AFRIKANISCHE STANDPUNKTE (BBC-Serie): 1. Die Auswahl von Freunden und Führern – POINTS DE VUES AFRICAINS: 1. Le choix des leaders et des amis

In unserer Serie „Afrikanische Standpunkte“ von afrikanischen Journalisten, betrachtet der in London lebende ugandische Schriftsteller Joel Kibazo, inwiefern der Führungsstil großer Supermächte (USA und China) den Kontinent beeinflusst:
DEUTSCHE ÜBERSETZUNG DES ENGLISCHEN BBC-ORIGINALS von CO-AUTORIN AminataBa => SIEHE GANZ UNTEN

Dans notre série de points de vue des journalistes africains l’écrivain ougandais Joel Kibazo, basé à Londres, considère la façon dont les dirigeants des superpuissances affectent le continent.
TRADUCTION FRANCAISE DE L’ARTICLE du BBC par l’auteur de ce blog => VOIR EN DESSOUS DE L’ORIGINAL ANGLAIS

SIEHE AUCH – VOIR AUSSI my RUBRIK – RUBRIQUE VON AFRIKANISCHEN AUTOREN – PAR DES AUTEURS AFRICAINS

African viewpoint: Choosing friends and leaders
by http://www.bbc.co.uk/news/world/africa/
In our series of viewpoints from African journalists, London-based Ugandan writer Joel Kibazo considers how the leadership of the big superpowers affects the continent.
Sometimes it is so difficult to know which way to turn.
I was among the millions that abandoned sleep last Tuesday to watch the spectacle that is the US presidential election draw to a close.
This after all is the most powerful nation on earth and what happens in the United States affects every soul on the planet. How could I possibly go to sleep without knowing who was going to lead the world?
And so I struggled on till dawn when Barack Obama made his acceptance speech
But the general election in the US was not the only leadership issue on the international agenda.
Within the next few days, China, now the world’s second-largest economy and one of Africa’s largest investors, will present its new leadership as a once-in-a-decade form of musical chairs (Reise nach Jerusalum) takes place without so much as a single campaign.
Or at least if there is one, it is not one that the world is invited to watch.
The US leadership decision is as open as the Chinese one is closed.
So, two giants and two very different political systems, yet both with economies that many of us Africans can only envy.
China’s increasing economic presence on the African continent has triggered many a discussion on which of the two systems Africa should try to emulate as it grapples with the difficulties of delivering economic growth and development to its people.
In other words which of the two paths is better for Africa, a debate that is not too different from the ones our parents were having in the 1970s and 1980s, at the height of the Cold War, between the left and right of the political spectrum.
‘Hard work and time’
Yet for all the discussion, I think that debate is greatly misplaced.
What we should be asking is: “Where does Africa’s interest lie?” and then actively go shopping for what we can get from each of these two powers.
On an individual level, that is what many of us do in life, so why are we not able to ensure that our institutions, governments and international bodies that look out for our interests do the same?
As I thought about the issue of the two giants and Africa, I was reminded of a conversation I had on a long train ride with a senior Chinese official a couple of years ago.
He had lived in several African countries so he knew the territory well.
Among the many things he said on our long journey is that Africa as a continent must decide what its key interests were and then systematically work out how to get those things.
It takes hard work and time, but that is what Africa needed to do, he said.
Many of us celebrated four years ago when Mr Obama was elected as the first African-American US president.
But beyond the visit to Ghana in 2009 Africa has not featured much on his agenda.
Few even noticed when in July the US launched a new Africa policy to improve democracy, economic growth, security and trade.
So, now that he has won a second term, I wonder how much lobbying our governments, not to mention institutions such as the African Union, will be doing to ensure we get a larger slice of that big American pie and have more of our issues addressed by the first president with whom we are connected by linage.
Will an Obama now free of re-election worries decide it is time for the US to make a bigger play for Africa and if he does, will we be ready with our shopping list?
In the coming days Xi Jinping is expected to become the leader of the Communist Party and president of China for the next 10 years.
But how much time have our representatives invested in not only learning about his priorities and those of the new leadership, but also trying to ensure Africa remains on the agenda for China?
After all, with the Chinese economy slowing, demand for natural resources from Africa is expected to fall significantly.
What then for us?
We need to invest resources in ensuring that at all times our interests as countries and as a continent will be on the agenda of all those that have an impact on us.
Only then, if we must make a choice, can we decide which way to turn.

Point de vue africain: Choisir les amis et les dirigeants
Dans notre série de points de vue des journalistes africains l’écrivain ougandais Joel Kibazo, basé à Londres, considère la façon dont les dirigeants des superpuissances affectent le continent.

