ALGERIEN: GEWALTIGE SOZIALPROTESTE UND PLÜNDERUNGEN VORERST VORBEI – Emeutes en Algerie pour l’instant finis

Scène de violences à Oran, le 6 janvier 2011
Foto (c) AFP: Gewalt in Oran, 6. Januar 2011
Scène de violences à Oran, le 6 janvier 2011

Le cercueil d'Abdelfatah Akresh, un jeune homme de 23 ans mort à Bou-Ismael, le 9 janvier 2011 en A
Foto (c) AFP: Der Sarg von Abdelfatah Akresh, ein junger Mann von 23 Jahren in Bou-Ismail, 9. Januar 2011 in Algerien gestorben
Le cercueil d’Abdelfatah Akresh, un jeune homme de 23 ans mort à Bou-Ismael, le 9 janvier 2011 en Algérie

1. Ausschreitungen in Algier gegen die steigenden Preise
Algier (AFP) – 2011.01.05 11.33
Krawalle brachen am Mittwochabend in der Nähe von Bab El Oued in Algier aus, wo Dutzende von Jugendlichen gegen die steigenden Preise demonstrierten und konfrontierten die Polizei mit Steinen, es wurde von Zeugen berichtet.
Der Vorfall begann kurz vor Einbruch der Dunkelheit, als Demonstranten besetzten eine der Hauptverkehrsadern des Bezirks, hieß es.

2. Algerien: Proteste gegen steigende Armut multiplizieren sich
Algier (AFP) – 2011.01.06 05.38
Die Jugend in Algerien ist wieder Donnerstag in den Straßen mit heftigem Protest gegen die hohen Lebenshaltungskosten, Wohnungsnot und Arbeitslosigkeit in diesem Land reich an Öl, nach Zeugen und der Presse.
3. Algerien: “gereinigte” Straßen und sensible Moscheen von der Polizei umstellt
Algier (AFP) – 2011.07.01 01.12
Im Zuge der gewaltsamen Proteste gegen die hohen Preise in Algerien, umringte die Polizei Freitag, dem wöchentlichen Ruhetag in diesem Land, Moscheen und Stadtviertel der Hauptstadt und hatte Fußballspiele als Vorsichtsmaßnahme abgesagt.
4. Der Interministerielle Rat plant für Samstag einen algerischen Bordstein gegen steigende Preise
Algier (AFP) – 2011.07.01 15.06
Ein Inter-Ministerrat erörtert Samstag Möglichkeiten, die steigenden Preise von Rohstoffen, die Unruhen in verschiedenen Teilen des Landes verursachten, einzudämmen, sagte am Freitag der algerische Minister für Handel Mustafa Benbada.
5. Drei Tote bei Unruhen in Algerien
Algier (AFP) – 2011.08.01 20.44
Bislang Todesfälle sind gemeldet und rund 400 Verletzte, darunter 300 Polizisten.
6. Die hippen Viertel erstmalig durch die Gewalt betroffen
Algier (AFP) – 2011.08.01 05.19
Die jüngsten Unruhen in Algerien, die schlimmsten seit der politischen Öffnung dort im Jahr 1989, schwappten aus den Armenvierteln in hippe Viertel, nach Aussagen von der AFP und der algerischen Medien gesammelt.
7. Algerien: der erste Hersteller bestreitet hinter steigenden Preisen zu stehen
Algier (AFP) – 2011.01.08 11.35
Der private Cevital, größter Produzent von Öl und Zucker in Algerien, verteidigte sich Samstag, Ursache der steigenden Preise dieser Rohstoffe zu sein.
8. Algerien: Die Regierung senkt Steuern, um Preise und Gewalt zu blockieren
Algier (AFP) – 2011.08.01 21.18
Die algerische Regierung hat Samstag angekündigt eine Reihe von Maßnahmen zur Senkung der Preise für Zucker und Öl, deren Anstieg in Ausschreitungen geführt.
9. Die Algerier versuchen wieder ein normales Leben nach einem Wochenende von Unruhen
Algier (AFP) – 2011.09.01 18.30
Algerien begann am Sonntag zu einem normalen Leben zurückzukehren nach einem Wochenende der tödlichen Ausschreitungen gegen hohe Lebenshaltungskosten, und die Regierung hat in Sofortmaßnahmen reagiert auf die steigenden Preise für Grundnahrungsmittel
10. Algerien: Der Staat übernimmt wieder, das Leben ist wieder normal
Algier (AFP) – 10.01.2011 11.35 Uhr
Die algerischen Behörden haben schnell realisiert ihre Versprechen von niedrigeren Nahrungsmittelpreisen, deren jüngster Anstieg verursacht hat fünf Tage Ausschreitungen mit einem Rekord von fünf Tote, 800 Verletzte, viele Sachschäden und mehr als tausend Verhaftungen .

11. ANALYSE – Maghreb: ein tiefes soziales Elend, ein Mangel an politischen Perspektiven
PARIS (AFP) – 2011.01.06 03.33
Die gewaltsamen sozialen Proteste in Algerien und Tunesien zeigen ein tiefgreifendes soziales Unbehagen, vor allem bei jungen Absolventen, verschärft von der wirtschaftlichen Krise und der Abnutzung der politischen Eliten, sagen Experten befragt von AFP.

ALLE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DER LANDKARTE; IN DER UNTEREN HÄLFTE

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1er ARTICLE SUR DOUZE: Emeutes à Alger contre la flambée des prix
ALGER (AFP) – 05.01.2011 23:33
Des émeutes ont éclaté mercredi soir dans le quartier populaire de à Bab El Oued à Alger où des dizaines de jeunes ont manifesté contre la flambée des prix et affronté les forces de l’ordre à coups de pierres, a-t-on appris auprès de témoins.

Un policier anti-émeute à Oran (Algérie) le 6 janvier 2011
Foto (c) AFP: Ein Polizist der Aufruhrpolizei in Oran (Algerien) 6. Januar 2011
Un policier anti-émeute à Oran (Algérie) le 6 janvier 2011


Les incidents ont commencé peu avant la tombée de la nuit lorsque des manifestants ont occupé l’une des principales artères du quartier, selon ces sources.
“Ils se sont mis à lancer des pierres contre les policiers anti-émeutes déployés dans le quartier. Un groupe de jeunes a notamment saccagé un abribus”, a précisé un résident joint par téléphone.
Les manifestants ont également érigé des barricades à l’aide de pneus qu’ils ont enflammés, a-t-il ajouté sans pouvoir préciser s’il y a eu des victimes.
Les prix de certains produits de base, comme le sucre et l’huile, ont récemment enregistré une hausse considérable en Algérie.
Dans la journée, le ministre du Commerce Mustapha Benbada avait indiqué que cette flambée n’était pas “uniquement” due à la hausse des cours sur le marché mondial. “Les producteurs et distributeurs de gros ont leur part de responsabilité. Les marges bénéficiaires qu’ils imposent sont exagérées”, avait-il jugé.
Les prix des aliments de base tels le lait et le pain ne seraient pas augmentés, avait-il toutefois assuré: “l’Etat continuera à subventionner ces produits”.
Les émeutes de Bab el Oued s’inscrivent dans une contestation sociale sporadique qui touche régulièrement plusieurs villes du pays.
Lundi soir, des milliers de jeunes ont bloqué des routes dans la région de Tipaza (70 km à l’ouest d’Alger) pour dénoncer la flambée des prix de l’alimentation et leurs conditions de vie difficiles, a rapporté mercredi le quotidien arabophone El Khabar.
Fin décembre, des incidents dans plusieurs quartiers périphériques d’Alger ont opposé durant trois jours les forces de l’ordre à des manifestants réclamant de meilleurs logements.
L’attribution de logements sociaux provoque régulièrement des protestations en Algérie. La population a triplé depuis l’indépendance en 1962 et atteint quelque 36 millions d’habitants actuellement, mais la construction n’a pas suivi.
© 2011 AFP

Des jeunes Algériens lors d'affrontements avec les forces de l'ordre le 6 janvier 2011 à Oran (Alg
Foto (c) AFP: Junge Algerier bei Zusammenstößen mit Sicherheitskräften 6. Januar 2011 in Oran (Algerien)
Des jeunes Algériens lors d’affrontements avec les forces de l’ordre le 6 janvier 2011 à Oran (Algérie)

