ALGERIEN: ERINNERUNG an den KABYLISCHEN SÄNGER und BERBERREBELLEN MATOUB LOUNÈS – Portrait – Algérie: la manifestation en hommage à Matoub Lounès interdite

1. Matoub Lounès, der Berberrebell
afrik.com – 21. Juli 2011
afrikavidlogoPorträt eines im Kampf für die Kultur der Berber engagierten Sängers.
2. Algerien: die Veranstaltung zum Gedenken an Matoub Lounès verboten
afrik.com – 24. Juni 2014
Die kulturelle Demonstration, an diesem 24. Juni in Algier zu Ehren von Matoub Lounès geplant, wurde von den Behörden verboten.

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2. Algérie: la manifestation en hommage à Matoub Lounès interdite
afrik.com – 24 juin 2014
Par Fouâd Harit

Une affiche de l’artiste défunt Matoub Lounès (DR)
Foto © afrik.com/DR: Ein Poster mit dem verstorbenen Künstler Matoub Lounès
Une affiche de l’artiste défunt Matoub Lounès

La manifestation culturelle prévue ce 24 juin à Alger, en l’honneur de Matoub Lounès, a été interdite par les autorités.
« La wilaya d’Alger et le ministère de l’Intérieur refusent catégoriquement le déroulement de la journée culturelle en hommage à Matoub Lounès, prévue ce 24 juin 2014, à la salle Atlas », a indiqué Bouzid Ichalalene, président de l’association Taghzout qui collabore dans l’organisation de cet hommage avec la Fondation Matoub Lounès.
L’Office National de la Culture et de l’Information (ONCI) a pourtant donné son accord. « Nous avons essayé d’avoir l’autorisation avec les agréments d’autres associations, mais les autorités ont refusé, alors que l’ONCI nous a donné son accord pour la salle », a ajouté Ichalalene dans une déclaration rendue publique ce lundi. « C’est une grande atteinte à la liberté d’expression », a-t-il dénoncé.
Né le 24 janvier 1956, Matoub Lounès a été, avant son assassinat le 25 juin 1998, l’un des chanteurs et compositeurs les plus en vogue de la Kabylie. Matoub Lounès était un chanteur rebelle et engagé dans la lutte pour la culture berbère.
© 2014 afrik.com

1. Matoub Lounès, le Berbère rebelle
afrik.com – 21 juillet 2011
Par Michelle Nougoum
Portrait d’un chanteur engagé dans la lutte pour la culture berbère. La justice algérienne a rendu lundi son verdict sur la mort du chanteur Kabyle Matoub Lounès. Mais la famille de la victime réclame l’ouverture d’une nouvelle enquête. Il y a treize ans, ce fervent défenseur de la culture et de l’identité Tamazight (berbère) était assassiné en Kabilye. Matoub Lounès a laissé derrière lui des œuvres littéraires et musicales. Portrait d’un artiste controversé.L’artiste Matoub Lounès
… Les deux assassins accusés de complicité de meurtre sur le chanteur Kabyle le 25 juin 1998 ont été condamnés lundi à douze ans de prison, qu’ils ont effectué en détention provisoire. Ils continuent de clamer leur innocence et l’avocat de l’un des accusés veut faire appel de la décision judiciaire, rapporte RFI. Malika Lounès, la sœur de Matoub, estime que ce procès est une « parodie » et que les vrais coupables « sont bien protégés ». Tout au long de sa carrière d’artiste et d’homme engagé, Matoub Lounès, perçu comme un héros de la cause berbère, a polarisé les passions des Algériens.

