Afrikanische Revolutionen: Wohin? – Où aller dans les révolutions africaines?

Liebe Leserinnen und Leser, chères lectrices, chers lecteurs

Normalerweise bietet dieses Blog Info pur. Angesichts der gewesenen und kommenden afrikanischen Revolutionen, angesichts auch der zunehmenden Besucherzahlen aus dem afrikanischen Raum, möchte ich mit dem folgenden Artikel aus 2005, aus Frankreich während der Ghettoaufstände, einen kleinen Beitrag für Eure Debatten liefern:
“Der Ethnizismus, das ist der Feind”
Den Artikel in der unteren Hälfte lesen….

Vu les récentes et les prochaines révolutions africaines, vu le nombre montant de lecteurs provenant du sud, ce blog (normalement purement Info) vous propose exceptionnellement, pour vos débats, un article datant 2005, écrit lors des rebellions dans les faubourgs en France:

L’ETHNICISME, VOILA L’ENNEMI
par: Michèle Vianès

Par lâcheté ou compassion insensée, des «représentants» des collectivités locales ou de l’Etat n’ont pas osé affirmer le principe essentiel de laïcité : espace politique qui permet de vivre ensemble dans le respect mutuel des différences (sexes, ethnies, options philosophiques, croyances religieuses) puisqu’il entraîne l’égalité en droit de citoyens. Ils ont abandonné des filles et des garçons, nés ou vivant en France, aux traditions patriarcales ou religieuses. Ces «différentialistes» considèrent que l’égalité de tous et toutes n’est pas un droit universel. Ils légitiment ainsi notamment l’islam politique qui refuse aux personnes issues des pays décolonisés depuis un demi siècle le droit aux libertés fondamentales. Au nom d’un relativisme culturel ou religieux, des pratiques barbares sont érigées en loi divine.

Sexisme. Filles et garçons sont enfermés : les filles dans l’obligation d’obéir, les garçons dans l’obligation de virilité agressive. Ces contraintes s’alimentent aux stéréotypes qui perdurent. Même parmi ceux qui dénoncent ces archaïsmes, il se trouve des compassionnels pour «tolérer» la machocratie au nom de coutumes archaïques. Ainsi des habitudes communautaires ou religieuses seraient supérieures aux lois de la République. Pour les familles qui élèvent leurs enfants en leur faisant croire que les garçons sont naturellement supérieurs et que les filles doivent être soumises aux père, frères avant de l’être à leur mari, l’opposition avec les principes républicains est frontale. Le modèle transmis par la religion patriarcale est le respect absolu de l’autorité et de la supériorité masculine avec pour corollaire l’intégration par les filles de cette subordination. Malheur aux femmes autonomes, à celles qui revendiquent leurs droits en tant que femmes françaises, à celles qui épousent des non-musulmans. L’injonction faite aux filles dès l’enfance – «si tu épouses un Français, c’est comme si tu es dans la tombe !» – est lourde de menaces. Comment s’étonner du manque de repères des enfants qui ne sont pas considérés comme Français par leurs parents, puisque les Français ce sont les autres.
Faire croire aux garçons qu’ils sont «les petits princes», mères et sœurs soumises à leur bon vouloir, n’est pas la manière la plus efficace de les préparer à affronter la réalité. C’est le début de la spirale infernale qui va les conduire à s’opposer à un monde dans lequel les hommes n’occupent plus la première place «naturellement», simplement parce que «hommes». Dès les premiers apprentissages scolaires, l’inanité des normes traditionnelles sexistes est mise en évidence. A l’école, les filles ne sont pas «inférieures». En outre, il ne suffit pas d’affirmer «je suis un homme» pour savoir lire et écrire. Il faut être acteur de ses apprentissages, s’investir, étudier, travailler. La majorité des garçons comprennent les règles et s’adaptent. Leur réussite, leurs rapports équilibrés avec les femmes est insupportable pour une minorité incapable de s’adapter au monde contemporain. Considérés comme des traîtres par ceux qui utilisent leur échec personnel comme argument victimaire, les garçons qui refusent de se plier à une vision archaïque des rapports hommes/femmes subissent une pression communautaire, de plus en plus violente.
Vis à vis des enfants, en particulier ceux des familles transplantées dans un même lieu sans aucune des infrastructures nécessaires, l’école n’a pas pu accomplir sa mission de creuset de la République : faire comprendre et respecter les valeurs et la culture communes pour y adhérer et vivre ensemble. Les difficultés ont une double origine, doute moral et absence de moyens financiers. Quelques enseignants, sensibles au discours ambiant selon lequel imposer les valeurs universelles serait du néo-colonialisme, n’expliquent plus les principes fondateurs de la République ni les luttes pour les obtenir. Les repères donnant du sens au vivre ensemble, l’éducation civique et morale sont considérés comme des anachronismes. En même temps, les établissements scolaires et les équipes éducatives ne disposent pas de moyens concrets pour être efficaces. Les choix budgétaires manquent de rationalité. Le coût des récents saccages le confirme. L’économie sur les moyens affectés à la formation initiale nécessite des dépenses bien supérieures pour tenter de pallier les difficultés sociales et économiques générés par la sortie du cursus scolaire obligatoire sans avoir construit ses apprentissages. Ni acquis les clés pour comprendre le monde moderne.

