ALGERIEN – TUNESIEN: BENZINSCHMUGGEL ein WIRTSCHAFTSZWEIG – Algérie: aux frontières, un trafic fructueux d’essence avec les voisins

Algerien: An der Grenze, ein erfolgreicher Benzinschmuggel mit den Nachbarländern
KHADARA (Algerien) (AFP) – 24.04.2013 09.17 Uhr – von Beatrice KHADIGE
“Es gibt keine Arbeit hier. Man muss trotzdem leben”, sagte Mourad im Café von Khadara, einem Dorf im östlichen Algerien, wo der junge Händler seine nächste Tour ins benachbarte Tunesien vorbereitet, um doprt Hunderte Liter Treibstoff zu verkaufen.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ORIGINAL

Algérie: aux frontières, un trafic fructueux d’essence avec les voisins

KHADARA (Algérie) (AFP) – 24.04.2013 09:17 – Par Béatrice KHADIGE
“Il n’y a pas de travail ici. Il faut bien vivre”, explique Mourad, installé dans le café de Khadara, un village de l’est algérien où ce jeune trafiquant prépare sa prochaine virée en Tunisie voisine pour y revendre des centaines de litres de carburant.

Une ferme algérienne près de la frontière avec la Tunisie, le 20 avril 2013
Eine algerische Farm in der Nähe der Grenze zu Tunesien, 20. April 2013
Une ferme algérienne près de la frontière avec la Tunisie, le 20 avril 2013
Foto © afp.com – by Beatrice Khadige

Casquette vissée à l’envers sur la tête, dégaine “cool”, Mourad tape de sa main droite celle de son camarade, Amine, 23 ans. “Nous sommes une vingtaine et nous travaillons de nuit”, raconte-t-il à la journaliste de l’AFP, entouré d’une dizaine de jeunes du village situé à 8 km de la frontière.
“J’arrive à me faire jusqu’à 100.000 dinars algériens (DA) (environ 1.000 euros) par mois”, affirme-t-il. Comme ses camarades.
Dans cette zone frontalière, les trafiquants d’essence, surnommés les “hallaba” (qui “abreuvent”) font de gros bénéfices. Le carburant de ce pays producteur de pétrole, subventionné, coûte presque quatre fois moins cher qu’en Tunisie.
En Algérie, un litre d’essence vaut 23 DA (0,23 EUR) le litre, contre 1,57 dinar tunisien (76 DA, 0,76 EUR).
L’automobiliste tunisien lui, paie cette essence algérienne -et même libyenne- offerte dans des jerricanes alignés au bord des routes 1,2 dinar le litre, une économie substantielle.
Le principe du trafic est simple. Les véhicules attendent aux station-essence que les camions-citernes passent. Dans la région, il y a des queues partout.
Une fois le plein fait et les jerricanes remplis, la marchandise est acheminée vers un point de stockage, une ferme ou un hameau isolé, explique à l’AFP un habitant de la région. “Tout se sait ici”, dit-il, faisant un clin d’oeil.
De l’argent plutôt facile
A partir de “200 litres, on achemine à bord de 4X4, puis à dos d’âne. Toutes les nuits. Les Tunisiens récupèrent et paient cash”, raconte Mourad. Et “quand on se fait choper par les douanes, la marchandise est saisie mais on ne finit pas en taule”
“Les jeunes n’ont que le choix entre l’armée et le trafic ici”, se justifie Amine.
Ces jeunes font partie des 21% de jeunes Algériens de moins de 35 ans (près de 70% de la population) au chômage.
Mourad et Amine ne touchent pas aux armes ou à la drogue. “Trop dangereux”, disent-ils.
La semaine dernière, cinq personnes, dont deux Tunisiens, ont été arrêtés à 2 km de là. Ils avaient introduit en Algérie 30 kalachnikovs et des jumelles à infrarouge provenant de Libye, via la Tunisie. Les armes automatiques devaient être vendues 600.000 DA (600 euros) pièce.
Mais vendre en Tunisie du lait, du sucre, de l’huile ou de la farine -subventionnés en Algérie et bien moins chers que dans les pays voisins- “ne rapporte pas”, pour Amine, même si ce trafic marche bien.
“On se fait aussi des tunes avec les motos”, dit-il, sans dire si ce sont des deux roues volées.
Au poste frontière algéro-tunisien de Haddada, à quelque 650 km à l’est d’Alger, le trafic routier est plutôt calme. “Il n’y a pas de saisies importantes ici”, explique un douanier qui refuse de parler “sécuritaire”.
Pourtant, les 1.000 km de frontière tuniso-algérienne sont une “passoire”, disent les autochtones. A preuve, 2.336 affaires de contrebande ont été recensées côté algéro-tunisien entre janvier et novembre 2012 par les douanes algériennes.
Des trafiquants, souvent dangereux -et auxquels s’ajoutent aussi des jihadistes- regorgent aux frontières de la région.
Depuis le Printemps arabe en Libye d’où sont parties des centaines d’armes de tous types et en Tunisie, Alger a renforcé la coopération avec ses voisins pour mieux contrôler les frontières. Mais tant que ce ne sont que du carburant et des denrées alimentaires, les autorités ont tendance à fermer les yeux.
© 2013 AFP

