BENIN, MUSIK: COMEBACK DER AFROPOP-OPAS — L’incroyable destin de l’Orchestre Polyrythmo de Cotonou

Das unglaubliche Schicksal des Polyrythmo Orchestra von Cotonou
Cotonou ( AFP) – 2014.03.19 02.47 – Von Cecile de Comarmond
afrikavidlogoDas Polyrythmo Orchester von Cotonou, Benin’s mythische Gruppe der frühen 70er Jahre , hat mit Hilfe einer französischen Journalistin 40 Jahre nach seiner Gründung eine zweite Jugend, über den afrikanischen Kontinent hinaus. Ein Buena Vista Social Club auf afrikanische Art. Von Miriam Makeba bis Fela Kuti , mit den Riesen der afrikanischen Musik spielten sie . Die Hits des “Polyrythmo”, in fast 400 Alben in zehn Jahren aufgenommen, wurden auf Hochzeiten und in Clubs in den Hauptstädten Westafrikas in Schleifen gespielt … Bis sie allmählich in Vergessenheit sanken mit der marxistisch-leninistischen Revolution im Jahr 1975 und der Schließung der Kabaretts in Benin .
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L’incroyable destin de l’Orchestre Polyrythmo de Cotonou
Cotonou (AFP) – 19.03.2014 14:47 – Par Cecile DE COMARMOND
L’Orchestre Polyrythmo de Cotonou, mythique groupe béninois du début des années 70, connaît une deuxième jeunesse, au-delà du continent africain, grâce à une journaliste française, quarante ans après sa création. Un Buena Vista Social Club à l’africaine. De Myriam Makeba à Fela Kuti, ils ont joué avec les géants de la musique africaine. Les tubes du “Polyrythmo”, qui a enregistré près de 400 albums en dix ans, passaient en boucle dans les mariages et dans les clubs des capitales d’Afrique de l’Ouest… Jusqu’à ce qu’ils sombrent peu à peu dans l’oubli, avec la révolution marxiste-léniniste, en 1975, et la fermeture des cabarets du Bénin.

Des membres de l'Orchestre Polyrythmo de Cotonou pose le 27 janvier 2014 dans la capitale béninoise
Mitglieder des Orchesters Polyrythmo von Cotonou am 27. Januar 2014 in Benin’s Hauptstadt
Des membres de l’Orchestre Polyrythmo de Cotonou pose le 27 janvier 2014 dans la capitale béninoise
afp.com – Charles Placide Tossou

