ALGERIEN – FRANKREICH, Entkolonisierung: 50 JAHRE VERTRÄGE von EVIAN; ENDE des ALGERIENKRIEGES und der KOLONIALISMUS – Minidossier historique: 50 ans des Accords d’Evian: célébrations locales en Algérie, discrétion en France

1. 50 Jahre Evian: lokale Feiern in Algerien, Diskretion in Frankreich
Algier (AFP) – 2012.03.19 05.53 Uhr
Der 50. Jahrestag der Evianvertäge und des Waffenstillstands vor der Unabhängigkeit Algeriens nach 132 Jahren französischer Kolonisierung wurde mit örtlichen Feierlichkeiten in Algerien gefeiert, aber nichts Offizielles geschah in der ehemaligen Kolonialmacht.

2. Die Verträge von Evian: das Ende einer Welt

3. Krieg in Algerien: der diskrete 50. Jahrestag einer noch lebendigen Vergangenheit
Algier (AFP) – 18/03/2012 06.59 Uhr
Vor 50 Jahren unterzeichneten die französische Regierung und die algerische Nationale Befreiungsfront (FLN) die Evian-Abkommen, das Ende des Krieges in Algerien und der Auftakt zur Unabhängigkeit nach 132 Jahren der französischen Kolonisierung.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DER FOTOSERIE IN DER MITTE

Vidéo: “La vrai histoire de l’indépendance de l’Algérie” Part I
Pour les parts 2,3 et 4 attendre la fin et les cliquer en haut à gauche.

1er ARTICLE SUR TROIS : 50 ans des Accords d’Evian: célébrations locales en Algérie, discrétion en France

ALGER (AFP) – 19.03.2012 17:53
Le cinquantenaire des Accords d’Evian et du cessez-le-feu ayant précédé l’indépendance de l’Algérie, après 132 ans de présence française, a été célébré par des cérémonies locales en Algérie mais rien d’officiel n’a été organisé dans l’ancien pays colonisateur.
SUITE APRES L’ARTICLE NO2

2. Accords d’Evian : la fin d’un monde


18 mars 1962. Au bord du lac Léman, à l’hôtel du Parc dans la ville d’Evian, Louis Joxe, Robert Buron et Jean de Broglie, les négociateurs désignés par le général de Gaulle, et le vice-président du GPRA (Gouvernement provisoire de la république algérienne), Krim Belkacem, signent les accords d’Evian qui mettent fin à ce qu’on appelle encore à l’époque les événements d’Algérie. Un trait était tiré sur cent trente-deux ans de colonisation française en Algérie. Tout, pourtant, n’était pas dit.

La paix des armes, le tourment des silences …

17.03.2012 – par Slimane Zéghidour
Il y a cinquante ans, le Front de libération national (FLN) et l’État français ont mis fin à un des conflits les plus cruels de l’après-Guerre et tiré, du même coup, un trait sur cent trente-deux ans de colonisation française en Algérie. Une domination ouverte l’été 1830 et depuis lors émaillée d’incessantes insurrections dont la dernière, celle de la Toussant 1954, sonna le glas d’une “Algérie française” au profit d’une “Algérie algérienne”.

Réunis à Evian-les-Bains, en Haute-Savoie, Algériens et Français paraphent, le 18 mars 1962, les accords dits d’Evian qui se traduisent par un cessez-le-feu applicable dès le lendemain sur tout le territoire algérien où vivent un millions d’”Européens” et neuf millions de “Musulmans”, selon le jargon officiel de l’époque. Soumis à référendum le 8 avril suivant et dans la seule France métropolitaine, les électeurs des 14 départements d’Algérie étant exclus du scrutin, ils sont approuvés par neuf votants sur dix.

Zoom:

Journal Officiel français (cliquez pour agrandir)

Ces “accords d’Evian” –le titre officiel en est “Déclaration générale des deux délégations du 18 mars 1962”- mettent fin officiellement à plus de sept ans de guerre pour laquelle la France a déployé environ 500 000 hommes et durant laquelle plus de 400 000 Algériens sont tués (plus d’un million et demi selon l’État algérien), plus de 2 millions de paysans déplacés, 16 000 villages détruits. Côté français, on décompte 28 500 morts militaires, 15 000 à 90 000 harkis, 4 000 à 6 000 civils « européens », et environ 65 000 blessés.

