AFRIKANISCHE UNION AU FEIERT 50. GEBURTSTAG – L’Afrique célèbre 50 ans d’efforts vers l’unité malgré la menace islamiste

1. Afrikanische Union feiert ihr 50-jähriges Bestehen
(AFP) –
Addis Abeba — Mit einem umfangreichen Programm und ranghohen Gästen hat die Afrikanische Union (AU) den 50. Gründungstag des Staatenbundes gefeiert. In seiner Eröffnungsrede würdigte Äthiopiens Regierungschef Hailemariam Desalegn als Gastgeber in Addis Abeba am Samstag den derzeitigen “Aufschwung” Afrikas.
2. Afrikanische Union bildet schnelle militärische Eingreiftruppe
Montag, 27. Mai 2013, 18:34 Uhr http://de.reuters.com/news/world
Addis Abeba (Reuters) – Die afrikanischen Staats- und Regierungschefs haben am Montag die Schaffung einer schnellen Eingreiftruppe beschlossen, um bei regionalen Konflikten unabhängiger reagieren zu können.
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1. L’Afrique célèbre 50 ans d’efforts vers l’unité malgré la menace islamiste
ADDIS ABEBA (AFP) – 25.05.2013 16:43 – Par Aude GENET, Jenny VAUGHAN
Les dirigeants africains ont célébré samedi à Addis Abeba cinquante ans d’efforts vers l’unité du continent en dépit d’un bilan mitigé, formulant l’espoir que l’envol économique de l’Afrique permette de réaliser les rêves longtemps frustrés nés de la décolonisation.
“Les pères fondateurs (de l’unité africaine) s’étaient donné rendez-vous pour constituer l’Organisation de l’unité africaine, à l’aube des indépendances il y a cinquante ans, et il est opportun que nous nous retrouvions aujourd’hui au moment où l’Afrique se redresse”, a déclaré le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, hôte du sommet.
“L’autosuffisance et l’indépendance économique que nos fondateurs évoquaient demeurent encore quelque peu hors de portée, et les inégalités sociales persistent”, a nuancé la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.
Les dirigeants africains ont souhaité marquer avec éclat la naissance le 25 mai 1963 de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), première institution panafricaine au bilan très contesté, ancêtre de l’actuelle Union africaine (UA) qui se veut dotée depuis son lancement en 2002 d’institutions plus ambitieuses.
Mais les espoirs de développement en Afrique se heurtent aujourd’hui, notamment à la menace posée par les mouvements insurgés islamistes, au Sahel, au Nigeria ou en Somalie.
“Le terrorisme est désormais une menace sérieuse pour l’Afrique (…). Ce qui se passe au Niger n’est pas un cas isolé”, a reconnu le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Teodros Adhanom, devant le secrétaire d’Etat américain John Kerry, à propos des deux attentats-suicides islamistes ayant fait une vingtaine de morts jeudi dans le nord du Niger.
Seul chef d’Etat européen présent, le président français François Hollande a invité les chefs d’Etat africains à participer fin 2013 à Paris -a priori les 6 et 7 décembre- à un sommet consacré “à la paix et à la sécurité, et donc, d’une certaine façon aussi, à la lutte contre le terrorisme”, a-t-il déclaré à la presse.
La France intervient militairement depuis quatre mois pour neutraliser les milices islamistes dans le nord du Mali, mais ce type d’intervention “doit être maintenant prolongé par l’appui que la France va donner aux armées africaines pour qu’elles se défendent elles-mêmes, y compris contre le fléau du terrorisme”, a ajouté M. Hollande.
L’instabilité dans le Sahel, dans l’Est de la République démocratique du Congo, et l’interminable crise politique à Madagascar devaient dominer un sommet semestriel de l’UA prévu dimanche et lundi.
Cela n’empêche pas l’Afrique d’être de plus en plus avidement courtisée pour ses ressources naturelles et son potentiel économique.