Plus de trente ans plus tard, les papys béninois sortent de l’oubli, sont sacrés “un des meilleurs groupes de funk du monde” par le New York Times et réalisent leur rêve: celui de se produire hors d’Afrique, à Paris, New York, Rio, Barcelone, et au prestigieux Barbican de Londres, notamment.
Leur recette: de la funk enrichie de quelques notes d’afrobeat, de soul, de blues, de consonances latino, avec, même, une touche vaudou.
De cette renaissance, ils ont fait un disque, le “Cotonou Club”, sorti en 2011, sur lequel figurent la star béninoise Angélique Kidjo et deux musiciens du groupe de rock écossais Franz Ferdinand.
– Soudeur, pêcheur, tenancier de bar –
Au Bénin, en attendant une prochaine tournée, chacun des membres du groupe a retrouvé ses activités: pêcheur dans le village lacustre de Ganvié, soudeur, vendeur d’antennes paraboliques, ou tenancier de bar.
Et deux ou trois fois par semaine, tirés à quatre épingles dans leurs ensembles en pagne colorés et amidonnés, ils répètent, sous un toit de tôle, dans le jardin de la maison de l’un d’eux.
Le chanteur Vincent Aéhéhinnou, un des membres historiques du groupe, a encore les yeux qui brillent en évoquant le succès des débuts, quand un de leur premiers morceaux, “Gbeti Madjro”, est devenu un tube en 1968.
Le groupe, qui jouait tous les week-ends au club Zénith de Cotonou, enregistrait au rythme effréné d’un ou deux albums par semaine, et se produisait dans toutes les grandes villes ouest-africaines.
Fela Kuti, le père de l’afrobeat, devenu un de leurs amis, les avait même conviés au “Shrine”, sa légendaire salle de concert de Lagos.
Quand les clubs de Cotonou se mettent à fermer avec l’instauration du régime marxiste-léniniste du général Mathieu Kérékou, en 1975, les musiciens jouent de moins en moins.
En 1982, une tournée en Libye porte un coup fatal à leur carrière: les autorités, persuadées que le Polyrythmo transporte des substances illicites dans ses instruments, les détruit un à un. Le groupe rentre dépité à Cotonou et sombre peu à peu dans l’oubli.
– Un rêve devenu réalité –
Jusqu’à ce que la journaliste française Elodie Maillot tombe sur un de leurs vieux vinyles dans les rayons de Radio France, à Paris, en préparant un voyage au Bénin en 2007.
En arrivant à Cotonou, “j’ai vite fait le tour des quelques cabarets qui restaient (…) et quand je posais des questions sur le Polyrythmo, on me répondait: ‘on ne les a plus vus depuis des années… Ils sont probablement morts'” raconte-t-elle à l’AFP.
Elle finit par prendre la route d’Abomey: des orchestres locaux doivent s’y produire pour la fête de l’indépendance.
“Et là, vers deux heures du matin, ils montent sur scène et se mettent à jouer ‘Angelina’, une chanson dont je suis fan”, se souvient-elle.
La sono est épouvantable, mais le groove est là, et les fans déchaînés.
A l’issue d’un entretien à multiples rebondissements, la jeune femme repart à Paris avec un reportage et la promesse de réaliser le rêve du groupe béninois: jouer en France.
Aucun imprésario ne voulant prendre le risque de faire venir un orchestre de onze personnes n’ayant pas joué depuis trente ans, sans passeports ni instruments, la journaliste, volontaire, s’improvise imprésario.
C’est ainsi qu’a commencé la deuxième vie du Polyrythmo, qui a débarqué à Paris pour la toute première fois en 2009, au festival de jazz de la Villette.
“C’était pas croyable, un rêve qui devenait réalité”, se souvient Vincent Aéhéhinnou.
© 2014 AFP

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La chanteuse béninoise Angélique Kidjo lors d'un concert à New York en 2013
Angelique Kidjo, Beniner Sängerin, bei einem Konzert in New York im Jahr 2013
La chanteuse béninoise Angélique Kidjo lors d’un concert à New York en 2013
afp.com – Dave Kotinsky

