ALGERIEN: WIEDERAUFFLAMMEN UND POLITISIERUNG DER PROTESTE – Algérie: 42 blessés lors d’une "manifestation pour la démocratie" interdite

1. Algerien: unkoordinierte Oppositionsbewegung
Algier (AFP) – 2011.01.21 20.08
Die oppositionellen Demonstranten in Algerien, inspiriert von dem politischen Wandel in Tunesien, erschienen Freitag in einer unkoordinierten Reaktion, am Vorabend einer Demonstration für die Demokratisierung, aber von den Behörden verboten.
2. Algerien: 42 Verletzte in einer verbotenen “Demonstration für die Demokratie”
Algier (AFP) – 2011.01.22 15.41
Der Vorsitzende der Oppositionspartei RCD, Aufrufer einer nicht genehmigten Demonstration am Samstag in Algier, Said Sadi, sagte AFP, dass 42 ihrer Anhänger wurden von der Polizei während der Kundgebung verletzt.
BEIDE DEUTSCHEN (VON MIR ETWAS VERBESSERTEN GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM FOTO

1er ARTICLE SUR DEUX: Algérie: les opposants en ordre dispersé
ALGER (AFP) – 21.01.2011 20:08
Les contestataires du régime en Algérie, inspirés par le changement politique en Tunisie, semblaient réagir vendredi en ordre dispersé, à la veille d’une manifestation pour la démocratisation prévue par un parti politique mais interdite par les autorités.

Manifestation à Alger, le 22 janvier 2011
Foto (c) AFP: Manifestation à Alger, le 22 janvier 2011
Demonstration in Algier, 22.01.2011


Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD, 19 députés sur 385), formation d’opposition, a maintenu son appel. “Nous revendiquons le droit de marcher pacifiquement dans notre capitale”, a-t-il déclaré dans un communiqué reçu en fin d’après-midi par l’AFP.
Il réaffirmait ainsi pour la troisième fois sa décision d’organiser une marche à partir de 10H00 GMT dans le centre d’Alger, de la Place de la Concorde jusqu’à l’Assemblée nationale populaire (parlement).
Les manifestations sont proscrites en Algérie en vertu de l’état d’urgence en vigueur depuis 1992. La wilaya (préfecture) d’Alger a demandé aux habitants de ne pas suivre cet appel.
Un autre parti d’opposition, le Front des Forces Socialistes (FFS, non représenté au parlement) du dirigeant historique Hocine Aït Ahmed, installé en Suisse, s’en est pris vendredi à la démarche du RCD.
Toujours prompte à intervenir sur la scène politique, le FFS l’a accusé sans le nommer de “conférer avec le DRS (les services de la sécurité militaire)” tout en faisant “appel aux forces du changement”, dans un communiqué à l’AFP.
Le RCD que le FFS, tous deux très bien implantés en Kabylie, ont toujours été en rivalité politique.
Par ailleurs, une déclaration faisant l’éloge de la révolution en Tunisie a d’ores et déjà signée par une trentaine de personnalités notamment universitaires et de la presse: ouverte aux signatures, elle circulait vendredi en Algérie, où des émeutes essentiellement menées par des jeunes au début du mois ont fait cinq morts et plus de 800 blessés.
Rendant hommage à leurs voisins de l’Est pour avoir renversé le régime de Zine Al Abidine Ben Ali le 14 janvier, les signataires estiment que cette “juste action du peuple tunisien ouvre une nouvelle situation politique dans un Maghreb lié par un destin commun”.
S’ils ne se sont pas prononcé sur la démarche du RCD, les auteurs de la pétition ont toutefois appelé à l’union.
Ils souhaitent “la convergence de toutes les (…) initiatives de citoyens, d?associations, de syndicats et de partis politiques allant dans le sens de la levée du carcan sur la vie publique et pour l?avènement de l?alternance démocratique en Algérie”.
La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), quatre syndicats autonomes algériens et d’autres formations politiques dont le RCD et le FFS se sont réunis vendredi et “ont créé une coalition qui se réunira constamment”, a indiqué le président de la LADDH, Mostefa Bouchachi, à l’AFP.
Ils prévoient une marche pour l’anniversaire le 9 février de la proclamation de l’Etat d’urgence, intervenue en pleine guerre contre les islamistes en 1992.
Quant à celle de samedi, “la plupart des gens vont y participer, je pense”, a déclaré Me Bouchachi. Il a toutefois reconnu que les parties présentes à la réunion “n’avaient pas appelé officiellement à y aller”.
Le président du RCD, Saïd Sadi, avait auparavant déclaré au téléphone à l’AFP que la marche faisait l’objet de discussions avec des membres de l’opposition tout en refusant de dire ceux-ci s’y joindront: “je ne peux pas parler à leur place”, a-t-il dit.
En tous cas les autorités ont réagi très rapidement et très clairement à cet appel à manifester.
Dans un communiqué jeudi soir, la wilaya (préfecture) d’Alger a rappelé que “les marches à Alger ne sont pas autorisées” et que “tout rassemblement sur la voie publique est considéré comme une atteinte à l’ordre public”.
© 2011 AFP

