ALGERIEN: TOD und BEERDIGUNG des 1. PRÄSIDENTEN BEN BELLA – NACHRUF- PORTRAIT – Mort et enterrement de Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante – Epilogue

1. Der Tod von Ahmed Ben Bella, der erste Präsident des unabhängigen Algeriens
Algier (AFP) – 2012.04.11 17.51 Uhr
Ahmed Ben Bella verstarb am Mittwoch im Alter von 95 Jahren. Der erste Präsident des unabhängigen Algeriens im Jahr 1963 wollte die Inkarnation der aufstrebenden Dritten Welt sein, nachdem er über 24 Jahre aus politischen Gründen in Frankreich und in Algerien im Gefängnis verbracht hatte.
2. PORTRAIT : Ben Bella, der erste Präsident des unabhängigen Algeriens, 24 Jahre im Gefängnis
Algier (AFP) – 2012.04.11 17.37 Uhr
Ahmed Ben Bella, einer der Pioniere des Ausbruchs des Unabhängigkeitskrieges gegen Frankreich, verstorben am 11. April 2012 im Alter von 95 Jahren, war der erste Präsident des unabhängigen Algeriens, hatte aber hat sein politisches Engagement mit 24 Jahren im Gefängnis bezahlt.
3. Ahmed Ben Bella: ein feierliches Begräbnis im verregneten Algier
Algier (AFP) – 2012.04.13 19.43 – Von Beatrice KHADIGE und Abdelhafid DAAMACHE
Der erste Präsident von Algerien, Ahmed Ben Bella, wurde nach dem Freitagsgebet zu seiner letzten Ruhestätte im Märtyrer-Viertel auf dem großen Al-Alia Friedhof in Algier von Präsident Abdelaziz Bouteflika, der algerischen politischen Klasse und hochrangigen Führer des Maghreb begleitet.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM 2. FOTO

=> ALGERIEN in AFRIKANEWS ARCHIV

1er ARTICLE SUR TROIS : Mort de Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante
ALGER (AFP) – 11.04.2012 17:51
Ahmed Ben Bella, mort mercredi à l’âge de 95 ans, premier président de l’Algérie indépendante en 1963, s’est voulu l’incarnation du Tiers-Monde émergent, après avoir passé plus de 24 ans en détention pour des raisons politiques en France et en Algérie.

Photo d'archives de Ahmed Ben Bella à Alger en 1965
Foto (c) AFP: Archivfoto von Ahmed Ben Bella in Algerien im Jahr 1965
Photo d’archives de Ahmed Ben Bella à Alger en 1965

Le président algérien, au pouvoir de 1962 à 1965, est décédé à son domicile familial à Alger, selon la même source. Il avait été admis à deux reprises, il y a plus d’un mois, à l’hôpital militaire d’Ain Naadja, après un malaise.
Selon le biographe d’Ahmed Ben Bella, Mohammed Benelhadj, contacté par l’AFP , “M. Ben Bella est mort à 15H00 (14H00 GMT) durant son sommeil”. Il était entouré de ses deux filles Mehdia et Noria, a-t-il ajouté.
La présidence algérienne n’a pas encore annoncé la date des funérailles nationales.
M. Ben Bella, présidait depuis 2007 le Groupe des sages de l’Union africaine.
Le 27 septembre 1962, Ahmed Ben Bella est devenu président du conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), chef du gouvernement.
Il fut élu, le 15 septembre 1963, président de la République, président du conseil. Il a été renversé en 1965 par son ministre de la Défense, feu le colonel Houari Boumediene que M. Bouteflika avait toujours soutenu.
Un des pionniers du déclenchement de la guerre d’indépendance contre la France, il été le premier président de l’Algérie indépendante mais a payé son engagement politique de 24 ans de prison.
Charismatique et populaire, Ben Bella, né le 25 décembre 1916 à Maghnia (Ouest) dans une famille de paysans originaires du Maroc, aura tenté d’implanter le “socialisme autogestionnaire” après son arrivée au pouvoir en septembre 1962.
Ben Bella voulait incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro, de l’Egyptien Gamal Abdel Nasser, de l’Indien Nehru et du Chinois Mao Tsé-Toung la lutte “anti-impérialiste” et le “non-alignement” du Tiers-Monde émergent.
Mais il n’est pas resté longtemps à la tête du pays bien que confirmé par les urnes comme chef de l’Etat le 16 septembre 1963.
Son compagnon, ministre de la Défense et vice-président, feu Houari Boumediene, dont l’actuel président Abdelaziz Bouteflika avait toujours été proche, l’a renversé en le 19 juin 1965 puis emprisonné.
© 2012 AFP