Si les “accords d’Evian” scellent la paix en Algérie, le terme de “guerre” n’en fut reconnu que très tard par la France, sous le premier mandate de Jacques Chirac, en juin 1999! IL n’empêche, si l’Etat français a reconnu la nature véritable du conflit, seuls sont pris en compte les actes individuels commis par des militaires. Le caractère organisé de la répression des Algériens, incluant usage du napalm et recours à la torture, par des soldats agissant au nom de l’État français n’a, lui, toujours pas été admis. Pour sa part, l’État algérien n’a jamais reconnu les exactions commises au nom du FLN contre les civils, “européens” ou même “musulmans”, avant et après le 18 mars 1962.

Il y a 50 ans, les accords d’Evian –

Les pages speciales chez TV5-Monde

SUITE ARTICLE NO1 : Le président algérien Abdelaziz Bouteflika n’a pas participé aux célébrations, se contentant d’adresser à ses compatriotes un message dans lequel il met surtout l’accent sur les législatives du 10 mai.
“J’ai tout espoir que les prochaines élections verront une participation massive des enfants de la nation avec autant d’engouement et d’enthousiasme (que ceux) qui avaient poussé ces derniers, un certain jour de 1962, à exprimer leurs voix lors du référendum d’autodétermination”, déclare-t-il.
Le 1er juillet 1962, les Algériens avaient dit “oui” à l’indépendance par 99,72% des voix, lors d’un référendum auquel 91,48% d’entre eux avaient participé.
“Nous devons à présent prouver dans tous nos actes que nous en sommes dignes, en allant de l’avant dans l’approfondissement des réformes”, ajoute M. Bouteflika.
Le chef de l’Organisation nationale des moudjahidine, Saïd Abadou, a demandé samedi l’adoption de la loi criminalisant le colonialisme français, dans un tiroir depuis plus d’un an. Mais le ministre des Moudjahiddine (anciens combattants) Mohamed Chérif Abbes a estimé que cela “distrairait” le pays de questions “plus importantes”.
La Poste algérienne a émis un timbre, une Caravane de la mémoire circule dans le pays où des célébrations ont eu lieu à la mémoire des “martyrs” en présence de dirigeants locaux, avec distributions de logements ou inaugurations de sites.
Lors d’une conférence lundi au ministère des Affaires étrangères, le ministre de l’Intérieur et président de l’Association des anciens du ministère de l’Armement et des liaisons générales (MALG), Daho Ould Kablia, a qualifié les Accords d’Evian “d’issue honorable pour plus de sept années d’une guerre de libération nationale”.
L’essentiel des festivités est réservé au 5 juillet, date de la proclamation de l’indépendance.
Un souvenir douloureux en France
En France, le ministre de la Défense Gérard Longuet a justifié lundi l’absence de cérémonie officielle par le fait que les Accords d’Evian avaient entraîné des “souffrances”.
Plusieurs associations de rapatriés et de harkis étaient favorables à cette non-célébration.
“Il est réconfortant que l’Etat, enfin, précise que la date du 19 mars, pour des centaines de milliers d’hommes et de femmes, a marqué le début des plus grandes souffrances”, estime Denis Fadda, président du Comité de liaison des associations nationales de rapatriés (CLAN-R) dans un communiqué.
Dans ce contexte douloureux, une stèle commémorant la fin des combats en Algérie a été profanée à Grigny, près de Paris, dans la nuit de vendredi à samedi.
Dans une tribune à la une du quotidien algérien francophone El-Watan, le candidat socialiste à la présidentielle française, François Hollande, a appelé lundi à en finir avec “la guerre des mémoires” entre la France et l’Algérie “afin d’affronter les défis communs en Méditerranée”.
En une, El-Watan titre: “L’Algérie frileuse, (le président français Nicolas) Sarkozy se voile la face”. Il publie aussi un supplément historique intitulé “Une belle et terrible apothéose”.
El Watan et Owni, un site français d’informations internet, devaient mettre en ligne lundi des milliers d’archives sur la guerre d’Algérie, dont certaines classifiées, sur www.memoires-algerie.org.
Les autres journaux algériens consacrent de longs articles et photos à cette page de l’histoire.
Le quotidien arabophone populaire Ecchourouk affirme en une que la France a emporté en 1962 quelque 100.000 documents.
Selon un sondage publié par Dimanche Ouest-France, pour 57% des Français, l’indépendance de l’Algérie a été “une bonne chose pour la France”. Ils n’étaient que 38%, en mai 1972.
Les accords signés à Evian en mars 1962 ont signifié la fin de la colonisation et la cessation des combats après une guerre meurtrière de sept ans et demi pour l’indépendance de l’Algérie.
© 2012 AFP

