AGBAJE BROTHERS: AFRIKANISCHE PERSPEKTIVEN in COMICS und TRICKFILM – INTERVIEW — Perspectives africaines en BD et films d’animation

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Afrikanische Perspektiven in Comics und Animationsfilmen: The Agbaje Brothers
Steffan Horowitz | May 7th, 2013, German translation, Deutsche Übersetzung: Danke, Tanja!
john agbajeUnd nun zu etwas völlig anderem: Wir hatten vor kurzen die Chance, uns mit John und Charles Agbaje, den beiden Brüdern hinter „The Elite Comics & Art Studio at Central City Tower“, zu treffen. Vor kurzem haben sie eine weitestgehend erfolgreiche Kickstarter Kampagne beendet, um die Entwicklung einer 11 minütigen Pilotfolge von „Spider Stories“, dem neusten „Action Cartoon des Duos, welcher in einer afrikanisch inspirierten Fantasywelt spielt“, der zu einem großen Hit in verschiedenen Internetportalen wurde, zu finanzieren.
Durch „Spider Stories“, hoffen die beiden nigerianisch-amerikanischen Brüder eine einzigartige afrikanische kulturelle Perspektive in das „Universalnarrativ“ von Comics, Cartoon und Animationsfilmen, zu bringen, welches derzeit durch Ausdrücke und Ideen gekennzeichnet ist, dass Afrika übersieht.

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Perspectives africaines en bandes dessinées et films d’animation : Les Frères Agbaje
Steffan Horowitz | 7 mai 2013 ; French translation, traduction francaise: merci, Reinhild
Et maintenant, quelque chose de complètement différent : Récemment, nous avons eu l’occasion de parler avec John et Charles Agbaje , les deux frères derrière « The Elite Comics & Art Studio at Central City Tower. » Leur campagne Kickstarter est maintenant terminé et avait énormément de succès pour financer le développement d’un épisode pilote de 11 minutes de Spider Stories, nouvelle bande dessinée d’action du duo située dans un monde fantastique inspiré par l’Afrique, qui a fait de plus en plus l’objet de buzz dans des cercles du milieux internet.
Grâce à Spider Stories, les deux frères nigérians-américains espèrent apporter une perspective culturelle africaine unique aux récits universels trouvés dans les caricatures, les bandes dessinées et les films d’animation – un monde où de telles perspectives ont été définies principalement par leur absence criante.
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Selon le synopsis fourni sur leur page Kickstarter, la série raconte l’histoire de la princesse Zahara « qui est jeté dans la clandestinité après que la famille royale est renversé par un royaume voisin corrompu. Lors d’un voyage avec une caravane de marchands marginaux elle rencontre un griot tambour voyageur qui lui présente le monde des spectres. Armé d’un personnel mystique, la princesse intrépide se lance dans la quête de renouer avec les spectres, réunir sa patrie , et de récupérer le trône.» Influencé par les contes nigérians ainsi que les épopées fantastiques animés modernes comme Avatar : The Last Airbender, The Legend of Zelda et Fire Emblem, Spider Stories promet d’être un projet unique et intéressant à suivre.
Avant Spider Stories, John et Charles Agbaje ont perfectionné leurs compétences en tant qu’artistes et conteurs par leur premier roman dessiné (graphic novel), Project Zero ( disponible à lire en ligne ici ). Approche innovatrice sur un récit classique de science-fiction, Project Zero suit l’histoire d’ un groupe d’orphelins qui sont tombés du ciel et découvrent qu’ils ont la capacité de manipuler le monde autour d’eux. Leurs talents particuliers les conduisent à être recrutés pour combattre dans une guerre en cours, mais les orphelins se rendent rapidement compte que leurs pouvoirs sont en train de changer le monde autour d’eux à plus d’une manière. Si leur premier roman dessiné est un avant-goût, nous pourrons nous régaler avec la publication de Spider Stories.
Cela dit, nous sautons directement dans notre entretien avec John et Charles Agbaje qui, nous l’espérons, fournira aux lecteurs une meilleure idée sur deux points : qui sont les frères Agbaje et quoi faut-il attendre de Spider Stories …
Tout d’abord , dites-nous un peu plus sur vous : vos dessous/votre histoire personnels, où avez-vous grandi, avez-vous un emploi à côté de l’animation, comment êtes-vous entrés dans le monde de l’art et de la bande dessinée, qu’est-ce qui a contribué à vous faire connaître, et sur votre connexion au Nigeria, etc.