– Un musicien-poète populaire –
Né le 24 janvier 1956 dans une famille modeste en Kabylie, région montagneuse d’une Algérie alors en proie à une sanglante guerre d’indépendance, Matoub Lounès est rapidement apparu comme un enfant difficile, prémices de l’artiste engagé, voire dérangeant qu’il fut tout au long de sa carrière. L’adolescent turbulent découvre tôt sa vocation musicale. Il écrit, compose et chante ses chansons, largement influencées par la musique berbère. Les compositions de Matoub Lounès s’apparentent à une forme de poésie engagée accompagnée d’instruments et de rythmes traditionnels berbères. En 1978, alors qu’il n’a que 22 ans, il émigre en France sur les traces de son père, parti alors qu’il n’était encore qu’un enfant et revenu en Algérie une trentaine d’années plus tard. Ce dernier lui offrira un mandole qui deviendra l’un de ses instruments à corde de prédilection, avec la guitare et le darbouka, une sorte de tambour oriental.

C’est cette même année qu’il produira Ay Izem (Ô lion), un premier album teinté d’une coloration très politique qui connaîtra un franc succès. Dans ce premier opus, le chanteur célèbre les indépendantistes algériens et critique violemment les dirigeants du pays qu’il accuse d’accaparer le pouvoir et de brider la liberté d’expression. Deux ans plus tard, Matoub Lounès se produira pour la première fois à l’Olympia. Le musicien-poète composera 27 autres albums dont l’Ironie du Sort en 1989, où il raconte sa convalescence après avoir été grièvement blessé par un gendarme durant une manifestation un an auparavant. Son dernier album sorti un mois avant sa mort, Lettre ouverte aux… (vol.1 : Tabratt i lḥekam, vol.2 : I luḥqed zhir), est un pamphlet en chaâbi contre le terrorisme islamiste et la politique d’arabisation de l’Algérie au détriment des dialectes locales, notamment la langue Tamazight (berbère). Le dernier morceau de cet ultime opus est une parodie de Kassaman, l’hymne national algérien.

– Engagement politique et provocation –
Le combat politique de Matoub Lounès est indissociable de son œuvre musicale et littéraire. « Ils ont peint à la chaux l’atroce grimace de la religion et du panarabisme sur le visage de l’Algérie. Imposture ! Imposture ! … » chante-il dans sa parodie de l’hymne algérien. L’artiste berbère, francophone et qui comprenait un peu l’arabe algérien a lutté toute sa vie contre la politique d’arabisation du système éducatif algérien introduit dès 1968. Une politique qui n’avait pour objectif que « d’arabêtiser » le peuple, selon ses propres termes. Virulent, il n’hésitait pas à s’en prendre aux dirigeants algériens dans ses chansons, les accusant de participer à l’islamisation du pays. L’ Algérie vivait sa « décennie noire ». une période s’étendant de 1991 au début des années 2000 au cours de laquelle le pays s’est livré à une guerre civile meurtrière opposant le gouvernement à des groupes islamistes, dont l’armée islamique du salut issu du Front islamique du salut (FIS) et le groupe islamique armé (GIA).
Le fervent défenseur de la démocratie et de la laïcité comme il se présentait lui-même a été la cible d’intégristes musulmans. Le 25 septembre 1994, il a été enlevé par un groupe armé avant d’être libéré sous la pression d’une forte mobilisation de la communauté berbère. Loin de se laisser intimider, Matoub Lounès va publier en 1995 le livre autobiographique Le Rebelle, où il revient sur cet évènement. Il recevra le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterand, alors première Dame française. Provocateur, il dira lors d’une émission sur une chaîne de télévision française en 1995 : « je ne suis pas arabe…ni obligé d’être musulman ». La même année, il participe à la marche des rameaux pour l’abolition de la peine de mort en Italie et obtient un Prix canadien pour la liberté d’expression.

Matoub Lounès est tombé dans une embuscade le 25 juin 1998 sur la route d’Aït Douala, en Kabylie, près de son village natale. Son assassinat est revendiqué cinq jours plus tard par le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). La Kabylie est depuis orpheline d’un héros de la cause berbère, un artiste populaire rebelle.
© 2011 afrik.com

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Chanson de Matoub Lounès “Kenza”. Vidéo sous-titrée en kabyle avec la traduction française de la chanson.
(Transcription en Tamazight et traduction/adaptation en français de Yalla Seddiki – Matoub Lounès, Mon nom est combat).