3. Guerre d’Algérie: le cinquantenaire discret d’un passé toujours à vif
ALGER (AFP) – 18.03.2012 06:59
Il y a 50 ans, le gouvernement français et le Front de libération national algérien (FLN) signaient les Accords d’Evian, marquant la fin de la guerre d’Algérie et le prélude à l’indépendance après 132 ans de colonisation française.
Un passé douloureux mal digéré par les deux pays, pour qui cet anniversaire coïncide avec deux élections majeures.
Les 22 avril et 6 mai, la France élit son président. Vue d’Alger la campagne électorale témoigne d’une certaine radicalisation anti-islamique et les journaux dénoncent des déclarations à droite touchant les communautés nord-africaine et musulmane installées dans l’hexagone, que ce soit sur l’abattage halal dénoncé par l’extrême droite ou la limitation de l’immigration.
Les électeurs algériens, dont 800.000 (bi-nationaux ou non) répertoriés en France, choisiront quatre jours plus tard, le 10 mai, leur 462 députés.
Ce scrutin est organisé dans la foulée de réformes -vivement critiquées par l’opposition- voulues par le président Abdelaziz Bouteflika, qui est soucieux d’éviter à son pays une contagion du Printemps arabe.
Dans cette période délicate, Paris et Alger se sont entendus, notamment lors d’une visite éclair début décembre du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, pour tenir leurs “extrêmes” et éviter de rallumer une blessure non encore cicatrisée. Les rapports franco-algériens, “en dents de scie durant 50 ans”, ont du reste connu ces derniers mois une “embellie”, note un ex-militaire algérien.
La France marque en tout cas dans la discrétion le cinquantenaire des Accords d’Evian, qui scellaient sa défaite. Elle “ne peut se repentir d’avoir conduit cette guerre”, relevait ces jours-ci le président Nicolas Sarkozy.
Quant à l’Algérie, elle annonce d’importantes festivités pour le 5 juillet prochain, mais rien ne filtre pour l’heure sur leur contenu.
L’indépendance algérienne a été acquise par les armes durant sept ans et demi de guerre. C’est la seule ex-colonie française d’Afrique dans les années 60 à avoir dû s’affranchir avec violence de la tutelle de Paris.
Dès le 1er novembre 1954, les attentats du FLN ciblent les symboles français en Algérie et des civils. Les Français mènent, eux, une guerre de propagande, en écrasant les “fellaghas” à coup de renforts militaires et de torture.
Les conséquences de cette “guerre”, que la France ne reconnaîtra comme telle qu’en 1999, se font rapidement ressentir: la IVe République tombe, le général de Gaulle est appelé pour sauver l’Algérie française. Mais ce “très pragmatique” dirigeant, selon Redha Malek, ancien porte-parole algérien aux négociations d’Evian, se rend vite compte, au grand dam des colons, que la seule issue est l’indépendance.
Le 8 janvier 1962, 78% des Français votent par référendum le droit de l’Algérie à l’autodétermination.
Apres les négociations, le sang continue de couler
Entre-temps, d’âpres négociations sont menées sous l’égide de de Gaulle pour une “sécession”, puis une “autodétermination” avant l’acceptation du terme “indépendance” algérienne.
Elles capotent et reprennent en pleines tensions inter-françaises sur cette décolonisation, avant de déboucher le 18 mars 1962 sur la signature à Evian, sur les bords du Lac Léman (est de la France), des fameux accords.
Un mois plus tôt, des généraux français avaient tenté un putsch pour ne pas perdre “leur” Algérie.
Aussi l’ordre de cessez-le-feu pour le 19 mars reste lettre morte. C’était pourtant l’un des points des accords signés par le ministre d’Etat français chargé des affaires algériennes Louis Joxe et le chef de la délégation du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), le colonel de l’Armée de libération nationale Belkacem Krim.
Avec l’entrée dans la clandestinité des radicaux de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) pour garder “l’Algérie française”, les attentats se multiplient en Algérie et en métropole.
Les Français “pieds-noirs” – alors un million soit 10% de la population totale de l’Algérie – fuient en masse laissant derrière eux, selon un spécialiste, Pierre Daum, 200.000 compatriotes.
En vertu des Accords d’Evian, ces derniers se voient sommés de décider dans les trois ans de rester français ou devenir algérien. Il n’en reste aujourd’hui que quelques centaines, selon Daum.
Quant aux “harkis”, supplétifs de l’armée française, des milliers d’entre eux qui n’avaient pu être emmenés en France sont tués. Cette question empoisonne, 50 ans plus tard encore, les rapports algéro-français.
Depuis, les historiens des deux pays continuent de travailler, d’autant que les archives françaises sur la Guerre ne sont pas toutes publiées.
Ainsi, on continue d’apprendre à l’école algérienne que 1,5 million d’Algériens ont péri durant cette Guerre de Libération nationale. Les historiens en France avancent un total de quelque 400.000 morts, majoritairement algériens.
Les écoliers français apprennent, quant à eux, la “Guerre d’Algérie” depuis 1983.
Le Accords d’Evian seront approuvés le 8 avril 1962 par 90,7% des Français. Le 1er juillet, 99,7% des Algériens entérinent leur indépendance.
Reconnue le 3 juillet par le général de Gaulle, la République démocratique et populaire d’Algérie a été proclamée à Alger deux jours plus tard.
© 2012 AFP