Pour son troisième déplacement en Afrique en trois mois, la présidente du Brésil Dilma Rousseff a annoncé l’annulation par son pays de 900 millions de dollars de dettes de pays africains.
“Avoir des relations spéciales avec l’Afrique, c’est stratégique pour la politique étrangère brésilienne,” a expliqué à la presse le porte-parole de la présidence Dilma Rousseff, Thomas Traumann, ajoutant que les deux principaux bénéficiaires seront le Congo (Brazzaville) (352 millions USD) et la Tanzanie (237 millions USD).
“L’Afrique change profondément, incitant de nombreux pays, Russie, Chine, Brésil, Japon et autres, à y investir pour profiter des possibilités économiques. Les Etats-Unis ont été en retard dans ce domaine et nous devons changer cela”, s’est inquiété M. Kerry.
Remerciements à la Chine
Parmi les autres personnalités présentes à Addis figurent le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso et le vice-Premier ministre chinois Wang Yang.
La Chine, qui investit massivement en Afrique depuis des années, a été le seul pays remercié nommément samedi à la tribune de l’UA. Le numéro un éthiopien Desalegn “a exprimé sa plus profonde reconnaissance envers la Chine qui investit des milliards (…) pour soutenir nos efforts de développement des infrastructures”.
Les célébrations dans la capitale éthiopienne – siège historique de l’OUA et de l’UA -dotées d’un budget d’1,27 million de dollars selon l’Institut d’Etudes de sécurité (ISS)- ont été orchestrées par le chorégraphe sud-africain Somzi Mhlongo, déjà organisateur des cérémonies d’ouverture et de clôture de la Coupe du Monde de football de 2010 en Afrique du Sud.
Parmi les musiciens invités, le Malien Salif Keita et la légende congolaise Papa Wemba. Mais aussi le premier président de la Zambie indépendante, Kenneth Kaunda, qui a poussé sur scène une chansonnette inattendue.
Certes en progrès, la situation socio-économique de l’Afrique reste inégale. Au cours des 50 dernières années, les indicateurs de développement du continent -santé, éducation, mortalité infantile, croissance économique, gouvernance- marquent une nette amélioration. Certains de ses pays connaissent des croissances économiques parmi les plus rapides au monde, selon le FMI.
Mais, selon l’Indice de développement humain (IDH) des Nations unies, les douze pays les moins développés du monde sont en Afrique; et au sein des 26 pays de la queue du classement, un seul n’est pas africain: l’Afghanistan.
© 2013 AFP

2. L’Union africaine va créer une force de réaction rapide pour le continent
ADDIS ABEBA (AFP) – 27.05.2013 16:57
Les dirigeants africains réunis en sommet à Addis Abeba ont annoncé lundi la création prochaine d’une force de réaction rapide, affirmant vouloir tirer la leçon de leur incapacité à intervenir militairement dans les récentes crises sur le continent, dont dernièrement celle du Mali.
Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, président en exercice de l’Union africaine (UA), a fait état devant la presse “d’une décision historique (du sommet) d’avoir une force de réaction rapide à laquelle de nombreux pays ont proposé de contribuer”.
Une telle force serait opérationnelle “immédiatement” grâce aux contributions d’ores et déjà offertes par l’Afrique du Sud, l’Ouganda et l’Ethiopie, a précisé devant les journalistes Ramtane Lamamra, commissaire de l’UA à la Paix et la Sécurité. Les contributions en hommes, matériel et financement à cette force se feront sur une stricte base de volontariat, a-t-il ajouté.
La mise en place d’une telle force “se veut une mesure provisoire en attendant que (le projet de) Force africaine en attente soit totalement opérationnelle”, a poursuivi M. Lamamra.
Les dirigeants africains discutent depuis des années de cette Force africaine en attente (FAA), prévue dès la constitution de l’UA, mais sa mise en place, initialement prévue pour fin 2010 a été repoussée et n’interviendra au mieux qu’en 2015.