2. Algerien: die Veranstaltung zum Gedenken an Matoub Lounès verboten
afrik.com – 24. Juni 2014
Von Fouad Harit
Die Kulturdemonstration, an diesem 24. Juni in Algier zu Ehren von Matoub Lounès geplant, wurde von den Behörden verboten.
“Die Wilaya von Algier und das Innenministerium verweigern kategorisch den Ablauf des kulturellen Tages zum Gedenken an Matoub Lounès an diesem 24. Juni 2014”, sagte Bouzid Ichalalène, Präsident der Vereinigung Taghzout, die bei der Organisation dieser Ehrung mit der Stiftung Matoub Lounès zusammenarbeitet.
Das Nationale Amt für Kultur und Information (OSCI) hat jedoch seine Zustimmung für den Saal gegeben, während die Behörden es abgelehnt haben (…) “Das ist eine große Attacke auf die Freiheit der Meinungsäußerung”, prangerte Ichalalène an.
Geboren am 24. Januar 1956, Matoub Lounès war vor seiner Ermordung am 25. Juni 1998 einer der angesagtesten Sänger und Komponisten der Kabylei. Matoub Lounès war ein Rebell und im Kampf für die Kultur der Berber engagiert.
© 2014 afrik.com

1. Matoub Lounès, der Berberrebell
afrik.com – 21. Juli 2011
Von Michelle Nougoum
Porträt eines im Kampf für die Kultur der Berber engagierten Sängers. Die algerische Justiz hat am 19. Juli 2011 das Urteil über den Tod des kabylischen Sängers Matoub Lounès gesprochen. Aber die Familie des Opfers will eine neue Untersuchung zu eröffnen. Vor 13 Jahren ist der überzeugte Verteidiger der Kultur und Identität der Tamazight (Berber) in der Kabylei ermordet worden. Matoub Lounès hinterließ literarische und musikalische Werke. Portrait eines umstrittenen Künstlers.
…Die beiden Attentäter, angeklagt der Mittäterschaft zum Mord an dem kabylischen Sänger am 25. Juni 1998, wurden am Montag zu zwölf Jahren Gefängnis verurteilt, die sie in Untersuchungshaft abgesessen haben. Sie fahren fort, ihre Unschuld zu beteuern, und der Anwalt des einen der Angeklagten will Berufung einlegen, berichtet RFI. Malika Matoub, seine Schwester, glaubt, dass diese Klage eine “Parodie” ist und dass die wahren Schuldigen ” gut geschützt” sind. Im Laufe seiner Karriere als Künstler und engagierter Mensch hat Matoub Lounès, der als Held der Sache der Berber angesehen wird, die Leidenschaften der Algerier polarisiert.
– Ein beliebter Musiker und Dichter -Geboren am 24. Januar 1956 in einer einfachen Familie in der Kabylei, einer Bergregion Algeriens, das damals noch unter dem blutigen Unabhängigkeitskrieg litt, wurde Matoub Lounès schnell als ein schwieriges Kind erkannt, erste Anzeichen eines engagierten Künstlers, auch ein Störer, der er im Laufe seiner gesamten Karriere war. Die turbulente Heranwachsende entdeckt bald seine musikalische Berufung. Er schreibt, komponiert und singt seine stark von der Berber-Musik beeinflussten Lieder. Die Kompositionen von Matoub Lounès sind eine Form engagierter Poesie, begleitet von traditionellen Instrumenten und Berber-Rhythmen. Im Jahr 1978, mit erst 22, emigriert er nach Frankreich, in den Fußstapfen seines Vaters, der fortging, als er noch ein Kind war und dreißig Jahre später nach Algerien zurückkehrte. Dieser schenkte ihm eine Mandoline, die einer seiner Lieblingsstreichinstrumente wurde, mit der Gitarre und der Darbuka, einer Art orientalischer Trommel.
