ALGERIEN: ETHNISCHE KONFLIKTE UNTERGRABEN VERSÖHNUNG – Algérie: à Ghardaïa, la cohésion sociale menacée par des violences

Algerien: In Ghardaia ist der soziale Zusammenhalt von Gewalt bedroht
Ghardaia (Algerien) ( AFP) – 2014.01.30 02.19 – Von Amal BELALLOUFI
Die Zerstörung im späten Dezember eines Mausoleums von einem Gelehrten , dem Vater der Integration der Berber-Gemeinschaft in Ghardaia, südlich von Algier , hat Spannungen geschürt , die daraus einen Konflikt unter Gemeinschaften mit schwerwiegenden Folgen für das Land machen könnten.
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Algérie: à Ghardaïa, la cohésion sociale menacée par des violences
Ghardaia (Algérie) (AFP) – 30.01.2014 14:19 – Par Amal BELALLOUFI
La destruction fin décembre du mausolée d’un érudit, père de l’intégration des arabes dans la communauté berbère de Ghardaïa, au sud d’Alger, a attisé les tensions qui risquent de se transformer en un conflit communautaire aux conséquences lourdes pour le pays.

Des hommes de la communauté mozabite,
Männer der Mozabite Gemeinschaft, eine Minderheit der Berber , in der Nähe eines Ladens in der Stadt Ghardaia in Algerien, 27. Januar 2014
Des hommes de la communauté mozabite, une minorité berbère, près d’une échoppe dans la ville de Ghardaïa en Algérie, le 27 janvier 2014
afp.com – Farouk Batiche

Ghardaïa, chef-lieu de la province éponyme construit au 11e siècle, est située à 600 km au sud d’Alger.
Ses 400.000 habitants, dont près de 300.000 berbères, vivent depuis plusieurs semaines au rythme des heurts devenus récurrents, destruction de biens, fermeture d’écoles et magasins.
“La crainte si Ghardaïa est déstabilisée est que toute la région se retrouve dans une situation précaire”, analyse le politologue Rachid Tlemçani.
La ville se trouve à proximité des zones pétrolières et des grandes villes du sud algérien, frontalières des pays du Sahel.
La cohabitation plusieurs fois centenaire entre communautés mozabite (berbère) et chaamba (arabe) est menacée, et le calme revenu reste précaire dans cette ville aux portes du Sahara, où trois personnes ont déjà été tuées ce mois-ci.
Selon M. Tlemçani, “seule une démocratie participative (…) peut éliminer le risque du communautarisme”, dans ce pays où les différentes communautés arabes et berbères cohabitent habituellement en harmonie.
Mais à Ghardaïa, les autorités locales semblent impuissantes à régler le phénomène.
“Je resterai blessé toute ma vie, cela ne s’effacera jamais”, lance amèrement le mozabite Nourredine Daddi Nounou, évoquant la destruction du mausolée de Ammi Moussa.
Ammi Moussa, mort en 1617, est le symbole de l’intégration dans cette région. Il “fut celui qui prit la responsabilité d’intégrer les nomades (arabes) dans la ville (mozabite) en 1586”, explique Mohamed Hadj Said, chercheur.
La destruction de son mausolée, classé patrimoine mondial par l’Unesco, et la profanation du cimetière où il se trouve, le 26 décembre 2013, ont été très mal vécues par la population.
Des vidéos montrant des casseurs, dont des jeunes identifiables en train d’y détruire des biens mozabites, sans que les policiers présents ne réagissent, circulent sur le net et sont montrées aux journalistes qui arrivent sur place.
Impunité
Des Ksour (villes traditionnelles) ont été pillés et incendiés. Ils sont gardés par les gendarmes, et les notables accusent une partie des policiers d’être complices des émeutiers.
“Nous n’avons rien demandé à l’Etat depuis 1962 (l’indépendance du pays), aujourd’hui nous demandons seulement la sécurité “, lance Moussa, un commerçant dans la vieille ville.
Pour Mohamed Djelmami, un intellectuel mozabite, “la situation actuelle est la conséquence des retombées d’une politique qui a été menée dans cette région depuis l’indépendance”
Les chaambas ont accaparé le parti du pouvoir, le Front de libération nationale (FLN), après l’indépendance, se considérant comme révolutionnaires, et taxant les mozabites de bourgeois réactionnaires, affirme cet intellectuel.
Les mozabites ont toujours été autonomes vis-à-vis de l’Etat, gérant leurs affaires sur la base notamment d’une solidarité communautaire et économique.
L?une des causes des conflits dans cette région réside dans le déficit d?intégration des communautés. Ainsi, cinquante ans après l?indépendance, des équipes de football sont créées sur une base strictement communautaire.
Parmi les facteurs aggravants, il y a l’impunité des responsables des heurts et les changements dans la composition de la communauté mozabite, explique M. Djelmami.
Auparavant, les jeunes mozabites partaient travailler dans le Nord, mais le développement de la région leur a permis de rester sur place. Et si leurs aînés refusent de répondre aux provocations, les jeunes estiment qu’ils ont le droit de riposter, notent plusieurs notables.
“Il n’y a pas de problème entre mozabites et chaambas. Le problème se situe entre des criminels, peu importe leur origine, et des mozabites qui défendent leurs biens”, estime Mohamed Djelmani.
Mais les jeunes des deux côtés s’accusent mutuellement et les ranc?urs sont perceptibles.
Le président de la fondation des chaambas, Bouhafs Bouamer, assure que c’est sa communauté qui a été agressée, “par des groupes de mozabites”.
Selon de nombreux observateurs, le conflit actuel ne présente pas de dimension religieuse ni linguistique.
Des habitants affirment qu’il est “fomenté par les barons de la drogue” qui ont la main mise sur le quartier d’où viennent les casseurs.
© 2014 AFp