2. Algérie: 42 blessés lors d’une “manifestation pour la démocratie” interdite
ALGER (AFP) – 22.01.2011 15:41
Le président du parti d’opposition à l’origine d’une manifestation interdite samedi à Alger, Saïd Sadi, a affirmé à l’AFP que 42 de ses partisans avaient été blessés par la police lors de ce rassemblement.
“Il y a eu plusieurs blessés et parmi eux le chef du groupe parlementaire du RCD Othmane Amazouz, ainsi que de nombreuses arrestations”, a déclaré par téléphone à l’AFP Saïd Sadi, le président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) qui avait appelé à la manifestation.
A l’appel du RCD, des manifestants s’étaient rassemblés devant le siège du parti avant une marche prévue sur le Parlement.
Peu après, un journaliste de l’AFP a vu le chef régional du RCD à Bejaia (260 km à l’est d’Alger), Reda Boudraa, la tête couverte de sang après avoir reçu un coup de bâton. Il a été évacué en ambulance avec un autre manifestant.
Le député et porte-parole du RCD Mohsen Belabbes a annoncé à la mi-journée cinq blessés.
Citant une source policière, l’agence APS a pour sa part fait état de sept policiers blessés, dont deux dans un état grave.
L’AFP a été témoin d’arrestations musclées par la police qui a de son côté annoncé cinq interpellations à l’APS.
Parmi elles, semble-t-il, Arezki Aïter, le député RCD de Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, relâché une heure plus tard, selon son parti.
Certains manifestants, brandissant des drapeaux algériens mais aussi les couleurs de la Tunisie, criaient “Algérie démocratique” ou “le pouvoir, y’en a marre”, “Etat assassin”, “Algérie libre, Algérie démocratique”.
Dès le début de la matinée, environ 300 personnes s’étaient retrouvées bloquées par des centaines de membres des forces de l’ordre casqués, équipés de matraques, boucliers et gaz lacrymogène, devant le RCD sur l’avenue historique Didouche Mourad.
Les manifestants devaient en partir pour la Place de la Concorde, dans le centre, pour lancer la marche vers 10H00 GMT en direction de l’Assemblée nationale populaire (Parlement).
“Je suis prisonnier dans le siège du parti, déclarait Saïd Sadi par haut-parleur depuis le premier étage de l’immeuble. “On ne peut pas mener de lutte pacifique quand ont est assiégé”, avait-il clamé à ses partisans et aux journalistes, avant que le blocus ne prenne fin vers 13H30 GMT, une fois le calme rétabli.
Dès vendredi soir, les autorités avaient pris des dispositions pour quadriller la capitale après la décision du RCD de maintenir la manifestation malgré l’interdiction par la wilaya (préfecture) d’Alger.
En pleine nuit, des dizaines de véhicules blindés avaient pris position dans le vieux centre historique et des barrages érigés aux entrées de la capitale.
Au moins trois bus transportant des manifestants de Kabylie ont été bloqués dès vendredi soir, selon des témoins cités par le quotidien El-Watan.
Place de la Concorde, des dizaines de véhicules blindés et des centaines de membres de la protection civile et de la police avaient été déployés, tout comme devant le palais présidentiel, sur les hauteurs d’Alger, protégé par une douzaine de véhicules blindés armés de canons à eau. Dans le ciel, une ronde d’hélicoptères surveillait la situation.
“Le fait d’interdire des marches pacifiques encadrés par des partis et la société civile, c’est pousser à une explosion”, a déclaré par téléphone à l’AFP le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh) Mostefa Bouchachi. “C’est désolant”.
L’Algérie a vécu début janvier cinq jours d’émeutes contre la vie chère qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés. Le mouvement s’est arrêté après l’annonce par le gouvernement de mesures pour faire baisser les prix des produits de première nécessité.
© 2011 AFP