Parfois, il est si difficile de savoir vers qui se tourner.
J’étais parmi les millions qui ont abandonné le sommeil pour assister au spectacle, mardi dernier, quande l’élection présidentielle américaine touchait à sa fin.
Après tout, c’est la nation la plus puissante sur la terre, et ce qui se passe aux États-Unis affecte chaque âme sur la planète. Comment pourrais-je aller dormir sans savoir qui allait diriger le monde?
Et donc, je me suis battu jusqu’à l’aube quand Barack Obama a prononcé son discours d’acceptation.
Mais l’élection générale aux États-Unis, ce n’était pas seulement la question du leadership sur la scène internationale.
Les jours suivants, la Chine, désormais deuxième plus grande économie du monde et l’un des plus grands investisseurs en Afrique, présentait sa nouvelle direction, spectacle d’une fois-dans-une-décennie, selon la facon des chaises musicales (Reise nach Jerusalem), sans aucune campagne electorale. Ou du moins, s’il en existe une, ce n’en est pas une que le monde est invité à regarder.
Le choix du leadership américain est aussi ouvert que celui de la Chine est fermé.
Voici deux géants et deux systèmes politiques très différents, et pourtant tous deux avec des économies que nous sommes nombreux Africains a ne pouvoir qu’envier.
La Chine a une présence économique croissante sur le continent africain, qui a déclenché une discussion lequel des deux systèmes l’Afrique devrait essayer d’imiter étant aux prises avec les difficultés de réaliser une croissance économique et du développement pour ses peuples.
En d’autres termes, parmi les deux voies, laquelle est la meilleure pour l’Afrique, un débat qui n’est pas trop différente de celui de nos parents dans les années 1970 et 1980, au plus fort de la guerre froide, entre la gauche et la droite de l’échiquier politique .
«Le travail acharné et le temps»
Pourtant, malgré la discussion, je pense que le débat est très mal placé.
Ce qu’il faut se poser comme question, c’est: «Où se situe l’intérêt de l’Afrique?”, et puis activement faire du shopping de ce que nous pouvons obtenir de chacun de ces deux puissances.
Sur le plan individuel, c’est exactement ce que beaucoup d’entre nous faisons dans la vie, alors pourquoi ne sommes-nous pas en mesure de nous assurer que nos institutions, les gouvernements et les organismes internationaux qui se oignent à nos intérêts en fassent de même?
Quand j’ai pensé à la question des deux géants en Afrique, je me suis souvenu d’une conversation que j’ai eue sur un long trajet en train avec un haut responsable chinois quelques années auparavant.
Il avait vécu dans plusieurs pays africains, il connaissait bien le territoire.
Parmi les nombreuses choses qu’il a dit pendant notre long voyage, c’est que l’Afrique doit décider en tant que continent, quels sont ses intérêts, puis systématiquement travailler sur la façon d’obtenir ces choses.
Il faut travailler dur et cela prend du temps, mais c’est ce que l’Afrique a besoin de faire, at-il dit.
Beaucoup d’entre nous ont fait la fête il ya quatre ans, lorsque M. Obama a été élu comme premier président afro-américain aux Etats-Unis.
Mais au-delà de la visite au Ghana en 2009, l’Afrique n’a pas été bien présente sur son ordre du jour.
Peu de gens ont remarqué en Juillet 2012, que les Etats-Unis ont lancé une nouvelle politique en Afrique pour améliorer la démocratie, la croissance économique, la sécurité et le commerce.
Donc, maintenant qu’il a remporté un second mandat, je me demande combien de pression nos gouvernements, sans parler des institutions telles que l’Union africaine, feront pour nous assurer d’obtenir une plus grosse part de ce gros gâteau américain et d’avoir plus de nos problèmes sur la table du premier président avec qui nous sommes liés par lignage.
Sera Obama, maintenant libre des soucis de réélection , décidé qu’il est temps pour les Etats-Unis de faire un plus grand jeu en Afrique, et s’il le fait, serons-nous prêts avec notre liste de courses?
Dans les prochains jours Xi Jinping devrait devenir le chef de file du Parti communiste et président de la Chine pour les 10 prochaines années.
Mais combien de temps nos représentants ont-ils investis pour en savoir sur ses priorités et de celles de la nouvelle direction, mais aussi pour pouvoir essayer de garantir que l’Afrique reste sur l’agenda de la Chine?
Après tout, avec le ralentissement de l’économie chinoise, la demande pour les ressources naturelles de l’Afrique devrait baisser de manière significative.
Et nous alors?
Nous devrions assurer qu’en tout temps nos intérêts en tant que pays et en tant que continent seront à l’ordre du jour de toutes les personnes qui ont un impact sur nous.
Seulement alors, si nous devons faire un choix, décider de quel côté se tourner.