Noch im selben Jahr produziert er Ay Izem (Oh Löwe), ein erstes Album mit einer sehr politischen Färbung, das ein großer Erfolg werden wird. In diesem ersten Werk rühmt der Sänger die algerische Unabhängigkeit und kritisiert stark die Führung des Landes, der er Monopolisierung der Macht und Erstickung der Meinungsfreiheit vorwirft. Zwei Jahre später wird Matoub Lounès zum ersten Mal im Olympia (berühmte Konzerthalle in Paris, Ed) auftreten. Der Musiker und Dichter wird 27 andere Alben herausbringen, darunter „Ironie des Schicksals“ im Jahr 1989, wo er seine Rekonvaleszenz von einer schweren Verletzung erzählt, die ihm von einem Polizisten während einer Demonstration ein Jahr zuvor zugefügt worden war. Sein letztes Album kommt einen Monat vor seinem Tod heraus, „Offener Brief an … “ (Band1: Tabratt i lḥekam, Bd. 2: I luḥqed zhir), es ist ein Pamphlet im Chaâbi-Stil (algerischer und marokkanischer, sehr populärer Musikstil, Ed) gegen den islamistischen Terrorismus und die Arabisierung Algeriens auf Kosten der lokalen Dialekte, einschließlich der Sprache Tamazight (Berber). Das letzte Stück von diesem letzten Werk ist eine Parodie auf Kassaman, die algerische Nationalhymne.
– Politisches Engagement und Provokation –
Der politische Kampf von Matoub Lounès ist untrennbar mit seiner musikalischen und literarischen Arbeit verbunden. “Sie haben die schreckliche Fratze der Religion und des Panarabismus auf das Gesicht Algeriens getüncht. Betrug! Betrug! …” singt er in seiner Parodie der algerischen Hymne. Der Berberkünstler, der französisch sprach und das algerische Arabisch einigermaßen verstand, kämpfte sein Leben lang gegen die Politik der Arabisierung des im Jahr 1968 eingeführten algerischen Bildungssystems. Eine Politik, die nur das Ziel verfolgte, das Volk nach ihren eigenen Bedingungen zu “arabetisieren”. Virulent, zögerte er nicht, die algerischen Führer in seinen Songs anzugreifen, warf ihnen die Teilnahme an der Islamisierung des Landes vor. Algerien erlebte sein “schwarzes Jahrzehnt”, ein Zeitraum von 1991 bis Anfang 2000, in dem das Land sich einem blutigen Bürgerkrieg zwischen der Regierung und islamistischen Gruppen auslieferte, darunter die Islamische Armee des Heils, aus der islamischen Heilsfront (FIS) hervorgegangen, und die Bewaffnete Islamische Gruppe (GIA).
Der glühende Verteidiger von Demokratie und Säkularismus, wie er sich selbst darstellte, war die Zielscheibe muslimischer Fundamentalisten. Am 25. September 1994 wurde er von einer bewaffneten Gruppe entführt, bevor diese ihn unter dem Druck einer starken Mobilisierung der Berber-Community freigab. Weit davon entfernt, eingeschüchtert zu sein, wird Matoub Lounès 1995 seine Autobiographie “Der Rebell” veröffentlichen, wo er dieses Ereignis thematisiert. Er wird den Prix de la Mémoire aus der Hand von Danielle Mitterrand in Empfang nehmen, damals Erste Dame Frankreichs. Provokativ, sagt er 1995 während einer Sendung im französischen Fernsehen: “Ich bin nicht arabisch … und auch nicht verpflichtet Muslim zu sein.” Im selben Jahr nimmt er am Palmen-Marsch (marche des rameaux) für die Abschaffung der Todesstrafe in Italien teil und erhält einen kanadischen Preis für Meinungsfreiheit.
Matoub Lounès fällt am 25. Juni 1998 auf der Straße Aït Douala in der Kabylei, in der Nähe seines Heimatdorfes, einem Hinterhalt zum Opfer. Zu seiner Ermordung bekennt sich fünf Tage später die Salafisten-Gruppe für Predigt und Kampf (GSPC). Die Kabylei ist seither ein Waisenkind des Helden der Sache der Berber, eines Volkskünstlers und Rebellen.
© 2011 afrik.com

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