AFRIKANISCHES KINO in CANNES 2013 – THRILLER "ZULU" – Le cinéma africain "a besoin" du festival de Cannes, selon Haroun

1. Mahamat-Saleh Haroun: “Afrika braucht Cannes”
CANNES (AFP) – 22.05.2013 24:48
Das afrikanische Kinos “braucht” die Filmfestspiele von Cannes für die “Normalisierung” seiner Gegenwärtigkeit und den Kampf gegen die “Unsichtbarkeit” im Ausland, sagte am Mittwoch der tschadische Regisseur Mahamat-Saleh Haroun, im Wettbewerb mit seinem Film “Gigris”. Und er ruft die Filmemacher seines Kontinents an ihre “Verantwortung”.
2. “Zulu”, ein heftiger Thriller in Südafrika, schließt Cannes 2013
CANNES (AFP) – 26.05.2013 13:00 – Von Catherine MARCIANO
Mit “Zulu” schließt der französische Filmemacher Jérôme Salle das 66. Cannes Film Festival mit einem pessimistischen und gewalttätigen Thriller, dessen Hauptinteresse in seinen Dreharbeiten in Südafrika zwischen verarmten Townships und gehobenen Vororten von Kapstadt liegt.
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1er SUR DEUX : Mahamat-Saleh Haroun: “L’Afrique a besoin de Cannes”

CANNES (AFP) – 22.05.2013 12:48
Le cinéma africain “a besoin” du festival de Cannes pour “banaliser” sa présence et lutter contre son “invisibilité” à l’étranger, a affirmé mercredi le cinéaste tchadien Mahamat-Saleh Haroun, en compétition officielle avec son film “Grigris”, renvoyant aussi les cinéastes de son continent à leur “responsabilité”.

Le réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun, le 22 mai 2013 à Cannes
Tschadischer Regisseur Mahamat-Saleh Haroun, 22. Mai 2013 in Cannes
Le réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun, le 22 mai 2013 à Cannes
afp.com – Loic Venance

“Je pense que c’est important que l’Afrique soit présente à Cannes. Et il faut que l’on se batte pour faire des films importants, qui soient présents dans les grands rendez-vous cinématographiques. Le cinéma a besoin d’Afrique, et l’Afrique a besoin de ces rendez-vous importants comme Cannes. Il faut que notre présence soit vraiment banalisée”, a indiqué le réalisateur à l’AFP.
“J’estime que ces festivals là sont importants, parce que nos films sont déjà invisibles. Il n’y a pas de circuits de distribution, il n’y a pas de visibilité dans notre propre continent. Donc il revient à chaque cinéaste africain digne de ce nom de donner une visibilité à l’Afrique, en étant dans un grand rendez-vous cinématographique”, a-t-il ajouté.
Pour le réalisateur, qui avait obtenu le prix du Jury à Cannes en 2010 avec son précédent film “Un homme qui crie”, les difficultés de financement des films africains ne peuvent suffire à expliquer leur faible présence dans les rendez-vous internationaux.
“On a dit à un moment donné qu’avec le numérique, on pouvait produire pas mal parce que ça ne coûtait pas cher”, a-t-il souligné lors d’une conférence de presse. Or “on a le numérique depuis un certain nombre d’années, et ça n’a pas donné une explosion, en tout cas sur la visibilité dans ces grands festivals là. Je constate aussi que le numérique n’a pas permis l’invention d’une économie bien africaine”, a-t-il poursuivi.
“On ne peut pas en permanence invoquer l’absence de financements, parce qu’à un moment, il arrive aussi que peut-être les cinéastes peuvent avoir une part de responsabilité”, a-t-il encore jugé.
“Je me dis que le coup de tête, il faut aussi pouvoir le donner soi-même, avant de dire qu’il faut qu’en permanence quelqu’un puisse nous donner un coup de pouce”, a-t-il poursuivi.
Présenté mercredi à Cannes, “Grigris” raconte l’histoire d’un Tchadien de 25 ans, Grigris, paralysé d’une jambe mais dont la passion consiste à danser le soir dans les bars. Pour aider son beau-père tombé gravement malade, il va cependant devoir travailler pour des trafiquants d’essence, et se retrouver entraîné dans un engrenage dramatique.
© 2013 AFP