Photos (c) AFP: La délégation algérienne arrive à l’Hôtel du Parc pour la signature des Accords d’Evian sur le Cessez-Le-Feu, le 17 mars 1962
Des cocktails molotov lancés par des indépendantistes explosent près d’une compagnie de gendarmes, le 11 décembre 1960 à Alger.
Une femme et ses enfants débarquent du “Ville d’Oran”, à Marseille, le 26 mai 1962.
Des vétérans défilent à Paris le 19 mars 2012 pour célébrer le cinquantenaire des Accords d’Evian

La délégation algérienne arrive à l'Hôtel du Parc pour la signature des Accords d'Evian sur le CesDes cocktails molotov lancés par des indépendantistes explosent près d'une compagnie de gendarmes, Une femme et ses enfants débarquent du Ville d'Oran, à Marseille, le 26 mai 1962.Des vétérans défilent à Paris le 19 mars 2012 pour célébrer le cinquantenaire des Accords d'EvianFotos (c) AFP: Die algerische Delegation, Ankunft im Hotel du Parc für die Unterzeichnung der Abkommen von Evian auf die Stop-The-Fire, 17. März 1962
– Molotow-Cocktails von Separatisten in der Nähe der Gendarmerie, 11. Dezember 1960 in Algier, geworfen.
– Eine Frau und ihre Kinder verlassen die “City of Oran”, in Marseille, 26. Mai 1962.
– Veteranen-Parade in Paris 19. März 2012 zur Feier des 50. Jahrestages von Evian