ALLEZ- Y !
Votre Algerie

2. PORTRAIT: Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante, 24 ans de prison
ALGER (AFP) – 11.04.2012 17:37
Ahmed Ben Bella, l’un des pionniers du déclenchement de la guerre d’indépendance contre la France, décédé le 11 avril 2012 à l’âge de 95 ans a été le premier président de l’Algérie indépendante mais a payé son engagement politique de 24 ans de prison.
Cet homme, “courageux et bagarreur” selon ses proches, aura combattu toute sa vie. Et même jusqu’à la fin quand les problèmes dus à son âge avancé se sont succédés.
Charismatique et populaire, Ben Bella, né le 25 décembre 1916 à Maghnia (Ouest) dans une famille de paysans originaires du Maroc, aura tenté d’implanter le “socialisme autogestionnaire” après son arrivée au pouvoir en septembre 1962.
Ben Bella voulait incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro, de l’Egyptien Gamal Abdel Nasser, de l’Indien Nehru et du Chinois Mao Tsé-Toung la lutte “anti-impérialiste” et le “non-alignement” du Tiers-Monde émergent.
Mais il n’est pas resté longtemps à la tête du pays bien que confirmé par les urnes comme chef de l’Etat le 16 septembre 1963. Son compagnon, ministre de la Défense et vice-président, feu Houari Boumediene, dont l’actuel président Abdelaziz Bouteflika avait toujours été proche, l’a renversé en le 19 juin 1965 puis emprisonné.
Plus de 24 ans en prison “Il ne s’attendait pas à être trahi par Boumediène”, selon son biographe Mohammed Benelhadj.
“Il est incarcéré dans des conditions sévères surtout de 1965 à 1969, poursuit ce proche. Ses geôliers n’ayant pas le droit de lui parler, il récitait le Coran pour entendre le son de sa propre voix”, selon M. Benelhadj. “L’idée était de le pousser au suicide”.
Ben Bella remonte la pente après son mariage en prison en 1971 avec une journaliste, Zohra Sellami, avec laquelle il adopte deux filles, Mehdia, restée près de lui, et Noria. Plus tard, il adopte Alilou, un garçon tétraplégique, âgé aujourd’hui de 32 ans et installé en Espagne près de Noria.
En 1980, le premier président de l’indépendance algérienne est finalement gracié par le tout nouveau chef d’Etat Chadli Benjedid, successeur de Boumediene.
Ben Bella aura passé 24 ans et demi en détention: 16 ans, dont 14 au secret sous Houari Boumediene, et huit sous l’occupation française alors qu’il s’était illustré dans la bataille de Monte Cassino durant la Seconde guerre mondiale qui lui a pris deux de ses frères.
Ce sous-officier de l’armée française est bouleversé à son retour en Algérie en 1945 par l’ampleur de la répression française des manifestations d'”indigènes”.
Il rejoint alors le Parti du peuple algérien, rebaptisé Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et devient membre de sa troupe de choc, l’Organisation spéciale (OS).
Des relations avec la France restées fortes Avec un autre chef historique, Hocine Aït-Ahmed, il organise l’attaque de la poste d’Oran (ouest) pour remplir les caisses du parti. “Si les fonds nous manquent, il faut aller les chercher où ils se trouvent”, disait-il alors.
Arrêté en 1950 à Alger, il est condamné à sept ans de prison, mais s’évade en mars 1952 et rejoint Le Caire où il se lie avec Abdel Nasser.
En novembre 1954, Ben Bella est l’un des 22 chefs historiques initiateurs du Front de Libération Nationale (FLN) contre la France coloniale.
Les Français l’arrêtent à nouveau en octobre 1956 en interceptant l’avion qui le menait de Rabat à Tunis avec quatre autres dirigeants indépendantistes. Il est libéré en 1962, dès la signature des accords d’indépendance de l’Algérie à Evian mettant fin à 132 ans de colonialisme.
Ses relations avec la France sont restées fortes. Dès sa libération en 1980, c’est en France qu’il s’exile jusqu’en 1990.
Partisan du dialogue avec les islamistes, il adhère au “Contrat national” de 1995 à Rome passé entre l’opposition légale et le Front Islamique de Salut (FIS-dissous) crédité grand vainqueur des législatives annulées de 1991.
Revenu en Algérie après l’élection en 1999 de Bouteflika, il soutient sa politique de réconciliation nationale avec les islamistes et endosse en 2007 sa dernière fonction officielle: président des Sages de l’Union africaine, chargés de la prévention et de la résolution des conflits.
© 2012 AFP
Une photo de l'ancien président algérien Ben Bella devant son cercueil, le 12 avril 2012 à Alger3. Ahmed Ben Bella: des funérailles solennelles dans Alger sous la pluie
