ANGOLA: NEUSTART LANDWIRTSCHAFTLICHER ENTWICKLUNG – L’Angola veut renouer avec son passé de puissance agricole

Angola will an seine Vergangenheit als landwirtschaftliche Macht wieder anknüpfen
Luanda (AFP) – 03.07.2013 06.37 Von Estelle MAUSSION
Angola hat sein landwirtschaftliches Potenzial, früher sehr produktiv, von 27 Jahren Bürgerkrieg verwüstet gesehen, aber will heute neu starten, um seine stark von Öl abhängige Wirtschaft zu diversifizieren und die Ernährungssicherheit für die Bevölkerung zu gewährleisten.
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L’Angola veut renouer avec son passé de puissance agricole
Luanda (AFP) – 03.07.2013 06:37 – Par Estelle MAUSSION
L’Angola a vu son potentiel agricole, auparavant très productif, anéanti par 27 ans de guerre civile mais compte aujourd’hui le relancer pour diversifier son économie, très dépendante du pétrole, et assurer la sécurité alimentaire de sa population.

Une femme vend des ananas sur un marché de Cabinda, au nord de l'Angola, le 19 janvier 2010
Eine Frau verkauft Ananas auf einem Markt in Cabinda, nördlich von Angola, 19. Januar 2010
Une femme vend des ananas sur un marché de Cabinda, au nord de l’Angola, le 19 janvier 2010
afp.com – Issouf Sanogo

“Nous produisons 120.000 œufs et 1.000 litres de lait par jour mais nous souhaiterions faire beaucoup plus et transformer ce domaine en une ferme rentable et moderne”, explique José Bettencourt, directeur adjoint d’une exploitation à 480 km au sud-est de Luanda.
Appelée “Aldeia Nova”, le nouveau village, la ferme s’étend sur 9.000 hectares, emploie 300 personnes et fait vivre près de 600 familles d’agriculteurs, chacune ayant trois hectares de terres et un contrat de vente de ses produits.
Depuis avril 2011, près de 10 milliards de dollars y ont été investis par un fonds d’investissement du groupe israélien Mitrelli, la gestion courante revenant à une société privée angolaise, avec le soutien du ministère de l’Agriculture.
Cette exploitation, comme plusieurs autres lancées dans le pays, doit symboliser le renouveau de l’agriculture angolaise et permettre de développer une production nationale à même de remplacer les omniprésentes importations venues d’Afrique, d’Europe et du Brésil.
Exportateur mondial de café, bananes et sisal dans les années 1970, l’Angola importe désormais près de 80% de sa consommation de biens alimentaires.
Hormis les tomates, avocats et ananas locaux, la table angolaise est dominée par la morue, le boeuf, les pâtes mais aussi les conserves de thon, pois chiche et haricots du Portugal, le poulet et les oeufs brésiliens, les carottes, oranges et biscuits d’Afrique du Sud, sans oublier bière et vin venus des quatre coins du monde.
Pour inverser la tendance, l’exécutif angolais a annoncé une série de mesures: irrigation, construction d’équipements électriques, création de centre de formation agricole et de distribution des produits, ouverture d’une ligne de crédit de 350 millions de dollars pour les agriculteurs.
Sécheresse et exode rural
D’ici à 2017 et aux prochaines élections générales, il s’est donné comme objectif d’atteindre une production annuelle de 2,5 millions de tonnes de céréales (contre environ 1 million actuellement) et de 20 millions de tonnes de manioc (environ 15 millions aujourd’hui) mais aussi de couvrir 60% de sa consommation de poulet et de réduire à 15% la part du lait importé, deux produits aujourd’hui massivement importés.
“Le gouvernement appuie quelques grands projets, souvent liés aux personnes appartenant à l’élite, mais il oublie de soutenir l’agriculture familiale, qui est la plus importante dans le pays”, reproche toutefois le père Pio Wacussanga, défenseur de la cause paysanne dans la ville de Lubango (Huila, sud).
“Les régions septentrionales connaissent une situation de sécheresse depuis trois ans mais ce n’est que cette année qu’a été décidé un plan d’action. On aurait déjà dû développer des cultures moins dépendantes des pluies depuis longtemps”, ajoute-t-il, rappelant que près de 830.000 personnes attendaient une aide alimentaire en mai dans la seule province de Huila.
“Malgré les déclarations d’intention, le budget consacré à l’agriculture stagne entre 1 et 3% du PIB alors que la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) recommande à ses membres d’y consacrer autour de 10%”, déplore Fernando Pacheco, agronome et consultant.
“Les agriculteurs travaillent comme il y a 50 ans, les connaissances techniques, la qualité des semences et l’équipement matériel n’ont pas vraiment évolué”, reprend-t-il, soulignant que le fort exode rural des populations vient ensuite accroître les difficultés des villes angolaises.
Ces carences, comme les problèmes d’approvisionnement en eau et en électricité, touchent les quelque deux millions de petits agriculteurs, sur une population de 20 millions, mais aussi les grandes exploitations, générant des coûts de production élevés.
“Comme nous ne sommes pas raccordés au réseau électrique public, on fonctionne avec 62 groupes électrogènes, soit une facture de 100.000 litres d’essence par mois”, confie José Bettencourt, le directeur adjoint d'”Aldeia Nova”.
“Résultat, nos œufs sortent de l’exploitation au prix de 20 kwanzas (20 centimes de dollar) et ils sont vendus le double. Or, ceux qui viennent de la Namibie voisine en camion sont au prix de 15 kwanzas dans les supermarchés”, ajoute-t-il, appelant à taxer les produits importés.
“Il faut en finir avec la suprématie des importations et encourager des projets agricoles de petite dimension avec des circuits de collecte et de distribution des produits”, défend également José Severino, président des industriels angolais.
“De tels projets sont réalisables en Angola, comme le prouvent les réseaux de coopératives lancés par notre association dans le sud du pays, mais ils supposent une grande formation des agriculteurs et une importante décentralisation du pouvoir”, affirme Belarmino Jelembi, directeur général de l’Action pour le développement rural et environnemental, principale association agricole du pays.
© 2013 AFP

