BLACK IS BEAUTIFUL! ELFENBEINKÜSTE, COMEBACK vom KRAUSHAAR – En Côte d’Ivoire, le cheveu crépu a trouvé ses avocates

In Côte d’Ivoire krauses Haar seine Anwälte gefunden
Abidjan (AFP) – 2014.02.26 11.40 – By Joris Fioriti
Abidjan, seine Lagune, sein Lebensstil und … seine Haar-Ergänzungen: in der Côte d’Ivoire ist krauses Naturhaar eine Seltenheit, wofür mehrere tausend junge Frauen, die „Nappys von Babi“, sich zu kämpfen entschlossen haben.
DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN UNTEREN FOTOS. An dieser Stelle möchte ich mal darauf hinweisen, dass Sport- und Modejournalisten unglaublich und fast unübersetzbar schwadronieren können. Ein Fussballspiel ist kein Literaturereignis und eine Frisur ist keine Mona Lisa. Nehmt Euch zurück, liebe Kollegen, oder schreibt Gedichte oder malt Bilder!

En Côte d’Ivoire, le cheveu crépu a trouvé ses avocates
Abidjan (AFP) – 26.02.2014 11:40 – Par Joris FIORITI
Abidjan, sa lagune, sa douceur de vivre et… ses rajouts capillaires : en Côte d’Ivoire, le cheveu naturel, crépu, est une rareté, pour laquelle quelques milliers de jeunes femmes, les Nappy de Babi, ont décidé de se battre. Début février, un forum d’un nouveau genre se tient à Cocody, un quartier huppé de la capitale économique ivoirienne : ses participants sont tous des femmes, à une exception près. L’heure est aux conseils de beauté, à la splendeur africaine.

Des Ivoiriennes participent à un atelier pratique pour prendre soin de leurs cheveux, le 8 février 2
Ivorerinnen nehmen an einem Workshop zur Haarpflege teil
Des Ivoiriennes participent à un atelier pratique pour prendre soin de leurs cheveux, le 8 février 2014 à Abidjan
afp.com – Sia Kambou