Culture du ressentiment. L’enfant en échec scolaire, dans un monde qu’il ne comprend pas, va être perméable au discours des manipulateurs. La frustration sociale, terreau des totalitarismes, va servir les groupes intégristes. Pseudo soutien scolaire, animation de centres sociaux vont permettre à certains de ceux-ci de distiller leur venin. Les professionnels du conditionnement vont utiliser des discours simplistes : «Maudite soit la France» qui affecte «des enseignants de merde dans les quartiers de merde» et empêcherait ainsi les enfants issus de l’immigration de réussir à l’école. L’appartenance religieuse des parents sera présentée comme la raison des difficultés rencontrées. Il faut se venger de la République française qui opprime les enfants en France après avoir colonisé les parents dans les pays d’origine. Rentrer en résistance en transgressant les règles nationales et en respectant celles d’un supposé «âge d’or» d’avant la colonisation occidentale, permettrait de retrouver une dignité. Mais cette radicalisation installe définitivement les adeptes dans l’exclusion. Cristallisant les différences et incitant à la haine de l’autre. Dans les violences urbaines, phénomènes plus ou moins diffus depuis une quinzaine d’années avec des périodes de crise, les personnes présentées devant la justice n’utilisent pas les tribunaux comme vitrine pour exposer leurs revendications. Ils nient toute participation aux actes, endossant le statut de victimes. Ils ne se reconnaissent pas comme acteurs de leur propre vie, mais assignés à un comportement attendu parce que nés quelque part. Ce sont les autres qui vont justifier leurs comportements supposés naturels, inévitables, conditionnés par leur lieu de vie : la violence plutôt que la parole avec destruction des lieux de culture : écoles, espaces culturels et sportifs. Une jeune fille explique les raisons pour lesquelles ses frères sortent le soir : ils s’ennuient à la maison après le repas alors qu’elle doit faire la vaisselle et le ménage. Le partage des taches domestiques comme alternative au désoeuvrement !