Un marché aux fruits à Benguela, en Angola, le 22 janvier 2010
Ein Obstmarkt in Benguela, Angola, 22. Januar 2010
Un marché aux fruits à Benguela, en Angola, le 22 janvier 2010
afp.com – Khaled Desouki

Angola will an seine Vergangenheit als landwirtschaftliche Macht wieder anknüpfen
Luanda (AFP) – 03.07.2013 06.37 Von Estelle MAUSSION
Angola hat sein landwirtschaftliches Potenzial, früher sehr produktiv, von 27 Jahren Bürgerkrieg verwüstet gesehen, aber will heute neu starten, um seine stark von Öl abhängige Wirtschaft zu diversifizieren und die Ernährungssicherheit für die Bevölkerung zu gewährleisten.
“Wir produzieren 120.000 Eier und 1.000 Liter Milch pro Tag, aber wir würden gern eine Menge mehr machen und diesen Betrieb in eine profitable und moderne Farm verwandeln”, erklärt José Bettencourt, der stellvertretende Direktor eines Betriebes 480 km südöstlich von Luanda.
Genannt “Aldeia Nova”, das neue Dorf, umfasst die Farm 9.000 Hektar, beschäftigt 300 Mitarbeiter und lässt fast 600 Bauernfamilien leben, die jeweils drei Hektar Land besitzen und ihre Produkte gemäß eines Vertrages verkaufen können.
Seit April 2011 sind dort fast 10 Milliarden Dollar von einen Investmentfonds der israelischen Gruppe Mitrelli investiert worden. Das derzeitige Management erfolgt durch ein privates angolanisches Unternehmen, mit der Unterstützung des Ministeriums für Landwirtschaft.
Dieser Betrieb soll, wie viele andere im Land ins Leben gerufenen, die Erneuerung des angolanischen Landwirtschaft symbolisieren und zur Entwicklung einer heimischen Industrie beitragen, mit dem Ziel, die allgegenwärtigen Einfuhren aus Afrika, Europa und Brasilien zu ersetzen.
Weltexporteur von Kaffee, Bananen und Sisal in den 1970er Jahren, importiert Angola nun etwa 80% seines Verbrauchs an Lebensmitteln.
Abgesehen von Tomaten, Avocados und lokalen Ananas, wird die angolanische Küche von Kabeljau, Rindfleisch, Nudeln, aber auch von Thunfisch in Dosen, Kichererbsen und Bohnen aus Portugal, von brasilianischen Hühnern und Eiern, Karotten, Orangen und Plätzchen aus Südafrika dominiert, ohne von Bier und Wein aus der ganzen Welt zu reden.
Um den Trend umzukehren, hat die angolanische Regierung eine Reihe von Maßnahmen angekündigt: Bewässerung, Bau von elektrischen Ausrüstungen, Schaffung von Zentren für landwirtschaftliche Ausbildung und Produktvertrieb, Eröffnung einer Kreditlinie von 350 Millionen Dollar für die Landwirte.
– Dürre und Landflucht –
Bis 2017 und den nächsten allgemeinen Wahlen, setzte sie sich das Ziel, eine jährliche Produktion von 2,5 Millionen Tonnen Getreide zu erreichen (gegenüber derzeit rund 1 Million) und 20 Millionen Tonnen Maniok (ca. 15 Millionen heute), aber auch 60% des Hühnerverbrauchs und den Anteil der importierten Milch auf 15% zu reduzieren, zwei heute noch massiv importierte Produkte.