2. Algérie: multiplication des manifestations contre la pauvreté
ALGER (AFP) – 06.01.2011 17:38
La jeunesse est de nouveau descendue jeudi dans les rues de l’Algérie pour protester avec violence contre la vie chère, le manque de logements et le chômage dans ce pays riche en hydrocarbures, selon des témoins et la presse.
Des centaines de jeunes des communes entourant la ville de Boumerdès, à une soixantaine de km à l’est d’Alger, mais aussi à Béjaia (plus à l’est à 260 km de la capitale) ont bloqué les principales routes régionales pour crier leur colère, a rapporté le journal El-Watan en ligne, selon lequel les autorités y ont envoyé “d?importants convois de forces anti-émeutes”.
Dans la nuit de mercredi à jeudi à Bab el Oued, un quartier populaire du vieux centre d’Alger, des dizaines de jeunes qui ont attaqué le commissariat local à coups de pierres. Ils ont également saccagé et incendié nombre de magasins dont celui du concessionnaire de Renault réduisant en carcasses une dizaine de véhicules, a constaté un photographe de l’AFP.
Que ce soit à Alger, mais aussi dans des villes aussi lointaines (430 km à l’ouest) qu’Oran, le modus operandi a été le même.
En plein Alger, jeudi en milieu d’après-midi, la quasi-totalité des commerces avaient baissé leurs rideaux, bien plus tôt qu’à l’accoutumée en veille de week-end. Une boutique de chaussures de luxe de la rue très prisée de Didouche Mourad a même vidé son commerce: “on ferme en attendant de voir ce qui va se passer”, a lancé un employé.
L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a reconnu que “l’augmentation des prix relevée ces derniers jours est forte, car il s’agit de hausses de 20 voire de 30%”. Selon l’UGCAA, les prix notamment du sucre et de l’huile ont “fortement” augmenté début janvier.
Mercredi, le ministre du Commerce Mustapha Benbada affirmait que l'”Etat continuera à subventionner les produits” de première nécessité.
D’autres manifestations éclatent depuis des mois par petits groupes un peu partout dans le pays pour dénoncer aussi l’absence de logements sociaux, les passe-droits et la corruption. Dans le même temps, des bidonvilles illégaux sont rasés.
A l’aube de son troisième mandat, en 2009, le président Abdelaziz Bouteflika s’était engagé à construire un million d’appartements manquants depuis le séisme de 2003 et le triplement de la population (35,6 millions d’habitants) depuis l’indépendance en 1962.
10.000 habitations ont été livrées en 2010 à Alger.
Actuellement, 75% des Algériens ont moins de 30 ans et plus de 20% des jeunes sont chômeurs, selon le FMI.
Cette situation les fait fuir vers l’Europe. Faute de visas, ils partent en haute mer au risque de leur vie et toutes les semaines, les tentatives de dizaines d’entre eux échouent.
Mohammed Saib Musette, sociologue du Centre de recherches de l’économie appliquée au développement (CREAD), tire la sonnette d’alarme. “Je crains que la situation s’embrase”, a-t-il souligné à l’AFP, alors que le pays est en Etat d’urgence depuis la décennie noire anti-islamiste des années 90.
“Il y a un effet de contagion notamment quand on pense à ce qui se passe avec la Tunisie” (où des manifestations violentes depuis décembre ont fait quatre morts), selon M. Musette, même si “la situation n’est pas semblable”. “Il y a plus de libertés ici”, compare-t-il, et “l’Algérie est un pays très riche” grâce à ses hydrocarbures.
Contrairement aux émeutes de 1988 survenues alors que les caisses de l’Etat algérien étaient vides, le gouvernement a annoncé fièrement que le pays disposait de 155 milliards de dollars de réserves en devises à la fin décembre et que ses recettes en hydrocarbures avaient atteint 55,7 milliards de dollars.
© 2011 AFP

Des jeunes manifestants jettent des pierres le 6 janvier 2011 à Oran (Algérie)
Foto (c) AFP: Junge Algerier bei Zusammenstößen mit Sicherheitskräften 6. Januar 2011 in Oran (Algerien)
Des jeunes Algériens lors d’affrontements avec les forces de l’ordre le 6 janvier 2011 à Oran (Algérie)

3. La population algérienne en colère
Afrique | 06.01.2011 | Deutsche Welle World, Red. francophone Afrique
Affrontements entre police et manifestants dans la banlieue d’Alger
Großansicht des Bildes mit der Bildunterschrift: Affrontements entre police et manifestants dans la banlieue d’Alger
Après la Tunisie où de jeunes chômeurs ont bravé les autorités publiques pour faire entendre leur mécontentement, des émeutes contre la vie chère ont éclaté mercredi à Bab el Oued, un quartier populaire d’Alger.
Des dizaines de jeunes desoeuvrés ont manifesté contre l’augmentation vertigineuse des prix des denrées de première nécéssité et des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Lundi soir déjà, des milliers de jeunes avaient bloqué des routes dans l’ouest du pays, à Tipaza
Pourquoi ce mécontentement grandissant ? Ecoutez l’analyse de Mohamed Eldebattoui, expert des questions maghrébines et docteur en sciences économiques. Il répond aux questions de Bob Barry.
Edition : Philippe Pognan

Des manifestants et un policier anti-émeutes à Belcour, un quartier d'Alger, le 7 janvier 2011.Foto (c) AFP: Demonstranten und Polizei in Belcour, einem Stadtteil von Algier, 7. Januar 2011.

4. Algérie: rues nettoyées et mosquées sensibles entourées par la police
ALGER (AFP) – 07.01.2011 13:12
Au lendemain des violentes manifestations contre la vie chère en Algérie, la police entourait vendredi, jour hebdomadaire de repos dans ce pays, les mosquées des quartiers sensibles de la capitale et les matches de football ont été annulés à titre préventif.
Les mosquées étaient entourées en prévision de la prière du vendredi après laquelle les manifestations pourraient reprendre, craignent les habitants.
La Ligue nationale de football a décidé “le report de l’ensemble des rencontres programmées ce week-end, dans le cadre du championnat de football professionnel de ligue Une”, a-t-elle indiqué sur son site internet.
Par ailleurs, la France a appelé vendredi ses ressortissants à prendre des précaution en raison de la possibilité d'”émeutes d’ampleur importante” dans les grandes villes algériennes
Les autorités n’ont jusqu’à présent pas commenté ces manifestations, parfois violentes, contre les hausses allant jusqu’à 30% de certains produits de première nécessité depuis le 1er janvier.
La radio nationale a fait état en fin de matinée de manifestations pour rapporter une déclaration du ministre du Commerce Mustapha Benbada. Selon lui ses services “commencent à maîtriser la crise” et sa “résolution” serait “visible dès la semaine prochaine”. Il a dit avoir rencontré jeudi les producteurs et importateurs d’huile et de sucre, denrées qui ont connu la plus forte hausse.
Aucune victime n’a été évoquée de sources officielles. Le journal El-Watan week-end a fait état de “blessés”, sans plus de précisions.
A Alger, les rues ont retrouvé leur aspect quotidien vendredi matin après avoir été nettoyées. Les véhicules calcinés avaient été enlevés à l’aube, a constaté une journaliste de l’AFP.
Dans le quartier populaire de Bab el Oued où des affrontements violents ont opposé jeudi soir des groupes de jeunes à des policiers armés qui ont fait usage de gaz lacrymogènes, il ne restait plus de débris dans les rues, selon un photographe sur place. Un témoin a affirmé avoir vu des jeunes lancer des cocktails Molotov tandis qu’un autre a vu des sabres.
Dans le quartier el Annacer-Diar el Afia, l’établissement d’un concessionnaire automobile portait encore les traces d’un incendie, tout comme un autre garage mercredi soir à Bab el Oued.
Un bus des services publics algérois de l’ETUSA a aussi été incendié, a affirmé à l’AFP un habitant du quartier mais seules étaient visibles vendredi matin des traces noires sur la chaussée.
Un peu partout dans la capitale où la nuit a été chaude, tout semblait rentré dans l’ordre mais la police veillait autour des mosquées de Bab el Oued, de Belcourt où des pneus ont été brûlés avec des échauffourées, ainsi que de Bachjarrah, autres quartiers pauvres très densément peuplés, selon des journalistes interrogés sur place.
Dans le quartier proche de l’aéroport de Bab Ezzouar, d’importantes forces de police surveillaient, tout près de ses propres bureaux, un tout nouveau centre commercial de luxe inauguré l’été dernier et accolé à un grand hôtel. Quant à l’université toute proche, elle était encerclée par les forces de police.
Selon des voyageurs, l’autoroute est-ouest reliant Alger à sa partie est sur le littoral est bloquée depuis jeudi après-midi. Des groupes de jeunes qui ont affronté violemment les forces de l’ordre dans la soirée, y ont installé des barricades forçant les véhicules à rebrousser chemin.
Depuis plus d’une semaine, de petits groupes de jeunes dénoncent avec plus d’intensité un peu partout dans le pays ce qu’ils appellent leur “mal-vivre”, que ce soit faute d’emploi -plus de 20% des jeunes sont chômeurs- ou faute de logements.
Les jeunes –les moins de 30 ans constituent 75% des 35,6 millions d’Algériens– dénoncent aussi pèle-mêle la cherté de la vie, les passe-droits et la corruption.
© 2011 AFP

Affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, le 6 janvier 2011 à Oran, en Algérie
Foto (c) AFP: Zusammenstöße zwischen Jugendlichen und Polizei, 6. Januar 2011 in Oran, Algerien
Affrontements entre jeunes et forces de l’ordre, le 6 janvier 2011 à Oran, en Algérie

5. Le conseil interministériel algérien prévu samedi pour juguler la hausse des prix
ALGER (AFP) – 07.01.2011 15:06
Un Conseil interministériel se tiendra samedi pour examiner les moyens de juguler la flambée des prix des produits de base, qui a provoqué des émeutes dans plusieurs régions du pays, a annoncé vendredi le ministre algérien du Commerce Mustapha Benbada.

