffineries et un complexe pétrochimique.

3 nov 2011: Human Rights Watch affirme que les compagnies minières dirigées par des Chinois en Zambie bafouent les lois du travail et ignorent les règles de sécurité. La Chine nie toute atteinte aux droits de l’Homme.

30 nov et 2 déc: Visite du ministre chinois de la Défense Liang Guanglie en Ouganda et aux Seychelles.

5 jan 2012: Le ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi compare l’Afrique à une “mine d’or” pour les investissements étrangers et promet de sensibiliser les entreprises chinoises au respect du droit du travail.

28 jan: Inauguration du nouveau siège de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba, bâti et offert par la Chine.

19 juil: La Chine annonce un doublement à 20 milliards de dollars de ses crédits à l’Afrique à l’ouverture de la 5e conférence ministérielle du FOCAC à Pékin.

2. Manifestations en juin 2012

3. Les Nigérians en colère

En juillet 2009, des manifestations d’Africains éclatent à Canton en soutien à deux Nigérians blessés alors qu’ils fuyaient la police chinoise. En voulant échapper à un contrôle d’identité, ces deux marchands se sont gravement blessés -l’un a sauté par une fenêtre – et sont portés morts par la rumeur publique. La colère gagne les communautés africaines qui descendent dans la rue.
(Voir la vidéo ci-dessous)

Manifestation en 2009 à Canton

Diese Afrikaner, die das chinesische Eldorado erobern wollen

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Vertragsunterzeichnungen, Darlehen bis zu 20 Milliarden Dollar, medizinische Hilfe, Stipendien für Studenten. China setzt sich in Afrika durch mit kostspieligen Investitionen. Das Land wird als erster globaler Partner des Kontinents gelistet. Die Zusammenarbeit zieht aber auch immer mehr Afrikaner nach China, die meisten von ihnen sind Händler. Sie wollen auch vom wirtschaftlichen Aufschwung in Asien profitieren. Entschlüsselung:
Afrikanische Migranten in China sind meist aus Nigeria, Mali, Guinea und Ghana
2012.02.08 — Von Lea Baron

Hier haben wir keine Verträge in Milliardenhöhe. Afrikanische Händler kaufen Kleidung, Handys, Haushaltsgeräte, die billig in chinesischen Fabriken hergestellt werden. Um sie zu ihren Kunden auf dem schwarzen Kontinent zu exportieren. Eine Vermittlerrolle, die eine wachsende Zahl von Händlern angezogen hat.

Sie lassen die üblichen Handelsplattformen Dubai oder Südostasien beiseite und kommen direkt nach China, um Produkte direkt hergestellt und sogar billiger zu finden. Meistens sind sie Nigerianer, Malier, Guineer und Ghanaer, und sie machen ihre Geschäfte in den großen Handelsstädten des Landes: Kanton, Hong Kong, Macao, Yiwu, Shanghai und Peking. Obwohl dieses Völkchen der afrikanischen Händler tendenziell langsam etwas weiblicher wird, sind es vor allem alleinstehende Männer, die sich so selbstständig machen.

Diese sogenannten « trader » (Händler, ed) sind in der Regel mit einem Arbeitsvisum oder einer langfristigen Aufenthaltserlaubnis ausgestattet. Sie verhandeln, kaufen, lagern, verpacken die Waren und schicken sie nach Afrika.

Andere fungieren als Käufer/Wiederverkäufer und pendeln hin und her zwischen China und ihren Ländern. Sie bleiben in China mit einem für drei Monate gültigen Visum. Nachdem ihr Visum abgelaufen ist, bleiben einige illegal im Land oder profitieren von einem Studentenvisum, um länger zu bleiben.

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Zu “Chocolate City” in Guangzhou gehören viele afrikanische Gemeinschaften / China Foto smack

City of electronics

“Ich kaufe Kleidung in Kanton. Shenzhen ist die Stadt der Elektronik, wie Hong Kong. Ich finde Telefone, Computer, iPads, es ist billiger “, sagte ein 26- jähriger Kameruner, der anonym zu bleiben wünscht und in Peking lebt. Er kam nach China im Jahr 2009 mit Hilfe seiner Schwester, die bereits zwei Jahre im Land arbeitete. Er hat noch ein Studentenvisum und verbindet zwei Aktivitäten: Musik und Handel: “Ich sende alles nach Afrika. Ich habe einen großen Bruder, der da ist, er sucht potenzielle Kunden und ich schicke die Produkte über die Küste von Kamerun nach Douala und Yaoundé.