Laxisme. Pour tenter de canaliser la violence et la délinquance dans les cités, quelques élus ont piétiné les principes républicains. Perméable au discours de salonnards, anthropologues ou sociologues, qui voudraient enfermer les enfants dans une unique identité religieuse, ils ont embauché ainsi des agents publics en raison de leur religion, sans vérifier auparavant leurs compétences, discours ou pratiques. Affirmer les lois de la République attiserait, selon eux, la rancune et pousserait les «musulmans» vers le radicalisme, les interventions des travailleurs sociaux «non musulmans» seraient refusées «par peur de perdre leur identité». Refuser on ne sait quelles demandes pourrait générer des violences. La responsabilité incomberait aux personnes qui ont refusé les requêtes et non aux agresseurs. Le saccage d’un centre social, même en présence des «petits frères» est «justifié» s’il n’y a pas d’animations organisées pour les adolescents de plus de 16 ans ! Dans la crainte de conflits, la lâcheté de certains responsables de collectivités ou d’établissement public est stupéfiante et dangereuse. En effet, cette lâcheté entérine l’idée que la société française n’est ni assez forte, ni suffisamment soudée pour résister aux fanatiques. Ils ont laissé ainsi les prédicateurs islamistes opprimer leurs coreligionnaires à commencer par les femmes. Cette intolérable tolérance s’élargit à des phénomènes criminels. Certains élus –qui espèrent ainsi « acheter » des votes- et des institutions ou associations financent des emplois pour des chefs de bande qui, en échange, calmeront l’appétit délictuel de leurs troupes.

Universalisme. Les évaluations des politiques dites « de la ville » démontrent leur inefficacité : acheter la paix sociale en arrosant le sable au lieu d’une politique d’intégration. L’argent des contribuables a été versé sans définir objectifs à atteindre, obligation de résultats ou contrôles. Lors du regroupement familial, les familles transplantées ont été concentrées sans aucune des infrastructures nécessaires à cette venue massive Droits et devoirs des habitants étaient supposés s’accomplir par osmose. Mais dans les quartiers où les familles migrantes sont majoritaires, comment cette imprégnation pourrait-elle s’opérer ? La France s’est toujours construite avec des populations de diverses origines. Selon la formule de Renan : «L’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun et aussi que tous aient oublié beaucoup de choses». Les citoyens sont parties prenantes d’une collectivité qui n’est pas seulement une addition d’individualités. Ils s’inscrivent dans une continuité, par rapport à l’héritage transmis par les générations précédentes, héritage de gloire et de regrets, à partager et à transmettre aux générations futures. Le lien civique doit avoir la prééminence sur tous les particularismes historiques ou religieux, sur les solidarités domestiques ou claniques. La laïcité n’implique pas que ces particularismes soient éliminés, ce qui n’est ni possible ni souhaitable, mais hiérarchisés.
bannerwomenLa laïcité organise l’espace politique qui repose sur la liberté de conscience, l’égalité en droit des options philosophiques et des croyances religieuses, la fraternité républicaine, envers l’autre. Tenir les trois en même temps n’est ni naturel ni inné, mais construit et acquis. C’est la mission de l’école de la République de l’enseigner et de la faire vivre, de libérer les citoyens en devenir de tout assujettissement, de toute servitude volontaire. C’est sans doute pourquoi une minorité vociférante d’ennemis de la République brûle les écoles maternelles.
FIN

Übersetzung des Artikels von Michèle Vianès, freie Autorin, entnommen aus europe&us, einem (mittlerweile toten) französischen Blog mit politischen und kulturellen professionellen Autoren.
Artikel: http://www.europeus.org/archive/2005/11/14/violences-urbaines-en-france-l’ethnicisme-voila-l’ennemi.html
Deutsche Übersetzung von Andreas Fecke, allerdings vor 5 Jahren!

(Kleine Verständniserleichterung: “Republik/republikanisch” sind nicht rechts-patriotisch gemeint, sondern entsprechen dem “unsere Demokratie” im deutschen Sprachgebrauch)

Urbane Gewalt in Frankreich: Der Ethnizismus, das ist der Feind!

Vertreter von Kommunen und des Staates, sei es wegen Feigheit oder sinnlosen Mitgefühles, haben es nicht gewagt, das wesentliche Prinzip des Laizismus zu bestätigen: ein politischer Raum, der es erlaubt, im gegenseitigen Respekt der Unterschiede (Geschlechter, Ethnien, philosophische Strömungen, religiöse Glauben) zusammenzuleben, ein Raum, der die Rechtsgleichheit der Bürger mit sich bringt. Sie haben Mädchen und Jungen, hier geboren oder hier lebend, patriarchalischen oder religiösen Traditionen überlassen. Diese “Differenzialisten” denken, die Gleichheit aller sei kein universelles Recht. So legitimieren sie insbesondere den politischen Islam, der seit einem halben Jahrhundert den aus entkolonialisierten Ländern kommenden Menschen das Recht auf fundamentale Freiheiten verweigert. Im Namen eines kulturellen oder religiösen Relativismus werden barbarische Praktiken zum Gesetz erhoben.

