BIOKRAFTSTOFFE u. ASIAN FOOD: DAS RENNEN UM LANDFLÄCHEN IN AFRIKA IST EINE ZEITBOMBE – La course aux surfaces agricoles, une bombe à retardement en Afrique

Das Rennen um landwirtschaftliche Flächen, eine Zeitbombe in Afrika
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.06.18 07.41 Uhr – von Claudine RENAUD mit afrikanischen Büros von AFP
Der Wettlauf um die Farmländereien in Afrika, gekauft oder gemietet, um Biokraftstoff für den Westen oder Nahrung für Asien zu produzieren, ist eine Zeitbombe auf einem Kontinent, der nicht überall genug zu essen hat.
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La course aux surfaces agricoles, une bombe à retardement en Afrique
JOHANNESBURG (AFP) – 18.06.2012 07:41 – Par Claudine RENAUD avec les bureaux africains de l’AFP
La course aux surfaces agricoles en Afrique, achetées ou louées pour produire du biocarburant pour les Occidentaux ou nourrir l’Asie, est une bombe à retardement sur un continent qui ne mange pas partout à sa faim.

Des paysans font les foins dans la région d'Alaotra-Mangoro, à Madagascar, en juillet 2008
Heuernte in Madagaskar
Des paysans font les foins dans la région d’Alaotra-Mangoro, à Madagascar, en juillet 2008
Foto (c) AFP/Archives – by Gregoire Pourtier

Ces investissements, difficiles à quantifier, provoquent déjà des tensions, les plus spectaculaires à Madagascar où la Corée du Sud, avec le groupe Daewoo, espérait acquérir 1,3 million d’hectares pour y faire pousser la moitié de son maïs.
Le tollé provoqué par cette transaction, finalement annulée, a contribué à la chute du président Marc Ravalomanana début 2009.
Aujourd’hui, la Grande Ile ne vend plus et se contente de louer des petites surfaces, de 5.000 à 30.000 hectares, pour des projets majoritairement européens et centrés sur la production d’agro-carburants.
Mais la ruée continue ailleurs, alors que l’Afrique aurait besoin de tripler sa production alimentaire d’ici 2050 pour nourrir sa population en hausse rapide.
Le sujet n’est pas à l’ordre du jour officiel du sommet de l’ONU sur le développement durable Rio+20 du 20 au 22 juin, mais il y sera porté par les ONG. Car les doléances ne se limitent pas aux dégâts écologiques causés par la captation de vastes étendues arables: déforestation, épuisement des sols et de la ressource en eau.
De Madagascar au Liberia, en passant par le Mozambique, le constat est le même: les contrats sont opaques, les terres bradées, les populations sont peu ou pas consultées, parfois déplacées, incapables de se défendre en cas de conflit, les retombées locales sont insuffisantes et la terre est accaparée pour des projets qui ne voient pas le jour ou sont abandonnés.