Vent de révolte au Maghreb
Afrique | 07.01.2011 | Deutsche Welle World red. francophone
La semaine a été marquée par une propagation de la grogne sociale en Algérie et en Tunisie. Des centaines de jeunes algériens ont manifesté contre la vie chère. Mais la vague de contestation n’a pas atteint le Maroc.
En Algérie comme en Tunisie, ce sont l’augmentation fulgurante des produits de base, le chômage et les inégalités sociales qui étaient au coeur des manifestations. En Tunisie, les avocats protestent également contre la répression et le manque d’indépendance de la justice. Pour l’instant, le Maroc, voisin de l’Algérie, semble épargné par cette vague de mécontentement. Comment l’expliquer?
=> Ecoutez la réponse de Mehdi Lahlou, économiste marocain, au micro de Sandrine Blanchard.

Edition: Aude Gensbittel, Cécile Leclerc
Cette réunion sera consacrée essentiellement aux lois relatives à la concurrence et aux pratiques commerciales, en particulier la définition des marges bénéficiaires des produits de large consommation, a précisé le ministre, cité par l’agence de presse APS.
Un groupe de travail de responsables du ministère, de producteurs et de transformateurs des produits de base a été également mis en place jeudi concernant la mise en oeuvre de textes réglementant les marges, a ajouté M. Benbada.
La hausse subite et importante des prix des produits alimentaires de base enregistrée début janvier a provoqué des manifestations violentes depuis mercredi dans nombre des 48 départements d’Algérie.
Les prix des produits de première nécessité tels que le sucre, l’huile, la farine et les céréales ont enregistré depuis le début de l’année une forte augmentation, allant de 20 à 30%.
L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) avait plaidé jeudi pour le “plafonnement des prix des produits de large consommation”.
M. Benbada avait affirmé mercredi que la flambée des prix de ces produits était due à la hausse mondiale des prix mais aussi aux nouvelles conditions d’approvisionnement en produits de large consommation imposées aux grossistes et détaillants.
Au lendemain des violentes manifestations contre la vie chère en Algérie, la police entourait vendredi, jour hebdomadaire de repos dans ce pays, les mosquées des quartiers sensibles de la capitale et les matches de football ont été annulés à titre préventif.
Les imams des mosquées d’Algérie ont par ailleurs appelé vendredi au calme et à la sérénité lors de la grande prière hebdomadaire.
© 2011 AFP

Le quartier de Bab El Oued à Alger, le 28 janvier 2006

Le quartier de Bab El Oued à Alger, le 28 janvier 2006Foto (c) AFP: Das Viertel Bab El Oued in Algier, 28. Januar 2006

6. Trois morts durant les émeutes en Algérie
ALGER (AFP) – 08.01.2011 20:44
Un précédent bilan officiel faisait état de deux morts et de quelque 400 blessés, dont 300 policiers.
“Je confirme le décès de trois jeunes à M’sila, Tipaza et Boumerdès”, des villes respectivement à 300 km au sud-est, 70 km à l’ouest et 50 km à l’est d’Alger, a déclaré le ministre à la chaîne de télévision Canal Algérie.
“Dans les deux premières wilayas, les personnes décédées ont été retrouvées sans vie lors des émeutes, des enquêtes sont en cours pour en déterminer les causes”, a-t-il indiqué.
La troisième personne, décédée à Tidjelabine (Boumerdès), a été retrouvée brûlée dans un hôtel incendié par les émeutiers, a-t-il ajouté.
© 2011 AFP

7. Les quartiers huppés touchés pour la première fois par les violences
ALGER (AFP) – 08.01.2011 17:19
Les récentes émeutes en Algérie, les plus graves depuis l’ouverture politique dans ce pays en 1989, ont débordé des quartiers populaires et touché les zones huppées, selon des témoignages recueillis par l’AFP et les médias algériens.
Et les habitants et commerçants disaient samedi redouter la violence des jeunes “casseurs” qui, armés de sabres, s’attaquent aux lieux fréquentés par les couches les plus aisées de la société.
Les hauteurs algéroises d’El Biar ou les quartiers résidentiels de la banlieue ouest d’Alger présentaient le même spectacle de désolation que les secteurs plus populaires de Bab el Oued ou Belcourt: vitrines défoncées, magasins vidés, et bâtiments publics saccagés.
Dans les rues, où les services de la voirie sont intervenus rapidement pour remettre les chaussées en état, les marques noires de pneus enflammés étaient encore visibles ainsi que des pavés arrachés.
A El Biar, une bijouterie a été prise d’assaut jeudi soir par une quarantaine de jeunes gens qui l’ont dévalisée, selon les habitants du quartier. Ils étaient armés de sabres, et ont volé bijoux et diamants.
Les “casseurs”, qui protestent contre le renchérissement de la vie et le manque de perspectives professionnelles dans un pays touché par le chômage, se sont attaqués à d’autres boutiques et ils ont mis à sac un restaurant, a constaté un correspondant de l’AFP.
Selon l’agence APS, des jeunes du quartier sont intervenus le lendemain vendredi pour interdire un nouvelle attaque contre un magasin de prêt-à-porter.
Ces émeutes ont incité les clients habituels des restaurants haut de gamme de ces quartiers à rester chez eux, et les propriétaires pestaient contre le manque à gagner d’un week-end de violences.
“Cela a coïncidé avec le week-end où nous faisons 50% de nos bénéfices hebdomadaires”, s’énervait vendredi soir Sofiane, le propriétaire d’un restaurant dans le quartier de Draïra, dans la banlieue sud-ouest d’Alger.
De plus, se plaignait-il, “nous avons été obligés de demander à nos serveurs de se transformer en gardiens pour protéger nos biens”.
A quelques distances, des policiers en civil étaient déployés pour protéger le siège du concessionnaire de véhicules chinois Gelly, alors que deux garages Renault ont été incendiés dans un autre secteur de la ville depuis mercredi.
Dans le quartier proche de Texraïne, où vivent des cadres, des jeunes manifestants ont saccagé en moins de deux heures vendredi un dispensaire et une antenne de la mairie. “Ils ont tout volé”, s’est plaint le gardien au correspondant de l’AFP. “Même le fauteuil dentaire et les radiateurs ont disparu”.
Un habitant du quartier présent a laissé exploser sa rage: “personne ne peut accepter cela. C’est nous les perdants”. “Je ne crois pas que ce soient les jeunes du quartier qui ont fait cela”, a-t-il ajouté. “Je suis né ici et j’ai presque 50 ans et je n’ai jamais vu cela”.
“Même durant les événements de 88, rien n’a bougé ici”, a-t-il assuré en référence aux émeutes contre la vie chère du 5 octobre 1988, peu avant l’ouverture libérale du régime.
© 2011 AFP

Un policersur la rue principale de Belcourt, à Alger, le 7 janvier 2011.Foto (c) AFP: Ein Polizist auf der Hauptstraße von Belcourt, Algier, 7. Januar 2011.