Les “Nappy”, un mélange de “naturel” et de “happy”, de “Babi”, un surnom d’Abidjan, se veulent une édition 2.0 des réunions entre filles. Les convocations se font via facebook – le groupe, créé il y a plus de deux ans, compte 2.400 membres – dans un endroit public, une fois tous les deux mois environ.
L’on y échange ses trucs et astuces, ses petits secrets, ses inconforts capillaires. Des stands vendent des produits ethniques, traditionnels, naturels… Des ateliers pratiques sont organisés, à l’ombre d’une tonnelle.
– Ateliers pratiques –
– “Comment fais-tu pour savoir si tes cheveux sont hydratés ?”, demande une jeune participante à Bibi Gagno, une juriste américano-ivoirienne de 29 ans, dont la très longue chevelure, non coupée depuis cinq ans, est savamment enroulée au sommet de son crâne.
– “Et bien… quand ils sont durs et secs, ça veut dire qu’ils ne le sont pas du tout”, lui répond-elle, sérieuse. Avant de proposer ses propres produits cosmétiques, à base de “beurre de karité, d’huile de coco et de jojoba”, aux vertus curatives.
La discussion peut sembler lunaire vue d’ailleurs. Elle revêt pourtant un intérêt crucial en Côte d’Ivoire, où le cheveu disparaît à l’adolescence sous rajouts et perruques, fréquemment changés.
Du coup, les femmes africaines “ne savent pas s’occuper”, de “leurs cheveux crépus”, qu’elles ont “des problèmes” à “sublimer”, observe Miriam Diaby, l’une des fondatrices des Nappy de Babi.
Autre problèmes, de taille, pour les libérées de l’épi : “la société n’aime pas les cheveux afros qui débordent de partout”, poursuit-elle. La gente féminine est donc “obligée” d'”aborder des coiffures un peu plus conventionnelles”, soit “défriser ou se tisser les cheveux”, pour des questions d’emploi.
Si “black is beautiful” fut le cri de ralliement des américain(e)s noir(e)s dans les années 1960, leurs sœurs africaines doivent encore s’émanciper du modèle blanc dominant, estiment les Nappy.
“Quand je suis arrivée à Abidjan (après une jeunesse passée aux Etats-Unis et quelques années en Europe), j’ai remarqué, et ça m’a marquée, que toutes les pubs montraient des femmes au teint clair avec les cheveux longs et lisses. Pourtant, ici les femmes ont le teint noir chocolat”, observe Bibi Gagno, qui à force de se faire complimenter, en anglais, pour son impressionnante toison, a créé un site, omgiloveyourhair.com (pour OMG – Oh my God, oh mon Dieu – J’aime tes cheveux.com).
La peau claire, notamment grâce aux produits de dépigmentation, cancérigènes, est “synonyme de réussite”, regrette la néo-businesswoman. Le cheveu lisse itou.
Aller à l’encontre de la tendance dominante provoque des réaction inattendues. “Les gens ont du mal. Quand ils voient vos cheveux naturels, ils vous regardent comme si vous étiez une paria, comme s’il y avait un souci, alors que ça devrait être normal”, s’étonne Liliana Lambert.
Et cette métisse européenne de 27 ans, d’origine ivoirienne, à la chevelure fournie encerclée de fleurs, de raconter les gens “qui veulent tout le temps toucher (ses) cheveux”, “parce qu’ils ne connaissent pas”. “C’est juste de l’ignorance”, sourit-elle.
Seul Nappy-boy présent à la rencontre, Ange-Dady Akre-Loba, styliste de 28 ans à la coupe mi-long, plaide également pour la lutte contre la pensée unique capillaire.
“Ici, à partir de cinq centimètres, c’est trop long. Le fait même de ne pas se coiffer, de ne pas avoir les cheveux très ras, c’est considéré comme avoir (…) trop de cheveux. On va dire que j’ai un peu trop de cheveux pour beaucoup”, ironise-t-il.
Les hommes moins conformistes doivent ainsi “rester discrets”, constate Ange-Dady, qui explique avoir pu se laisser pousser les cheveux à la faveur de la violente crise post-électorale ayant secoué son pays en 2010-2011.
Depuis lors, le Nappy-boy, qui dit “ne pas vraiment se préoccuper du regard” d’autrui, vit sa différence sereinement. “J’essaie de passer outre et d’être moi-même.”
© 2014 AFP

Une Ivoirienne qui a des cheveux crépus, le 8 février 2014 à AbidjanDes Ivoiriennes participent à un atelier pratique pour prendre soin de leurs cheveux, le 8 février 2Une Ivoirienne regarde ses cheveux crépus, le 8 février 2014 à Abidjan
Ivorerinnen nehmen an einem Workshop zur Haarpflege teil
Eine Ivorerin mit Kraushaar
Des Ivoiriennes participent à un atelier pratique pour prendre soin de leurs cheveux, le 8 février 2014 à Abidjan
Une Ivoirienne qui a des cheveux crépus, le 8 février 2014 à Abidjan
afp.com – Sia Kambou