ALGER (AFP) – 13.04.2012 19:43 – Par Beatrice KHADIGE et Abdelhafid DAAMACHE
Le premier président d’Algérie, Ahmed Ben Bella, a été accompagné, après la grande prière du vendredi, à sa dernière demeure au carré des Martyrs du grand cimetière Al-Alia d’Alger, par le président Abdelaziz Bouteflika, la classe politique algérienne et de hauts dirigeants du Maghreb.
“L’Algérie n’est pas la seule à l’avoir perdu”, a déclaré à la télévision algérienne le président tunisien Moncef Marzouki, venu présenter un dernier hommage au défunt.
D’autres hauts responsables politiques ont fait le déplacement: le Premier ministre marocain Abdelilah Benkirane, pour qui Ben Bella a été “un symbole de la lutte contre le colonialisme”, son homologue mauritanien Moulay Oulad Mohamed El Aghdas mais aussi le président sahraoui du Front Polisario Mohamed Abdelaziz, le fils de l’émir du Qatar, Jouan Ben Hamed Ben Khalifa Al Thani et l’ancien président algérien Chadli Bendjedid.
Sous une pluie battante, ils ont marché derrière le président Abdelaziz Bouteflika pour accompagner la dépouille de Ben Bella, décédé chez lui dans son sommeil mercredi à l’âge de 95 ans, à l’intérieur du cimetière d’El-Alia, dans l’est de la capitale.
Dans ce terrain de 78 hectares, où se serrent plus de 250.000 tombes de musulmans et chrétiens, le cercueil était porté par plusieurs officiers marchant au pas, au rythme des tambours, en direction du carré des Martyrs où est déjà enterré le pire ennemi de Ben Bella: Houari Boumediene, son compagnon d’armes et ministre de la Défense qui l’avait renversé en 1965 et placé en détention, mais aussi le président assassiné en 1992 et héros de la révolution Mohamed Boudiaf, et d’autres figures emblématiques de cette indépendance acquise il y a 50 ans cette année.
“Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour accompagner à sa dernière demeure un grand homme qui a consacré toute son existence à l’Algérie et à son indépendance, a déclaré le ministre des Moudjahidine Mohamed Chérif Abbas, chargé de l’oraison funèbre. Un sage qui a marqué à la fois l’histoire de la guerre de libération et celle de l’Algérie indépendante dont il fut le premier président”.
Peu d’Algériens se sont déplacés
Le président Bouteflika a été omniprésent pendant ces deux journées intenses d’hommage à Ben Bella, alors que les deux hommes ne s’étaient réconciliés qu’à la faveur de l’élection à la présidence en 1999 de l’ancien ministre des Affaires étrangères de Boumediene.
Il avait déjà accompagné jeudi jusqu’au Palais du peuple la dépouille de Ben Bella qu’il avait nommé président du Comité des Sages de l’Afrique en 2007, chargé de la prévention et solution des conflits du continent noir.
Les conditions d’accès à cette résidence des gouverneurs ottomans bâtie au 18e siècle avaient été allégées pour permettre à la population de rendre un dernier hommage au héros de la lutte anti-colonialiste avant son enterrement vendredi après-midi.
A la différence de l’ensemble du monde politique et militaire algérien, et du cops diplomatique étranger, peu d’Algériens s’étaient déplacés: Alger a les pieds dans l’eau, fouettée par les averses et le vent depuis mercredi.
Même le cercueil en bois du défunt a dû être recouvert de larges bâches de plastique blanc dans le cortège couvert de fleurs qui le menait vers le cimetière, après une sortie du palais saluée par la garde républicaine.
Le long cortège s’était ébranlé dans le vieil Alger, salué sur son passage par les “youyou” de femmes postées sur les balcons et dans la rue, luttant contre la pluie, en direction du cimetière El-Alia.
Les routes étaient bien dégagées, ne serait-ce qu’à cause du mauvais temps qui a gardé la population devant son poste de télévision pour suivre le déroulement filmé des événements de la journée, entrecoupé d’images de Ben Bella: lorsqu’il est devenu président du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), chef du gouvernement, le 27 septembre 1962, puis après son élection le 15 septembre 1963 comme premier président de la République algérienne.
Aucune image qui fâche n’a été montrée: ses 15 ans de prison dont il a été libéré par Chadli en 1980 puis l’oubli de son nom dans l’histoire officielle du pays jusqu’en 1999.
Mais un Ben Bella souriant à l’élection de M. Bouteflika à la présidence et une longue étreinte entre les deux hommes a été diffusée, au ralenti et en boucle, par la télévision nationale qui s’est mise mercredi, comme l’ensemble du pays, en deuil pour huit jours.
© 2012 AFP