8. Algérie: le 1er producteur se défend d’être à l’origine de la hausse des prix
ALGER (AFP) – 08.01.2011 23:35
Le groupe privé Cevital, premier producteur d’huile et de sucre en Algérie, s’est défendu samedi d’être à l’origine de la flambée des prix de ces denrées à l’origine d’émeutes qui ont fait deux morts et environ 400 blessés en quatre jours.
“Le groupe Cevital n’a procédé à aucune augmentation des prix du sucre et de l’huile, malgré la hausse continue des cours des matières première sur le marché international”, a déclaré le PDG de Cevital, Issad Rebrab lors d’une conférence de presse à Alger.
“Cevital continue de pratiquer des prix inférieurs au prix du marché mondial grâce à une bonne anticipation des approvisionnements en matière première”, a ajouté M. Rebrab.
Cevital, spécialisé dans l’agroalimentaire, détient entre 60 et 65% des parts de marché dans l’huile et près de 70% dans le sucre.
Ses quatre concurrents, les producteurs d’huile de table, Safia, la Belle, Afia et Zinor, avaient auparavant annoncé leur décision de “surseoir à toute augmentation de prix et ce jusqu’à la mise en place par les pouvoirs publics d’un dispositif de régulation équitable”, selon un communiqué.
Un Conseil interministériel était annoncé pour samedi, avec pour mission d’examiner des moyens de juguler la flambée des prix des produits de base.
Cette réunion devait être essentiellement consacrée aux lois relatives à la concurrence et aux pratiques commerciales, en particulier la définition des marges bénéficiaires des produits de large consommation, selon le ministre du Commerce Mustapha Benbada.
Le patron de Cevital plaide pour une baisse de la TVA, qui est de 17%, la suppression de la taxe sur l’activité professionnelle (2%) et l’introduction d’un taux de change bonifié pour les importateurs de produits alimentaires de base.
© 2011 AFP

9. Algérie: le gouvernement baisse les taxes pour bloquer prix et violences
ALGER (AFP) – 08.01.2011 21:18
Le gouvernement algérien a annoncé samedi soir une série de mesures pour faire baisser les prix du sucre et de l’huile dont la flambée a provoqué des émeutes qui ont fait depuis le 5 janvier trois morts et quelque 400 blessés, dont 300 policiers, selon un bilan officiel.
A l’issue de plusieurs heures de réunion interministérielle autour du Premier ministre Ahmed Ouyahia, le gouvernement a annoncé l’exonération à titre temporaire de 41% des charges imposées aux importateurs, producteurs et distributeurs d’huile et de sucre.
Dans son communiqué, le gouvernement précise qu’il “attend des producteurs et des distributeurs d’en répercuter en urgence les effets sur les prix de vente aux consommateurs” dans ce pays considéré comme un important acheteur de produits alimentaires.
Il a également annoncé la tenue d’une réunion urgente “dans les prochaines heures” entre le ministre du Commerce Mustapha Benbada et les opérateurs concernés.
Ces mesures, applicables rétroactivement depuis le 1er janvier jusqu’au 31 août 2011, sont destinées à “faire face à la hausse subite des prix de certains produits alimentaires de base” à l’origine d’émeutes qui se sont poursuivies samedi dans plusieurs régions.
“Je confirme le décès de trois jeunes à M’sila, Tipaza et Boumerdès”, des villes respectivement à 300 km au sud-est, 70 km à l’ouest et 50 km à l’est d’Alger, a déclaré à la télévision le ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia.
“Dans les deux premières wilayas (départements), les personnes décédées ont été retrouvées sans vie lors des émeutes, des enquêtes sont en cours pour en déterminer les causes”, a-t-il indiqué.
La troisième personne, décédée à Tidjelabine (Boumerdès), a été retrouvée brûlée dans un hôtel incendié par les émeutiers, a-t-il ajouté.
M. Ould Kablia a souligné que la police avait reçu l’ordre de contenir les manifestations en évitant tout débordement, et que “plus de 300 agents entre police et gendarmerie, ont été blessés”. “Dans l’autre camp, il y a moins d’une centaine de blessés”, a indiqué le ministre.
A Annaba (600 km à l’est d’Alger), quatre policiers ont été blessés dans de nouveaux heurts entre jeunes manifestanst et forces de l’ordre, portant à un total de 21 le nombre de personnes blessés dans cette métropole industrielle, proche de la frontière tunisienne.
A Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, des émeutes ont eu lieu dans le centre-ville et dans des quartiers périphériques, notamment à Boukhalfa où des manifestants ont coupé vendredi la route menant vers la capitale avec des pneus en feu, selon des témoins.
Samedi, l’axe routier principal en direction d’Alger a été coupée à 75 km de là au niveau de Naciria, obligeant les automobilistes à rebrousser chemin.
A Alger, une vive tension persistait samedi notamment à Bab el Oued, quartier populaire densément peuplé et principal foyer de contestation. La nuit y a cependant été calme, selon ses résidents.
Les Algériens dont les moins de 30 ans représentent 75% de la population, avaient commencé à manifester le 5 janvier, malgré l’état d’urgence toujours en vigueur, contre l’augmentation jusqu’à 30% constatée depuis le 1er janvier des prix des produits de base.
Plusieurs partis politiques, dont le Mouvement de la Société pour la Paix (islamique modéré, membre de l’alliance présidentielle), et la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH, officielle) ont dénoncé des “actes de violence et de vandalisme”, dont le coût n’a pas encore été évalué.
© 2011 AFP

Des manifestants contre la police anti-émeutes, à Berlcourt, le 7 janvier 2011.Foto (c) AFP: Demonstranten und Polizei in Belcour, einem Stadtteil von Algier, 7. Januar 2011.

10. Les Algériens tentent de reprendre une vie normale après un week-end d’émeutes
ALGER (AFP) – 09.01.2011 18:30
Les Algériens ont commencé dimanche à reprendre une vie normale après un week-end d’émeutes meurtrières contre la vie chère et auxquelles le gouvernement a répondu dans l’urgence par des mesures destinées à juguler la flambée des prix des denrées alimentaires de base….
Le ministre de l’intérieur Dahou Ould Kablia a considéré dimanche dans un entretien avec l’AFP que la période de violences était close, même si des incidents étaient encore signalés.
En ce début de semaine en Algérie, le calme semblait effectivement revenu dans toutes les villes et bourgs où les émeutes ont éclaté le 5 janvier, selon des témoins interrogés par l’AFP.
A Alger, après quelques hésitations, les commerçants ont commencé à rouvrir leurs boutiques.
Le trafic ferroviaire, interrompu depuis jeudi, a repris dimanche depuis Alger et dans le reste du pays, a annoncé la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF).
Quant à la baisse des prix promise samedi soir par le gouvernement à l’issue d’une très longue réunion interministérielle, elle était en cours de mise en oeuvre. Le gouvernement a annoncé la suspension temporaire de taxes de l’ordre de 41% dont doivent bénéficier importateurs, producteurs, et distributeurs de produits de première nécessité pour pouvoir répercuter la baisse vers les détaillants.
Dans le même temps, il s’est dit déterminé à mettre fin aux saccages perpétrés par des jeunes protestataires. M. Ould Kablia a annoncé l’arrestation d’un millier de manifestants, notamment grâce aux images des caméras de surveillance déployées massivement dans les rues d’Alger depuis six mois.
“Les dégâts sont immenses”, a estimé le ministre. Les émeutiers, selon lui, ont visé les banques, dont deux succursales des françaises BNP et Société Générale, des boutiques de téléphonie, d’informatique, de montres, de vêtements, des concessionnaires automobiles et des bâtiments publics.
Cette violence a été principalement le fait de jeunes nés dans les années 90, la décennie de confrontation entre les forces de sécurité et les islamistes qui a fait des dizaines de milliers de morts, commente un ingénieur d’une entreprise de travaux publics.
“C’est une génération différente des précédentes, avec évidemment les mêmes conditions de malvie mais avec une dose de violence plus importante”, confirme M. Ould Kablia.
En banlieue de la côte est d’Alger, à Bordi-el-Bahri, les émeutiers, le plus souvent des adolescents, se sont acharnés sur les rares bâtiments publics qui s’y trouvent: établissements scolaires, bibliothèque municipale et poste.
“Nous essayons de remettre de l’ordre pour travailler au moins avec les élèves de terminale”, se désole un professeur face à l’ampleur des dégâts.
“Nous avons une dizaine d’élèves par classe” contre une quarantaine en temps normal, explique-t-il.
Dans d’autres agglomérations, les manifestations de samedi après-midi se sont arrêtées vers 21H00, notamment à Annaba, grande ville de l’Est, où elles avaient repris violemment.
Un médecin parti d’Alger vers Biskra (400 km au sud-est d’Alger) a observé dimanche que la circulation était redevenue normale sur cet important axe routier où des barricades avaient été érigées en différents endroits durant le week-end.
© 2011 AFP