John : Je suis John , le frère aîné, et je suis principalement le directeur visuel et l’esprit d’entreprise de nous deux. Actuellement , je suis en train passer de mon MBA à Harvard, mais j’ai travaillé dans le monde du consulting en DC (Washington D.C., ndlr) et j’ai fait mes études de base à l’université de Wharton.
Charles : Mon nom est Charles. Je fais la plupart de l’écriture et du développement créatif. Je fais ma maîtrise à l’École de Communication USC d’Annenberg après avoir passé le programme de cinéma de l’Université Northwestern University.
John : Il n’y a pas un point tournant qui nous a mis dans l’animation et les contes, c’est plutôt que nous ne sommes jamais sortis de ça. Nos parents aussi nous ont raconté les contes du Nigeria quand on était enfant, et cela nous a probablement amenés à nous y intéressér, ce qui a été maintenu par la lecture, par les films, et en essayant de nous mettre au processus créatif.
Vous êtes les enfants d’immigrés nigérians aux États-Unis ( c.-à-d. la première génération d’Américains ) ? Si oui, comment voyez-vous cette expérience pour vous et comment a cette expérience d’être un médiateur entre deux mondes, pour ainsi dire, influencé votre travail et vos visions du monde ?
John : Oui , nos deux parents ont déménagé aux US depuis le Nigeria dans les années 1970 . Grandir en Amérique dans un ménage immigré élargit certainement votre point de vue sur le monde. Vous êtes directement exposé à une culture qui est différente de beaucoup de vos pairs ou de l’expérience ordinaire, c’est à grande échelle pour les valeurs et les traditions, ainsi que dans les petites nuances pour la nourriture et la musique. Il est un peu exagéré de dire que nous sommes des «médiateurs» entre ces deux expériences , mais nous sommes certainement en mesure d’apprécier les différences à cause de la façon dont nous avons été élevés .
Cela va d’accord avec notre mission pour Spider Stories. Nous aimerions partager notre expérience «africaine» qui est si différente de celle que vous voyez habituellement représentée dans les médias aux États-Unis et dans le reste du monde.
Quelles étaient, en grandissant, vos émissions préférées TV, dessins animés , bandes dessinées , les films et les jeux vidéo ? Quels favoris sont venus s’ajouter à cette liste après?
John : C’est facile, mon film préféré est Le Roi Lion. C’était amusant et excitant, mais aussi l’un des premiers films que j’ai vus qui traitaient de thèmes plus profonds : la responsabilité, la culpabilité – et qui n’avait pas peur d’être sombre avec un message puissant. En outre, l’œuvre était magnifique.
Charles : Mais la série qui nous a vraiment amenés à aimer les dessins animés était Teenage Mutant Ninja Turtles. Il y avait juste quelque chose qui était parfait pour son époque. C’est un concept un peu fou, mais ça fait plaisir de regarder, il y a beaucoup d’action et, surtout dans les éditions plus récentes, ça traite souvent les thèmes de la fraternité et de la famille.
John : C’est vraiment la tendance, le contenu que nous aimons : des effets visuels prononcés en relation avec une certaine profondeur émotionnelle. Nous pourrions continuer pendant des jours en mentionnant nos films préférés : Star Wars , Le Dark Knight Trilogy , The Lord of the Rings, The Matrix et ainsi de suite. En ce qui concerne la télévision , ce qui me vient à l’esprit sont des spectacles tels que Batman : The Animated Series , Samurai Jack , Avatar : The Last Airbender et à peu près tout ce qui a fait son chemin sur Toonami (chaîne de télé américaine spécialisée en émissions animées, ndlr). Une fois adultes, cette tendance s’est poursuivie avec des spectacles tels que LOST , The Legend of Korra , les nouveaux Teenage Mutant Ninja Turtles, et Young Justice. Le mouvement de sortir des films de bande dessinée dans la dernière décennie nous a également impressionnés.
Charles : En termes de jeux vidéo, leur capacité à immerger totalement le public dans un autre monde qui est si riche et sûr de lui-même, est incroyable. Comme les Mario , Zelda ou Fire Emblem franchises.
Expliquez votre processus créatif – la façon dont vous arrivez à développer une idée et le processus de transformation de cette idée en une histoire, une série, un caractère, une bande dessinée, un roman graphique, etc. En plus, qu’en est-il de travailler avec votre frère ? Avez-vous toujours travaillé en équipe?