1. 50 Jahre Evian: lokale Feiern in Algerien, Diskretion in Frankreich
Algier (AFP) – 2012.03.19 05.53 Uhr
Der 50. Jahrestag der Evianvertäge und des Waffenstillstands vor der Unabhängigkeit Algeriens nach 132 Jahren französischer Kolonisierung wurde mit örtlichen Feierlichkeiten in Algerien gefeiert, aber nichts Offizielles geschah in der ehemaligen Kolonialmacht.
Der algerische Präsident Abdelaziz Bouteflika hat nicht an den Feierlichkeiten teilgenommen, lediglich eine TV-Botschaft an seine Landsleute abgegeben, in der er sich hauptsächlich auf die Parlamentswahlen vom 10. Mai konzentrierte.
“Ich hoffe, dass die bevorstehenden Wahlen eine massive Beteiligung von den Kindern der Nation sehen werden, mit so viel Spannung und Begeisterung, wie sie an einem bestimmten Tag des Jahres 1962 hatten, um ihre Stimme zum Ausdruck zu bringen im Selbstbestimmungs-Referendum”, sagt er.
Am 1. Juli 1962 sagten die Algerier “Ja” zur Unabhängigkeit mit 99,72% der Stimmen in einem Referendum, an dem 91,48% von ihnen teilgenommen hatten.
“Wir müssen jetzt bei allen unseren Maßnahmen demonstrieren, dass wir dessen würdig sind, indem wir bei der Vertiefung der Reformen voranschreiten,” so Herr Bouteflika.
Der Leiter der Nationalen Organisation der Mudschahedin, Said Abadou, forderte Samstag die Verabschiedung des Gesetzes zur Kriminalisierung des französischen Kolonialismus, in einer Schublade über ein Jahr lang. Aber der Minister der Mudschaheddin (Veteranen) Mohamed Cherif Abbas sagte, dass es das Land “ablenken” würde von “wichtigeren Themen”.
Die algerische Post hat eine Sondermarke herausgegeben, eine “Karawane der Erinnerung” zieht durch das Land, wo Feierlichkeiten zur Erinnerung an die “Märtyrer” in Anwesenheit von lokalen Führern stattfanden, mit Verteilungen von Wohnungen oder Einweihungen von Gebäuden.
Auf einer Konferenz am Montag im Außenministerium qualifizierte der Innenminister und Präsident der Veteranen-Vereinigung des “Ministeriums für Munition und allgemeine Verbindungen (MALG)”, Daho Ould Kablia, die Abkommen von Evian als “ehrenhaften Ausweg aus mehr als sieben Jahren Krieg der nationalen Befreiung”.
Die meisten der Feierlichkeiten sind für 5. Juli reserviert, die Ausrufung der Unabhängigkeit.
Eine schmerzhafte Erinnerung in Frankreich
In Frankreich begründet der Verteidigungsminister Gerard Longuet Montag das Fehlen von offiziellen Zeremonien mit der Tatsache, dass die Vereinbarungen von Evian zu “Leid” geführt hatte.
Mehrere Verbände von frz Algerien-Rückkehrern und HARKIS (algerische Helfer der Kolonialisten und ihrer Armee) begrüssten eine solche Nicht-Feier.
“Es ist ermutigend, dass der Staat schließlich sagt, dass der 19. März für Hunderttausende von Männern und Frauen den Beginn des großen Leidens geprägt hatte”, sagte Denis Fadda, Vorsitzender des Koordinationskommitees der nationalen Verbände der Rückkehrer (CLAN-R) in einer Erklärung.
In diesem peinlichen Zusammenhang wurde ein Denkmal zur Erinnerung an das Ende der Kämpfe in Algerien in Grigny bei Paris entweiht, in der Nacht von Freitag auf Samstag.
In einer Stellungnahme in der frankofonen algerischen Tageszeitung El-Watan forderte der sozialistische Präsidentschaftskandidat Francois Hollande am Montag, den “Krieg der Erinnerungen zwischen Frankreich und Algerien” zu beenden und “zu konfrontieren die gemeinsamen Herausforderungen im Mittelmeerraum”.
Auf Seite 1 titelt El-Watan: “Algerien friert, Sarkozy versteckt sein Gesicht”. Sie veröffentlicht auch eine historische Ergänzung mit dem Titel “Eine schöne und schreckliche Apotheose”.
El Watan und Owni, ein französisches Internet-Informationsportal, setzen Montag Tausende von Archivdokumenten über den Krieg in Algerien, einige davon klassifiziert, online: www.memoires-algerie.org
Andere algerische Zeitungen widmeten dieser Seite der Geschichte lange Artikel und Fotos.
Die beliebte arabische Tageszeitung Ecchourouk sagte, dass Frankreich im Jahr 1962 rund 100.000 Dokumente mitgenommen hatte.
Eine Umfrage freigegeben Sonntag von Ouest-France sagt: für 57% der Bevölkerung Französisch war die Unabhängigkeit Algeriens “eine gute Sache für Frankreich.” Es waren nur 38% im Mai 1972.
© 2012 AFP