Des policiers algériens lors d’une manifestation

Des policiers algériens lors d'une manifestationFoto (c) AFP: Algerische Polizisten während einer Demonstration

1. Algerien: unkoordinierte Oppositionsbewegung
Algier (AFP) – 2011.01.21 20.08
Die oppositionellen Demonstranten in Algerien, inspiriert von dem politischen Wandel in Tunesien, erschienen Freitag in einer unkoordinierten Reaktion, am Vorabend einer Demonstration für die Demokratisierung, aber von den Behörden verboten.
Die Sammlungsbewegung für Kultur und Demokratie (RCD, 19 Abgeordnete aus 385), Oppositionsformation, hat seinen Aufruf aufrechterhalten. “Wir beanspruchen das Recht auf friedliche Demonstration in unserer Hauptstadt”, sagte sie in einer Erklärung, erhalten am späten Nachmittag von AFP.
Und sie bekräftigte zum dritten Mal ihre Entscheidung, einen Marsch von 10:00 GMT im Zentrum Algiers zu organisieren, von Place de la Concorde bis NPC (Parlament).
Demonstrationen sind in Algerien unter den Ausnahmezustand in Kraft seit 1992 verboten. Die Wilaya (Provinz) von Algier hat Anwohner gebeten, nicht auf diesen Ruf zu folgen.
Eine weitere Oppositionspartei, die Front der Sozialistischen Kräfte (FFS, nicht im Parlament vertreten, Führer Hocine Ait Ahmed in der Schweiz), wetterte Freitag um den Ansatz der RCD.
Immer bereit, auf der politischen Bühne einzugreifen, hat die FFS in einer Erklärung den RCD beschuldigt, “mit dem DRS (die militärische Sicherheitsdienste)zusammenzuarbeiten”, und gleichzeitig “Aufruf an die Kräfte des Wandels” zu lancieren, erfuhr AFP.
RCD wie die FFS, beide sehr gut in der Kabylei etabliert, haben immer politische Rivalität gehabt.
Darüber hinaus eine Erklärung, bereits unterzeichnet von etwa dreißig Personen darunter Wissenschaftler und die Presse, lobte die Revolution in Tunesien, zirkuliert in Algerien, wo Ausschreitungen meist durch Jugendliche geführt Anfang dieses Monats hatten fünf Menschen getötet und über 800 verwundet.
Als Hommage an ihre östlichen Nachbarn, die das Regime von Zine Al Abidine Ben Ali am 14. Januar gestürzt haben, die Unterzeichner sprechen vom “gerechten Kampf des tunesischen Volks, der eine neue politische Situation im Maghreb, durch ein gemeinsames Schicksal gebunden, geöffnet hat.”
Wenn sie nicht auf den Ansatz der RCD eingehen, die Verfasser der Petition haben jedoch haben für die Union aufgerufen.
Sie wollen “die Konvergenz aller Initiativen (…) Bürger-Verbände, Gewerkschaften und politischen Parteien in die Richtung einer Aufhebung des Joch des öffentlichen Lebens und für den Demokratischen Wechsel in Algerien. ”
Die algerische Liga für die Verteidigung der Menschenrechte (LADDH), vier algerische autonome Gewerkschaften und anderen politischen Gruppierungen einschließlich der RCD und der FFS trafen sich dann Freitag und “haben eine Koalition, die kontinuierlich wird, erstellt”, sagte Vorsitzender des LADDH, Mostefa Bouchachi, der AFP.
Sie planen einen Marsch auf den Jahrestag des 9. Februar der Ankündigung des Ausnahmezustands, der während des Krieges gegen die Islamisten im Jahr 1992 einsetzte.
Am Samstag “Die meisten Leute teilnehmen, denke ich”, sagte Bouchachi. Aber er räumte ein, dass die Parteien in der Sitzung anwesend “hatten nicht offiziell aufgerufen, zu gehen.”