Banner mein Artikel 50 JahreSexismus. Mädchen und Jungen werden eingeschlossen: die Mädchen in die Pflicht zu gehorchen, die Jungen in die Pflicht agressiver Männlichkeit. Diese Zwänge nähren Stereotypen die auf diese Weise fortdauern. Mitfühlende, die solche Machokratie tolerieren, im Namen der Traditionspflege, gibt es sogar unter denen die Archaismus ansonsten anklagen. So seien gemeinschaftliche oder religiöse Gewohnheiten den Gesetzen der Republik übergeordnet. Den republikanischen Prizipien diametral entgegengesetzt sind aber Familien,die ihre Kinder so erziehen, daß sie ihnen eintrichtern, Jungen seien von Natur aus höherstehend und Mädchen müßten sich ihrem Vater und Bruder, dann dem Ehemann unterwerfen. Das durch die patriarchalische Religion vermittelte Modell ist der absolute Respekt männlicher Autorität und Höherwertigkeit und die Integration der Mädchen durch ihre Unterordnung. Fluch allen autonomen Frauen, denen die ihre Rechte als französische Frauen einfordern, denen die Nicht-Muslime heiraten! Der Befehl an die Mädchen (“wenn Du einen Franzosen heiratest, das ist, als wenn Du ins Grab gehst”) ist voll an Drohungen. Wie soll man sich über den Mangel an Bezugspunkten dieser Kinder wundern, die für ihre Eltern keine Franzosen sind, denn die Franzosen sind ja die anderen.
Den Jungen glauben zu machen sie seien “kleine Prinzen”, ihre Mütter und Schwestern ihrem guten Willen unterworfen, das ist nicht die effizienteste Art, sie darauf vorzubereiten sich der Lebenswirklichkeit zu stellen. Es ist der Anfang einer teuflischen Spirale, die sie dahin führen wird sich gegen eine Welt aufzulehnen, in denen die Männer nicht mehr den ersten Platz einnehmen, naturgemäß, bloß weil sie Männer sind. Ab den ersten Vorschulstunden ist die Ungültigkeit traditioneller sexistischer Normen Tatsache. In der Schule sind die Mädchen nicht “minderwertig”. Und um lesen und schreiben zu lernen reicht es nicht zu sagen “ich bin ein Mann2. Man muß der Akteur seines Lernens sein, sich einbringen, studieren, arbeiten. Die Mehrzahl der Jungen verstehen diese Regeln und passen sich an. Deren Erfolg und ihren ausgeglichenen Beziehungen zum anderen Geschlecht ist dann einer Minderheit, die sich der gegenwärtigen Welt nicht anpassen kann, unerträglich. Die Jungen, die sich der archaischen Vision des Geschlechterverhältnisses verweigern, werden von denen, die ihr persönliches Scheitern als Opferargument benutzen, als Verräter angesehen. Sie erleiden einen mehr und mehr gewalthaften Gruppendruck.
Den Kindern gegenüber, insbesondere denen aus Familien die an einen selben Ort ohne jede nötige Infrastruktur versetzt wurden, hat die Schule ihre Mission als Schmelztiegel der Republik nicht einlösen können: gemeinsame Werte und gemeinsame Kultur verstehen zu lernen, um ihnen anzugehören und zusammen leben zu können. Die Schwierigkeiten haben einen doppelten Ursprung: moralischer Zweifel und Abwesenheit finanzieller Mittel. Manche Lehrer sind empfänglich für die sie umgebende Auffassung, es sei neo-kolonialistisch, die universellen Werte durchzusetzen. Sie erklären nicht mehr die Gründungsprinzipien der Republik und nicht die Kämpfe dafür. Die Bezugspunkte moralische und staatsbürgerliche Erziehung, Sinngeber des Zusammenlebens, werden als Anachronismen verstanden. Und gleichzeitig haben Schuleinrichtungen und Erzieherteams keine konkreten Mittel für effiziente Arbeit. Den Budget-Entscheidungen fehlt Rationalität. Die Kosten der gegenwärtigen Verwüstungen bestätigen das. In Vor- und Grundschulen eingesparte Mittel erfordern weit höhere Ausgaben für Die Abhilfe der sozialen und wirtschaftlichen Schwierigkeiten, die dann entstehen, wenn Schulausbildungen beendet werden ohne daß die Schüler sich darin ihre Ausbildung aufgebaut haben und ohne daß sie sich die Schlüssel angeeignet haben, die moderne Welt zu verstehen.

