BEERDIGUNGEN IM ISLAMISCHEN AFRIKA- ERZÄHLUNG AUS MALI – Un enterrement au Mali, récit personnel

persönlich by BlogCoautorin aramata, Mali-Informationen
französische Übersetzung darunter von mir
traduction francaise – en bas – par moi

DIE TOTEN WERDEN GEEHRT, DIE ÜBERLEBENDEN GETRÖSTET – Hommage à la personne décédée, consolation pour ceux qui restent

Geschichten aus Bamako über eine Beerdigung

Vorgestern in den frühen Morgenstunden starb der ältere Bruder meiner großen Schwester Sega – er war schon mehr als 10 Jahre Diabetiker, jetzt aber ins Koma gefallen und nicht mehr aufgewacht. Sega, die als Krankenschwester arbeitet, hatte ihn zwei Tage auf der Intensivstation des Hôpital Point G begleitet, und auch die Geschwister aus Sikasso und Zégoua – nicht weit von der Grenze zur Côte d’Ivoire (Elfenbeinküste) – waren schon eingetroffen. Die Beerdigung findet in Mali, wie in den muslimischen Ländern üblich, immer sehr schnell statt, hier war es derselbe Nachmittag. Das bedeutet, dass nur die Anwesenden und in der Umgebung Wohnenden an den Trauerfeierlichkeiten teilnehmen können. In diesem Fall hätte man auch noch einen Tag gewartet, auf das Eintreffen der beiden Schwestern aus Paris bzw. den USA, aber die Flugverbindungen ließen es nicht zu. Sie werden später kommen, in 1, 2 oder 3 Monaten.

Auf den Friedhof gehen nur die Männer, nachdem sie gebetet und Segenswünsche gesprochen haben, die Frauen sitzen im Hof zusammen und halten Totenwache, bis der Verstorbene begraben ist und die Männer wieder zurück sind. Es gibt auch Todesfälle, wo der Imam eine Rede hält, auch schon mal eine lange,eindrucksvolle.

DSCF1667 SFoto (c) aramata

Die Frauen sitzen auf Stühlen, die in aller Eile von einem Verleiher geholt worden sind, oder dichtgedrängt auf Matten, die auf dem Boden ausgebreitet werden. Es wird nicht gesprochen, oder kaum – es ist nicht so verboten wie ich das aus Kindertagen aus der Kirche kannte. Gestern kam hin und wieder in leichter Wind auf, was die Sache erträglicher macht (ich war auch schon mal auf einer Beerdigung, wo es kaum Schatten und erst recht keinen Wind gab, aber man kann nicht weg). Kleiderordnung gibt es nicht, sowieso ist ja jeder Trauergast überrascht worden, nur muss man unbedingt respektvollerweise ein großes Tuch als Kopfbedeckung tragen. Zwischendurch wurden kleine Wassersäckchen verteilt oder ein Becher herum gegeben. Zwischendurch erhob sich die eine oder andere Frau und sagte etwas über den Verstorbenen, oder über seine Frau und ihre Tapferkeit.
Das Ende bestand im gemeinsamen Zitieren der ersten drei Suren des Koran, und dann verabschiedeten sich die Trauergäste, indem sie den Angehörigen noch einige Segenswünsche sagten, dass Allah ihm verzeihen möge, dass er Mitleid mit ihm haben solle, dass er ihn ins Paradies holen möge. Und que la terre lui soit légère – der schönste Wunsch, den man für einen Toten haben kann, in meinen Augen: dass die Erde auf ihm leicht sein möge.

Meine Erkundigungen, wie ein Muslim beerdigt wird, ergaben: der Tote wird in ein Leintuch eingewickelt und auch so zum Grab getragen (bei längeren Entfernungen zum Friedhof gibt es auch Autotransporte – ist er im Ausland gestorben, wird er in einem Sarg heimgeflogen). Dort wird er auf der Seite beerdigt, mit dem Gesicht nach Osten, gen Mekka. dabei wird das Tuch vom Gesicht entfernt. Auch dabei werden bénédictions, Segenswünsche gesprochen.
Die Frauen gehen zum Grab, wenn die Beerdigung vorbei ist, oder am nächsten Morgen in aller Frühe. Dort fließen die Tränen nicht mehr nur nach innen. Diese Besuche wiederholen sich, vorzugsweise an Freitagen.

Heute ist der dritte Tag: man sagt le jour du sacrifice. Die Familie wird wieder von allen abkömmlichen Trauernden unterstützt, von 6 bis 8 Uhr. Diese Menschen müssen auch beköstigt werden, es gab Bohnen mit Fleisch und Brot zum Frühstück. Ebenso alle, die vorbeikommen, z.B. die (Schul-)Kinder der Nachbarschaft – siehe Bild -, und die, die noch den Tag hier verbringen – gestern Abend wurde ein Schaf geschlachtet. Endlich bekomme ich auch was zu tun, kann Unmengen von Zwiebeln schälen.

