ANTI-RAMADAN 2013, ALGERIEN: ERSTE LAIZISTISCHE DEMONSTRATION – Algérie: première manifestation laîciste

Algerier essen in der Öffentlichkeit während des Ramadan, eine Premiere
Tizi Ouzou (Algerien) (AFP) – 04.08.2013 13.47 Uhr – von Beatrice KHADIGE
Mehr als 500 Algerier haben am Samstag in der Öffentlichkeit während des Ramadan gegessen und getrunken, dies in der “Rebellen”-Stadt Tizi Ouzou – ein erstmaliges kollektives Handeln in dieser Art, um ihre Wahl gegen die “Islamisierung” des Landes zu markieren.
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=> SIEHE DAZU AUCH – VOIR AUSSI: MAROKKO: DIE ANTI-RAMADAN REBELLEN “Masayminch” – Au Maroc, les rebelles du ramadan suscitent les critiques

Des Algériens mangent en public en plein ramadan, une première
Tizi Ouzou (Algérie) (AFP) – 04.08.2013 13:47 – Par Béatrice KHADIGE
Plus de 500 Algériens ont mangé et bu en public en plein ramadan samedi dans la ville “rebelle” de Tizi Ouzou, dans une première action collective du genre pour marquer leur liberté de choix face à “l’islamisation” du pays.

Des Algériens remplissent leur verre, le 3 août 2013 à Tizi Ouzou, lors d'une manifestation
Algerier füllen ihr Glas, 3. August 2013 in Tizi Ouzou, während einer Demonstration gegen die “Islamisierung” des Landes
Des Algériens remplissent leur verre, le 3 août 2013 à Tizi Ouzou, lors d’une manifestation contre “l’islamisation” du pays
afp.com – Farouk Batiche

“Il y a un climat de terreur qui règne contre ceux qui ne jeûnent pas” durant le mois de jeûne sacré musulman du ramadan, dénonce à l’AFP l’un d’eux, Ali, la quarantaine, un technicien de cette ville kabyle située à 100 km d’Alger.
Tahar Bessalah, un entrepreneur en climatisation kabyle venu d’Alger, acquiesce. “Il faut que la religion reste du domaine du privé”, dit-il en s’affirmant “musulman de tradition mais pas jeûneur”.
Parmi les participants à cette action, figurent des citoyens sans affiliation et des militants politiques, surtout berbères, qui n’hésitent pas à afficher le drapeau berbère.
Un étudiant de 18 ans, Lounès, va encore plus loin en arborant une pancarte sur laquelle est écrit: “Je ne suis pas arabe. Je ne suis pas obligé d’être musulman”.
La ville de Tizi Ouzou a été le théâtre de troubles parfois sanglants liés aux revendications culturelles et identitaires des Kabyles qui ont très mal vécu les politiques d’arabisation imposées par le gouvernement depuis l’indépendance.
Face à un public essentiellement jeune et masculin, armé de bouteilles d’eau, de jus, de pain, de cigarettes et même de bières pour l’un d’eux, le président du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït Chebib, a revendiqué “l’attachement ancestral” des Kabyles “à la liberté de conscience”.
“Nous voulons dénoncer l’inquisition des autorités”, “l’instrumentalisation de la religion”, lance-t-il, applaudi par les manifestants postés devant la préfecture sur le principal axe routier de cette ville de quelque 150.000 habitants, sans le moindre contrôle apparent de forces de sécurité.
Et d’annoncer que des manifestations similaires sont prévues ce jour à Bejaïa, ville portuaire kabyle, et même en France et au Canada, où vivent d’importantes communautés kabyles.
“Islamisation rampante” de l’Algérie
Pendant le ramadan durant lequel les musulmans s’abstiennent de boire, de manger, de fumer et d’avoir des relations sexuelles du lever jusqu’au coucher du soleil, les restaurants sont ouverts seulement dans les hôtels de luxe, et les autorités tout autant que les religieux incitent la population à respecter le jeûne, l’un des cinq piliers de l’islam.
Jusque dans les années 1980, dans les villes au moins, les restaurants étaient ouverts et ne jeûnaient que ceux qui le voulaient.
La guerre anti-islamiste de plus de dix ans (à partir des années 1990) a changé la donne. Depuis, la société civile et nombre de partis d’opposition dénoncent ce qu’ils appellent “l’islamisation rampante” de l’Algérie, accentuée avec le Printemps arabe qui a vu l’arrivée au pouvoir d’islamistes dans plusieurs pays.
Ce rassemblement à Tizi Ouzou, l’une des principales villes de Kabylie, a été lancé dans la foulée d’un contrôle de police effectué sur dénonciation le 19 juillet dans un bar fermé d’une commune proche, Tigzirt, où des jeunes déjeunaient. Le propriétaire, qui s’était vu retirer sa licence, a finalement pu la récupérer, selon la presse.
Le Wali de Tizi Ouzou, Abdelkader Bouazeghi, avait alors expliqué qu’il s’agissait de “vérifications de routine”.
Ce n’était pas la première fois que des mesures au moins vexatoires étaient prises contre des non jeûneurs. Des chrétiens algériens se sont même retrouvés devant la justice ces dernières années pour avoir refusé de faire carême.
“Quelque 80% des Algériens sont d’accord avec ceux qui protestent contre le pouvoir grandissant des religieux dans le pays”, dit le technicien Ali.
Pour Hamid, un retraité de Tizi Ouzou venu exprimer son soutien au mouvement, “il faut bien mettre un holà à tout cela: on ne peut pas forcer tout le monde à aller au paradis”, la fin ultime “promise” à tout pratiquant.
© 2013 AFP