11. Algérie: l’Etat reprend la main, la vie se normalise
ALGER (AFP) – 10.01.2011 11:35
Les autorités algériennes ont concrétisé rapidement leurs promesses de baisser les prix des denrées alimentaires, dont la flambée récente a provoqué cinq jours d’émeutes avec un bilan de cinq morts, 800 blessés, de nombreux dégâts matériels et plus d’un millier d’arrestations.
Les commerces et services publics ont rouvert normalement dans l’ensemble du pays, les écoles aussi, bien que certaines d’entre elles ont subi d’importants dégâts, selon plusieurs témoignages.
Le ministre du Commerce Mustapha Benbada s’est réuni d’urgence dimanche avec les opérateurs économiques. Leurs discussions ont notamment débouché sur la fixation officielle des prix de deux produits phare: le sucre et l’huile.
Le prix du kilo de sucre est dorénavant fixé à 90 dinars (DA, environ 0,90 euro), alors qu’il avait atteint au 1er janvier 1,20 à 1,40 DA, et le bidon de cinq litres d’huile à 600 DA (quelque 6 EUR) contre 900 à 1.000 en pleine flambée des prix.
Dans ce pays très riche en hydrocarbures, le salaire minimum garanti est de 15.000 DA mais la moyenne des salaires oscille autour de 25.000 DA, soit le prix d’un simple réfrigérateur ou le loyer d’un appartement de deux pièces à Alger.
Le gouvernement avait promis dès samedi soir à l’issue d’un conseil interministériel une baisse des prix et confirmé qu’il continuerait à subventionner les produits et services de base.
Il avait annoncé une baisse pour huit mois de 41% des taxes sur les coûts de revient des produits de base pour les importateurs, producteurs et distributeurs alimentaires. Mais M. Benbada a rectifié dimanche ce chiffre, selon le quotidien El Khabar. Il a indiqué que la baisse atteindra en réalité 23% car n’entrera pas en compte, contrairement à ce qui avait été annoncé samedi, une exonération de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
Entretemps, les manifestations commençaient à baisser d’intensité un peu partout dans le pays. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, que ce soit en uniforme ou en civil, avaient eu pour consigne “d’éviter tout dépassement”, selon le ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia. D’ailleurs la presque totalité des blessés, a-t-il précisé, ont été des membres des forces de l’ordre.
A l’AFP, le ministre a déclaré dimanche que “la page était tournée”, en dépit de la persistance de quelques incidents épars dans le pays, dont Boumerdès (centre), Béjaïa (est) et Tlemcen (ouest) “mais les choses rentrent dans l’ordre”.
M. Ould Kablia a aussi indiqué que les autorités avaient “commencé à réparer ce qui est réparable, en priorité les écoles et tous les établissements publics”. Pour lui, les dégâts provoqués par les manifestants sont “immenses”.
Selon la presse lundi, quelque 70 institutions scolaires ont été endommagées. Toutefois, la reprise “normale” des cours a pu se faire dès dimanche, selon une source du ministère de l’Education citée par El Watan.
De nombreux bâtiments officiels ont été saccagés, sinon incendiés mais le bilan de ces destructions n’est pas encore connu, tandis que de nombreux commerces ont en plus été pillés.
Les casseurs ont toutefois commencé à rencontrer de la résistance parmi la population, selon de nombreux témoignages, et l’un des cinq morts a été un homme de 36 ans tué par balle alors qu’il tentait de protéger le dépôt de boissons alcooliques de son père à Tiaret, à 340 km à l’ouest d’Alger.
En tout, ces émeutes ont fait cinq morts, dont le dernier, un chauffeur de taxi de 65 ans décédé dimanche à l’hôpital, avait inhalé la veille des gaz lacrymogènes lors de heurts entre forces de l’ordre et manifestants à Annaba (est).
Les arrestations se sont poursuivies dimanche jusqu’à atteindre 1.100, selon des sources officielles.
Si les adolescents devaient être rapidement libérés et leurs parents convoqués, les adultes devaient être déférés devant la justice et ceux reconnus coupables de violences et de destructions encourent jusqu’à deux ans de prison, selon le vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, Noureddine Benyessad.
© 2011 AFP

12. ANALYSE – Maghreb: un profond malaise social, une absence de perspectives politiques
PARIS (AFP) – 06.01.2011 15:33
Les violentes protestations sociales en Algérie et en Tunisie témoignent d’un malaise social profond, touchant en particulier les jeunes diplomés, aggravé par la crise économique et l’usure des élites politiques, estiment des experts interrogés par l’AFP.
La Tunisie est en proie, depuis le 17 décembre, à une révolte sociale inédite, partie du centre-ouest du pays, qui a fait 4 morts au total: deux lors de manifestations et deux suicides. En Algérie, des émeutes ont éclaté ces derniers jours dans les villes du pays pour dénoncer le chômage et le coût de la vie.
Selon les analystes, il y a des points communs entre les deux pays, ainsi qu’avec le Maroc voisin. Leurs économies ne parviennent pas à offrir des perspectives aux jeunes, souvent diplômés, qui arrivent sur le marché du travail.
“Dans ces trois pays, il y a eu des efforts dans le domaine de l’éducation, mais on n’a pas pensé aux mécanismes d’intégration des jeunes diplômés à la collectivité, une intégration qui passe évidemment par l’emploi”, estime Driss Benali, économiste, professeur à l’université Mohammed V de Rabat.
Le Tunisien de 26 ans qui s’était immolé par le feu en décembre et qui est mort mardi des suites de ses blessures était l’un de ces jeunes diplômés. Il était vendeur ambulant, faute de mieux, et sa marchandise venait d’être confisquée par la police.
La crise mondiale est venue s’ajouter à ces difficultés, de même que la hausse des prix alimentaires qui, dans ces pays, sont pourtant subventionnés par l’Etat. Après les manifestations en Algérie, le gouvernement vient d’assurer que l'”Etat continuera à subventionner les produits” de première nécessité.
“Il y a beaucoup de chômage, beaucoup de diplômés-chômeurs et ça fait longtemps que ça dure. La situation tient tant qu’il y a de la croissance économique”, observe Pierre Vermeren, maître de conférence à l’université de Paris I.
“De plus, la crise économique a bloqué l’émigration” qui était une soupape pour les économies du Maghreb, en offrant un débouché à certains diplômés, note-t-il.
En outre, explique le chercheur, l’Algérie et la Tunisie sont “deux pays qui ont des systèmes politiques en crise” avec deux présidents, Abdelaziz Bouteflika et Zine el Abidine Ben Ali, qui s’approchent de la fin de leur carrière. En l’absence de relève, “cela crée une situation politique d’attente, sans perspective”, note-t-il.
Les régimes politiques des pays du Maghreb sont pourtant très différents, la Tunisie étant très critiquée pour l’absence de libertés politiques.
“En Tunisie, ils manifestent parce qu’ils étouffent, ce n’est pas une violence seulement sociale mais une protestation contre le fonctionnement du régime. Le régime et la famille Ben Ali ont écarté toutes les relèves potentielles. Il n’y a plus de relais du pouvoir, il y a la peur qui règne”, souligne Antoine Basbous, de l’Observatoire des pays arabes.
De fait, le président Ben Ali, qui tient le pays d’une main de fer, a peu de craintes de voir son pouvoir menacé par la révolte sociale, selon les analystes.
“Au Maroc, la situation n’est pas aussi fermée, il y une opposition constituée. Les jeunes au chômage peuvent manifester durant des mois devant l’Assemblée nationale à Rabat”, ajoute Karim Pakzad, de l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), à Paris.
En Algérie, “le FLN (au pouvoir) a gardé une légitimité du parti de libération nationale” et “dans l’espace public, les partis d’opposition peuvent s’exprimer”, précise-t-il.
Pour les trois pays, il faut aussi désormais prendre en compte la dimension internet et le possible effet de contagion. “Les gens sont toute la journée sur internet, sur Facebook et les Algériens voient très bien ce qui se passe en Tunisie”, relève Pierre Vermeren, qui souligne aussi le rôle de la chaîne Al-Jazirah dans la diffusion de l’information au Maghreb.
© 2011 AFP
Localisation des émeutes meurtrières en Algérie1. Ausschreitungen in Algier gegen die steigenden Preise
Algier (AFP) – 2011.01.05 11.33
Krawalle brachen am Mittwochabend in der Nähe von Bab El Oued in Algier aus, wo Dutzende von Jugendlichen gegen die steigenden Preise demonstrierten und konfrontierten die Polizei mit Steinen, es wurde von Zeugen berichtet.
Der Vorfall begann kurz vor Einbruch der Dunkelheit, als Demonstranten besetzten eine der Hauptverkehrsadern des Bezirks, hieß es.
“Sie warfen Steine gegen im Stadtteil eingesetzte Anti-Aufruhr-Polizisten. Eine Gruppe von Jugendlichen zerstörte eine Bus- Wartehalle”, sagte ein Bewohner telefonisch erreicht.
“Die Demonstranten errichteten Barrikaden auch mit brennenden Reifen”, fügte er hinzu, aber nicht sagen, ob es Verletzte gab.
Preise für einige Rohstoffe wie Zucker und Öl haben kürzlich eine signifikante Zunahme in Algerien erlebt.
Im Laufe des Tages führte Handelsminister Mustapha Benbada die Preisexplosion nicht “ausschließlich” auf den Anstieg in den globalen Marktzurück. “Die Hersteller und Großhändler ihren Teil der Verantwortung haben. Die Gewinnspannen sind übertrieben”, hatte er gemeint.
“Die Preise für Grundnahrungsmittel wie Milch und Brot werden nicht erhöht werden”, versicherte er jedoch: “Der Staat wird weiterhin diese Produkte subventionieren”.
Die Ausschreitungen von Bab el Oued sind Teil eines sporadischen, regelmäßigen sozialen Protestes in mehrere wichtige Städte.
Montag Nacht, Tausende von Jugendlichen hatten Straßen gesperrt in der Region Tipaza (70 km westlich von Algier), um zu denunzieren drastischen Anstiegs der Nahrungsmittelpreise und ihre schwierigen Lebensbedingungen, berichtete am Mittwoch die arabische Tageszeitung El Khabar.
=> Ende Dezember brachen Vorfälle in verschiedenen Vororten von Algier für drei Tage aus, wo Demonstranten fordern bessere Wohnungen.
Die Vergabe von Sozialwohnungen verursacht regelmäßige Proteste in Algerien. Die Bevölkerung hat sich seit der Unabhängigkeit im Jahr 1962 verdreifacht und erreichte rund 36 Millionen jetzt, aber der Bau hat nicht Schritt gehalten.
© 2011 AFP