Afrikanische Standpunkte: Die Auswahl von Freunden und Führern
In unserer Serie „Afrikanische Standpunkte“ von afrikanischen Journalisten, betrachtet der in London lebende ugandische Schriftsteller Joel Kibazo, inwiefern der Führungsstil großer Supermächte (USA und China) den Kontinent beeinflusst:
Manchmal ist es schwierig zu entscheiden in welche Richtung man sich wenden soll.
Ich war einer derjenigen der sich letzten Dienstag die Nacht um die Ohren geschlagen hat, um das große Spektakel der US-Präsidentschaftswahlen mitzuerleben.
Es ist, trotz allem, die mächtigste Nation der Welt und alles was sich in den USA abspielt, liegt im Interesse der ganzen Welt. Wie könnte ich in Bett gehen, ohne zu wissen, wer nun die Welt führen wird?
Und so hielt ich bis zum Schluss, als Barack Obama seine Dankesrede hielt, durch.
Doch die Wahl in den USA, war nicht das einzige Ereignis auf der internationalen Agenda in dieser Woche, welches über die Führung der Welt entscheiden sollte.
Innerhalb der nächsten Tagen, präsentiert China, die zweitgrößte Wirtschaft der Welt und einer der größten Investoren Afrikas, seine neue Führung in Form einer einmal im Jahrzehnt zelebrierten „Reise nach Jerusalem“, ohne dafür einen großen Wahlkampf zu brauchen.
Und wenn es einen gebe, wäre er keiner bei dem die Welt hätte zusehen dürfen.
Die Führungsentscheidung in den USA ist so öffentlich, wie die chinesische abgeschirmt ist.
Soviel zu diesen zwei Giganten und zwei sehr unterschiedlichen politischen Systemen, dessen Wirtschaften so viele von uns Afrikanern nur beneiden können.
Chinas wachsende wirtschaftliche Präsenz in Afrika hat eine Diskussion darüber entfacht, welches dieser zwei Systeme Afrika nachahmen soll, um die Schwierigkeiten: wirtschaftlichen Fortschritt und Entwicklung für ihre Einwohner zu erreichen, aus dem Weg zu räumen.
In anderen Worten, welcher dieser beiden Weg besser für Afrika sei, eine Debatte, die sich nicht sehr von der unserer Eltern in den 1970ern und 1980ern, auf dem Höhepunkt des kalten Krieges, unterscheidet.
„Harte Arbeit, harte Zeiten“
Doch bei all diesen Diskussionen, finde ich, dass diese Debatte fehl am Platz ist.
Wir sollten uns lieber fragen: „Welches sind die Interessen Afrikas“ und sollten uns dann aktiv auf die Suche machen, was wir uns von diese beiden Kräfte nehmen können.
Auf individueller Ebene tun dies schon viele, also wieso können wir nicht sicherstellen, dass unsere Institutionen, Regierungen und internationale Körperschaften, dass selbe tun?
Als über diese zwei „Giganten“ in Afrika nachdachte, erinnere ich mich an ein Gespräch, welches ich vor ein paar Jahren, auf einer langen Reise mit einem chinesischen Diplomaten führte.
Er hatte einige Jahre in Afrika gelebt und kannte den Kontinent sehr gut.
Unter den vielen Sachen, die er auf dieser Reise sagte, sagte er unteranderem, dass sich Afrika als Kontinent über ihre Interessen klar werden müsse und dann systematisch daran arbeiten müsse seine Ziele zu erreichen.
Er sagte, dass es viel Zeit und Kraft erfordern würde, doch es wäre dass, was Afrika tun müsse.
Viele von uns haben , vor vier Jahren, die Wahl Barack Obamas zum ersten Afro-Amerikanischen Präsidenten der USA gefeiert.
Doch bis auf den Besuch in Ghana 2009, hat Afrika kaum eine Rolle in seiner Agenda gespielt.
Als die USA in Juli eine neue Afrika-Strategie zur Demokratieförderung, wirtschaftlichen Wachstums, Sicherheit und Handel veröffentliche, nahmen davon wenige Notiz.
Nun, als Obama die zweite Wahlperiode angetreten hat, frage ich mich wie sehr unsere Regierungen, und nicht zu vergessen Organisationen wie die Afrikanische Union, nun um die Gunst Obamas buhlen werden um ein größeres Stück vom amerikanischen Kuchen abzubekommen und mehr unserer Belange vor dem Präsidenten, mit dem wir durch Abstammung verbunden sind, vertreten.
Wird Obama sich, nun frei vor den Sorgen einer möglichen Wiederwahl, entscheiden, dass es nun Zeit für die USA ist eine größere Rolle in Afrika zu spielen, und wenn er das tut : Werden wir bis dahin unsere „Einkaufsliste“ (mit politischen Forderungen und Problemen) fertig haben?
In den nächsten Tagen wird allerhöchster Wahrscheinlichkeit nach Xi Jinping zum Generalsekretär der Kommunistischen Partei und Präsidenten Chinas, auf 10 Jahre, werden.
Doch wie viel Zeit haben unsere Repräsentanten in Peking darauf verwendet nicht nur etwas über die Prioritäten und neue Führung zu lernen, sondern auch darauf verwendet Afrika auf der politischen Agenda Chinas hoch im Kurs zu halten?
Letzten Endes, wird, mit der schwächer wachsenden chinesischen Wirtschaft, auch die Nachfrage von natürlichen Ressourcen aus Afrika zurückgehen.
Was wird dann aus uns?
Wir müssen während wir in Rohstoffe investieren, gewährleisten, dass unsere Interessen als Staaten und Kontinenten, jederzeit auf den Agenden jener bleiben, die Auswirkungen auf uns haben.
Nur dann können wir, wenn wir eine Wahl treffen müssen, entscheiden, in welche Richtung wir gehen wollen.

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