ANGOLA, AFRIKA: EVANGELISTISCHE KIRCHEN MASSIV IM VORMARSCH – Eglises évangéliques, dure concurrence aux catholiques en Afrique

Evangelistische Kirchen, harte Konkurrenz für die Katholiken in Angola
Luanda (AFP) – 2013.02.07 17.44 – By Estelle MAUSSION
Evangelistische Kirchen werden immer beliebter in Angola, sie bieten Trost und Versprechen von Wohlstand für die Fallengelassenen in einem Entwicklungsland, wo Ölreichtum nur einer Minderheit Vorteile bringt.
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Les Eglises évangéliques, dure concurrence pour les catholiques en Angola
LUANDA (AFP) – 07.02.2013 17:44 – Par Estelle MAUSSION
Les Eglises évangéliques connaissent un succès croissant en Angola, offrant réconfort et promesse de prospérité aux laissés pour compte d’un pays en développement où la manne pétrolière ne profite qu’à une minorité.

Des centaines de personnes assistent à une messe évangélique à Luanda, le 14 novembre 2012
Hunderte von Menschen nahmen an einer evangelistischen Messe in Luanda teil, 14. November 2012
Des centaines de personnes assistent à une messe évangélique à Luanda, le 14 novembre 2012
Foto © AFP/Archives – by Estelle Maussion

Au point qu’une veillée de Nouvel an dans un stade de Luanda a tourné à la bousculade tragique, faisant 16 morts parmi les fidèles, poussant le pouvoir à suspendre l’Eglise organisatrice du rassemblement.
Si la très grande majorité des 20 millions d’habitants se disent catholiques, héritage de la colonisation, ces Eglises évangéliques drainent des centaines de milliers de fidèles et bâtissent des cathédrales géantes. Une évolution déjà constatée en Amérique latine.
“Ce sont les Eglises récentes, comme les pentecôtistes, qui rencontrent le plus franc succès parce qu’elles associent développement spirituel et prospérité personnelle”, explique José Evaristo Abias, pasteur et professeur à l’Institut théologique supérieur de Lubango, au sud de l’Angola.
Dans leurs prêches, les prêtres assurent aux fidèles que la richesse est un don de Dieu, qui survient lorsque les croyants travaillent à leur développement personnel, spirituel et social.
Le discours fait rêver une population angolaise peu éduquée, dont la majorité vit toujours avec moins de 2 dollars par jour, malgré le fort taux de croissance de ces dix dernières années.
“Je suis issue d’une famille catholique et j’y ai fait baptiser mes enfants. Mais je ne suis bien qu’avec l’Eglise universelle du Royaume de Dieu. Elle seule m’épaule vraiment face aux difficultés de la vie, comme la séparation avec mon mari”, confie Gena Marcos, 40 ans, rencontrée dans un des temples luandais du mouvement.
“Le pasteur ne fait pas de grands discours, il prend la Bible chapitre par chapitre et la lit pour en tirer une ligne de conduite. Cela m’aide psychologiquement mais aussi pour éduquer mes enfants”, explique cette croyante.
“Les gens sont à la recherche de raisons d’espérer et les Eglises évangéliques, avec leurs prêches dynamiques, leurs célébrations joyeuses, apportent des solutions nouvelles”, analyse Siona Casimiro, rédacteur en chef du journal catholique O Apostolado.
“Je ne peux pas leur donner de l’argent chaque mois, mais j’essaie de le faire le plus souvent possible, pour contribuer à son développement, acheter des chaises et des livres”, explique Gena.
Ce fonctionnement incite à se prendre en main et encourage le civisme, estiment certains observateurs.
D’autres y voient manipulation et embrigadement dignes de sectes, au profit de l’enrichissement des pasteurs ou des mouvements.
Bousculade mortelle
“Nos détracteurs sont des gens opposés à la religion en général, qui ont des préjugés sur l’Eglise. Nous les invitons à respecter la liberté de culte inscrite dans la Constitution angolaise”, répond Joao Antonio Bartolomeu, l’un des dirigeants de l’Eglise universelle du Royaume de Dieu.
Venu du Brésil, ce mouvement revendique 400.000 fidèles en Angola et en a rassemblé près de 200.000 dans un stade de Luanda lors d’une veillée de prière le 31 décembre dernier. L’affluence a provoqué une bousculade mortelle, provoquant une vive émotion dans le pays.
Pointant de graves négligences dans l’organisation de l’événement, le gouvernement a suspendu le mouvement pendant 60 jours, avec six autres églises pentecôtistes aux pratiques proches du mouvement brésilien.
Un autre mouvement évangélique, l’Eglise Notre Seigneur Jésus Christ dans le Monde revendique 800.000 fidèles en Angola, où il est né. Symbole de sa réussite, il a inauguré en août dernier une gigantesque cathédrale, pouvant accueillir près de 20.000 personnes dans un quartier populaire de Luanda.
“Nous proposons plusieurs cultes par semaine, des cours, des formations et nous réalisons des actions sociales dans les quartiers à destination des jeunes, des enfants, des femmes”, explique le pasteur Antonio Domingos Cabral, membre de sa direction.
“Ces Eglises développent aussi leurs propres entreprises, notamment des conglomérats dans les médias, ce qui leur permet de créer de l’emploi et d’avoir des revenus”, souligne José Evaristo Abias.
Autre atout, certaines de ces Eglises comptent parmi leurs membres des personnalités politiques de haut rang.
Ces mouvements évangéliques issus du protestantisme gagnent du terrain face à une Eglise catholique vieillissante, qui semble coupée des préoccupations de la population et a du mal à conserver son influence passée auprès du pouvoir.
L’Eglise catholique n’est pas loin d’y voir de faux prophètes: “ces Eglises attirent car elles promettent beaucoup. Mais elles font aussi beaucoup de déçus et, lorsque les promesses ne se réalisent pas, les gens reviennent dans nos églises”, assure le prêtre catholique Queiros Figueira, du diocèse de Viana, quartier au sud-est de Luanda.
© 2013 AFP