2. Die Verträge von Evian: das Ende einer Welt

Original

18. März 1962. An den Ufern des Genfer Sees, im Hotel du Parc in der Stadt Evian, Louis Joxe, Buron und Jean de Broglie, Verhandlungsführer von General de Gaulle berufen, und Vize-Präsident der GPRA ( provisorische Regierung der algerischen Republik), Krim Belkacem, unterzeichnen die Evian-Abkommen, die beenden, was damals noch “die Ereignisse in Algerien” genannt wurde. Ein Strich wurde unter 132 Jahre der Kolonisierung Französisch in Algerien gezogen. Alles wurde jedoch nicht gesagt.

Die Waffen ruhen, die Qual des Schweigens …

2012.03.17 von Slimane Zeghidour
Vor fünfzig Jahren setzten die Nationale Befreiungsfront (FLN) und die Französische Regierung einem der grausamsten Konflikte in der Nachkriegszeit ein Ende und gleichzeitig einen Schlussstrich unter 132 Jahre von Französischer Kolonisation in Algerien. Dominanz, begonnen im Sommer 1830, seitdem unterbrochen von unaufhörlichen Aufständen einschließlich des Letzten, dem von Toussant 1954, das Ende des “Französisch-Algerien” zugunsten eines “algerischen Algerien” einläutet.

Beim Treffen in Evian-les-Bains in der Haute-Savoie haben Franzosen und Algerieram 18. März 1962 die Evian Vereinbarungen unterzeichnet, die zu einer Waffenruhe am Tag danach führten, im gesamten algerischen Gebiet, bewohnt von 1 Million “Europäer” und neun Millionen “Muslime”, der offiziellen Jargon der damaligen Zeit. Zum Volksentscheid am 8. April eingereicht stimmen 90% dafür – nur auf dem französischen Festland, die Wähler in 14 Distrikten von Algerien werden von der Stimmabgabe ausgeschlossen.

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Französisch Amtsblatt (Zum Vergrößern anklicken)
Diese “Evian Vereinbarungen”- der offizielle Titel lautet “Allgemeine Erklärung der beiden Delegationen vom 18. März 1962” – setzen offiziell ein Endeunter mehr als sieben Jahre Krieg, für den Frankreich etwa 500.000 Männer im Einsatz hatte, in dem mehr als 400.000 Algerier getötet wurden (über eine Million und eine halbe nach dem algerischen Staat), mehr als 2 Millionen Bauern vertrieben und 16.000 Dörfer zerstört wurden. Französisch Seite zählten wir 28.500 tote Soldaten, 15 000 bis 90 000 tote Harkis(algerische Soldaten in der frz Armee), 4 000 bis 6.000 tote Zivilisten “europäisch”, und etwa 65.000 Verwundete.

Wenn die “Vereinbarungen von Evian” Frieden in Algerien auch besiegelten, so wurde der Begriff “Krieg” erst viel später durch Frankreich anerkannt, unter der ersten Amtszeit von Jacques Chirac im Juni 1999! Dennoch, wenn die Französisch Regierung die wahre Natur des Konflikts auch anerkannt hat, so berücksichtigt sie nur individuelle Handlungen, die von Militärpersonen begangen wurden. Die organisierte Natur der Unterdrückung der Algerier, darunter Einsatz von Napalm und Folter begangen von Soldaten, die im Namen des Französisch Staat handelten, wird immer noch nicht zugegeben. Für ihren Teil, die algerische Regierung hat nie die Grausamkeiten, die im Namen der FLN gegen die Zivilbevölkerung begangen wurden, “European” oder “Moslem”, vor und nach dem 18. März 1962, anerkannt.