Groll-Kultur. Kinder, die in der Schule scheitern und die Welt nicht verstehen, sind empfänglich für die Botschaften von Manipulatoren. Die soziale Frustration, Nährboden der Totaliralismen, wird den Islamisten dienen. Pseudo- Schulhilfen und soziale Einrichtungen helfen manchen von denen ihr Gift zu brauen. Diese Verpackungskünstler benutzen simple Argumente: Das “verfluchte Frankreich” setzt “beschissene Lehrer in Scheiß-Vierteln” ein und verhindert so den schulischen Erfolg von Migrantenkindern. Die religiöse Zugehörigkeit der Eltern wird präsentiert als der Grund für die angetroffenen Schwierigkeiten. Rächen muß man sich an der französischen Republik, die die Kinder unterdrückt, nachdem sie die Eltern in den Heimatländern kolonialisiert hatte. Seine Würde wiederfinden kann man, in dem man den nationalen Regeln widersteht und die Regeln eines “goldenen Zeitalters” vor der Kolonialisation respektiert.
Doch diese Radikalisierung bringt ihre Anhänger endgültig in den Ausschluß. Sie verfestigt die Unterschiede und ruft auf zum Haß des Anderen. Was die urbane Gewalt mit ihren teils diffusen Erscheinungen und mit krisenhaften Perioden betrifft: die vor die Justiz geladenen Personen benutzen die Gerichte nicht als Bühne zur Darstellung ihrer Forderungen. Sie verleugnen jedwede Beteiligung an den Delikten, sie nehemen die Opferrolle ein. Sie empfinden sich nicht als Handelnde ihres eigenen Lebens, sondern einem bestimmten erwarteten Verhalten zugewiesen, weil irgendwo geboren. Andere rechtfertigen ihr als natürlich und unvermeidbar empfundenes Verhalten mit den Lebensbedingungen ihres Wohnortes. Und so ersetzt die Gewalt das Wort und kulturelle Einrichtungen werden zerstört: Schulen, Kulturzentren, Sporthallen. Ein junges Mädchen erklärt warum ihre Brüder abends rausgehen: die langweilen sich zu Hause, während sie den Abwasch und den Haushalt machen muß. Teilung der Hausarbeit als Alternative zum Müßiggang!