2. “Zulu”, un thriller violent en Afrique du sud pour clôturer Cannes

CANNES (AFP) – 26.05.2013 13:00 – Par Catherine MARCIANO
Avec “Zulu”, le cinéaste français Jérôme Salle clôturera hors compétition le 66e festival de Cannes avec un thriller pessimiste et violent, dont l’intérêt principal réside dans son tournage en Afrique du Sud entre townships miséreux et quartiers huppés de Cape Town.
L’Américain Forest Whitaker et le Britannique Orlando Bloom, entourés d’une myriade d’acteurs sud-africains recrutés en partie dans des gangs locaux, incarnent deux policiers amis poursuivant le meurtrier d’une jeune fille à Cape Town.
Le brillant Whitaker -prix d’interprétation masculine à Cannes en 1988 pour son rôle du jazzman Charlie Parker (“Bird”) et oscar du meilleur acteur en 2007 pour sa personnification du dictateur ougandais Idi Amin Dada (“Le dernier roi d’Ecosse”)- soutient sans surprise le film.
“Je me suis promené avec une unité de police s’occupant de crimes violents, j’ai rencontré des membres de gangs et j’ai commencé à comprendre ce qu’était un township”, a expliqué dimanche Forest Whitaker devant la presse.
Pour l’acteur sud-africain Conrad Kemp (qui joue un policier blanc), “le film est empreint d’une grande authenticité par rapport aux dysfonctionnements du pays”. “Les cercles académiques sud-africains sont devenus assez méfiants vis à vis de la perception extérieure de l’Afrique du sud, mais je crois le film va être accepté comme un produit sud-africain”, a-t-il ajouté.
Dans ses deux films à succès sur les aventures du héros milliardaire Largo Winch (personnage tiré d’une bande dessinée culte), Jérôme Salle avait montré son goût pour les films d’action menés tambour battant.
“C’est un virage, je m’abrite un peu moins derrière un exercice de style”, souligne Jérôme Salle, qui s’était fixé “l’objectif de faire un film sud-africain”.
“On est arrivés avec une grande humilité. Comment faire pour que ça sonne vrai? Ce sont des centaines de détails”.
Le réalisateur, qui a adapté un roman noir de l’auteur français Caryl Férey, a vécu quasiment un an à Cape Town pour ce tournage.
“Zulu” plonge dans une Afrique du sud pauvre minée par la drogue, la violence et la prostitution.
Le “pardon” pour avancer dans la vie, fil conducteur du film qui prend une résonance particulière dans ce pays, est appliqué avec détermination par le personnage du policier Ali interprété par Whitaker, ex-enfant pauvre martyrisé au temps de l’apartheid qui rend encore visite à sa mère dans un township. Jusqu’au moment où celle-ci est assassinée et où Ali bascule un peu abruptement dans la vengeance.
“Beaucoup de films glorifient la vengeance, on pouvait la traiter différemment”, dit Jérôme Salle, dont la fin du film reste très classique.
Le beau gosse Orlando Bloom joue pour sa part Brian, un policier tatoué et macho en pleine déchéance qui boit et prend des cachets. “Je n’étais pas le choix évident pour ce rôle. C’est un nouveau chapitre pour moi. C’est difficile de casser la perception que les autres ont de vous!”.
© 2013 AFP

Le réalisateur Jérôme Salle pose, le 26 mai 2013 à Cannes, pour la présentation du film ZuluL'acteur américain Forest Whitaker salue les journalistes, le 26 mai 2013 à Cannes
Der Regisseur Jérôme Salle 26. Mai 2013 in Cannes, für die Präsentation des Films “Zulu”
Der US-amerikanische Schauspieler Forest Whitaker grüßt Journalisten am 26. Mai 2013 in Cannes für die Vorführung des Films “Zulu”
Le réalisateur Jérôme Salle pose, le 26 mai 2013 à Cannes, pour la présentation du film “Zulu”, afp.com – Valery Hache
L’acteur américain Forest Whitaker salue les journalistes, le 26 mai 2013 à Cannes pour la présentation du film “Zulu”, afp.com – Anne-Christine Poujoulat

1. Mahamat-Saleh Haroun: “Afrika braucht Cannes”
CANNES (AFP) – 22.05.2013 24:48
Das afrikanische Kinos “braucht” die Filmfestspiele von Cannes für die “Normalisierung” seiner Gegenwärtigkeit und den Kampf gegen die “Unsichtbarkeit” im Ausland, sagte am Mittwoch der tschadische Regisseur Mahamat-Saleh Haroun, im Wettbewerb mit seinem Film “Gigris”. Und er ruft die Filmemacher seines Kontinents an ihre “Verantwortung”.
“Ich denke, es ist wichtig, dass Afrika in Cannes anwesend ist. Und wir brauchen wichtige Filme, die in großen Veranstaltungen präsent sind. Das Kino braucht Afrika und Afrika braucht diese wichtigen Veranstaltungen wie Cannes. Es sollte so sein, dass unsere Anwesenheit wirklich alltäglich ist”, sagte der Regisseur der Nachrichtenagentur AFP.
“Ich glaube, dass diese Feste wichtig sind, weil unsere Filme bereits unsichtbar sind. Es gibt keine Vertriebswege, keine Sichtbarkeit, in unserem eigenen Kontinent. So liegt es an jedem afrikanischen Filmemacher, der diesen Namen verdient, Afrika die Sichtbarkeit zu geben, indem er einen großen Event-Film macht“, fügte er hinzu.
Für den Regisseur, der den Preis der Jury in Cannes im Jahr 2010 gewann mit seinem letzten Film “A Screaming Man /Ein Mann, der weint”, sind die Schwierigkeiten bei der Finanzierung der afrikanischen Filme nicht genug, um ihre schwache Präsenz in internationalen Treffen erklären.
“Wir hatten mal gesagt, mit dem digitalen Kino könnten wir eine Menge produzieren, weil es billig ist”, sagte er auf einer Pressekonferenz. Aber “nun gibt es es seit einer Reihe von Jahren, und es hat keine Explosion gegeben, zumindest in punkto Sichtbarkeit in diesen großen Festivals. Ich stelle auch fest, dass das Digitale nicht zu der Erfindung einer genuinen afrikanischen Wirtschaft geführt hat”, sagte er.
“Man kann nicht immer auf die mangelnde Finanzierung verweisen, denn es könnte auch sein, dass die Filmemacher eine gewisse Verantwortung haben”.
“Ich sage, dass man auch in der Lage sein muss, sich selbst eine Idee zu geben, bevor man sagt, dass wir immer jemanden brauchen, der uns einen Schub gibt”, sagte er.
Präsentiert am Mittwoch in Cannes, erzählt sein Film “Charme” die Geschichte eines Tschaders von 25 Jahren, mit gelähmtem Bein, aber dessen Leidenschaft der Tanz am Abend in den Bars ist. Um seinem schwer kranken Stiefvater zu herlfen, wird er jedoch Benzinschmuggler arbeiten und in dramatische Verwicklungen verstrickt.
© 2013 AFP