Charles : Oui, c’est ça. Depuis que nous avions cinq ans environ, nous avons découvert ces spectacles dont nous étions de vrais adeptes. Au lieu de prendre cette excitation et faire fanart ou fanfiction, nous l’avons pris comme source d’inspiration pour des mondes originaux. Au fil du temps, nous deux avons voulu nous challenger mutuellement pour vraiment trouver ce qui était spécial dans notre travail originel, pousser les personnages , les mettre dans un nouvel entourage, donc nous nous sommes éloignés de notre point de départ.
John : Ce processus de réflexion a affiné nos sensibilités de contes maintenant que nous sommes plus âgés. Tout ce qui se passe dans le cadre de notre vie peut se tisser dans tout ces histoires que nous développons.
Charles : En termes de notre travail actuel, nous avons tendance à développer ensemble le concept de l’histoire, ensuite je vais écrire les scripts et marquer les moments clés, tandis que John fait les dessins d’illustration et de caractères, en jouant à la fois de nos forces.
Il semble évident que beaucoup de l’impulsion de faire quelque chose comme Spider Stories doit être trouvée dans le fait qu’il n’y a pratiquement pas de représentations de l’Afrique et des personnages africains dans le domaine des bandes dessinées, des caricatures et des films d’animation (et ces représentations qui existent sont plutôt problématiques). Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre motivation de concevoir un conte fantastique africaine comme Spider Stories ? Quels problèmes voyez-vous dans le genre/ le domaine dans lequel vous essayez d’insérer Spider Stories ? Comment voyez-vous Spider Stories, éventuellement, résoudre certains de ces problèmes ? Quels sont certains des influences majeures que vous avez tirées de l’élaboration de ce concept ? Quels sont certains des messages les plus importants que vous essayez de transmettre à travers ce projet ?
Charles : Spider Stories a commencé à titre d’un projet d’école quand j’étais à l’Université Northwestern . J’ai créé une série de peintures murales numériques qui étaient une adaptation d’une histoire déjà existante, Anansi l’araignée. Au fil du temps, nous nous avons rendu compte que nous étions capable de la développer en quelque chose d’unique et spécial, et depuis l’an dernier, nous nous y sommes focalisés principalement.
John : En effet. À ce jour, une grande partie de la perception du monde de l’Afrique est entachée par des images de pauvreté, de maladie et de corruption. Grandis dans une famille africaine aux États-Unis , mon frère et moi avons connu une autre face de ce continent : une face culturelle, rieuse, et des leçons utiles. Nous avons l’intention que Spider Stories doit présenter ce côté du continent, qui est pratiquement absent des médias traditionnels .
Charles : Des images dans les médias ont des impacts significatifs sur l’identité et la perception, en particulier quand elles envoient le même message à plusieurs reprises. Je pense qu’il y a quelque chose à propos de nos caractères qui est convaincant car ils rompent cette perception. Il peut vraiment être un point de départ pour les gens de risquer un second regard et d’élargir leur horizon à ce qui est possible.
John : Notre objectif est d’ajouter des images positives pour les enfants africains et non-africains auxquelles ils se peuvent identifier, car ils se font un jugement sur le monde. Cela a certainement le potentiel pour un impact générationnel, mais à l’instant nous nous concentrons seulement à raconter une histoire de taille. L’espoir est que les gens du voisinage verront l’Afrique aussi nuancée et fascinante que n’importe quel autre endroit du monde, et seront encouragés à en savoir plus et s’engager n’importe comment.
Y a-t-il des médias nigérians (ou plus généralement, africains) qui vous ont inspirés dans votre propre travail (des émissions de télévision, des films, des livres, de l’art, des sites web, des films animés, etc ) ? Y a-t-il des exemples de médias étant produits par d’autres Africains (soit sur ​​le continent ou dans la diaspora ) à l’heure actuelle ou dans le passé qui vous excitent ? Si oui, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur un ou deux de ceux-ci, ce qui vous plaît à leur sujet , et comment cela peut ou peut ne pas influer sur votre propre travail ?