3. Krieg in Algerien: der diskrete 50. Jahrestag einer noch lebendigen Vergangenheit
Algier (AFP) – 18/03/2012 06.59 Uhr
Vor 50 Jahren unterzeichneten die französische Regierung und die algerische Nationale Befreiungsfront (FLN) die Evian-Abkommen, das Ende des Krieges in Algerien und der Auftakt zur Unabhängigkeit nach 132 Jahren der französischen Kolonisierung.
Eine schmerzliche Vergangenheit, schlecht von den beiden Ländern verdaut, für die dieses Jubiläum zusammenfällt mit zwei wichtigen Wahlen.
22. April und 6. Mai wählt Frankreich seinen Präsidenten. Aus algerischer Sicht zwigt der frz Wahlkampf eine gewisse anti-islamische Radikalisierung und Zeitungen haben angeprangert Aussagen in Bezug auf nordafrikanische und mudlimische Gemeinden in Frankreich, egal ob über Halal-Schlachtung seitens der extremen Rechten oder über die Beschränkung der Einwanderung.
Die algerischen Wähler – darunter 800.000 (bi-nationaler oder nicht), die in Frankreich leben -, werden vier Tage später ihre 462 Abgeordneten wählen, am 10. Mai. Diese Wahl wird im Zuge der von der Opposition heftig kritisierten Reformen organisiert, die vom Präsidenten Abdelaziz Bouteflika kommen, der darauf bedacht ist, eine Ansteckung seines Landes vom arabischen Frühling zu vermeiden.
In dieser sensiblen Phase wurden sich Paris und Algier einig, vor allem bei einem Kurzbesuch Anfang Dezember von Innenminister Claude Guéant, um ihre “Extremisten” zu zügeln und um Verletzungen nicht neu zu entfachen, die noch nicht verheilt sind. Die französisch-algerischen Beziehungen, “Sägezahn seit 50 Jahren”, erfuhren in den letzten Monaten eine “Verbesserung”, sagte auch ein ehemaliger algerischer Militär.
Frankreich erinnert in jedem Fall diskret den 50. Jahrestag der Evianvereinbarungen, die seine Niederlage besiegelten. “Frankreich hat die Durchführung dieses Krieges nicht zu bereuen,” erläuterte in diesen Tagen Präsident Nicolas Sarkozy.
Algerien kündigt wichtige Feierlichkeiten am 5. Juli an, aber es gibt keine Information über ihren Inhalt.
Die algerische Unabhängigkeit wurde mit Gewalt nach siebeneinhalb Jahren Krieg gewonnen. Dies ist die einzige ehemalige Kolonie Französisch in Afrika, die in den 60er Jahren mit Gewalt aus der Obhut von Paris kam.
Ab dem 1. November 1954 zielen die Angriffe der FLN in Algerien auf französische Symbole und Zivilisten. Die Franzosen ihrerseit führen einen Propaganda-Krieg und zerquetschen die “Fellachen” durch militärische Verstärkung und Folter.
Die Folgen dieses “Krieges”, den Frankreich vor 1999 nicht als solchen anerkennt, sind schnell zu spüren: die Vierte Republik fiel, General de Gaulle ist dazu berufen, Französisch-Algerien zu retten. Aber der “sehr pragmatische” Führer, nach Redha Malek, einem ehemaliger Sprecher der algerischen Evian-Verhandler, merkt bald, sehr zum Leidwesen der Kolonisten, dass die einzige Lösung die Unabhängigkeit ist.
8. Januar 1962 stimmen 78% der Franzosen im Referendum für das Recht von Algerien auf Selbstbestimmung.
Nach Verhandlungen, fließt weiterhin das Blut
Inzwischen werden bittere Verhandlungen unter der Schirmherrschaft von de Gaulle durchgeführt, für eine “Sezession” und eine “Selbstbestimmung”, vor der Annahme des Begriffs “Unabhängigkeit” für Algerien.
Am Ende unterzeichnet man am 18. März 1962 in Evian am Ufer des Genfer Sees (Ostfrankreich) die berühmten Vereinbarungen.
Einen Monat zuvor versuchte Französische Generäle einen Staatsstreich, um zu vermeiden, dass “ihr” Algerien verlorengeht.
Der Waffenstillstand für 19. März bleibt zunächst allerdings ein toter Buchstabe, obwohl das einer der wichtigen Punkte der Vereinbarungen war, unterzeichnet vom Französisch Staatsminister für algerische Angelegenheiten Louis Joxe und dem Leiter der Delegation der provisorischen Regierung der algerischen Republik (GPRA) und Oberst der Nationalen Volksbefreiungsarmee Belkacem Krim.
Mit dem Eintritt in den Untergrund versuchen Reste der Secret Army Organization (OAS), “Französisch-Algerien” zu halten, und die Anschläge in Algerien und Metropole nehmen zu.
Die Französisch-Algerier (“pieds noirs/ Schwarzfüße”) – dann eine Million oder 10% der gesamten Bevölkerung von Algerien – sind en masse auf der Flucht und jhinterlassen, nach einem Spezialisten, Peter Daum, 200.000 Landsleute. Nach Evian müssen diese binnen drei Jahren entscheiden, ob sie Franzosen oder Algerier sein wollen. Es gibt jetzt nur ein paar hundert, nach Daum.
Bei den “HARKIS” werden Tausende von ihnen, die nicht nach Frankreich mitgenommen worden waren, getötet. Diese Frage plagen, 50 Jahre später immer noch, die algerisch-französischen Beziehungen.
Seitdem arbeiten weiterhin Historikern beider Länder, zumal die Französisch-Archive für den Krieg sind nicht alle veröffentlicht.
So lernt man weiterhin in der algerischen Schule, dass 1,5 Millionen Algerier während des Krieges der Nationalen Befreiung starben. Historiker in Frankreich sprechen von insgesamt rund 400.000 Toten, überwiegend Algerier.
Französische Schüler lernen, für ihren Teil, den “Krieg in Algerien” erst seit 1983.
Die Vereinbarung von Evian wird genehmigt 8. April 1962 von 90,7% der Franzosen. 1. Juli befürworten 99,7% der Algerier die Unabhängigkeit.
3. Juli erkennt General de Gaulle die Demokratische Volksrepublik Algerien an, in Algier wurde sie verkündet zwei Tage später.
© 2012 AFP