2. “Zulu”, ein heftiger Thriller in Südafrika, schließt Cannes 2013
CANNES (AFP) – 26.05.2013 13:00 – Von Catherine MARCIANO
Mit “Zulu” schließt der französische Filmemacher Jérôme Salle das 66. Cannes Film Festival mit einem pessimistischen und gewalttätigen Thriller, dessen Hauptinteresse in seinen Dreharbeiten in Südafrika zwischen verarmten Townships und gehobenen Vororten von Kapstadt liegt.
Der amerikanische Forest Whitaker und der britische Orlando Bloom, von einer Vielzahl von südafrikanischen Spielern, die teilweise in lokalen Banden rekrutiert wurden, umgeben, verkörpern zwei befreundete Polizisten, die den Mörder eines jungen Mädchens in Cape Town verfolgen.
Der brillante Whitaker – als bester Schauspieler in Cannes prämiert im Jahr 1988 für seine Rolle als Jazzmusiker Charlie Parker (“Bird”) und mit Academy Award für den besten Schauspieler 2007 für seine Verkörperung des ugandischen Diktators Idi Amin (“Der letzte König von Schottland” ) – stützt ohne Überraschung Film.
“Ich ging mit einer Polizeieinheit mit Erfahrung mit Gewaltverbrechen herum, ich habe mich mit Gang-Mitgliedern getroffen, und ich fing an zu verstehen, was eine Gemeinde ist”, sagte Whitaker am Sonntag auf einer Pressekonferenz.
Für den südafrikanischen Schauspieler Conrad Kemp (spielt einen weißen Polizisten) “hat der Film einen hohen Grad an Authentizität in Bezug auf dis Disfunktion des Landes.” “Die südafrikanischen akademischen Kreise sind inzwischen recht vorsichtig in Bezug auf die externe Wahrnehmung von Südafrika, aber ich denke, dass der Film als südafrikanisches Produkt akzeptiert wird”, fügte er hinzu.
In seinen zwei erfolgreichen Filmen über die Abenteuer des Helden-Milliardärs Largo Winch (Charakter aus einem Kult-Comic), zeigte Jérôme Salle seine Vorliebe für forsch gemachte Action-Filme.
“Es ist eine Wende, ich suche weniger eine Übung im Stil”, sagt Jérôme Salle, der sich das Ziel gesetzt hatte, “einen südafrikanischen Film zu machen.”
“Wir kamen mit großer Demut. Wie kann man es richtig klingen lassen? Es gibt Hunderte von Details.”
Der Regisseur, der hier einen schwarzen Roman vom französischen Autoren Caryl Férey umsetzt, lebte fast ein Jahr in Kapstadt für dieses Shooting.
“Zulu” ist in ein schlechtes, durch Drogen, Gewalt und Prostitution untergrabenes Südafrika, eingetaucht.
Das “Pardon” als Wegbereiter ist roter Faden des Films, der eine besondere Resonanz in diesem Land hat, und bestimmt den Charakter des Polizisten Ali (Whitaker), ein ehemaliges Stiefkind in der Zeit der Apartheid, der später immer noch seine Mutter in einem Township besucht. Bis sie getötet wird und Ali abrupt in Rache abdriftet.
“Viele Filme verherrlichen Rache, die aber anders behandelt werden kann”, sagt Jérôme Salle. Das Ende des Films ist sehr klassisch.
Der Schönling Orlando Bloom spielt Brian, den anderen Polizisten, tätowiert und ein Macho, der trinkt und Pillen nimmt. “Ich war nicht die offensichtliche Wahl für diese Rolle. Dies ist ein neues Kapitel für mich. Es ist schwer, den Eindruck, den andere von Ihnen haben, zu brechen”.
© 2013 AFP

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