John : Le projet de médias la plus excitante depuis le Nigeria pour moi en ce moment est l’adaptation cinématographique du livre de Chimimanda Adichie Half of a Yellow Sun (L’Autre moitié du soleil). Du roman, nous savons déjà que l’histoire est excellente, et la qualité de la production semble phénoménale aussi. De tels films peuvent vraiment changer les idées des gens sur ce qui est possible dans les médias africains. Ce sont des histoires humaines universelles qui sortent de l’Afrique même. Ils ne sont ni «un produit de niche» ni visent-ils une «cible particulière», et c’est ce qui me passionne le plus : que ce n’est pas seulement par des Africains pour les Africains, mais vraiment par des Africains pour le monde .
Pouvez-vous nous donner des exemples précis comment Spider Stories adapte certains contes nigérians et de l’Afrique de l’Ouest ? Vous parlez brièvement d’Anansi l’araignée et de la tortue sur ​​votre page Kickstarter, mais pensez-vous que vous pouvez nous donner un peu plus de détails? Etait-il facile pour vous de concilier ces influences avec les autres influences occidentales et asiatiques comme Zelda et Avatar : The Last Airbender ?
Charles : Spider Stories est une histoire fantastique totalement originale. Cela dit, nous faisons entrer des influences de l’histoire, des contes, de la mythologie, du contenu des médias modernes et de nos propres expériences de vie. Au fond, l’histoire traite des personnages et des luttes auxquelles ils sont confrontés. Avec cette mise au point, la conciliation du reste arrive tout naturellement. Là où nous trouvons l’inspiration qui peut donner à l’histoire une certaine profondeur ou un certain style, nous l’intégrons et nous en faisons le nôtre.
Donc notamment, il y a un personnage basé sur Anansi comme vous l’avez mentionné, mais ici il est présenté comme un spectre des anciens qui guide nos héros. Le long de l’histoire, vous trouverez des personnages qui ont des qualités de partout. Nous faisons des recherches partout, des bibliothèques Africana à Netflix. Nous sommes impatients de jouer avec toutes ces ressources et de créer quelque chose d’unique.
Enfin, à votre avis, qu’est-ce que l’avenir vous réserve à vous les gars et à Central City Tower?
En ce moment, nous nous concentrons sur le développement de Spider Stories au meilleur de nos capacités. Notre vision est d’atteindre un large public que ce soit par la télévision ou les médias numériques. Nous espérons développer un ensemble de contenus qui plaît vraiment aux gens à travers le monde et les expose à de nouvelles histoires.

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African Perspectives in Comics and Animation: The Agbaje Brothers
Steffan Horowitz | May 7th, 2013
And now for something completely different: Recently, we had the opportunity to sit down with John and Charles Agbaje, the two brothers behind The Elite Comics & Art Studio at Central City Tower. Their now concluded and wildly successful Kickstarter campaign to fund the development of an 11-minute pilot episode of Spider Stories, the duo’s new ‘action cartoon set in a[n] African inspired fantasy world,’ has been the subject of growing buzz in a variety of internet circles. Through Spider Stories, the two Nigerian-American brothers hope to bring a unique African cultural perspective to the universal narratives found in cartoons, comics and animation – a world where such perspectives have been defined primarily in terms of their glaring absence.
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Afrikanische Perspektiven in Comics und Animationsfilmen: The Agbaje Brothers
Steffan Horowitz | May 7th, 2013, German translation, Deutsche Übersetzung: Danke, Tanja!
Und nun zu etwas völlig anderem: Wir hatten vor kurzen die Chance, uns mit John und Charles Agbaje, den beiden Brüdern hinter „The Elite Comics & Art Studio at Central City Tower“, zu treffen. Vor kurzem haben sie eine weitestgehend erfolgreiche Kickstarter Kampagne beendet, um die Entwicklung einer 11 minütigen Pilotfolge von „Spider Stories“, dem neusten „Action Cartoon des Duos, welcher in einer afrikanisch inspirierten Fantasywelt spielt“, der zu einem großen Hit in verschiedenen Internetportalen wurde, zu finanzieren.
Durch „Spider Stories“, hoffen die beiden nigerianisch-amerikanischen Brüder eine einzigartige afrikanische kulturelle Perspektive in das „Universalnarrativ“ von Comics, Cartoon und Animationsfilmen, zu bringen, welches derzeit durch Ausdrücke und Ideen gekennzeichnet ist, dass Afrika übersieht.