Da die Familien groß sind bzw. man mit vielen Familien verbunden ist, gibt es oft eine Beerdigung. Die Pflicht zur Teilnahme wird auch im Berufsleben respektiert, man muss dann halt auf eine Beerdigung, das versteht jeder Arbeitgeber.

Que la terre lui soit légère!

Auf, dass die Erde leicht auf ihm wiege!

ENDE DEUTSCH

Je raconte un enterrement a Bamako
par aramata, traduction francaise par andreas-fecke

C’était avant-hier, aux premières lueurs du matin, que le grand frère de ma “grande soeur” (africaine) Sega nous quitta. Plus de dix ans durant il a été diabétique, récemment il est tombe au coma, sans plus se réveiller. Sega, infirmière de profession, l’avait accompagnée en ses derniers deux jours, à la station d’urgence av l’hôpital Point G à Bamako; les frères et soeurs habitant Sikasso et Zégoua, non loin de la frontière avec la Côte d’Ivoire, s’y étaient rapidement joints, eux aussi.

Au Mali, comme dans toutes les cultures à croyance islamique, l’enterrement suit le mort très rapidement – là chez nous, c’était en l’après-midi du même jour. Ainsi seuls les proches également géographiquement proches participent aux funérailles.
En ce cas précis, la famille aurait bien attendu un jour encore pour permettre aux deux soeurs vivants à Paris et aux États-Unis d’y participer, hélas, les disponibilités de voyage par avion nous disaient leur “non”.
Elles viendront plus tard, en un mois ou deux ou trois.

Ce sont les hommes, et eux seuls, qui accompagnent le défunt au cimetière, après avoir fait leurs prières et leurs demandes pour sa bénédiction. Les femmes restent assises dans la cour de la maison et font le deuil, jusqu’à-ce que la cérémonie soit terminée et que les hommes retournent à la maison.

Les femmes, elles, sont assises sur des chaises rapidement organisées, ou bien sur des mattes étalées au sol. Elles ne parlent pas, ou guère – mais la parole ne leur est pas aussi complètement interdite, comme je m’en souviens dans le milieu chrétien lors de mon enfance il y a 50 ans.

Hier, des fois, y surgissait un petit vent agréable rendant le deuil un petit plus supportable – (je me souviens aussi d’un enterrement où il y n’y avait ni ombre ni vent, mais on ne pouvait pas s’en enfuir).

Chaque participante au deuil ayant été surprise, il n’y règne pas d’ordre vestimentaire – mais le respect exige du moins un grand foulard pour couvrir le haut de la tete.
Entretemps, l’une ou l’autre des femmes distribuait un peu d’eau en petit sachets ou en petits bols. Des fois, une femme se levait pour dire un mot sur le défunt, ou bien sur son épouse et son courage.

La fin de la cérémonie: nous citions en commun les trois premières sourates du Coran, et puis les amis quittaient la famille en leur prononçant leurs voeux pour le défunt: qu’Allah lui pardonnerait, qu’il lui offrirait sa pitié, qu’il ouvrirait grandes les portes de son paradis pour lui.
Et “que la terre lui soit légère” – à mes yeux le plus beau souhait possible pour un être aimé, qui est parti.

Excursion:
J’ai essayé de savoir comment les enterrements dans le monde islamique se passent en général.
On (les hommes) enveloppe le défunt en une toile en lin, et on le porte jusqu’à sa tombe au cimetière. Si c’est loin, le transport se fait par voiture, s’il est mort a l’étranger, on ramène son corps dans un cercueil, par avion.
On l’enterre couche sur son côté, le visage oriente vers l’Est, vers La Mecque. À ce moment-là, on enlève la toile de sa tete, on prie et on supplie pour les bénédictions.
Les femmes visitent la tombe directement après ou bien le lendemain matin à l’aube.
C’est là enfin que leurs larmes ne coulent plus seulement intérieurement.
Les vendredis, les grands jours de la prière, elles reviennent et reviennent.

Aujourd’hui, nous sommes au troisième jour, au “jour du sacrifice”. Une fois de plus, tous les amis “disponibles” soutiennent la famille, entre 6 et 8 heures du matin. Fallait leur donner un petit casse-croûte aussi, alors on (nous femmes) leur a préparé des haricots et de la viande et du pain pour le petit déjeuner. De même pour tous ceux qui passent (comme les enfants du voisinage – PHOTO), et tous ceux qui passeront encore leur journée ici. Hier soir, on (les hommes) a abattu un mouton, et enfin moi aussi je peux faire quelque chose de vrai, éplucher des kilos d’oignons!

Petite excursion finale, économique et sociale:
Ici, les familles sont grandes et beaucoup d’entre elles sont liées. Des enterrements comme cela, il y en a souvent alors.
Mais même “le monde du travail” respecte de tels devoirs de participation.
Chaque employeur les comprend.

Que la terre lui soit légère!

Auf, dass die Erde leicht auf ihm wiege!

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