2. Algerien: Proteste gegen steigende Armut multiplizieren sich
Algier (AFP) – 2011.01.06 05.38
Die Jugend in Algerien ist wieder Donnerstag in den Straßen mit heftigem Protest gegen die hohen Lebenshaltungskosten, Wohnungsnot und Arbeitslosigkeit in diesem Land reich an Öl, nach Zeugen und der Presse.
Hunderte von jungen Leuten rund um die Stadt von Boumerdes, etwa 60 Meilen östlich von Algier, aber auch in Bejaia (im Osten bei 260 km von der Hauptstadt) blockierten die wichtigsten regionalen Straßen zu schreien ihren Ärger, berichtete die Zeitung El-Watan Online, und dass die Behörden geschickt haben “große Konvois von Polizei. ”
In der Nacht von Mittwoch auf Donnerstag in Bab el Oued, einem Arbeiterviertel von Algier in der Altstadt, Dutzende von Jugendlichen hatten di örtliche Polizeidienststelle mit Steinen angegriffen. Sie haben auch viele Geschäfte geplündert und verbrannt, einschließlich des Renault-Händlers mit ein Dutzend Fahrzeuge, laut einem AFP-Fotografen.
Ob in Algier oder in Städten wie weit entfernt (430 km westlich) Oran, war der Modus Operandi der gleiche.
In Algier am Donnerstag Nachmittag fast alle Geschäfte hatten ihre Klappe runter, viel früher als üblich am Vorabend des Wochenendes. Ein Schuh-Boutique in der populären Luxus Straße Didouche Mourad hatte sogar seinen Laden geleert: “ist geschlossen, bis wir sehen, was passiert”, sagte er ein Mitarbeiter.
Die Allgemeine Union der algerischen Händler und Handwerker (UGCAA) räumte ein, dass “Preiserhöhungen in den letzten Tagen sehr hoch sind, auf 20 oder sogar 30%”. Nach UGCAA Preise, vor allem Zucker und Öl, haben “stark” gestiegen Anfang Januar.
Mittwoch Handelsminister Mustapha Benbada behauptete, dass der “Staat wird auch weiterhin “notwendige” Produkte subventionieren.
Ähnliche Proteste brachen seit Monaten in kleinen Gruppen im ganzen Land aus, zu verurteilen auch den Mangel an Sozialwohnungen, Günstlingswirtschaft und Korruption. Zur gleichen Zeit wurden illegale Slums abgerissen.
Am Vorabend seiner dritten Amtszeit im Jahr 2009 versprach Präsident Abdelaziz Bouteflika eine Million Wohnungen aufzubauen, die fehlen seit dem Erdbeben von 2003 aufbauen und einer Verdreifachung der Bevölkerung (35,6 Mio.) seit der Unabhängigkeit im Jahr 1962.
10.000 Häuser wurden im Jahr 2010 in Algier geliefert.
Derzeit sind 75% der Algerier unter 30 Jahre alt, und über 20% der Jugendlichen sind arbeitslos, nach Angaben des IWF.
Das macht sie nach Europa zu fliehen. Ohne Visa, gehen sie auf hoher See und riskieren ihr Leben, jede Woche versuchten Dutzende von ihnen das und scheitern.
Mohammed Saib Musette, Soziologe der Forschungsstelle für Angewandte Wirtschaftliche Entwicklung (CREAD), hat Alarm geschlagen. “Ich fürchte, dass die Situation aufflackert”, sagte er zu AFP, während das Land in einem Ausnahmezustand ist seit dem Jahrzehnt der schwarzen anti-islamistischen 90er Jahre.
“Es ist eine ansteckende Wirkung, vor allem, wenn man darüber nachdenkt, was passiert in Tunesien (wo gewalttätige Proteste seit Dezember vier Menschen getötet hat)”, nach Herrn Musette, obwohl “die Situation nicht vergleichbar ist”. “Es gibt mehr Freiheit hier”, vergleicht er, und “Algerien ist ein sehr reiches Land” dank seiner Ölvorkommen.
Im Gegensatz zu den 1988 Ausschreitungen, während die algerische Staatskassen waren leer, die Regierung verkündet stolz, dass das Land 155 Mrd. $ an Währungsreserven hatte Ende Dezember und dass seine Öleinnahmen haben 55,7 Mrd. Dollar erreicht.
© 2011 AFP

3. Algerien: “gereinigte” Straßen und sensible Moscheen von der Polizei umstellt
Algier (AFP) – 2011.07.01 01.12
Im Zuge der gewaltsamen Proteste gegen die hohen Preise in Algerien, umringte die Polizei Freitag, dem wöchentlichen Ruhetag in diesem Land, Moscheen und Stadtviertel der Hauptstadt und hatte Fußballspiele als Vorsichtsmaßnahme abgesagt.
Die Moscheen wurden in Erwartung des Freitagsgebets umzingelt, nach dem laut beunruhigten Anwohnern die demonstrationen wieder einsetzen würden.
National Football League hat entschieden “,alle geplanten Treffen an diesem Wochenende in der Meisterschaft Professional Football League A zu verschieben”, sagte sie auf ihrer Website.
Zudem hat Frankreich am Freitag aufgerufen seine Staatsangehörigen zur Vorsicht wegen der Möglichkeit von “bedeutendem Umfang Unruhen” in den großen Städten Algeriens.
Die Behörden haben bisher nicht kommentiert die Demonstrationen, manchmal gewalttätig, gegen Erhöhungen von bis zu 30% für bestimmte Grundnahrungsmittel seit dem 1. Januar.
National Radio berichtet am späten Vormittag eine Erklärung von Handelsminister Mustapha Benbada. Er sagt, seine Dienste “beginnen, die Krise zu meistern” und seine “Auflösung” wäre “sichtbar nächste Woche.” Er sagte, er traf sich am Donnerstag mit den Herstellern und Importeuren von Öl und Zucker, die Lebensmittel, die die größten Preissteigerungen erfahren.
Keine Verletzten wurden in offiziellen Quellen erwähnt. Die Zeitung “El-Watan Wochenende” berichtete von “Verletzten”, ohne näheres dazu.
In Algier wurden den Straßen ihre alltägliche Erscheinung zurückgegeben Freitag Morgen nach der Reinigung. Die verkohlten Fahrzeuge im Morgengrauen entführt wurden, ermittelte ein Journalist der AFP.
Im Bezirk Bab el Oued, wo gewalttätige Auseinandersetzungen entluden sich Donnerstagabend zwischen Gruppen von Jugendlichen und bewaffneter Polizei, die Tränengas eingesetzt hatte, es gab mehr Trümmer in den Straßen, nach einem Fotografen vor Ort. Ein Zeuge sagte, er sah Jugendliche werfen Molotow-Cocktails, während ein anderer sah Schwerter.
Öffentliche Busse der Linie ETUSA von Algier waren auch verbrannt, sagte der AFP ein Anwohner, am Freitag Morgen sichtbar waren schwarze Flecken auf der Fahrbahn.
Rund um die Hauptstadt, wo die Nacht war heiß, schien alles wieder normal, aber die Polizei hielt Wache rund um die Moscheen in Bab el Oued, wo Reifen mit Scharmützeln verbrannt wurden, sowie um andere Armenviertel.
Im Viertel in der Nähe des Flughafens von Bab Ezzouar, eine große Kraft der Polizei bewacht ein neues Luxus-Einkaufszentrum, im vergangenen Sommer eröffnet neben einem großen Hotel. Wegen der nahe gelegenen Universität wurde alles von der Polizei umstellt.
Seit mehr als eine Woche protestieren Gruppen von jungen Menschen mit mehr Intensität im ganzen Land gegen “Lebensnot”, mehr als 20% der jungen sind arbeitslos oder Mangeln an Wohnraum.
Junge Menschen – diejenigen unter 30 Jahren bilden 75% von 35,6 Millionen Algeriern – prangern auch die Verbindung von auch die hohen Lebenshaltungskosten, Günstlingswirtschaft und Korruption.
© 2011 AFP