La nécessité, d’ici là, d’une force de réaction rapide est encore apparue lors de la crise au Mali, où la France a envoyé quelque 4.000 soldats pour repousser les milices islamistes qui avaient conquis le nord du pays, tandis que les pays africains peinaient pendant ce temps à apporter une réponse militaire immédiate.
“L’Afrique aurait pu faire mieux, aurait pu agir plus vite et peut-être faire un effort significatif, pour faire en sorte qu’une contribution française ne soit pas indispensable”, a relevé M. Lamamra.
“Il est vraiment dommage que cinquante ans après notre indépendance, notre sécurité dépende à un tel point d’un partenaire étranger”, a pouruivi le commissaire africain.
L’idée d’une telle force rapide a été avancée au cours du sommet de l’UA qui s’est achevé lundi par le président sud-africain Jacob Zuma, “et l’Assemblée (des chefs d’Etat) a accepté, de nombreux pays se proposant de fournir des forces, à la fois des soldats et des forces de police”, a précisé le Premier ministre éthiopien.
La Force africaine en attente doit compter à terme 32.500 membres, militaires ou civils, issus des cinq principales régions du continent. Mais les progrès ont été long depuis le lancement de cette idée il y a une dizaine d’années, et seules deux des cinq sections régionales envisagées pourraient être prochainement opérationnelles.
“D’ici là, des crises, des changements inconstitutionnels de pouvoir, des violations massives des droits de l’Homme risquent de se produire ici ou là, donc si nous voulons être réalistes, nous ne pouvons pas attendre d’avoir l’outil parfait à notre disposition”, a fait valoir M. Lamamra.
Présent samedi à Addis Abeba, le président français François Hollande a invité pour sa part les chefs d’Etat africains les 6 et 7 décembre à Paris pour un sommet destiné à discuter de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme en Afrique.
M. Lamamra a estimé que cette proposition était “en soi positive, incontestablement”, mais “qu’il s’agira de bien préparer” cette rencontre. “Il s’agira de se mettre d’accord sur (…) la ligne directrice fondamentale selon laquelle l’Afrique a la responsabilité principale et que les partenaires internationaux se mobiliseront autour de l’Afrique, en soutien a l’Afrique, en appoint à l’Afrique dans la plus grande transparence,” a-t-il ajouté.
© 2013 AFP

Afrikanische Union feiert ihr 50-jähriges Bestehen
(AFP) –
Addis Abeba — Mit einem umfangreichen Programm und ranghohen Gästen hat die Afrikanische Union (AU) den 50. Gründungstag des Staatenbundes gefeiert. In seiner Eröffnungsrede würdigte Äthiopiens Regierungschef Hailemariam Desalegn als Gastgeber in Addis Abeba am Samstag den derzeitigen “Aufschwung” Afrikas. Zu den Feierlichkeiten reisten auch Frankreichs Staatschef François Hollande, US-Außenminister John Kerry und UN-Generalsekretär Ban Ki Moon an.
Die Gründer der Organisation für Afrikanische Einheit (OAU), dem Vorgänger der AU, hätten sich vor fünfzig Jahren in der “Morgenröte der Unabhängigkeit” zusammengeschlossen, sagte Desalegn. Heute versammelten sich die Staats- und Regierungschefs “zu einer Zeit, da Afrika emporstrebt”. Das Ziel der Organisation sei es, “einen Kontinent frei von Armut und Konflikt zu schaffen”. AU-Kommissionschefin Nkosazana Dlamini-Zuma sagte, der Staatenbund suche nach “afrikanischen Lösungen für afrikanische Probleme”.
Wegen ihres Rohstoffreichtums und ihres wirtschaftlichen Potentials werden die afrikanischen Länder zunehmend international umworben. Die Bedeutung der Region spiegelte sich in der Gästeliste der AU-Jubiliäumsfeier wider, auf der außer Hollande, Kerry und Ban auch Brasiliens Staatschefin Dilma Rousseff und der chinesische Vize-Regierungschef Wang Yang standen. Desalegn dankte China ausdrücklich für seine großen Investitionen in Afrika in den vergangenen Jahren.