Nach der Synopsis, die sich auf ihrer Kickstarterseite findet, erzählt die Serie das Märchen von Prinzessin Zahara, „die dazu gezwungen ist sich zu verstecken, nachdem die königliche Familie durch ein korruptes Nachbarkönigreich entmachtet wurde. Während sie mit einer Karawane eigenbrötlerischer Händler mitzieht, trifft sie einen wandernden Trommler und Griot (Geschichtenerzähler, der sie in die Geisterwelt mitnimmt. Bewaffnet mit mystischem Personal, begibt sich die furchtlose Prinzessin auf die Reise um die Verbindung zu den Geistern wiederherzustellen, ihre Heimat wiederzuvereinen und den Thron zurückzuerobern.“ Beeinflusst von nigerianischen Sagen und modernen animierten Fantasy Epen wie „Avatar“, „Der Legende von Zelda“ und „Fire Emblem“, verspricht Spider Stories ein einzigartiges und interessantes Projekt zu werden, bei dem es sich lohnt es weiter zu beobachten.
Vor Spider Stories, bewiesen John und Charles Agbaje ihre Fähigkeiten als Künstler und Erzähler in ihrer ersten Graphic Novel, Project Zero. (HIER online verfügbar.) Als innovativen Ansatz im klassischen Sci-fi erzählt Project Zero die Geschichte von einer Gruppe von Waisen, die vom Himmel fallen und herausfinden, dass sie die Fähigkeit besitzen, die Welt um sich herum zu verändern. Aufgrund ihrer speziellen Talente werden sie schnell rekrutiert in einem Krieg zu kämpfen, doch die Waisen realisieren schnell, dass ihre Kräfte die Welt um sich herum auf nicht nur eine Weise verändern. Wenn ihre erste Graphic Novel nur ein Vorgeschmack war, werden wir begeistert von dem eventuell veröffentlichten Spider Stories sein.
Lasst uns damit zu unserem Interview mit John und Charles Agbaje übergehen, welches die Leser hoffentlich mit einem besseren Einblick in die Agbaje Brüder ausstattet und ihnen näher bringen, was sie in Spider Stories erwartet…
Erzählt uns zunächst etwas mehr über euch selbst: Euren persönlichen Hintergrund, wo seid ihr aufgewachsen? Habt ihr neben dem Comicschreiben noch andere Berufe? Wie kamt ihr mit der Welt der Kunst und des Comics in Berührung? Etwas über euren Durchbruch und eure Verbindung zu Nigeria, etc.
John: Ich bin John und der ältere Bruder. Hauptsächlich bin ich der Visual Director und der Geschäftsmann des Duos. Im Moment mache ich meinen Master in Harvard aber ich habe auch an in der Consultingbranche in DC (Washington D.C. amd.) gearbeitet und mein Grundstudium an der Wharton University absolviert.
Charles: Mein Name ist Charles. Ich bin für das Schreiben und den kreativen Prozess verantwortlich. Ich werde meinen Master an der USC’s Annenberg School of Communication absolvieren, nachdem ich mein Grundstudium in Kurs Film der Northwestern University abgeschlossen habe.
John: Es gibt keinen bestimmten Wendepunkt an dem wir uns der Animation und dem Geschichtenerzählen zugewandt hätten, es ist mehr so als wenn wir nie aus dem Alter rausgekommen wären. Unsere Eltern haben uns als Kindern Volksmärchen aus Nigeria erzählt und an vielen davon blieben wir auch später interessiert und bewahrten sie durchs Lesen, Filmschauen und darin uns in kreativen Prozessen zu versuchen.
Wart ihr die Kinder nigerianischer Migranten in die USA (also seid ihr Amerikaner erster Generation)? Wenn das so war, wie war diese Erfahrung für euch und wie hat die Erfahrung als Mittler zwischen zwei Welten, wenn man es so ausdrücken kann, zu sein eure Arbeit und eure Weltsicht beeinflusst?
John: Ja, unsere beiden Elternteile sind in den 1970er Jahren aus Nigeria in die USA immigriert. In einer Migrantenfamilie in den USA auszuwachsen, erweiterte sicher unsere Weltsicht. Man hat einen direkten Draht zu einer Kultur, die anders ist als die die der Mainstream tagtäglich erlebt, ob es in großen Maßstäben wie Werte und Traditionen ist, oder in kleineren Nuancen wie Essen und Musik. Es ist vielleicht zu viel zu sagen wir seien „Mittler“ zwischen zwei Erfahrungen, doch wir sind, aufgrund unserer Erziehung, sicherlich in der Lage die Unterschiede einzuschätzen.