L'ancien président algérien Ahmed Ben Bella le 8 décembre 2010 à Alger
Foto (c) AFP: Der ehemalige algerische Präsident Ahmed Ben Bella 8. Dezember 2010 in Algier
L’ancien président algérien Ahmed Ben Bella le 8 décembre 2010 à Alger

1. Der Tod von Ahmed Ben Bella, der erste Präsident des unabhängigen Algeriens
Algier (AFP) – 2012.04.11 17.51 ​​Uhr
Ahmed Ben Bella verstarb am Mittwoch im Alter von 95 Jahren. Der erste Präsident des unabhängigen Algeriens im Jahr 1963 wollte die Inkarnation der aufstrebenden Dritten Welt sein, nachdem er über 24 Jahre aus politischen Gründen in Frankreich und in Algerien im Gefängnis verbracht hatte.
Der ehemalige algerische Präsident, an der Macht von 1962 bis 1965, starb in seinem Elternhaus in Algier. Er war zweimal innerhalb eines Monats im Lazarett von Ain Naadja, nach gesundheitlichen Beschwerden.
Nach Angaben des Biographen von Ahmed Ben Bella, Mohammed Benelhadj, von AFP kontaktiert, “Mr. Ben Bella starb 03.00 Uhr (1400 GMT) während des Schlafes.” Er war von seinen beiden Töchtern und Mehdia Noria umgeben, fügte er hinzu.
Die algerische Präsidentschaft hat noch nicht das Datum der Beerdigung angekündigt.
Ben Bella präsidierte seit 2007 die Gruppe der Weisen der Afrikanischen Union.
…. siehe Artikel 2 ….
© 2012 AFP