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Un homme de la communauté mozabiteAprès des semaines de tensions communautaires, des femmes manifestent pour la libération de proches
Nach Wochen der kommunalen Spannungen demonstrieren Frauen für die Freilassung von Verwandten in der Stadt Ghardaia in Algerien, 27. Januar 2014
Männer der Mozabite Gemeinde neben einem Laden, in Ghardaia , Algerien, 27. Januar 2014
Après des semaines de tensions communautaires, des femmes manifestent pour la libération de proches dans la ville de Ghardaïa en Algérie, le 27 janvier 2014
Un homme de la communauté mozabite assis à côté d’une boutique, à Ghardaïa, en Algérie, le 27 janvier 2014
afp.com – Farouk Batiche

Algerien: In Ghardaia ist der soziale Zusammenhalt von Gewalt bedroht
Ghardaia (Algerien) ( AFP) – 2014.01.30 02.19 – Von Amal BELALLOUFI
Die Zerstörung im späten Dezember eines Mausoleums von einem Gelehrten , dem Vater der Integration der Berber-Gemeinschaft in Ghardaia, südlich von Algier , hat Spannungen geschürt , die daraus einen Konflikt unter Gemeinschaften mit schwerwiegenden Folgen für das Land machen könnten.
Ghardaia , die im 11. Jahrhundert erbaute Hauptstadt der gleichnamigen Provinz, ist 600 km südlich von Algier entfernt.
Die 400.000 Einwohner, fast 300.000 von ihnen sind Berber, erleben seit einigen Wochen wiederkehrende Zusammenstöße mit Zerstörung von Eigentum, Schließung von Schulen und Geschäften.
“Die Befürchtung ist, dass, wenn Ghardaia sich destabilisiert, die gesamte Region in einer prekären Situation ist”, analysiert der Politikwissenschaftler Rashid Tlemçani.
Die Stadt liegt in der Nähe der Ölregionen und der Städte der südlichen algerischen Grenze der Sahelzone .
Das Zusammenleben mehrerer Jahrhunderte zwischen den Gemeinschaften Mozabite ( Berber) und Chaamba (Araber) ist bedroht, und die Ruhe bleibt prekär in dieser Stadt vor den Toren der Sahara , wo drei Menschen in diesem Monat getötet wurden.
Tlemçani sagt , in einem Land , wo die verschiedenen arabischen und Berber-Gemeinden in der Regel in Harmonie koexistieren, “kann nur eine partizipative Demokratie (…) das Risiko von Kommunalismus zu beseitigen ” .
Aber in Ghardaia scheinen die lokalen Behörden machtlos , das Problem zu lösen.
” Ich bleibe mein Leben lang verletzt, es wird nie verblassen “, meinte bitter der Mozabite Noureddine Daddi Nounou in Bezug auf die Zerstörung des Mausoleums von Ammi Moussa .
Ammi Moussa , der im Jahre 1617 starb , ist das Symbol der Integration in dieser Region. Er ” war derjenige, der die Verantwortung für die Integration der Nomaden (Araber) in der Stadt (der Mozabite ) im Jahre 1586 übernahm “, sagte der Forscher Mohamed Hadj Said.