L'église évangélique Notre Seigneur Jésus Christ , à Luanda, le 14 novembre 2012
Die evangelistische Kirche unseres Herrn Jesus Christus, in Luanda, 14. November 2012
L’église évangélique Notre Seigneur Jésus Christ , à Luanda, le 14 novembre 2012
Foto © AFP/Archives – by Estelle Maussion

Evangelistische Kirchen, harte Konkurrenz für die Katholiken in Angola
Luanda (AFP) – 2013.02.07 17.44 – By Estelle MAUSSION
Evangelistische Kirchen werden immer beliebter in Angola, sie bieten Trost und Versprechen von Wohlstand für die Fallengelassenen in einem Entwicklungsland, wo Ölreichtum nur einer Minderheit Vorteile bringt.
Bis zu dem Punkt, dass Silvester in Luanda in einem Stadion in einer tragischen Massenpanik 16 Menschen unter den Gläubigen getötet wurden, was die Macht dazu brachte, die organisierende Kirche zu suspendieren.
Während die überwiegende Mehrheit der 20 Millionen Menschen selbst sich Katholiken nennen, ein Erbe des Kolonialismus, saugen diese evangelistischen Kirchen Hunderttausende von Anhängern an und bauen riesige Kathedralen. Ein Trend, schon in Lateinamerika wahrgenommen.
“Es sind die neuesten Kirchen wie Pfingstler, die den größten Erfolg haben, weil sie spirituelle Entwicklung und persönlichen Wohlstand zu kombinieren verstehen”, sagt José Evaristo ABIAS, Pastor und Professor am Höheren Theologischen Institut in Lubango im Süden Angolas.
In ihren Predigten versichern die Priester den Gläubigen, dass Reichtum ein Geschenk Gottes sei, das erscheint, wenn die Gläubigen an ihrer persönlichen, geistigen und sozialen Entwicklung arbeiten.
Traumreden für die schlecht ausgebildete angolanische Bevölkerung, von denen meisten immer noch mit weniger als 2 Dollar pro Tag leben, trotz des starken Wachstums der vergangenen zehn Jahre.
“Ich komme aus einer katholischen Familie und ich habe meine Kinder getauft. Aber mir geht es nur gut mit der universalen Kirche des Königreichs Gottes. Allein sie schultert mich wirklich gegenüber den Problemen des Lebens, wie die Trennung mit meinem Mann “, sagte Gena Marcos, 40, getroffen in einem der Tempel der Bewegung in Luanda.
“Der Pastor hält keine großen Reden, er liest die Bibel Kapitel für Kapitel und zieht für uns daraus Verhaltensrichtlinien. Das hilft mir psychologisch, aber auch, um meine Kinder zu erziehen”, sagt diese Gläubige.
“Die Menschen suchen Gründe für Hoffnung, und die evangelistischen Kirchen, mit ihren dynamischen Predigt, ihren fröhlichen Festen, bringen neue Lösungen”, meint Casimiro Siona, Herausgeber der katholischen Zeitung O Apostolado.