4. Der Interministerielle Rat plant für Samstag einen algerischen Bordstein gegen steigende Preise
Algier (AFP) – 2011.07.01 15.06
Ein Inter-Ministerrat erörtert Samstag Möglichkeiten, die steigenden Preise von Rohstoffen, die Unruhen in verschiedenen Teilen des Landes verursachten, einzudämmen, sagte am Freitag der algerische Minister für Handel Mustafa Benbada.
Dieses Treffen wird vor allem den Gesetzen auf Wettbewerb und Handel gewidmet werden, insbesondere die Definition der Gewinnspannen der großen Consumer-Produkte, sagte der Minister, zitiert von Nachrichtenagentur APS.
Eine Arbeitsgruppe von Ministerialbeamten, Erzeugern und Verarbeitern von Rohstoffen wurde ebenfalls seit Donnerstag über die Umsetzung der Rechtsvorschriften zur Regelung der Margen eingesetzt, sagte Benbada.
Die plötzliche und deutliche Erhöhung der Preise von Grundnahrungsmitteln Anfang Januar aufgezeichnet führte zu heftigen Protesten seit Mittwoch in vielen der 48 Departements der Demokratischen Volksrepublik Algerien.
Die Preise für Grundnahrungsmittel wie Zucker, Öl, Mehl und Getreide haben seit dem Beginn eine starke Zunahme von 20 bis 30% erfahren.
Die Allgemeine Union der algerischen Händler und Handwerker (UGCAA) plädierte Donnerstag für die Einfrierung der Preise für meistverbrauchte Produkte.

© 2011 AFP

5. Drei Tote bei Unruhen in Algerien
Algier (AFP) – 2011.08.01 20.44
Bislang Todesfälle sind gemeldet und rund 400 Verletzte, darunter 300 Polizisten.
“Ich kann den Tod von drei jungen Leuten in M’Sila, Tipaza und Boumerdes bestätigen,” Städte bis 300 km süd-östlich, 70 km westlich und 50 km östlich von Algier, sagte ein Minister im Fernsehsender Canal Algerien.
“In den ersten beiden, die Verstorbenen gefunden wurden während der Unruhen tot, Untersuchungen sind im Gange, um die Ursachen zu ermitteln “, sagte er.
Die dritte Person in Tidjelabine (Boumerdes), wurde “in einem Hotel Feuer, durch die Randalierer verbrannt, gefunden “, fügte er hinzu.
© 2011 AFP

6. Die hippen Viertel erstmalig durch die Gewalt betroffen
Algier (AFP) – 2011.08.01 05.19
Die jüngsten Unruhen in Algerien, die schlimmsten seit der politischen Öffnung dort im Jahr 1989, schwappten aus den Armenvierteln in hippe Viertel, nach Aussagen von der AFP und der algerischen Medien gesammelt.
Anwohner und Händler erzählten am Samstag ihre Angst vor der Gewalt von Jugendlichen “Schergen”, die mit Schwertern bewaffnet angreifen Orte von reicheren Schichten der Gesellschaft.
Die Höhen von El Biar in Algier oder Wohngebiete von den westlichen Vororten von Algier zeigten die gleiche Szene der Verwüstung wie die armen Gegenden von Bab el Oued und Belcourt: Scheiben eingeschlagen, Geschäfte verwüstet und ausgenommene öffentliche Gebäude.
In den Straßen die schwarzen Markierungen noch sichtbar von brennenden Reifen.
In El Biar, war ein Schmuckgeschäft im Sturm genommen am Donnerstagabend von vierzig jungen Leute, die geraubt haben, so Anwohner. Sie waren mit Schwertern bewaffnet, und stahlen Schmuck und Diamanten.
Die “Schläger”, aus Protest gegen die steigenden Lebenshaltungskosten und den Mangel an beruflichen Perspektiven in einem Land von der Arbeitslosigkeit betroffen, haben mit anderen Läden angegriffen und geplündert ein Restaurant, sagte ein Korrespondent AFP.
Laut APS, haben lokale Jugend am nächsten Tag eine neue Attacke gegen einen Vorrat von Modewaren verhindert.
Diese Unruhen haben Stammkunden von gehobenen Restaurants in diesen Vierteln geführt zu Hause bleiben, und wetterten die Besitzer gegen den Mindereinnahmen für ein Wochenende der Gewalt.
“Dies fiel zeitlich mit dem Wochenende zusammen, wenn wir 50% unserer Gewinne machen” sagte Freitag Nacht Sofiane entnervt, der Inhaber einer Gaststätte im Vuertel Draïra, einem Vorort südwestlich von Algier.
Ferner beklagte er, “waren wir gezwungen, unsere Kellner zu bitten, Wachleute werden, um unser Eigentum zu schützen.”
Eine kurze Distanz, waren Polizisten in Zivil eingesetzt, um den Sitz des chinesischen Fahrzeugs Autohaus Gelly schützen, während zwei Renault Garagen in einem anderen Teil der Stadt seit Mittwoch, angezündet wurden.
In der Nachbarschaft des Viertels Texraïne, wo leitende Angestellte leben, haben junge Demonstranten in weniger als zwei Stunden geplündert Freitag eine Klinik und eine Rathausfiliale. “Sie stahlen alles”, klagte der Wachmann gegenüber dem AFP-Korrespondent. “Auch den Behandlungsstuhl und Heizkörper sind verschwunden.”
Ein Anwohner hat jetzt in Wut explodiert: “Niemand kann akzeptieren, dass wir die Verlierer sind..” “Ich glaube nicht, dass sie aus diesem Viertel sind, die Kinder, die dies taten”, fügte er hinzu. “Ich wurde hier geboren und ich bin fast 50 Jahre und ich habe es nie gesehen.”
“Auch während der Ereignisse von 88, hatte sich hier nichts geändert”, sagte er in Bezug auf Ausschreitungen gegen die hohen Preise der 5. Oktober 1988, kurz vor der Eröffnung des liberalen Regimes.
© 2011 AFP

7. Algerien: der erste Hersteller bestreitet hinter steigenden Preisen zu stehen
Algier (AFP) – 2011.01.08 11.35
Der private Cevital, größter Produzent von Öl und Zucker in Algerien, verteidigte sich Samstag, Ursache der steigenden Preise dieser Rohstoffe zu sein.
“Die Gruppe Cevital machte keine Erhöhung der Preise für Zucker und Öl, trotz der fortgesetzten Anstieg der Rohstoffpreise auf den internationalen Markt”, sagte der CEO von Cevital, Issad Rebrab, auf einer Konferenz Presse in Algier.
“Cevital weiterhin anbieten zu niedrigeren Preisen als die Weltmarktpreise aufgrund der guten Voraus-Versorgung mit Rohstoffen”, sagte Rebrab.
Cevital spezialisiert Agrarindustrie, hält zwischen 60 und 65% Marktanteil im Öl und fast 70% für Zucker.
Seine vier Konkurrenten Hersteller von Speiseöl, Safia, Belle und Afia Zinor, hatten zuvor ihre Entscheidung für “etwaige Preiserhöhungen bis zur Errichtung von Regierung eines angekündigten Steuerprogramms ausgesetzt,” so eine Erklärung.
….
Cevital Chef plädiert für eine Senkung der Mehrwertsteuer, die 17% ist, das Entfernen der Steuer auf berufliche Tätigkeit (2%) und die Einführung einer subventionierten Wechselkurse für die Importeure von Lebensmitteln detr Basis.
© 2011 AFP