Die Zerstörung seines Mausoleums , Weltkulturerbe der UNESCO, und die Schändung des Friedhofs am 26. Dezember 2013 wurden sehr schlecht von der Bevölkerung erlebt.
Videos , die Zerstörer, einschließlich identifizierbarer Jugendlicher, von Mozabites Eigentum zeigen, ohne dass die Polizisten reagieren , kursieren im Netz und werden den eintreffenden Journalisten gezeigt.
Straflosigkeit
Ksour (traditionelle Städte) wurden geplündert und verbrannt. Sie werden von Gendarmen bewacht, und ein signifikanter Teil der Polizei scheint Komplizen der Aufständischen zu sein .
“Wir haben nichts vom Staat verlangt seit 1962 ( der Unabhängigkeit des Landes ), jetzt wollen wir nur Sicherheit “, erklärt Moussa, ein Ladenbesitzer in der Altstadt .
Für Mohamed Djelmami, einen mozabitischen Intellektuellen, “ist die aktuelle Situation das Ergebnis der Auswirkungen einer Politik, die in dieser Region seit der Unabhängigkeit durchgeführt wurde ”
Die Chaambas haben die regierende Partei , die Nationale Befreiungsfront ( FLN), nach der Unabhängigkeit vereinnahmt ? sie betrachten sich als Revolutionäre und die Mozabites als bürgerliche Reaktionäre, sagt dieser Intellektuelle.
Die Mozabites waren schon immer autonom gegenüber dem Staat gewesen , hatten ihre Angelegenheiten auf der Grundlage gemeinschaftlicher und wirtschaftlicher Solidarität verwaltet.
Eine der Ursachen von Konflikten in der Region ist die fehlende Integration von Gemeinden. So werden noch fünfzig Jahre nach der Unabhängigkeit Fußballmannschaften streng auf einer Community- Basis aufgestellt.
Zu den erschwerenden Faktoren zählen Straffreiheit beiAuseinandersetzungen und Veränderungen in der Zusammensetzung der Gemeinde der Mozabite, sagt Djelmami .
Zuvor gingen junge Mozabites in den Norden arbeiten , aber die Entwicklung der Region hat ihnen erlaubt zu bleiben . Und wenn ihre Eltern sich auch weigern, auf Provokationen zu reagieren , fühlen junge Menschen, die sie das Recht, Vergeltung zu üben, haben.
“Es gibt kein Problem zwischen Mozabites und Chaambas . Es gibt ein Problem zwischen Kriminellen , unabhängig von ihrer Herkunft, und die Mozabites verteidigen ihr Eigentum “, sagte Mohamed Djelmani .
Aber junge Menschen auf beiden Seiten beschuldigen sich gegenseitig und Ressentiments sind spürbar .
Der Präsident der Stiftung der Chaambas , Bouhafs Bouamer, begauptet, dass seine Gemeinde angegriffen wurde, ” durch Gruppen von Mozabites ” .
Nach Meinung vieler Beobachter hat der aktuelle Konflikt keine religiöse oder sprachliche Dimension.
Die Bewohner sagen, er wird” durch die Drogenbarone geschürt “, die Oberhand haben in der Gegend, woher die Schläger kommen.
© 2014 AFP

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