2. PORTRAIT : Ben Bella, der erste Präsident des unabhängigen Algeriens, 24 Jahre im Gefängnis
Algier (AFP) – 2012.04.11 17.37 Uhr
Ahmed Ben Bella, einer der Pioniere des Ausbruchs des Unabhängigkeitskrieges gegen Frankreich, verstorben am 11. April 2012 im Alter von 95 Jahren, war der erste Präsident des unabhängigen Algeriens, hatte aber hat sein politisches Engagement mit 24 Jahren im Gefängnis bezahlt.
Dieser Mann “und mutiger Kämpfer” laut seiner Familie, hat sein ganzes Leben lang gekämpft. Und auch bis zum Ende, als die Probleme aufgrund seines fortgeschrittenen Alters nicht aufhören wollten.
Charismatisch und beliebt, hatte Ben Bella, geboren am 25. Dezember 1916 in Maghnia (West) in einer Bauernfamilie, versucht, den “selbstverwaltenden Sozialismus (socialisme autogestionnaire)” umzusetzen nach seinem Amtsantritt im September 1962.
Ben Bella wollte neben dem kubanischen Fidel Castro, dem Ägypter Gamal Abdel Nasser, dem indischen Nehru und dem chinesischen Mao den “antiimperialistischen” Kampf der “blockfreien” Dritten Welt verkörpern.
Aber er blieb nicht lange an der Spitze des Landes obwohl ihn die Wahlen am 16. September 1963 bestätigten. Sein Begleiter, Verteidigungsminister und Vizepräsident, der verstorbene Houari Boumediene, dem der derzeitige Präsident Abdelaziz Bouteflika immer nahestand, stürzte und inhaftierte ihn am 19. Juni 1965.
Über 24 Jahre im Gefängnis. “Er hatte nicht erwartet, von Boumediene verraten zu werden”, so sein Biograph Benelhadj Mohammed.
“Er ‘sitzt’ unter rauen Bedingungen vor allem von 1965 bis 1969. Seine Nahestehenden hatten nicht das Recht, mit ihm zu reden, also sprach er den Koran, um den Klang seiner eigenen Stimme zu hören”, so Mr. Benelhadj. “Die Idee war, ihn in den Selbstmord zu treiben.”
Ben Bella geht hangaufwärts nach seiner Heirat im Gefängnis im Jahr 1971 mit derJournalistin Zohra Sellami, mit der er zwei Töchter adoptiert hatte: Mehdia, die ihm nahe bleiben sollte, und Noria. Später adoptiert er Alilou, einen tetraplegischen Jungen, jetzt im Alter von 32 Jahren und in Spanien lebend, in der Nähe von Noria.
Im Jahr 1980 wurde der erste Präsident von Algeriens Unabhängigkeit schließlich begnadigt durch das neue Staatsoberhaupt Chadli Benjedid, dem Boumediene-Nachfolger.
Ben Bella verbrachte 24 ½ Jahre in Haft: 16 Jahre, davon 14 in Einzelhaft unter Houari Boumedienne, und acht zuvor unter der französischen Besatzung, obwohl er sich auszeichnete in der Schlacht von Monte Cassino während des Zweiten Weltkrieges, der zwei seiner Brüder zum Opfer gefallen waren.
Bei seiner Rückkehr nach Algerien 1945 ist dieser Unteroffizier der französischen Armme veräagert über das Ausmaß der französischen Unterdrückung der “Indigenen”.
Danach trat er der algerischen Volkspartei bei, dann umbenannt in Bewegung für den Triumph der demokratischen Freiheiten (MTLD) und wurde ein Mitglied ihres Stoßtrupps l’Organisation spéciale (OS).
Mit einem anderen historischen Führer, Hocine Ait Ahmed, organisierte er den Angriff auf die Post von Oran (Westen), um die Partei-Kassen zu füllen. “Wenn Gelder fehlen, müssen wir sie holen, wo sie sind”, sagte er zu dem Zeitpunkt.
Verhaftet im Jahr 1950 in Algier, wurde er zu sieben Jahren Gefängnis verurteilt, aber entkam im März 1952 und floh nach Kairo, wo er sich mit Abdel Nasser verbündete.
Im November 1954 ist Ben Bella einer der 22 historischen Führer und Initiatoren der Nationalen Befreiungsfront (FLN) gegen die koloniale Herrschaft von Frankreich.
Die Franzosen verhafteten ihn wieder im Oktober 1956 durch das Abfangen des Flugzeugs, das ihn von Rabat nach Tunis nahm, mit vier anderen separatistischen Führern. Er wurde 1962 freigelassen, nach der Unterzeichnung der Unabhängigkeit Algeriens in Evian, die 132 Jahre des Kolonialismus beendete.
Seine Beziehungen zu Frankreich blieben stark. Nach seiner Entlassung im Jahre 1980, war es in Frankreich wo er ins Exil ging bis 1990.
Befürworter des Dialogs mit den Islamisten, schloss er sich der “Nationalen Vereinbarung” von 1995 in Rom an, zwischen der legalen Opposition und der Islamischen Front des Heils (FIS- nun aufgelöst), der große Gewinnerin der dann annulierten Wahlen des Jahres 1991.
Zurück in Algerien nach der Wahl von Bouteflika im Jahr 1999 verteidigt er dessen Politik der nationalen Aussöhnung mit den Islamisten im Jahr 2007 und geht in seine letzte offizielle Funktion: Vorsitzender des Ältestenrates der Afrikanischen Union, der für die Verhütung und Lösung von Konflikten vordenken soll.
© 2012 AFP