Laschheit. So einige Kommunalpolitiker haben die republikanischen Grundsätze mit den Füßen getreten, um Gewalt und Delinquenz in den Siedlungen zu kanalisieren. Anfällig für die Argumente derjenigen Soziologen, Anthropologen und Salonlöwen, die die Kinder in einer ausschließlich religiösen Identität einschließen wollen, haben sie öffentliche Bedienstete ausschließlich nach Kriterien des Glaubens eingestellt, ohne vorher deren Kompetenzen, Haltungen und Praktiken zu prüfen. Ihnen zufolge würde eine Bejahung republikanischer Gesetze nur den Groll schüren und die “Moslems” in den Radikalismus treiben. Interventionen “nicht-muslimischer” Sozialarbeiter würden zurückgewiesen “aus Angst, die Identität zu verlieren”. Anfragen gleich welchen Inhalts abzulehenen, das würde Gewalt hervorrufen, für die dann nicht die Agressoren verantwortlich seien, sondern diejenigen, die denen etwas verweigert haben. Die Verwüstung eines Sozialzentrums, selbst im Beisein der “kleinen Brüder”, sei “zu rechtfertigen”, wenn es dort keine Animationen für über 16-jährige gibt! Die Feigheit mancher Verantwortlicher von Kommunen oder kommunalen Einrichtungen aus Angst vor Konflikten ist so erstaunlich wie gefährlich. Denn diese Feigheit bestätigt den Gedanken, die französische Gesellschaft sei nicht stark genug und nicht einig genug, Fanatikern zu widerstehen.Auf diese Weise haben sie es zugelassen, daß islamistische Prediger ihre Religionsgenossen unterdrücken, angefangen bei den Frauen. Diese intolerable Toleranz erweitert sich auch auf kriminelle Machenschaften. Manche Abgeordneten (in der Hoffnung Stimmen zu kaufen) oder Institutionen oder Assoziationen finanzieren Arbeitsplätze für Bandenchefs, die im Gegenzug den Appetit ihrer Truppen auf Delikte etwas besänftigen.

Universalismus. Bewertungen der so genannten “Politik der Städte” zeigen ihre Ineffizienz: Anstelle einer Integrationspolitik begießt man Sand, um sozialen Frieden zu erkaufen. Das Geld der Steuerzahler wurde ausgegeben ohne Definition von zu erreichenden Zielen, Verpflichtung zu Resultaten oder Kontrolle. Bei den Familienzusammenführungen wurden diese lokal konzentriert ohne jede nötige Infrastruktur für solchen massiven Zuzug. Rechte und Pflichten sollten sich durch gegenseitiges Durchdringen erfüllen. Aber wie soll diese Prägung stattfinden in Vierteln mit mehrheitlich Migrantenbevölkerung? Frankreich hat sich schon immer aus Bevölkerungen unterschiedlicher Herkunft zusammengesetzt. Nach dem Satz von Renan: “Die Grundlage einer Nation ist, daß alle Individuen etwas gemeinsam haben und auch daß sie viel vergessen haben.” Die Bürger sind Bestandteil einer Kollektivität, die nicht bloß simple Addition ihrer Individuen ist. Sie schreiben sich ein in eine Kontinuität des Erbes von Stolz und Bedauern, weitergegeben von früheren Generationen und weiterzugeben an kommende Generationen. Die verbindende Gemeinsamkeit als Bürger der Republik muß Vorrang haben vor allen historischen oder religiösen Besonderheiten, vor allen häuslichen oder Clan-Solidaritäten.
Laizismus bedeutet nicht, daß diese Eigenarten ausgelöscht werden. Das ist weder wünschenswert noch möglich. Sie sollen aber in einer Hierarchie stehen. Laizismus organisiert den politischen Raum, der auf der Gewissensfreiheit, der Rechtsgleichheit von Meinungen und Religionen und der republikanischen Brüderlichkeit dem Anderen gegenüber steht. Diese Freiheit, Gleichheit, Brüderlichkeit zusammen und gleichermaßen zu erhalten ist weder angeboren noch natürlich, sondern aufgebaut und gewonnen. Das ist die Mission der Schulen der Republik, dieses zu vermitteln und zum Leben zu bringen und die werdenden Bürger zu befreien von aller Unterwerfung und von freiwilliger Knechtschaft. Und das ist der Grund, warum eine zeternde Minorität von Feinden der Demokratie die Kindergärten abfackelt.
ENDE.

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  1. Afrika zwischen Aufbruchstimmung und Ausverkauf – L’AFRIQUE ENTRE UN CLIMAT DE DEPART VERS DES NOUVEAUX HORIZONS ET LA BRADERIE
    “Afrika zwischen Aufbruchstimmung und Ausverkauf” = Sendung des Deutschlandradio Kultur vom 08.05.2011

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