8. Algerien: Die Regierung senkt Steuern, um Preise und Gewalt zu blockieren
Algier (AFP) – 2011.08.01 21.18
Die algerische Regierung hat Samstag angekündigt eine Reihe von Maßnahmen zur Senkung der Preise für Zucker und Öl, deren Anstieg in Ausschreitungen geführt.
Nach mehreren Stunden im interministeriellen Treffen mit dem Premierminister Ahmed Ouyahia kündigte die Regierung eine befristete Befreiung von 41% der Belastung der Importeure, Produzenten und Vertreiber von Öl und Zucker an.
In seiner Erklärung sagte die Regierung, sie “erwartet, dass die Hersteller und Händler die Auswirkungen auf die Preise an die Verbraucher weitergeben” in diesem Land, als ein wichtiger Abnehmer von Lebensmitteln angesehen.
Sie kündigte auch die Abhaltung einer Dringlichkeitssitzung “in den kommenden Stunden” zwischen Handelsminister Mustapha Benbada und Wirtschaftsleuten an.
….
Mehrere politische Parteien, einschließlich der Bewegung der Gesellschaft für den Frieden (islamische moderate Mitglied des Präsidiums Allianz) und die Nationale Beratende Kommission für die Förderung und den Schutz der Menschenrechte (CNCPPDH offiziell) verurteilte ” Gewalt und Vandalismus “, dessen Kosten noch nicht überprüft worden.
© 2011 AFP

9. Die Algerier versuchen wieder ein normales Leben nach einem Wochenende von Unruhen
Algier (AFP) – 2011.09.01 18.30
Algerien begann am Sonntag zu einem normalen Leben zurückzukehren nach einem Wochenende der tödlichen Ausschreitungen gegen hohe Lebenshaltungskosten, und die Regierung hat in Sofortmaßnahmen reagiert auf die steigenden Preise für Grundnahrungsmittel .. ..
Der Innenminister Dahou Ould Kablia hat gefunden Sonntag in einem Interview mit AFP, dass die Zeit der Gewalt zu Ende ist, auch wenn von einzelnen Vorfälle noch berichtet wird.
Anfang dieser Woche in Algerien, tatsächlich schien Ruhe zu herrschen in allen Städten und Gemeinden, wo die Unruhen am 5. Januar ausgebrochen waren, nach Zeugen von AFP befragt.
In Algier, nach einigem Zögern, begannen Einzelhändler ihre Geschäfte zu öffnen.
Der Eisenbahnverkehr, seit Donnerstag unterbrochen, übernahm Sonntag den Dienst in Algier und dem Rest des Landes, meldete die staatliche Eisenbahngesellschaft (SNTF).
Die für die niedrigeren Preise durch die Regierung am Samstag nach einer langen Ministertreffen versprochenen Maßnahmen werden umgesetzt. Die Regierung kündigte die vorübergehende Aussetzung der Steuern von etwa 41% für Importeure, Produzenten und Vertreiber von Grundnahrungsmitteln an, weiterzugeben an die Einzelhändler.
Zugleich sagte sie, sie sei entschlossen, die Plünderung von jungen Demonstranten verübt zu beenden. Ould Kablia meldete die Festnahme von tausend Demonstranten, identifiziert durch die Bilder von Überwachungskameras massiv in den Straßen von Algier seit den vergangenen sechs Monate im Einsatz.
“Der Schaden ist enorm”, sagte der Minister. Die Randalierer, sagte er, haben auf die Banken gezielt, zwei Zweige der Französisch BNP und Societe Generale, Geschäfte für Telefonie, Computer, Uhren, Kleidung, Autohäuser und öffentliche Gebäude.
Diese Gewalt war hauptsächlich das Ergebnis von Jugendlichen in den 90er Jahren geboren, das Jahrzehnt der Konfrontation zwischen Sicherheitskräften und Islamisten, die Zehntausende von Toten gefordert hatte, sagte ein Ingenieur bei einer Baufirma.
“Das ist eine Generation, die unterscheidet sich von früheren, offenbar mit den gleichen Bedingungen des schlechten Lebens, aber mit einer Dosis von mehr Gewalt”, sagt Herr Ould Kablia.
In den Vororten der Ostküste von Algier, Bordi el-Bahri, haben die Randalierer, meist Jugendliche, hart auf die wenigen öffentlichen Gebäude geschlagen, wie Schulen, Bibliothek und Postamt.
“Wir versuchen, Ordnung zu bringen, um zumindest mit Abiturienten zu arbeiten”, klagt Professor an der Umfang des Schadens.
“Wir haben ein Dutzend Schüler pro Klasse” gegenüber 40 in normalen Zeiten, sagt er.
In anderen Städten waren die Demonstrationen am Samstag Nachmittag um 21.00 Uhr, einschließlich Annaba, großen östlichen Stadt, wo sie heftig wurden, dann zu Ende.
Ein Arzt nach der Strecke von Algier nach Biskra (400 km süd-östlich von Algier) stellte fest, am Sonntag, dass Verkehr ist normal auf dieser Hauptverkehrsstraße, wo Barrikaden errichtet waren an verschiedenen Standorten am Wochenende.
© 2011 AFP

10. Algerien: Der Staat übernimmt wieder, das Leben ist wieder normal
Algier (AFP) – 10.01.2011 11.35 Uhr
Die algerischen Behörden haben schnell realisiert ihre Versprechen von niedrigeren Nahrungsmittelpreisen, deren jüngster Anstieg verursacht hat fünf Tage Ausschreitungen mit einem Rekord von fünf Tote, 800 Verletzte, viele Sachschäden und mehr als tausend Verhaftungen .
Unternehmen und Versorgungsunternehmen haben in der Regel im ganzen Land eröffnet, Schulen auch, obwohl einige von ihnen erlitten erhebliche Schäden, nach mehreren Zeugen.
Handelsminister Mustapha Benbada traf am Sonntag Wirtschaftsleute. Ihre Diskussionen führte vor allem zur offiziellen Festsetzung der Preise für zwei wichtige Produkte: Zucker und Öl.
Der Preis für ein Kilo Zucker ist jetzt bei 90 Dinar (DA, etwa 0,90 Euro) festgesetzt, während er hatte 1,20-1,40 am 1. Januar erreicht, und fünf Gallonen Öl 600 Dinar (ca. 6 EUR), zuvor 900-1000.
In diesem Land reich an Öl, ist der Mindestlohn 15.000 DA, aber der Durchschnittslohn schwebt bei rund 25.000 , dies ist der Preis für einen einfachen Kühlschrank oder Miete einer Zwei-Zimmer-Wohnung in Algier.
Die Regierung versprach am Samstagabend nach einer interministeriellen Rat zu niedrigeren Preisen und bestätigt weiterhin, grundlegende Gütern und Dienstleistungen zu subventionieren.
Sie hatte eine Reduktion auf acht Monate von 41% Steuern auf Kosten und Preis für Ware für Importeure, Produzenten und Lebensmittel Händler angekündigt. Aber Herr Benbada korrigiert hat die Figur Sonntag, der Tageszeitung El Khabar. Er sagte, dass der Rückgang real 23% sei, denn in Wirklichkeit wird nicht in Betracht kommen, im Gegensatz zu dem, was war Samstag, eine Steuerbefreiung auf Unternehmensgewinne.
Unterdessen begannen die Ereignisse in ihrer Intensität im ganzen Land sinken. Die Sicherheitskräfte, in großen Zahlen eingesetzt, ob in Uniform oder Zivil, sind angewiesen worden, “jegliche Exzesse” zu vermeiden, so Innenminister Dahou Ould Kablia. In der Tat fast alle Verwundeten, sagte er, waren Mitglieder der Strafverfolgung.
An der AFP sagte der Minister am Sonntag, dass “die Seite gewendet wurde,” trotz der Persistenz von ein paar verstreuten Ereignissen in dem Land, Boumerdes (Mitte) Bejaia (Osten) und Tlemcen (West) “,aber die Dinge sind wieder normal.”
Ould Kablia sagte auch, dass Behörden hätten “begonnen zu reparieren, was repariert werden kann, Priorität Schulen und alle öffentli

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