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Ein Algerier hält eine Rede am 3. August 2013 bei Tizi Ouzou, während einer Demonstration gegen die “Islamisierung” des Landes
Un Algérien fait un discours, le 3 août 2013 à Tizi Ouzou, lors d’une manifestation contre “l’islamisation” du pays
afp.com – Farouk Batiche

Algerier essen in der Öffentlichkeit während des Ramadan, eine Premiere
Tizi Ouzou (Algerien) (AFP) – 04.08.2013 13.47 Uhr – von Beatrice KHADIGE
Mehr als 500 Algerier haben am Samstag in der Öffentlichkeit während des Ramadan gegessen und getrunken, dies in der “Rebellen”-Stadt Tizi Ouzou – ein erstmaliges kollektives Handeln in dieser Art, um ihre Wahl gegen die “Islamisierung” des Landes zu markieren.
“Es gibt ein Klima des Terrors gegen diejenigen, die nicht fasten” im muslimischen heiligen Fastenmonat Ramadan, prangert gegenüber AFP einer von ihnen an, Ali, 40, ein Techniker der kabylischen Stadt 100 km östlich von Algier.
Tahar Bessalah, ein Heizungsfachmann aus Algier, stimmt zu. “Die Religion muss das Reich des Privaten sein”, sagt er: “Ich bin muslimisch aus Tradition, aber keiner, der fastet.”
Die Teilnehmer an dieser Aktion sind nicht organisierte Bürger und auch politische Aktivisten, vor allem Berber ,die nicht zögern, die Berber-Flagge anzuzeigen.
Ein 18-jähriger Student, Lounès, geht sogar noch weiter, indem er ein Schild mit der Aufschrift trägt: “Ich bin kein Araber und habe kein Muslim zu sein.”.
Die Stadt Tizi Ouzou war der Schauplatz einiger blutiger Auseinandersetzungen im Zusammenhang mit kulturellen und Identitätsansprüchen der Kabylen, die die Arabisierungspolitik von der Regierung seit der Unabhängigkeit sehr schlecht erlebt hatten.
In einem,meist jungen, männlichen Publikum, bewaffnet mit Flaschen Wasser, Saft, Brot, Zigaretten und sogar Bier bei manchen von von ihnen, forderte der Präsident der Bewegung für die Autonomie der Kabylei (MAK) , Bouaziz Ait Chebib, “die Verbindung mit den Ahnen” der Kabylen und die “Freiheit des Gewissens”.
“Wir verurteilen die Inquisition der Behörden”, “die Instrumentalisierung von Religion”, sagt er, angefeuert von Demonstranten außerhalb der Präfektur auf der Hauptstraße der Stadt von rund 150.000 Einwohnern, ohne scheinbare Kontrolle der Sicherheitskräfte.
Und verkündet, dass ähnliche Veranstaltungen geplant sind heute in Bejaia, der kabylischen Hafenstadt, und sogar in Frankreich und Kanada, wo große kabylische Gemeinschaften leben.
“Schleichende Islamisierung” von Algerien
Während des Ramadan, in dem Muslime von Sonnenaufgang bis Sonnenuntergang auf das Essen verzichten, aufs Trinken, Rauchen und Sex, sind die Restaurants offen nur in Luxus-Hotels, und die Behörden sowie religiöse Führer fordern von den Menschen das Fasten,, eine der fünf Säulen des Islam.
Bis in die 1980er Jahre, zumindest in den Städten, waren die Restaurants offen und nur jene fasteten, die es wollten.
Der anti-islamistische chen Krieg von über zehn Jahren (ab 1990) hatte die Situation geändert. Seitdem prangern zahlreiche Teile der der Zivilgesellschaft und der Oppositionsparteien an, was sie die “schleichende Islamisierung” von Algerien nennen, innerhalb des arabischen Frühlings, der die Machtübernahme der Islamisten in mehreren Ländern sah.
Die Kundgebung in Tizi Ouzou, einer der wichtigsten Städte der Kabylei, wurde abgehalten im Zuge einer Polizeirazzia am 19. Juli in einer Bar in der nahe gelegenen Stadt Tigzirt, wo junge Leute zu Mittag aßen. Der Eigentümer, dem seine Lizenz abgezogen wurde, hatte sie dann schließlich wieder bekommen, nach der Presse.
Der Wali von Tizi Ouzou, Abdelkader Bouazeghi, hatte erklärt, dass es ein “Routine-Check” war.
Es war nicht das erste Mal, dass zumindest ärgerliche Maßnahmen gegen nicht-fasters unternommen wurden. Algerische Christen gingen sogar vor Gericht in den letzten Jahren, für die Verweigerung der Fastenzeit.
“Etwa 80% der Algerier sind im Einvernehmen mit denen, die gegen die wachsende Macht der Religion im Land protestieren”, sagte Ali.
Für Hamid, einem Rentner aus Tizi Ouzou, der gekommen war um seine Unterstützung für die Bewegung zum Ausdruck bringen, “brauchen wir einen Stopp, um dies zu sagen: wir können nicht alle zwingen, in den Himmel zu kommen”.
© 2013 AFP

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