Händel, von denen auch ihre Familien ptofitieren: “Es ist ein guter Markt. Das Ziel ist es, Kapital zu generieren, für meine Familie.

Seit den 90er Jahren kommen Afrikaner in China an, welches allmählich seine Grenzen öffnet. Das Land ging auf den internationalen Handelsmarkt durch seinen Beitritt zur World Trade Organization (WTO) im Jahr 2001. Präsident Hu Jintao stärkt die Position der Öffnung gegenüber dem schwarzen Kontinent im Jahr 2006 auf dem 3. Forum der China-Africa Cooperation (FOCAC) in Peking, wo 48 afrikanische Staatschefs teilnahmen. Die Beziehungen zwischen dem Kontinent und dem Reich der Mitte intensivieren sich.

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Der Handel zwischen China und Afrika erreicht Milliarden / AFP Photo

Brain drain, Flucht der Gehirne

Zu den ersten, die die Bresche geschlagen hatten, gehörten afrikanische Studenten, die wegen der Zuschüsse vom Staat nach China studieren kamen. Seitdem haben sie das Land nicht verlassen, wie Tekeste, ein äthiopischer Student von 24 Jahren, in Beijing im Jahr 2007 angekommen. Er hat gerade sein Studium in der Elektrotechnik fertig. “Nichts hatte mich aus meinem Land getrieben. Ich kam hierher, um zu studieren, zu lernen, Technologien anzu nehmen und zu sehen, was ich tun kann, wenn ich nach Hause komme”, sagt er. Dieser Ingenieur engagiert sich stark in der afrikanischen Gemeinschaft.

“Wir sind Ingenieure, Wissenschaftler, Ärzte, alle hier ausgebildet, und am Ende gehen wir als Händler und machen Verkauf von billigen Industriegütern nach Afrika, ohne dass etwas Neues oder Innovatives entstanden ist”, sagt Tekeste. Um gegen den brain drain kämpfen, nahm er an der Gründung eines Vereins Young professional African Students teil, ein Support-Netzwerk unter Afrikanern, die in China leben.

Ihr Ziel ist es, die Einstellung von Afrikaner durch chinesische Unternehmen zu fördern, die auf ihren schwarzen Kontinent gekommen sind und bisher nur chinesische Arbeiter beschäftigen.

“Wir sehen uns als Botschafter, Diplomaten zwischen China und Afrika”, sagte Tekeste. “Wir sind diejenigen, die auf unseren Kontinent zurückkehren, wir können Chinesisch sprechen, kennen die Kultur und das Denken der Menschen hier, und schließlich sind wir in der Lage, Verträge auszuhandeln.”

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Jede Gemeinde organisiert sich selbst und wählt einen Führer / Foto

Verstärkte Zuwanderung von 40%

Wenn die Mehrheit von ihnen in der Tat Händler sind, haben einige Migranten andere Aktivitäten: “Sie sind Schüler, Fußballer, Künstler, Sänger, Englischlehrer”, listet Adams Bodomo , Professor an der Hong Kong University und Experte für afrikanische und chinesische Diaspora.

Dies ist der Fall von Denis, 40 Jahre alt, 2005 in Peking angekommen. “Ich arbeitete als Lehrer in Kamerun, aber die Regierung war nicht wirklich interessiert, viel zu helfen oder junge Absolventen zu motivieren, um ihre Karriere zu starten”, klagt er. Denis wollte sich woanders umsehen und nahm seine Fahrkarte nach China, mit seinem Touristenvisum in der Tasche.

Seitdem gibt er Kurse für chinesische Studenten , die ihr Studium im Ausland fortsetzen wollen. Seine Entschädigung ist viel höher als in Kamerun, wo er rund 230 Euro pro Monat verdiente gegen fast 2000 Euro hier, in der großen chinesischen Stadt Shanghai, sagte er.