“Die Regierung unterstützt einige große Projekte, die oft mit Angehörige der Elite verquickt sind, aber sie vergisst, landwirtschaftliche Familienbetriebe zu unterstützen, die im Land am wichtigsten sind,” kritisierte aber der Vater Pio Wacussanga, Verteidiger der Sache der Bauern in der Stadt Lubango (Huila, im Süden).
“Die nördlichen Regionen kämpfen seit drei Jahren mit Trockenheit, aber erst in diesem Jahr wurde ein Aktionsplan beschlossen. Es war lange überfällig, weniger vom Regen abhängige Kulturen zu entwickeln”, ergänzt er und weist darauf hin, dass fast 830.000 Menschen im Mai auf Nahrungsmittelhilfe warteten, nur in der Provinz Huila.
“Trotz Absichtserklärungen stagniert das Budget für die Landwirtschaft zwischen 1 und 3% des BIP, während die Entwicklungsgemeinschaft Südliches Afrika (SADC) ihren Mitgliedern empfiehlt, ihr rund 10% zu widmen” bedauert Fernando Pacheco, Agronom und Berater.
“Die Landwirte arbeiten wie vor 50 Jahren, technisches Wissen, Saatgut-Qualität und die Ausrüstung haben sich nicht wirklich verbessert”, wiederholt er und betont, dass die starke Landflucht dann die Schwierigkeiten der angolanischen Städte vermehrt.
Diese Mängel, wie unzureichende Wasser- und Elektrizitätsversorgung, betreffen die rund zwei Millionen Kleinbauern aus einer Bevölkerung von 20 Millionen, aber auch die großen Betriebe, wo sie hohe Produktionskosten verursachen.
“Da wir nicht an das öffentliche Stromnetz angeschlossen sind, arbeiten wir mit 62 Generatoren, das ergibt eine Rechnung von 100.000 Gallonen Benzin pro Monat”, sagt José Bettencourt, der stellvertretende Direktor des “Aldeia Nova”.
“Als Ergebnis kosten unsere Eier aus dem Betrieb 20 Kwanza (20 US-Cent), und sie werden für das Doppelte verkauft. Doch diejenigen, die aus dem nahe gelegenen Namibia per LKW kommen, werden für 15 Kwanzas in den Supermärkten angeboten” , fügt er hinzu und fordert die Besteuerung von importierten Produkten.
“Wir müssen die Vorherrschaft der landwirtschaftlichen Importe beenden und Kleinprojekte und die Kreisläufen von Sammlung und Vertrieb von Produkten fördern”, verteidigt auch José Severino, Präsident der angolanischen Industriellen.
“Solche Projekte sind in Angola machbar, wie die Netzwerke der Kooperativen, die von unserem Verein im Süden eingerichtet wurden, belegen, aber sie verlangen eine umfassende Ausbildung der Landwirte und eine deutliche Dezentralisierung der Macht”, sagt Belarmino Jelembi, Generaldirektor der Aktion für ländliche Entwicklung und Umweltschutz, die wichtigste landwirtschaftliche Vereinigung des Landes.
© 2013 AFP

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