In Côte d’Ivoire krauses Haar seine Anwälte gefunden
Abidjan (AFP) – 2014.02.26 11.40 – By Joris Fioriti
Abidjan, seine Lagune, sein Lebensstil und … seine Haar-Ergänzungen: in der Côte d’Ivoire ist krauses Naturhaar eine Seltenheit, wofür mehrere tausend junge Frauen, die „Nappys von Babi“, sich zu kämpfen entschlossen haben.
Die “Nappys”, eine Wortmischung aus “natürlich” und “happy” in “Babi”, ein Spitzname von Abidjan, möchten eine Version 2.0 von Treffen zwischen jungen Mädchen. Die Versammlungen werden über facebook abgemacht – die Gruppe dort wurde vor mehr als zwei Jahren gegründet und hat 2.400 Mitglieder -, an einem öffentlichen Ort , einmal alle zwei Monate oder so.
Man wird sich über seine Tricks , seine kleinen Geheimnisse , die Haarprobleme austauschen. Stände verkaufen natürliche ethnische, traditionelle Produkte, … Praktische Workshops finden im Schatten einer Laube statt.
– Praktische Workshops –
“Wie sehen Sie , ob Ihre Haare Feuchtigkeit haben?”, fragt eine junge Teilnehmerin Gagno Bibi , eine US – ivorische Anwältin von 29 Jahren mit sehr langen Haaren , ungeschnitten seit fünf Jahren und sorgfältig an der Spitze ihres Schädels hochgewickelt.
– “Na ja … wenn sie trocken und hart sind , bedeutet dies, sie haben überhaupt keine”, antwortete sie ernsthaft. Dann schlägt sie ihre eigene Kosmetik, basierend auf “Shea-Butter, Jojoba- und Kokosöl” und mit pflegenden Eigenschaften, vor.
Die Diskussion kann von anderswo gesehen auf dem Mond zu sein scheinen. Dennoch zeigt sie ein großes Interesse in der Côte d’Ivoire , wo das Haar in der Adoleszenz unter häufig geänderten Zusätzen und Perücken verschwindet .
Also wissen die afrikanischen Frauen “nicht, ihr krauses Haar zu pflegen”, “nicht, wie Probleme zu sublimieren sind”, meint Miriam Diaby , eine der Gründerinnen von Nappy Babi .
Andere wichtige Probleme: “Die Gesellschaft mag keine überall wild sprießenden Afro-Haare”, sagt sie . Die Frau ist “verpflichtet zu ein wenig mehr konventionellen Frisuren”, also “entkräuseln oder Haare flechten”, schon in Fragen der Arbeitsplatzsuche.
Wenn ” black is beautiful ” der Schlachtruf der amerikanischen Schwarzen in den 1960er Jahren war, haben ihre afrikanischen Schwestern sich noch vom vorherrschenden weißen Modell zu emanzipieren, sagen die Nappys.
“Als ich in Abidjan angekommen war (nach einer Jugend in den Vereinigten Staaten und ein paar Jahren in Europa), bemerkte ich , und es hat mich geprägt , dass alle Werbungen hellhäutige Frauen mit langen und glatten Haaren zeigten. Doch hier haben die Frauen die Farbe von Schokolade “, beobachtet Gagno Bibi , die kraft englischer Kompliment für ihr beeindruckendes Vlies ihre Website omgiloveyourhair.com nennt ( für „OMG“: Oh my God – also: Ohmeingottichliebedeinhaar.com) .
Klare Haut dank krebserzeugender Produkte der Depigmentierung ,ist “ein Synonym für Erfolg”, beklagt die Neo-Geschäftsfrau. Dito glatte Haare.
Gegen den herrschenden Trend gehen verursachte unerwartete Reaktion . “Die Menschen haben Schwierigkeiten. Wenn sie dein natürliches Haar sehen, schauen sie dich an, als ob Du ein Außenseiter, ein Paria wärst, als ob es ein Problem ist, dabei sollte es normal sein”, meint Liliana Lambert überrascht.
Und diese europäische Mestizin ivorischer Herkunft von 27 Jahren mit krausem Haar mit Blumen gekränztem Haar erzählt von Leuten “die die ganze Zeit mein Haar berühren wollen”, ” weil sie es nicht kennen. Es ist einfach Unwissenheit “, lächelte sie .
Der einzige Nappy-boy bei dem Treffen, Ange Dady Akre-Loba , Stylist von 28 Jahren mit mittellangen Haaren fordert auch den Kampf gegen den Kapillargedanken.
“Hier sind fünf Zentimeter zu lang. Allein die Tatsache, nicht mit frisiertem Haar, nicht mit sehr kurzen Haaren zu sein, wird angesehen als zu viel Haar zu haben. Man sagt, ich habe ein wenig zu viel Haar”, witzelt er .
Weniger konformistische Männer “müssen diskret bleiben”, sagt Ange – Dady , der sagt, er ließ sich die Haare wachsen dank der gewaltsamen Krise nach den Wahlen , die das Land in den Jahren 2010-2011 erschütterte.
Seitdem lebt der Nappy-Boy, der sagte, “nicht wirklich an Ansichten von anderen orientiert zu sein“, friedlich seinen Unterschied. “Ich versuche, das zu ignorieren und ich selber zu sein.”
© 2014 AFP

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