Autofahrer an einer Tankstelle in Hammam Tassa, 20. April 2013
Des automobilistes font la queue devant une station-essence à Hammam Tassa, le 20 avril 2013
Foto © afp.com – by Beatrice Khadige

Algerien: An der Grenze, ein erfolgreicher Benzinschmuggel mit den Nachbarländern
KHADARA (Algerien) (AFP) – 24.04.2013 09.17 Uhr – von Beatrice KHADIGE
“Es gibt keine Arbeit hier. Man muss trotzdem leben”, sagte Mourad im Café von Khadara, einem Dorf im östlichen Algerien, wo der junge Händler seine nächste Tour ins benachbarte Tunesien vorbereitet, um doprt Hunderte Liter Treibstoff zu verkaufen.
Baseballkappe andersherum auf den Kopf geschraubt, “cool”, schlägt Mourad mit seiner rechten Hand auf die von seinem Freund, Amine, 23. “Wir sind zwanzig und wir arbeiten in der Nacht”, erzählt er der AFP-Reporterin, umringt von einem Dutzend Jugendlicher aus dem Dorf 8 km von der Grenze entfernt.
“Ich kann bis zu 100.000 algerische Dinar (DA) (ca. 1.000 Euro) pro Monat machen”, sagt er. Wie seine Kameraden.
Im Grenzgebiet machen Benzinschmuggler, die den Spitznamen “hallaba” („ die zu trinken geben”) tragen, große Gewinne. Der subventionierte Brennstoff dieses Öl produzierenden Landes ist fast vier Mal billiger als in Tunesien.
In Algerien kostet ein Liter Benzin 23 DA(0,23 Euro) pro Liter, gegenüber 1.57 tunesischen Dinar (76 DA, 0,76 EUR) hinter der Grenze.
Die tunesischen Autofahrer bezahlen dieses algerisch -lmanchmal sogar ibysche – Benzin, das in Kanistern am Straßenrand angeboten wird, 1,2 Dinar pro Liter, eine erhebliche Einsparung.
Das Schmuggelprinzip ist einfach. Fahrzeuge warten an der Tankstelle auf die Tanklaster. In der Region gibt es überall Warteschlangen.
Sobald die Kanister gefülltsind, wird die Ware zu einem Lagerplatz auf einem Bauernhof oder einem isolierten Dorf transportiert, sagte ein Anwohner gegenüber AFP. “Alles hier ist bekannt”, sagte er, mit Augenzwinkern.
Ziemlich leichtes Geld
Ab “200 Liter geht es an Bord eines 4X4 und danach auf einen Esel. Jede Nacht. Die Tunesier holen es sich dann und bezahlen bar”, sagte Murad. Und “wenn wir vom Zoll erwischt werden, werden die Waren beschlagnahmt, aber wir landen nicht im Gefängnis.”
“Junge Menschen hier haben die Wahl zwischen der Armee und dem Schmuggel”, rechtfertigt Amine.
Diese jungen Menschen sind Teil der 21% arbeitslosen jungen Algerier unter 35 Jahre alt (fast 70% der Bevölkerung).
Amine und Mourad berühren nicht Waffen oder Drogen. “Zu gefährlich”, sagen sie.
Letzte Woche wurden fünf Menschen, darunter zwei Tunesier, 2 km entfernt verhaftet. Sie hatten in Algerien 30 Kalaschnikows und Infrarot-Ferngläser aus Libyen über Tunesien eingeführt. Die automatischen Waffen sollten 600.000 Dinar (600 Euro) je Stück verkauft werden.
Aber in Tunesien Milch, Zucker, Öl und Mehl – alles subventioniert in Algerien und viel billiger als in den Nachbarländern – zu verkaufen, “das zahlt nicht“, meint Amine, auch wenn der Traffic funktioniert.
“Wir haben auch Gewinne mit Motorrädern”, sagte er, ohne zu sagen, ob die Rweiräder gestohlen sind.
Am algerisch-tunesischen Grenzposten Haddada, einige 650 km östlich von Algier, ist der Verkehr ziemlich ruhig. “Es gibt keine großen Beschlagnahmen hier”, sagte ein Zollbeamter, der über “Sicherheitsfragen” niht sprechen will.
Doch die 1000 km tunesisch-algerische Grenze ist ein “Sieb”, sagen die Einheimischen. Ein Beweis: 2.336 Schmuggelfälle wurden auf der algerisch-tunesischen Seite zwischen Januar und November 2012 vom algerischen Zoll registriert.
Trafikanten – oft gefährliche, und auch die Dschihadisten, – bevölkern zunehmend Grenzregion.
Seit der Arabische Frühling in Libyen, wo es Hunderte von Waffen aller Art gibt, und in Tunesien blühte, hat Algier die Zusammenarbeit mit seinen Nachbarn gestärkt, um die Grenzkontrollen zu verbessern. Aber solang es nur um Kraftstoff und Lebensmittel geht, neigen die Behörden dazu, ein Auge zuzudrücken.
© 2013 AFP

Leave a Reply