Das unglaubliche Schicksal des Polyrythmo Orchestra von Cotonou
Cotonou ( AFP) – 2014.03.19 02.47 – Von Cecile de Comarmond
Das Polyrythmo Orchester von Cotonou, Benin’s mythische Gruppe der frühen 70er Jahre , hat mit Hilfe einer französischen Journalistin 40 Jahre nach seiner Gründung eine zweite Jugend, über den afrikanischen Kontinent hinaus. Ein Buena Vista Social Club auf afrikanische Art. Von Miriam Makeba bis Fela Kuti , mit den Riesen der afrikanischen Musik spielten sie . Die Hits des “Polyrythmo”, in fast 400 Alben in zehn Jahren aufgenommen, wurden auf Hochzeiten und in Clubs in den Hauptstädten Westafrikas in Schleifen gespielt … Bis sie allmählich in Vergessenheit sanken mit der marxistisch-leninistischen Revolution im Jahr 1975 und der Schließung der Kabaretts in Benin .
Mehr als dreißig Jahre später steigen diese Beniner Opas aus der Vergessenheit , sind für die New York Times „ eine der besten Funk-Bands der Welt” und realisieren ihren Traum: außerhalb Afrikas zu spielen, nach Paris zu kommen , New York , Rio , Barcelona und insbesondere im renommierten Barbican in London.
Ihr Rezept : Funk, bereichert mit einigen Noten Afrobeat , Soul , Blues, lateinischen Klängen, und sogar mit einem Touch Voodoo.
Diese Renaissance machten sie auch zu einer Schallplatte, die ” Cotonou Club” , im Jahr 2011 veröffentlicht , auf der auch der beninische Star Angelique Kidjo und zwei Musiker der schottischen Rockband Franz Ferdinand mitwirken.
– Schweißer , Fischer, Barkeeper –
In Benin hat (bis zu einer nächsten Tournee) jedes Mitglied der Gruppe seine Aktivitäten wieder aufgenommen: Fischer in einem Dorf am See von Ganvie , Schweißer, Verkäufer von Satellitenschüsseln oder Barkeeper.
Und zwei oder drei Mal pro Woche treffen sie sich, in ihre bunten Stoffe (pagnes) gekleidet, unter einem Blechdach im Garten des Hauses von einer von ihnen, um zu wiederholen.
Der Sänger Vincent Aéhéhinnou, ein historisches Gruppenmitglied , hat immer noch strahlende Augen , wenn er sich an den frühen Erfolg erinnert, als einer ihrer ersten Songs , ” Gbeti Madjro ” ein Hit wurde im Jahr 1968.
Die Gruppe, die jedes Wochenende im Club Zenith in Cotonou spielte und im schnelllebigen Rhythmus ein oder zwei Alben pro Woche aufzeichnete, trat in allen großen westafrikanischen Städten auf.
Fela Kuti , der Vater des Afrobeat , wurde einer ihrer Freunde hatte sogar in sein” Heiligtum ” , die legendären Konzerthalle in Lagos, eingeladen.
Als die Clubs in Cotonou mit der Einführung des marxistisch-leninistischen Regimes von General Kerekou im Jahr 1975 zu schließen beginnen, spielen die Musiker immer weniger .
Im Jahr 1982 ist eine Tour in Libyen tödlich für ihre Karriere : die Behörden , überzeugt, dass die Polyrythmo illegale Substanzen in ihren Instrumenten transportierten, zerstörten diese, eins nach dem anderen. Die Gruppe kehrte enttäuscht nach Cotonou zurück und gerat allmählich in Vergessenheit.
– Ein Traum wird wahr –
Bis die französische Journalistin Elodie Maillot bei der Vorbereitung einer Reise nach Benin im Jahr 2007 auf eine ihrer alten Vinylplatten in den Regalen von Radio France in Paris fällt.
Nach Ankunft in Cotonou ” habe ich schnell die Runde von den wenigen verbliebenen Kabaretts gemacht ,(…) und wenn ich Fragen über die Polyrythmo stellte, wurde mir gesagt : ” ….seit Jahren nicht mehr gesehen … sie sind wahrscheinlich tot ” , sagte sie gegenüber AFP .
Sie nimmt dann die Straße nach Abomey : lokale Bands sollen da für den Independence Day auftreten .
“Und dann , gegen zwei Uhr in der Früh, sah ich sie auf die Bühne gehen und ‘Angelina’ spielen , ein Lied, von dem ich ein Fan bin”, erinnert sie sich.
Der Sound ist schrecklich, aber der Groove ist wieder da, und kreischende Fans .
Nach einem Interview mit mehreren Drehungen und Wendungen geht die junge Frau wieder nach Paris mit einer Geschichte und verspricht, den Traum von der Beniner Gruppe zu erfüllen: in Frankreich spielen.
Kein Impresario ist bereit, das Risiko zu nehmen von einem Orchester von elf Menschen die seit dreißig Jahren nicht gespielt haben und ohne Pässe oder Instrumente kommen. Also macht die Journalistin den improvisierten Impresariojob selber.
So begann das zweite Leben von Polyrythmo , die zum ersten Mal im Jahr 2009 in Paris landeten, beim Jazz-Festival de la Villette .
“Es war unglaublich , ein Traum war wahr geworden “, erinnert sich Vincent Aéhéhinnou .
© 2014 AFP

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