3. Ahmed Ben Bella: ein feierliches Begräbnis im verregneten Algier
Algier (AFP) – 2012.04.13 19.43 – Von Beatrice KHADIGE und Abdelhafid DAAMACHE
Der erste Präsident von Algerien, Ahmed Ben Bella, wurde nach dem Freitagsgebet zu seiner letzten Ruhestätte im Märtyrer-Viertel auf dem großen Al-Alia Friedhof in Algier von Präsident Abdelaziz Bouteflika, der algerischen politischen Klasse und hochrangigen Führer des Maghreb begleitet.
“Algerien ist nicht der einzige, der ihn verloren hat”, sagte der tunesische Präsident Marzouki, der zur letzte Ehre des Verstorbenen gekommen war, im algerischen Fernsehen.
Andere hochrangige Politiker haben die Reise gemacht: der marokkanische Premierminister Abdelilah Benkirane, für den Ben Bella war “ein Symbol des Kampfes gegen den Kolonialismus”, sein mauretanischer Kollege Mohamed Oulad Moulay El Aghdas, aber auch der saharauische Präsident der Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, sowie der Sohn des Emirs von Katar, Jouan bin Hamed bin Khalifa Al Thani und der ehemalige algerische Präsident Chadli Bendjedid.
Unter strömendem Regen gingen sie hinter Präsident Abdelaziz Bouteflika für die Beerdigung von Ben Bella.
In diesem Stück Land von 78 Hektar drängen sich mehr als 250.000 Gräber von Muslimen und Christen; der Sarg wurde durch mehrere im Takt der Trommeln marschierende Offiziere getragen, in Richtung Platz der Martyrer, wo bereits der schlimmste Feind des Ben Bella begraben liegt: Houari Boumedienne, sein Mitstreiter und Verteidigungsminister, der ihn im Jahr 1965 stürzte und inhaftierte, aber auch der im Jahr 1992 ermordete Präsident und revolutionäre Held Boudiaf und andere emblematische Figuren dieser Erlangung der Unabhängigkeit vor 50 Jahren in diesem Jahr.
“Wir sind heute versammelt, um ihn zu seiner letzten Ruhestätte zu begleiten: ein großer Mann, der sein Leben Algerien und seiner Unabhängigkeit gewidmet hatte”, sagte der Minister für Mujahedin Mohamed Cherif Abbas, zuständig für die Grabrede. “Ein Weiser, der sowohl die Geschichte des Befreiungskrieges und die des unabhängigen Algeriens markierte und dessen erster Präsident war. ”
Nur wenige Algerier kamen
Präsident Bouteflika war während der zwei Tage intensiver Hommage an Ben Bella allgegenwärtig, während die beiden Männer sich erst bei der Wahl zum Präsidenten im Jahr 1999 des ehemaligen Außenministers von Boumediene versöhnt hatten.
Er hatte bereits Donnerstag die Überreste von Ben Bella, den er zum Vorsitzenden der Weisen von Afrika im Jahr 2007 und verantwortlich für Konfliktvermeidung und -bewältigung des schwarzen Kontinents, ernannt hatte, in den Palast des Volkes begleitet.
Die Bedingungen für den Zugang zu dieser im 18. Jahrhundert erbauten Residenz der osmanischen Herrscher war gelockert worden für die Öffentlichkeit.
Im Gegensatz zu all den Politikern und Militärs, Polizisten und ausländischen Diplomaten, kamen nur wenige Algerier: sie sind mit den Füßen im Wasser, durchgepeitscht durch den Wind und Regengüsse seit Mittwoch.
Selbst der hölzerne Sarg des Verstorbenen muss mit großen Bögen aus weißem Kunststoff bedeckt werden, in der Prozession mit Blumen, die ihn zum Friedhof führte, nach einem Ausgang aus dem Palast, der von der Republikanischen Garde salutiert wurde.
Der lange Zug ging durch das historische Algier, begrüßt auf der Passage von den “Youyous” von Frauen auf den Balkonen und auf der Straße, im Kampf gegen den Regen, in Richtung des El-Alia Friedhof.
Die Straßen waren gut klar, wenn auch nur wegen des schlechten Wetters die Leute den Verlauf der Ereignisse des Tages, mit Bildern von Ben Bella durchsetzt, am Fernseher verfolgen: als er wurde Präsident des Nationalrates der algerischen Revolution (CNRA), Regierungschef, 27. September 1962, und nach seiner Wahl 15. September 1963 als erster Vorsitzender des algerischen Republik.
Kein “böses” Bild war zu sehen: seine 15 Jahre im Gefängnis, sein Name in der offiziellen Geschichte des Landes bis zum Jahr 1999 gestrichen – vergessen.
Aber Ben Bella lächelnd bei der Präsidentenwahl von Bouteflika und eine lange Umarmung zwischen den beiden Männern wurden ausgestrahlt, in Zeitlupen und Wiederholungsschleifen, im nationalen Fernsehen, das Mittwoch, wie das ganze Land, acht Tage Trauer begann.
© 2012 AFP

Leave a Reply