Das stimmt auch mit unserer Mission für Spider Stories überein. Wir wollen einiges von unserer „afrikanischen“ Erfahrung teilen, die sich so stark von der medialen Wahrnehmung in den USA und im Rest der Welt unterscheidet.
Was waren eure Lieblingsfernsehsendungen, Cartoons, Comics, Filme und Videospiele mit denen ihr aufgewachsen seid? Welche Favoriten kamen zu der Liste hinzu seit ihr erwachsen seid?
John: Mein Lieblingsfilm war auf jeden Fall „Der König der Löwen“. Er war einerseits lustig und spannend war aber auch andererseits der erste Film, den ich gesehen habe, der sich mit Themen wie Verantwortung und Schuld befasste und nicht davon zurückschreckte düster mit einer machtvollen message zu werden. Darüber hinaus war das Artwork wunderschön.
Charles: Doch die Serie die in uns wirklich die Liebe zu Cartoon weckte war wohl Teenage Mutant Ninja Turtles. Da war einfach irgendetwas dran, was für die Zeit perfekt war. Es hat ein irrwitziges Konzept, aber es macht Spaß zu schauen, es hat Action und es beschäftigt sich, grade in letzter Zeit, viel mit Themen wie Brüderlichkeit und Familie.
John: Das ist auch ein bisschen der Trend, dessen was wir gut finden: Ausgeprägte visuelle Effekte mit emotionaler Tiefe. Wir könnten Tage lang mit der Aufzählung unserer Lieblingsfilme verbringen: Star Wars, , The Dark Knight Trilogy, The Lord of the Rings, The Matrix und so weiter. Wenn es um TV Serien geht fallen mir Batman: The Animated Series, Samurai Jack, Avatar: The Last Airbender und praktisch alles was auf Toonami (ein amerikanischer Fernsehsender der auf Cartoons spezialisiert ist) kommt dazu. Als wir dann erwachsen wurden setzte sich der Trend mit LOST, The Legend of Korra, the new Teenage Mutant Ninja Turtles, und Young Justice fort.
Charles: Wenn es um Videospiele geht, müssen sie es einfach schaffen eine Welt zu schaffen die reichhaltig und sehr sicher über sich selbst ist, wie zum Beispiel die Mario, Zelda or Fire Emblem Franchise.

Es scheint klar, dass der Ansporn für einen Comic wie Spider Stories in der Tatsache liegt, dass es kaum bis gar keine Repräsentationen Afrikas oder afrikanischer Charaktere in Comics, Cartoon und Animationsfilmen gibt (die die es gibt sind meist problematisch). Könnt ihr uns ein bisschen mehr über eure Motivation, eine afrikanische Fantasy Geschichte wie Spider Stories zu entwerfen, verraten? Wo seht ihr Probleme in dem Genre in dem ihr Spider Stories ansetzt? Wie kann Spider Stories einen Beitrag dazu leisten solche Probleme anzusprechen? Was waren die Haupteinflüsse die euch bei der Entwicklung des Konzepts begleiteten? Gibt es wichtige Botschaften die ihr mit diesem Projekt ausdrücken wollt?
Charles: Spider Stories begann eigentlich als Universitätsprojekt als ich auf der Northwestern (University) war. Ich erschuf eine Serie von digitalen Gemälden, eine Adaption, die auf einer existierenden Geschichte, Anansi, der Geschichte von den Spinnen beruhte. Mit der Zeit realisierten wir, dass wir dies wirklich in etwas Einzigartiges, Spezielles verwandeln konnten. Seit etwa einem Jahr bildet dieses Projekt nun unseren Fokus.
John: Ich kann dir zustimmen, dass der Großteil der bisherigen Wahrnehmung Afrikas von Bildern wie Korruption, Armut und Krankheit geprägt wird. Ich und mein Bruder haben aber durch unseren eigenen Hintergrund, dem Aufwachsen in einem afrikanischen Haushalt in den USA, ganz andere Seiten des Kontinents kennen gelernt: eines von Kultur, Freude und wichtigen Lektionen. Mit Spider Stories versuchen wir diese Seite des Kontinents zu zeigen, die in den Mainstream Medien abwesend ist.
Charles: Die Bilder der Medien haben wichtigen Einfluss auf Identität und Wahrnehmung, besonders wenn sie immer wieder die gleichen Botschaften rüberbringen. Ich finde es gibt etwas Spezielles an unseren Charakteren, das revolutionär ist, denn sie brechen diese Wahrnehmung. Es kann ein wirklicher Startpunkt für Leute werden, um doch noch einmal einen zweiten Blick zu wagen und deren Horizont zu erweitern.