“Ich kann ihnen nicht jeden Monat Geld geben, aber ich versuche, so oft wie möglich etwas zu tun, um zu ihrer Entwicklung beizutragen, Stühle und Bücher zu kaufen”, sagt Gena.
Diese Funktionsweise führt dazu, sich selbst in die Hand zu nehmen, und fördert gute Staatsbürgerschaft, Zivismus, sagen einige Beobachter.
Andere sehen es als sektenwürdige Manipulation und Indoktrination zugunsten der Bereicherung der Pastoren oder Bewegungen.
Tödliche Massenpanik
“Unsere Gegner sind die Menschen in Opposition zu Religion im Allgemeinen, die Vorurteile über die Kirche haben. Wir laden sie ein, die in der angolanischen Verfassung verankerte Freiheit der Religion zu respektieren”, antwortete Joao Antonio Bartolomeu, einer der Führer der Universellen Kirche des Reiches Gottes.
Aus Brasilien kommend, behauptet die Bewegung 400.000 Anhänger in Angola und wurde von fast 200.000 in einem Stadion in Luanda während einer Gebetswache am 31. Dezember besucht. Der Zustrom hat eine tödliche Massenpanik verursacht, der eine große Aufregung im Land auslöste.
Unter Hinweis auf grobe Fahrlässigkeit bei der Organisation der Veranstaltung setzte die Regierung diese Bewegung mit sechs anderen Pfingstkirchen in der Nähe der brasilianischen Bewegung 60 Tage lang aus.
Eine weiterere evangelikale Bewegung, die Kirche unseres Herrn Jesus Christus in der Welt, behauptet, 800.000 Anhängern in Angola zu haben, wo sie geboren wurde. Symbol für Erfolg, öffnete sie im August letzten Jahres eine riesige Kathedrale in einem armen Stadtteil von Luanda, die fast 20.000 Menschen aufnehmen kann.
“Wir bieten mehrere wöchentliche Gottesdienst, Kurse, Ausbildung und soziale Aktivitäten in Nachbarschaften für junge Menschen, Kinder und Frauen”, sagt Rev. Domingos Antonio Cabral, ein Mitglied ihrer Führung.
“Diese Kirchen entwickeln auch ihre eigenen Unternehmen, darunter Medienkonzerne, die sie zur Schaffung von Arbeitsplätzen und Einkommen haben”, sagt José Evaristo ABIAS.
Ein weiterer Vorteil: einige dieser Kirchen haben als Mitglieder bekannte politische Figuren.
Diese Bewegungen des evangelikalen Protestantismus sind auf Vormarsch gegen eine alternde katholische Kirche, die sich von den Sorgen der Bevölkerung abgeschnitten zu haben scheint und kämpfen muss, um ihren Einfluss zu erhalten.
Die katholische Kirche ist nicht weit entfernt, falsche Propheten zu sehen: “Diese Kirchen ziehen, weil sie viel versprechen, aber sie sind auch sehr enttäuschend, und wenn Versprechen nicht eingehalten werden, kommen die Menschen wieder in unsere Kirchen”, meint der katholische Priester Queiros Figueira von der Diözese Viana-Distrikt, südöstlich von Luanda.
© 2013 AFP

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