“Les acquisitions récentes de terres au Cameroun semblent toutes être choquantes, à la fois par leur ampleur, les prix extrêmement bas (jusqu’à un demi-dollar par hectare et par an), par leur durée inhabituelle dans nos pays (jusqu’à 99 ans) et par leur caractère secret”, explique Samuel Nguiffo, secrétaire général du Centre pour l’environnement et le développement, une ONG.
Au Liberia, la moitié des terres arables a été ainsi aliénée à des étrangers, posant aux riverains des problèmes d’accès à la nourriture et à un revenu, selon le Centre international de l’université américaine de Columbia pour la résolution des conflits (CICR).
En décembre, la présidente Ellen Johnson Sirleaf a admis “des erreurs” après des violences autour d’une concession de 220.000 hectares accordée en 2009 à un groupe malaisien, Sime Darby, pour planter des palmiers à huile et de l’hévéa.
L’Afrique abrite environ 60% de terres non cultivées du monde, ce qui en fait une région clé pour la sécurité alimentaire de la planète.
Et des pays comme le Bangladesh encouragent explicitement l’achat de terres pour nourrir ses 150 millions d’habitants. Des entreprises du Bangladesh ont ainsi conclu des accords pour du riz en Ouganda et en Tanzanie.
Mais en Gambie, le gouvernement s’est refusé à céder des terres après les violences qui ont eu lieu en 2011 au Sénégal voisin. Un projet privé italien de production de biocarburants à partir de 20.000 hectares de patates douces (Senethanol) a provoqué des heurts entre habitants à Fanaye (nord), faisant deux morts et une vingtaine de blessés avant d’être gelé par l’Etat.
Seuls 8,5% des terres en Afrique sont cultivées et 5,4% irriguées, selon des données de la FAO de 2009.
Mais plutôt que de céder aux sirènes de l’agro-industrie, les associations estiment qu’il vaudrait mieux soutenir les agriculteurs locaux avec des semences, de meilleures infrastructures de stockage ou de transport pour éviter qu’une partie de la production ne pourrisse sur pied.
Au Gabon, c’est le contrat avec Olam, une multinationale de Singapour qui fait polémique.
Il prévoit l’émergence d’une industrie de transformation du bois, avec des emplois à la clé, mais aussi l’occupation de dizaines de milliers d’hectares de terres pour produire des palmiers à huile et de l’hévéa, où poussaient auparavant cacao, café et bananes.
Or, s’insurge Marc Ona, de l’ONG Brain Forest, “le Gabon importe l’essentiel des produits alimentaires du Cameroun voisin”.
“Face au défi de la sécurité alimentaire, le choix s’est plutôt orienté vers l’agro-industrie avec l’attribution dans des conditions illégales, sans cadre juridique approprié, de plus de 300.000 hectares de terres arables”, dit-il.
Même au Mozambique, pays immensément étendu où seul un sixième des terres arables sont cultivées et où le jatropha est cultivé pour faire du biodiesel, l’association Justica Ambiental estime que les investissements étrangers “créent des conflits, aggravent la pauvreté et la vulnérabilité des populations rurales”.
© 2012 AFP