John: Unser Ziel ist es positive Bilder für afrikanische UND nicht-afrikanische Kinder hinzuzufügen mit denen sie sich identifizieren können, denn sie formen (grade) ihre Sicht auf die Welt. Es hat definitiv das Potential eine Auswirkung auf Generationen (und ihre Weltsicht) zu haben, doch derzeit konzentrieren wir uns darauf unsere tolle Story zu erzählen. Die Hoffnung die wir damit verbinden ist, dass die Menschen lernen Afrika genauso divers und faszinierend zu sehen wie andere Teile der Welt und die Leute dadurch beginnen zu lernen und sich zu engagieren, in welcher Form auch immer.
Gibt es nigerianische (oder allgemeiner afrikanische) Medien die euch bei eurer Arbeit inspiriert haben (TV Shows, Filme, Bücher, Kunst, Websites, Animationsfilme o.ä.)? Gibt es für euch aufregende Beispiele von Medien die von anderen Afrikaner*Innen (auf dem Kontinent oder in der Diaspora) in der Gegenwart oder früher produziert wurden? Wenn ja, könnt ihr uns ein oder zwei Beispiele näher beschreiben? Was gefällt euch besonders daran und wie haben diese Werke eure Arbeit beeinflusst oder auch nicht?
John: Das derzeit spannendste Projekt aus Nigeria ist für mich die Filmadaption des Buches Half of a Yellow Sun (Die Hälfte der Sonne) von Chimamanda Adichie. Wir wissen bereits von dem Roman, dass die Story exzellent ist und die Produktionsqualität des Filmes sieht auch phänomenal aus. Filme wie diese können das Bild von afrikanischen Medien wirklich ändern. Das sind universale menschliche Geschichten, die aus Afrika kommen. Sie sind nicht in einer bestimmten „Nische“ oder „Zielgruppe“ angesiedelt und nicht nur von Afrikaner*Innen für Afrikaner*Innen sondern wirklich von Afrikaner*Innen für die Welt.
Könnt ihr uns genaue Beispiele dafür nennen wie Spider Stories bestimmte nigerianische und westafrikanische Märchen aufgreift? Ihr habt auf der Kickstarter Seite schon kurz Anansi, die Spinne und die Schildkröte erwähnt, aber könnt ihr uns noch ein paar mehr Details geben? Wie einfach oder schwer war es für euch diese Einflüsse mit westlichen oder asiatischen Einflüssen von Zelda oder Avatar: the Lost Airbender zu verbinden?
Charles: Spider Stories ist eine ganz typische ursprüngliche Fantasy Story. Das heißt dass wir uns Einflüsse aus der Geschichte, Volkssagen, Mythologie, modernen Medien und unserer eigenen Lebenserfahrung bedient haben. Im Grunde geht es in dieser Story um Charaktere und die Hindernisse, auf die sie stoßen. Mit dem Fokus ist es nur natürlich dass wir das in Einklang mit allem anderen bringen wollen. Wo auch immer wir Inspiration finden, die der Story mehr Tiefe oder Stil verliehen kann, arbeiten wir diese ein und machen sie dadurch auch zu etwas eigenem.
Ganz speziell gibt es einen Charakter, der, wie du gesagt hast auf Anansi beruht, doch hier bei uns taucht er als alter Geist auf, der unsere Helden führt. Je weiter die Story voranschreitet, desto mehr Charaktere mit allen obengenannten Qualitäten tauchen auf. Wir suchen überall nach Inspiration- von afrikanischen Bibliotheken bis Netflix. Wir freuen uns darauf mit all diesen Quellen arbeiten zu dürfen und so etwas Einzigartiges zu erschaffen.
Zum Schluss noch eine Frage: Was glaubt ihr hält die Zukunft für euch und Central City Tower bereit?
Charles: Derzeit liegt unser Hauptaugenmerk auf der Entwicklung von Spider Stories mit all unserem Können. Unser Traum ist es, ein breites Publikum, ob durch Fernsehen oder digitale Medien, zu erreichen. Wir hoffen eine Reihe zu erschaffen, die den Leuten überall der Welt gefällt und sie dazu bringt neue Geschichten zu erzählen.

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