In allen Fällen haben die Behörden sehr schnell und sehr deutlich reagiert auf den Aufruf zum Protest.
In einer Erklärung am Donnerstagabend, der Wilaya (Provinz) von Algier sagte, dass “Märsche in Algier sind nicht erlaubt” und dass “jede Versammlung auf der Straße ist eine Verletzung der öffentlichen Ordnung.”
© 2011 AFP

2. Algerien: 42 Verletzte in einer verbotenen “Demonstration für die Demokratie”
Algier (AFP) – 2011.01.22 15.41
Der Vorsitzende der Oppositionspartei RCD, Aufrufer einer nicht genehmigten Demonstration am Samstag in Algier, Said Sadi, sagte AFP, dass 42 ihrer Anhänger wurden von der Polizei während der Kundgebung verletzt.
“Es gab mehrere Verletzte, darunter der Führer der Fraktion der RCD Amazouz Othman, und zahlreiche Festnahmen”, sagte er am Telefon zu AFP.
Auf den Aufruf des RCD versammelten sich Demonstranten vor der Parteizentrale vor einem geplanten Marsch auf das Parlament.
Kurz darauf sah ein AFP-Journalist den regionalen Führer der RCD in Bejaia (260 km östlich von Algier), Reda Boudraa, den Kopf im Blut nach Erhalt einen Schlag fallen. Er wurde von Rettungswagen mit einem anderen Demonstranten abgeholt.
Das Mitglied und Sprecher Mohsen Belabbes RCD meldete Mitte Tag fünf Verwundete.
Unter Berufung auf Polizeiangaben berichtete Presseagentur APS für seinen Teil von sieben Polizisten, darunter zwei in ernstem Zustand, verwundet.
Die AFP hat miterlebt Verhaftungen muskulös durch die Polizei.
Unter ihnen, so scheint es, Arezki Aiter, RCD Mitglied in Tizi Ouzou, dem Hauptort der Kabylei.
Einige Demonstranten schwenkten algerische Fahnen, aber auch die Farben von Tunesien, riefen: “Algerien demokratischen” oder “Macht, wir haben es ‘satt’,” Staat Mörder “,” Algerien frei, demokratischen Algerien”.
Früh am Morgen wurden etwa 300 Menschen von Hunderten von Mitgliedern der Polizei mit Helme, Schlagstöcken, Schilden ausgerüstet, blockiert mit Tränengas vor dem RCD-Büro auf dem historischen Weg Didouche Mourad.
Die Demonstranten hatten vor, auf den Place de la Concorde im Zentrum zu gehen, um den Marsch in Richtung des Nationalen Volkskongresses (Parlament) zu starten.
“Ich bin ein Gefangener in der Parteizentrale”, sagte Said Sadi durch Lautsprecher aus dem ersten Stock des Gebäudes.” Du kannst nicht auf friedlichen Kampf führen, wenn stehen unter Belagerung “, hatte er seinen Anhängern zugerufen und Journalisten. Bis 13:30 Ruhe war wiederhergestellt.
Am Freitag Abend hatten die Behörden Vorkehrungen zur Patrouille in der Hauptstadt getroffen, nach der Entscheidung des RCD, die Demonstration trotz des Verbots durch die Wilaya (Provinz) von Algier zu halten.
In der Nacht nahm Dutzende von gepanzerten Fahrzeugen in Stellung in der historischen Altstadt und Straßensperren an den Eingängen der Hauptstadt.
Mindestens drei Busse mit Demonstranten blockiert wurden in Kabylie am Freitag Abend, nach Zeugen von der Tageszeitung El Watan zitiert.
Place de la Concorde, wurden Dutzende von gepanzerten Fahrzeugen und Hunderten von Mitgliedern des Zivilschutzes und der Polizei eingesetzt, wie vor dem Präsidentenpalast auf den Höhen von Algier ein Dutzend gepanzerte Fahrzeuge mit bewaffneten geschützt Wasserwerfer. In den Himmel, überwacht eine Runde Hubschrauber die Situation.
“Das Verbot der friedlichen Demonstrationen durch Parteien und der Zivilgesellschaft wird zu eine Explosion drängen”, sagte der AFP per Telefon der Präsident der algerischen Liga für die Verteidigung der Menschenrechte (LADDH) Mostefa Bouchachi. “Es ist traurig.”
Algerien hat fünf Tage Anfang Januar Unruhen gegen die hohen Preise erlebt, die fünf Todesopfer gefordert haben und über 800 verwundet. Die Bewegung hatte gestoppt, nachdem die Regierung ankündigte Maßnahmen, die Preise lebenswichtiger Güter zu senken.
© 2011 AFP

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