Das Rennen um landwirtschaftliche Flächen, eine Zeitbombe in Afrika
JOHANNESBURG (AFP) – 2012.06.18 07.41 Uhr – von Claudine RENAUD mit afrikanischen Büros von AFP
Der Wettlauf um die Farmländereien in Afrika, gekauft oder gemietet, um Biokraftstoff für den Westen oder Nahrung für Asien zu produzieren, ist eine Zeitbombe auf einem Kontinent, der nicht überall genug zu essen hat.
Diese Investitionen sind schwierig zu quantifizieren und führten bereits zu Spannungen, die spektakulärste in Madagaskar, wo Südkoreas Daewoo-Gruppe auf 1,3 Millionen Hektar hoffte, um dort die Hälfte von ihrem Mais anzubauen.
Öffentliche Empörung über diese schließlich abgesagte Transaktion trug zum Sturz von Präsident Marc Ravalomanana im Frühjahr 2009 bei.
Heute will die Big Island nicht mehr verkaufen und vermietet kleine Flächen, von 5.000 auf 30.000 Hektar, vor allem an europäische Projekte der Produktion von Biokraftstoffen.
Aber der Ansturm nimmt an anderer Stelle rapide zu, während Afrika seine Nahrungsmittelproduktion bis zum Jahr 2050 verdreifachen muss, um seine Bevölkerung zu ernähren.
Das Thema ist nicht in der offiziellen Tagesordnung des UN-Weltgipfels für nachhaltige Entwicklung in Rio im Juni 2012, aber es wird von NGOs auf den Tisch gelegt werden. Abholzung, Erschöpfung der Böden und der Wasserressourcen: Weil die Beschwerden nicht auf Umweltschäden, durch die Nutzung von großen Ackern verursacht, begrenzt sind.
Von Madagaskar bis Liberia über Mosambik ist die Situation die gleiche: Verträge sind undurchsichtig, das Land veräußert, die Menschen haben wenig oder keine Beratung, werden manchmal verdrängt, können sich nicht selbst im Falle eines Konflikts verteidigen, die lokalen Vorteile sind unzureichend und Land wird für Projekte weggegeben, die nicht begonnen oder die aufgegeben werden.
“Die jüngsten Zukäufe von Grundstücken in Kamerun scheinen alle schockierend zu sein, sowohl in ihrem Umfang als auch im extrem niedrigen Preis (bis zu einem halben Dollar pro Hektar und Jahr), in ihrer ungewöhnlichen Zeitdauer in unserem Land (bis 99 Jahre) und in ihrer geheimen Natur “, sagte Samuel Nguiffo, Generalsekretär des Zentrums für Umwelt und Entwicklung, einer Nichtregierungsorganisation.
In Liberia wurde die Hälfte des Ackerlandes an Ausländer erteilt, es gibt Probleme für die Anwohner beim Zugang zu Nahrung und Einkommen, nach dem International Center des American College of Columbia für die Beilegung von Konflikten (IKRK ).
Im Dezember hat Präsidentin Ellen Johnson Sirleaf “Fehler” eingeräumt, nach Gewaltakten um eine Konzession von 220.000 Hektar im Jahr 2009 für eine malaysische Gruppe, Sime Darby, für Palmöl- und Kautschuk-Plantagen.
Afrika verfügt über etwa 60% des unbebauten Landes in der Welt, so dass es eine wichtige Region für die globale Ernährungssicherheit ist.
Und Länder wie Bangladesch ausdrücklich ermutigen zum Erwerb von afrikanischen Grundstücken, um seine 150 Millionen Einwohner zu ernähren. Firmen aus Bangladesch haben daher Vereinbarungen für Reis in Uganda und Tansania abgeschlossen.
Aber in Gambia hat die Regierung sich geweigert, Land abzugeben, nach der Gewalt, die im Jahr 2011 im benachbarten Senegal stattfand. Ein privates italienisches Projekt der Produktion von Biokraftstoffen aus 20.000 Hektar Süßkartoffeln (Senethanol) führte dort zu Zusammenstößen zwischen Einwohnern in Fanaye (Norden) ( zwei Tote und 20 Verletzte) bevor es vom Staat eingefroren wurde.
Nur 8,5% der Anbauflächen in Afrika sind genutzt und 5,4% bewässert, nach Daten der FAO aus dem Jahr 2009.
Aber anstatt der Verlockung des Agrobusiness zu erliegen, so glauben die Verbände, wäre es besser, die örtlichen Bauern mit Saatgut, besserer Infrastruktur für Lagerung oder Transport zu unterstützen um zu vermeiden, dass ein Teil der Produktion sofort verfault.
In Gabun gibt es einen Vertrag mit einem multinationalen Unternehmen in Singapur, Olam, der umstritten ist.
Er sieht die Entstehung einer holzverarbeitenden Industrie vor, mit Arbeitsplätzen, aber auch die Besetzung Zehntausender Hektar Land für Palmöl und Kautschuk, wo zuvor Kakao, Kaffee und Bananen gepflanzt wurden.
Doch, so Marc Ona von der NGO Brain Forest, “importiert Gabun die meisten Lebensmittel aus dem benachbarten Kamerun.”
“Angesichts der Herausforderungen der Ernährungssicherheit, ging die Wahl doch zur Agro-Industrie, mit der Auszeichnung von mehr als 300.000 Hektar Ackerland, in illegalen Bedingungen, ohne ausreichenden rechtliche Rahmen”, sagte er.
Auch in Mosambik, wo nur ein Sechstel der Ackerfläche bebaut wird und wo Jatropha angebaut wird, um Biodiesel zu machen, schätzt der Verband Justica Ambiental, dass ausländische Investitionen “Konflikt schaffen, zunehmende Armut und Verwundbarkeit der ländlichen Bevölkerung”.
© 2012 AFP

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