5 thoughts on “ALGERIEN – FRANKREICH, Entkolonisierung: 50 JAHRE VERTRÄGE von EVIAN; ENDE des ALGERIENKRIEGES und der KOLONIALISMUS – Minidossier historique: 50 ans des Accords d’Evian: célébrations locales en Algérie, discrétion en France”

  1. ALGERIEN, GESCHICHTSFÄLSCHUNG der BLEIERNEN 90er JAHRE: WAHRHEIT STATT GELD! – L’Algérie veut clore le dossier des disparus de la guerre civile des années 90
    – Deutsche Fassung unten –

    L’Algérie veut clore le dossier des disparus de la guerre civile des années 90

    Dans les années 90, outre les victimes directes des terroristes du GIA ou de la répression militaire, la guerre civile a fait des milliers…

  2. Gut, dass wenigstens hier darüber so eingehend berichtet wird, dank TV5 und Deiner Übersetzung!

    In D äußert sich immerhin die SZ mit einer sehr ausführlichen und offenen Darstellung:
    => LESEN: Koffer oder Sarg

  3. ALGERIE: 50 ANS D’INDEPENDANCE – LES SOUVENIRS DES PEUPLES
    – Verständlicherweise nicht auf deutsch übersetzt, es ist eine Aktion meiner Quelle Erinnerungen französischer und algerischer Beteigter öffentlich zu sammeln – Deutsches Dossier zum Thema: siehe link ganz unten

    Votre Algérie, ACTION TV5- MONDE

  4. HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE :

    lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news

    En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l’époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l’Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l’ isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd’hui se décide à parler.

    35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.

    Sur radio-alpes.net – Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) – Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone…émotions et voile de censure levé ! Les Accords d’Evian n’effacent pas le passé, mais l’avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

    Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

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