Vermögensvorteile, unbestreitbar, das zog andere Migranten an. “Die afrikanische Bevölkerung ist immer noch sehr bedeutend und wächst weiter. Sie sind jetzt fast eine halbe Million in China “, sagt Adams Bodomo, auch der Autor von Afrikaner in China: Eine Soziokulturelle Studie über ihre Auswirkungen auf die Afrika-China Beziehungen , im Jahr 2012 veröffentlicht.

Schätzungen sind schwierig, wegen der illegalen Einwanderungen. Allerdings erhöhte sich die Zahl der Afrikaner um 30% bis 40% pro Jahr zwischen 2003 und 2007, laut der Untersuchung Ethnic encalve of transnational migrants in Guangzhou , im Jahr 2008 veröffentlicht.

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Chocolate City in Kanton, wo nach einigen Schätzungen 100.000 Afrikaner leben

Weniger Visa

Aber seit 2007 zeigen neue Visabeschränkungen eine Zurückhaltung von China gegenüber Migranten. Es ist daher viel schwieriger, ein Drei-Monats-Visum zu erneuern oder ein Studentenvisum in eine Arbeitsvisum zu verwandeln. Ausländer müssen China verlassen und wieder in das Land zurückkomen, für den Sesam-Öffne-Dich.

“China war in der Gewohnheit, ein Auswanderungsland zu sein, aber heute ist China ist ein Land der Einwanderung, und zwar nicht nur aus Afrika,” analysiert Adams Bodomo. “Viele Migranten kommen, auch aus Lateinamerika, Osteuropa, Europa, Amerika. China kommt an eine Kreuzung: wie kann man diese Zuwanderung steuern?” Alles bleibt zu tun, nach dem Forscher: “Ich sage immer, dass Chinas Wirtschaft eine des 21. Jahrhunderts ist, aber es arbeitet mit einer Migrationspolitik des zwanzigsten Jahrhunderts.”

Die Verbreitung der chinesischen Investitionen in Afrika produziert immer mehr Migration nach Asien: “Afrikaner haben mir gesagt: Wir sind hier, weil sie da sind”, sagt Adams Bodomo. Chinesen und Afrikaner brauchen einander für diese ‘coproduction’. Die afrikanische Präsenz in China hilft chinesischen Lieferanten, einen gesamten Markt zu erobern”, sagt der Forscher.

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Im Jahr 2009 brachen Demonstrationen in Kanton aus. Zwei Nigerianer wurden verletzt bei dem Versuch, der Polizei zu entkommen. / China Daily Photo

Rassismus

Trotz dieser notwendigen merkantilen Zusammenarbeit sind die Spannungen zwischen afrikanischen und chinesischen Gemeinden evident. Am 21. Juni 2012 gab es Zusammenstöße zwischen afrikanischen Gemeinden und der Polizei nach dem Tod eines Nigerianers in seiner Zelle, berichtet unser Kollege von RFI .

Er wurde festgenommen nach einem Kampf auf der Straße nach einer Meinungsverschiedenheit über den Preis für ein Taxi. Weitere Demonstrationen gab es bereits im Jahr 2009, als zwei Nigerianer beim Versuch, einer Polizeikontrolle zu entfliehen, umkamen.

Fakten, die, so meinen viele, Diskriminierung und Rassismus verstärken.
“Einige Chinesen gehen hin, um die Fremden zu treffen, aber ich muss sagen, dass die meisten von ihnen sich mit Afrikanern nicht sehr wohl fühlen”, sagt Denis, Professor für Englisch in Kamerun. Mehrere Male wurde er gebeten, sich als US-Amerikaner vorzustellen. Eine Staatsangehörigkeit, die mehr Respekt von den Chinesen bekommt. Aber nie gab Denis nach und er weigerte sich immer, seine Schülern anzulügen.

“Afrikanische Lehrer werden von oben herab angeschaut. Ich kann nicht sagen, dass es wirklich Rassismus ist, sondern Unwissenheit. Ihr Wissen über Afrika ist sehr begrenzt. Einige denken, dass dies ein Land ist, nicht ein Kontinent “, sagt er.

Laut Denis hat die chinesische Bevölkerung einen negativen Eindruck von Afrika: “ein Kontinent der Kriege, Hungersnöte. Sie sehen nichts Schönes in diesem Kontinent.

Keine Frage, das Land zu verlassen: “Ich habe viele chinesische Freunde. Deshalb habe ich im Jahr 2008 eine Website erstellt, My Everybody English Online, für die Chinesen, die Kontakte knüpfen möchten, interagieren möchten mit Fremden.