Rousseff kündigte in Addis Abeba an, zwölf afrikanischen Ländern Schulden in Höhe von insgesamt 900 Millionen Dollar (700 Millionen Euro) zu erlassen. Eine besondere Beziehung zu Afrika sei “von strategischer Bedeutung für Brasiliens Außenpolitik”, sagte Rousseffs Sprecher Thomas Traumann zur Begründung.
Hollande nutzte das Jubiläum, um alle afrikanischen Staatschefs für den 6. und 7. Dezember zu einer Sicherheitskonferenz in Paris einzuladen. Das Treffen solle sich “dem Frieden und der Sicherheit und damit in gewisser Weise auch dem Kampf gegen den Terrorismus” widmen, sagte er. Künftig müssten die Afrikaner auf ihrem Kontinent selbst für Sicherheit sorgen, auch wenn Frankreich “immer an ihrer Seite” bleibe. Aus Hollandes Umfeld verlautete, Frankreich wolle nicht mehr “der Polizist von Afrika” sein oder sich in innere Angelegenheiten der afrikanischen Länder einmischen.
Bundesaußenminister Guido Westerwelle (FDP) gratulierte der Afrikanischen Union, die “die Stimme eines Kontinents im Aufschwung” sei. Deutschland wurde in Addis Abeba von der Botschafterin in Äthiopien vertreten.
Für die Feierlichkeiten mit rund 10.000 Gästen stellte die AU 1,27 Millionen Dollar (981.000 Euro) bereit, wie das südafrikanische Institute for Security Studies (ISS) unter Berufung auf offizielle Dokumente mitteilte. Auf dem Programm stand auch eine Musik-Show mit afrikanischen Musikern wie dem kongolesischen Sänger Papa Wemba sowie etwa hundert Tänzern.
Nüchterner dürfte es am Sonntag und Montag beim AU-Gipfel zugehen. Dort soll unter anderem der Armeeeinsatz gegen die Islamisten in Mali sowie der Konflikt zwischen Rebellen und der Armee in der Demokratischen Republik Kongo besprochen werden.

2. Afrikanische Union bildet schnelle militärische Eingreiftruppe
Montag, 27. Mai 2013, 18:34 Uhr http://de.reuters.com/news/world
Addis Abeba (Reuters) – Die afrikanischen Staats- und Regierungschefs haben am Montag die Schaffung einer schnellen Eingreiftruppe beschlossen, um bei regionalen Konflikten unabhängiger reagieren zu können.
Die Staaten des Kontinents wollen damit weniger auf Geld und Streitkräfte nichtafrikanischer Länder angewiesen sein. Der Beschluss wurde auf dem Gipfeltreffen der Afrikanischen Union (AU) in der äthiopischen Hauptstadt Addis Abeba gefasst. Mehrere afrikanische Politiker hatten angesichts der Vielzahl von Konflikten auf dem Kontinent die umgehende Schaffung einer eigenen Truppe gefordert.
Pläne für eine afrikanische Bereitschaftstruppe existieren schon seit mehr als zehn Jahren. Ihre Bildung verzögerte sich aber immer wieder. Kritiker warfen Afrika daher vor, sich bei friedenserhaltenden Maßnahmen zu sehr auf die Vereinten Nationen und westliche Staaten zu verlassen.
Laut dem Text der AU-Entschließung soll die Eingreiftruppe auf freiwilliger Basis durch jene Staaten gebildet werden, die Soldaten, Ausrüstung und Geld bereitstellen könnten. Sie sollten flexible und robuste Streitkräfte werden, die sehr schnell eingesetzt werden könnten. Es sollten “afrikanische Lösungen für afrikanische Probleme” gefunden werden.

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