AFRIKANISCHE UNION VERABSCHIEDET FLÜCHTLINGSKONVENTION – UA adopte convention sur les réfugiés et déplacés

Mein Kommentar – Manche werden lästern, “Noch ein Papier.” Aber denkt man an die große Bedeutung der UN- Menschenrechtsdeklaration von 1948 trotz ihrer noch vielerorts mangelhaften Verwirklichung, muss man dem Chef des Roten Kreuzes zustimmen: Es ist ein großer Schritt nach vorne, und größer noch, weil er ausgerechnet auf diesem gebeutelten Kontinent geschafft wurde. Wie die Menschenrechtsdeklaration für Millionen Menschen auf der Welt ein Leitmotiv für ihr Engagement wurde, so wird diese Vertriebenenkonvention die zahllosen fast unbekannten afrikanischen Nichtregierungsorganisationen stärken, ihnen neue Mitstreiterinen und Mitstreiter zuführen und allen Mut machen. Bravo!
Mon commentaire – Il y en a qui diront “encore un papier”. Or, en regardant sur l’immense importance de la déclaration des droits humains de l’ONU de 1948 malgré sa réalisation insuffisante à maintes endroits, il faut être d’accord avec le chef de la Croix Rouge: c’est un grand pas en avant, plus grand encore, puisqu’il a été réussi justement sur ce continent bien secoué et bafoué. Tout comme la déclaration des droits de l’homme devenait un leitmotiv pour de millions de personnes engagées au monde, cette convention va renforcer ces innombrables et inconnues ONG africaines, va leur amener de nouveaux ami(e)s et encouragera tout le monde. Bravo!

Die Afrikanische Union verabschiedet die erste Konvention über die Flüchtlinge und Vertriebenen
L’Union africaine adopte la première convention sur les réfugiés et déplacés

KAMPALA (AFP) – 23.10.2009 12:16
Deutsche Übersetzung: von mir.

Die Afrikanische Union (AU) hat während eines speziellen Gipfels in Kampala (Uganda) am Freitag eine in ihrer Art einzigartige Konvention über die Flüchtlinge, Vertriebenen und Heimkehrer verabschiedet, die die etwa 17 Millionen Entwurzelten in Afrika schützen soll. Diese Konvention verlangt von den Unterzeichnerländern, den delokalisierten Menschen, insbesondere den verletzlichen Menschen wie den Alten, beizustehen und sie soll ein Mittel zur Prävention der Verschiebungen durch Gewalt werden.
L’Union africaine (UA) a adopté vendredi une convention unique en son genre sur les déplacés, rapatriés et réfugiés, destinée à protéger les quelque 17 millions de déracinés d’Afrique, lors d’un sommet spécial à Kampala. Cette convention impose aux pays signataires de venir en aide aux déplacés, notamment les plus vulnérables comme les personnes âgées, et entend devenir un outil de prévention des déplacements forcés.

TEXT: »»»» AFRICAN UNION CONVENTION FOR THE PROTECTION AND ASSISTANCE OF INTERNALLY DISPLACED PERSONS IN AFRICA (KAMPALA CONVENTION)

Im vergangenen Jahr hatten die 53 Mitgliedsstaaten der AU beschlossen, das Schicksal und den Schutz dieser Bevölkerungen zu verbessern. In dieser Woche liess ein afrikanischer Diplomat dennoch durchblicken, dass gewisse Länder bei der Ratifizierung einer vom juristischen Standpunkt her bedränglichen Konvention zurückhaltend sein könnten.
L’année dernière, les 53 Etats membres de l’UA avaient décidé d’améliorer le sort et la protection de ces populations. Un diplomate africain a toutefois relevé cette semaine que certains pays pourraient se montrer réticents à ratifier une convention contraignante d’un point de vue juridique.

Tatsächlich sind es diese juristischen Dispositionen, die das Neue des am Freitag angenommenen Textes bilden. Der Präsident des Internationalen Kommitees des Roten Kreuzes (IKRK) Jakob Kellenberger erklärt: “Die Staaten sind zur strafrechtlichen Verfolgung der Personen verpflichtet, die ernsthafte Verletzungen des internationalen humanitären Rechts begehen.” “Die Konvention bezieht auch bewaffnete Gruppierungen ein; das ist ein sehr wichtiges Element, weil wir es fast überall eher mit internen Konflikten als mit Konflikten zwischen Staaten zu tun haben.”
Ce sont en effet ces dispositions juridiques qui constituent la nouveauté du texte adopté vendredi. “Les Etats sont obligés de poursuivre pénalement des personnes qui commettent des violations graves du droit international humanitaire”, explique le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger. “Elle lie aussi les groupes armés, ce qui constitue un élément très important parce que nous sommes confrontés presque partout à des conflits internes, plus qu’entre Etats”, a-t-il relevé.