“Die Leute denken, dass die chinesischen und afrikanischen Populationen viele Auseinandersetzungen haben. Aber das ist nicht wahr jeden Tag “, betont Adams Bodomo. Jeder braucht den anderen, um ihr Geschäft zu steigern. Die neuen Herausforderungen Chinas mit Afrika sind nicht nur kaufmännische, sondern auch die der Migration.

ENDE
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1. Das chinesisch-afrikanische Handelsvolumen

In Milliarden Dollar, die Exporte aus China nach Afrika in rot und Afrika nach China in gelb.

Chronologie (AFP)

China und Afrika sind Partner seit den 1960er Jahren, aber ihre Beziehungen haben sich in den letzten 15 Jahren stark verstärkt:

März 1997: China National Petroleum (CNPC) unterzeichnete einen Vertrag mit dem Sudan für den Bau einer Pipeline von den Ölfeldern bis zum Roten Meer.

Januar-Februar 1999: Afrikareisen von Außenminister Tang Jiaxuan und Vize-Präsident Hu Jintao, durch zahlreiche Kooperationen geprägt.

Januar-Februar 2004: Hu Jintao, neuer Präsident, ging nach Ägypten, Gabun und Algerien, den wichtigsten Ländern in der chinesischen Energiepolitik.

November 2006: 3rd Annual Forum der China-Africa Cooperation (FOCAC) – in Peking trafen sich mehr als 40 Staats- und Regierungschefs von Afrika. Annahme einer Erklärung, die betont: “politische Gleichheit (…), die wirtschaftliche Win-Win-Zusammenarbeit und den kulturellen Austausch.”

Februar 2007: 3. African Tour von Präsident Hu Jintao, die Ankündigungen multiplizieren sich: vollständiger oder teilweiser Schuldenerlass, Zuschüsse oder zinsgünstige Darlehen, Steuerbefreiungen für bestimmte Produkte in China, Aufbau von Infrastruktur-Programmen in Afrika. Im Juni hat China den China-Afrika-Fonds gegründet, um seine Unternehmen zu ermutigen, in Afrika zu investieren.

November 2009: Peking wird 10 Milliarden Dollar an subventionierte Kredite an den Kontinent geben.

Mai 2010: In Nigeria unterzeichnet ein öffentliches Unternehmen mit einem chinesischen Riesen einen Vertrag über $ 23 Mrd (dreiundzwanzig Milliarden), um drei Raffinerien und einen petrochemischen Komplex zu bauen.

3. November 2011: Human Rights Watch sagt, dass Bergbauunternehmen von Chinesen in Sambia das Arbeitsrecht ohrfeigen und die sicherheitstechnischen Regeln ignorieren. China bestreitet jegliche Verletzung der Menschenrechte ab.

30. November und 2. Dezember: Der chinesische Verteidigungsminister Liang Guanglie in Uganda und den Seychellen.

5. Januar 2012: Der Minister für auswärtige Angelegenheiten Yang Jiechi hat Afrika mit einer “Goldgrube” für ausländische Investitionen verglichen und verspricht, chinesische Unternehmen in Bezug auf das Arbeitsrecht zu erziehen.

28. Januar: Einweihung des neuen Hauptsitzes der Afrikanischen Union (AU) in Addis Abeba, gebaut und gestiftet von China.

19. Juli: China kündigt bei der Eröffnung der fünften Ministerkonferenz der FOCAC in Beijing eine Verdoppelung seiner Kredite nach Afrika auf 20 Milliarden Dollar an.

2. Demonstrationen im Juni 2012:

3. Nigerianer wütend

Im Juli 2009 brachen in Kanton Demonstrationen von Afrikanern aus, die zwei Nigerianer unterstützten, welche während der Flucht vor der chinesischen Polizei verletzt worden waren. Bei dem Versuch, einer Identitätsprüfung zu entkommen, wurden diese Kaufleute schwer verletzt – einer sprang aus dem Fenster – und wurden von den Gerüchten totgesagt. Wut gewinnt die afrikanischen Gemeinschaften, die auf die Straße gehen.
(Siehe Video unten)

Demonstration in 2009 in Kanton

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