Eine Sprecherin der AU erklärte. dass “es einige Änderungsanträge zum Projekt” gegeben habe, “insbesondere nach den Diskussionen über die bewaffneten Gruppen, ihre Definition und ihre Rolle.” “Aber die Dokumente sind verabschiedet worden”, sagte sie in Bezug auf den Unterschied zwischen der Konvention und einer nicht bindenden Prinzipienerklärung.
Une porte-parole de l’UA a expliqué qu’il y avait “eu quelques amendements au projet, notamment après des discussions sur les groupes armés, la définition et leur rôle”. “Mais les documents ont été adoptés”, a-t-elle expliqué en faisant référence à la convention et à une déclaration de principe, non contraignante.

“Das internationale humanitäre Recht hat sich seit seinen Anfängen um die Flüchtlingsfrage gekümmert, aber nicht vollständig um das Vertriebenenproblem. Diese Konvention stellt also eine Bereicherung des internationalen Rechts dar, in dem Maße, dass die Anzahl der Vertriebenen in Afrika viel höher ist als die der Flüchtlinge”, erklärte der Kommissar für Frieden und Sicherheit der AU Ramtane Lamara.
“Le droit humanitaire international dès l’origine s’est préoccupé de la question des réfugiés, mais pas complètement de la question des déplacés. Il s’agit donc avec cette convention d’un enrichissement du droit international dans la mesure où le nombre des déplacés en Afrique est bien supérieur à celui des réfugiés”, a expliqué le Commissaire à la paix et sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra.

Dem UNO- Hochamt für Flüchtlinge UNHCR zufolge zählt Afrika heute etwa 17 Millionen Flüchtlinge und Binnenvertriebene, und letztere bilden mit 12 Millionen die Mehrheit dieser Entwurzelten.
Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’Afrique compte environ 17 millions de réfugiés et déplacés internes, ces derniers (plus de 12 millions) constituant la majorité de ces déracinés.

Das IKRK wertet die Konvention als “historisch”, räumt jedoch ein, dass ihre Auswirkungen nicht sofortig fühlbar werden würden. “Es ist wahr, dass der Weg noch lang ist von der Ratifizierng zum Inkrafttreten. Man kann sich fragen, zu welchem Zeitpunkt sie wirklich zu einem besseren Schtz und Beistand der Binnenvertriebenen beitragen wird”, so Herr Kellenberger. “Wenn man aber auf kontinentaler Ebene so ein Instrument annimmt, dann hat das dennoch einen Wert in sich: es gibt ein politisches, moralisches Engagement in einem der größten humanitären Probleme im Rahmen der bewaffneten Konflikte”, plädierte er.
Le CICR a qualifié la convention d'”historique” tout en reconnaissant
qu’elle ne ferait pas sentir ses effets dans l’immédiat.”C’est vrai qu’entre la ratification et l’entrée en vigueur, le chemin est encore long. On peut se demander à quel moment elle va vraiment contribuer à une meilleure protection et assistance des déplacés internes”, a estimé M. Kellenberger. “Mais si au niveau continental on adopte un tel instrument, ça a quand même une valeur en soi: il y a un engagement politique, moral, sur un des problèmes humanitaires les plus graves dans le cadre des conflits armés”, a-t-il plaidé.

Der Kommissionspräsident der Afrikanischen Union Jean Ping betont seinerseits, dass diese Millionen Flüchtlinge und Vertriebener eine “Bedrohung der Stabilität von ganz Afrika” darstellen. “Afrika zählt etwa ein Drittel der Gesamtzahl der Flüchtlinge auf der Welt. Es ist eine Frage der Zukunft des Kontinents”, warnte er.
Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, a pour sa part souligné que ces millions de déplacés et réfugiés constituaient “une menace pour la stabilité entière de l’Afrique”.
“L’Afrique compte environ un tiers du total des réfugiés dans le monde. Il est question de l’avenir du continent”, a-t-il averti.

Für den ugandischen Gastgeber des Treffens, Präsident Yoweri Museveni, sind “die Konflikte die Hauptursache der Flüchtlingsbewegungen. Deshalb ist die hauptsächliche Lösng des Problems, sicherzustellen, dass es keine Konflikte gibt und dass die gegenwärtigen Konflikte auf gerechte Wesie beendet werden.” Eine Rede, die wenige seiner gleichrangigen Kollegen gehört haben werden: nur vier Präsidenten (Uganda, Sambia, Simbabwe, Somalia) und zwei Premierminister (Äuatorialguinea, Namibia) nahmen persönlich am Gipfel teil.
Pour le président ougandais Yoweri Museveni, hôte de la rencontre, “les conflits sont la principale cause qui provoque des réfugiés. C’est pourquoi la principale solution au phénomène est de s’assurer qu’il n’y a pas de conflit et que ceux en cours se terminent de manière juste”.
Un discours que peu de ses homologues auront entendu: seuls quatre présidents (Ouganda, Zambie, Zimbabwe, Somalie) et deux Premiers ministres (Guinée Equatoriale, Namibie) participaient à ce sommet.
© 2009 AFP

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